J37 Université de Montréal – Journal de bord (06.09.2022)

Depuis le 1er premier août 2022, j’ai débuté un congé scientifique d’une durée de 6 mois. Durant ces six mois, je serai essentiellement au Québec pour rendre visite à mes collègues canadien•nes et à leurs étudiant•es. En ce mardi 6 septembre, je débute ma première étape de mon périple scientifique à l’Université de Montréal avec mes collègue de la didactique de l’histoire et de l’Univers social.

L’Université de Montréal (UdeM) est située sur les flancs du Mont-Royal. C’est est une université publique canadienne du Québec. Elle est l’un des sept établissements d’enseignement supérieur ayant leur siège social à Montréal, ainsi que l’une des cinq grandes universités du Canada et la deuxième en nombre d’étudiants.


Au Pavillon Marie-Victorin 1 Ailes C-D, j’y retrouve mes deux collègues M.-A. et A. ainsi que d’autres membres de l’équipe de la didactique d’histoire.

Au début d’après-midi, j’assiste aussi au tout premier cours (3h) de leur cursus en Univers social (Sciences humaines) pour des étudiants de 3ème année de BAC (équivalent Bachelor, mais en quatre ans au Québec). Au premier semestre, ce premier cours est centré sur la matière (histoire, géographie) en lien avec les programmes de l’Univers social.


C’est une initiation à la méthode historique (pensée historienne) et géographique devant susciter, auprès des étudiant•es, la réflexion sur les débats et les enjeux liés à l’enseignement de ces disciplines au primaire. Il s’agit aussi pour eux de cerner, dans les programmes d’étude, les concepts-clés, les repères culturels et les connaissances de l’enseignement en Univers social.

Les travaux certificatifs demandés aux étudiant•es durant ce semestre sont au nombre de trois et abordent, individuellement ou en équipe, des aspects de la méthode historienne et géographique (fortement liée au Québec à l’histoire).

Au deuxième semestre, ils suivront encore un autre cours (3h) qui, celui-ci, sera à proprement parlé un cours de didactique de l’Univers social.


De manière intéressante, le cours débute par deux activités comparables à celle quenous avons également au premier cours avec nos étudiant•es du Bachelor primaire (5–8) de la HEP Vaud.

Il est demandé, d’abord aux étudiant•es, d’indiquer, selon eux, quelles sont les visées de l’enseignement des sciences humaines au primaire. Ensuite, il leur est demandé de décrire leur expérience en tant qu’élève dans les cours d’histoire et de géographie.

Leurs conceptions et leur rapport d’élève à la discipline sont tout à fait semblables à ceux de nos étudiant•es du Bachelor primaire à la HEP Vaud. Les trois éléments ressortant majoritairement de leur expérience d’élève en histoire et géographie sont : apprentissage par coeur, répétitif, ennuyant.

Deux pays, même combats…

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  1. Frère Marie-Victorin, né Conrad Kirouac le 3 avril 1885 à Kingsey Falls, Québec, et mort le 15 juillet 1944 à Saint-Hyacinthe dans la même province, est un religieux, frère des écoles chrétiennes, botaniste, enseignant, professeur d’université, intellectuel et écrivain québécois. Au XXe siècle, il est surtout connu pour ses travaux en botanique qui ont probablement culminé avec la publication de sa Flore laurentienne et l’élaboration de l’herbier Marie-Victorin. Il est le fondateur du Jardin botanique de Montréal (clin d’oeil, je réside à deux pas du Jardin botanique durant ce congé). Il fut également associé à la fondation de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, créée en 1923 à Montréal, désormais dénommée Acfas (deuxième clin d’oeil à mes collègues de la HEP Vaud qui s’y rendent régulièrement). ↩︎

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