#Ludovia16 : journal du premier jour (20 août 2019)

Pour le début de Ludovia16, la pluie s’est invitée et occupe l’essentiel des discussions en ce mardi matin. De mémoire de Ludovien, en tout cas la mienne, elle est d’une intensité encore jamais rencontrée. C’est fou comme le cadre s’en trouve changé. L’arrivée du soleil au milieu de l’après-midi va immédiatement changer l’humeur et l’ambiance générale. Ouf !

En début d’après-midi, les premiers ateliers débuteront timidement à la salle des ExplorCamps du Casino ainsi que dans le parc. Pour sa part, le colloque scientifique occupe la halle du parc.

A partir de 15h00, les officiels lancent leur ouverture officielle de l’édition avec la traditionnelle visite des stands, mais intérieurs en raison du temps. A 17h00 tout ce joli monde se retrouve à la salle de conférence pour l’ouverture officielle. A cette occasion, l’assemblée écoutera de manière plus ou moins attentive la capsule vidéo du ministre de l’ėducation nationale.

Cette partie se termine par la traditionnelle table ronde institutionnelle dont la thématique est « Intelligences et représentations pour un développement du numérique en éducation sur les territoires », en lien avec la thématique générale de l’édition 2019 (Intelligences et représentations du numérique dans l’éducation). C’est l’occasion pour chacun des intervenants – dont une seule intervenante sur sept – de ce faire sa com’ sur les réalisations passées, présentes et futures.

A noter que la salle est relativement clairsemée. Le contraste est évidemment saisissant comparativement à l’année dernière et l’effervescence générée par la présence physique de Jean-Michel Blanquer.

Même absent ce dernier distille son mantra initié en 2018 « L’école de la confiance » via Jean-Marc Merriaux, directeur de la Direction du Numérique pour l’Education. A force de marteler ce slogan, ma voix intérieure traduit en « école de la méfiance, selon le bon vieux principe qu’une évidence n’a besoin d’être dite et redite que lorsque cette réalité n’existe plus ou pas.

Globalement et rapidement, le thème de la table ronde passe donc au second plan. Mais tous assurent que tout ira mieux demain. Nous sommes donc rassurés. Un certain effroi guette néanmoins tapi dans l’ombre : a-t-on suffisamment appris du passé pour ne pas reproduire les erreurs commises à répétition dans le domaine de l’éducation numérique, autrefois TIC ? Pas si sûr.

Changement de décor et d’atmosphère en début de soirée avec la conférence de Gérard Giraudon autour des représentations du numérique. Très à l’aise, drôle mais avec du contenu, Gérard Giraudon, directeur de recherche INRIA et président d’EducAzur, a joué le rôle de première partie à l’étonnant spectacle « Turing Test » par la compagnie Nokill. Une première réussie avec cette contribution culturelle de haut niveau. A l’issue du spectacle, Gérard Giraudon a rejoint les acteurs sur scène et d’ensemble ils ont répondu aux nombreuses questions de la salle. Une première réussie, elle aurait mérité cependant un public moins clairsemé.

Sur la route de Ludovia#16 : La Bastille | Grenoble

En ce samedi 17 août, c’est ma quatrième halte à Grenoble, la troisième dans le cadre d’un déplacement sur Ludovia, la première dans le sens de la descente. A cette occasion, je découvre le site de la Bastille à Grenoble. Chouette découverte.

Si la journée est consacrée au déplacement à moto, les fins de journées sont toujours l’occasion de découvertes dans les villes de passage. En plus, il est souvent très agréable et fascinant de découvrir une ville la nuit. Ce n’est pas Richard Bohringer qui me contredira…

Après avoir profité d’une bonne douche après une demi-journée finie plus chaudement (31 à 34 degrés) qu’au départ (24-27 degrés) et de l’apéro proposé par l’Okko Hôtel (un concept hôtelier fort intéressant et économique pour un prix de nuitée tout à fait abordable que je vous recommande si vous passez par Grenoble), je sors en début de soirée. Cette fois-ci, je déambule en sens opposé à ma dernière visite. 

Je remonte le boulevard Gambetta en direction du canal de l’Isère.. Les terrasses de bistrots sont nombreuses et bien occupées. Au gré de mes humeurs, je finis par obliquer vers la droite en direction d’un square. En poursuivant au petit bonheur mes divagations, j’aperçois ce qui s’avèrera le fort de la Bastille, puis le téléphérique qui permet d’y accéder rapidement (c’est aussi possible à pied ou en voiture). J’y accroche mon regard et je me dis que depuis là-haut je disposerai d’une magnifique vue sur la ville. Et hop.

Le dispositif du téléphérique est astucieux : cinq boules, permettant d’accueillir 6 personnes chacune, se suivent à la queue leu leu. Une série de boules dans le sens de la montée, une série de boule dans le sens de la descente. Inauguré en 1934, le téléphérique de la Bastille est un des premiers téléphériques urbains au monde réalisé après le Cap et Rio de Janeiro. 600’000 personnes l’empruntent chaque année.

Au sommet, le site de la Bastille offre plusieurs magnifiques panoramas sur la ville et les paysages alentours (La Chartreuse, le Vercors, Belledonne et même le Mont-Blanc). Les premières fortifications de la Bastille datent des Guerres de Religion du 16e siècle. Le dispositif défensif actuellement visible date lui du 19e siècle. Aujourd’hui, c’est un espace de détente et de promenade. Quatre circuits pédestres sont proposés durant de 30 à 40 minutes chacun. 

Vous pouvez également vous embarquez dans le parce de loisirs Acrobastille ou visiter le Musée des Troupes de montagne ou un Centre d’Art contemporain. Le Restaurant du Téléphérique vous permettra d’admirer la ville de Grenoble bien assis et bien servi.

La nuit qui progressivement tombe sur Grenoble magnifie l’expérience du site. Dans tous les cas, si vous êtes à Grenoble, n’attendez pas votre quatrième séjour pour vous y rendre. 

Une fois redescendu, l’animation du centre-ville avec ses terrasses toutes bien occupées et ses différents squares, places ou parcs, me happe. Grenoble mérite le détour sous bien des aspects. 

Toute les informations sur le site actuel : http://www.bastille-grenoble.com

Histoire et géologie du site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bastille_(Grenoble)

Crédit image du plan du site : Wikipedia (voir l’article ci-dessus).

#diary, #grenoble, #journal, #ludovia16, #photography, #roadbook, #roadtrip, #sonnyrx100m3, #sonyrx100m3, #streetphotography

Écrire l’histoire pour la Bibliothèque du Congrès : un projet participatif (crowdsourcing)

Si vous êtes fasciné par l’histoire, la Bibliothèque du Congrès a un travail pour vous – c’est un travail non rémunéré, mais qui vaut quelques minutes (ou heures) de votre temps.

La bibliothèque demande à quiconque possède un ordinateur et s’intéresse aux documents historiques de se joindre à un projet de crowdsourcing appelé By the PeopleBy the People, dans le cadre duquel des bénévoles transcrivent plusieurs milliers de documents des coffres-forts de la bibliothèque. Selon le site, le but du projet est d’« améliorer la recherche, la lisibilité et l’accès aux documents manuscrits et dactylographiés pour ceux qui ne sont pas voyants ou qui ne peuvent pas lire l’écriture manuscrite des documents originaux ».

Source et lire la suite  : Write history for the Library of Congress’ crowdsourcing project – The Verge

Publication : Switzerland and Migration – Historical and Current Perspectives on a Changing Landscape

Cet ouvrage explore l’histoire des migrations en Suisse de la fin du XIXe siècle à nos jours. Il réunit des études récentes sur la Suisse dans le domaine des études culturelles et migratoires, ainsi que sur l’histoire des migrations, et combine différentes approches de recherche issues d’études postcoloniales, transnationales, frontalières et de l’histoire de la connaissance. Depuis la fin du XIXe siècle, la Suisse s’est progressivement transformée en une société migratoire, devenant l’un des pays d’Europe ayant le pourcentage le plus élevé de population migrante. Si la migration est devenue l’une des questions les plus controversées dans les débats publics et politiques suisses, l’ouvrage montre aussi comment les migrants ont élaboré diverses stratégies pour faire face aux politiques discriminatoires du pays et à ses cadres institutionnels distincts. Les auteurs de l’ouvrage contestent de manière convaincante le point de vue selon lequel la Suisse ne représente toujours pas une société migrante (ou même post-migrante) et contribue de manière substantielle à la reconnaissance longtemps attendue de la Suisse dans l’histoire et les études sur les migrations au niveau international.

Référence : Switzerland and Migration: Historical and Current Perspectives on a Changing Landscape, Barbara Lüthi, Damir Skenderovic (Eds.), Palgrave Macmillan, 2019

Source :  Switzerland and Migration – Historical and Current Perspectives on a Changing Landscape | Barbara Lüthi | Palgrave Macmillan

Toni Morrison (1931 – 2019) et le racisme

«La fonction, la très sérieuse fonction du racisme, est la distraction. Il vous empêche de faire votre travail. Il vous pousse à expliquer, encore et toujours, votre raison d’être. Quelqu’un dit que vous n’avez pas de langue, alors vous passez 20 ans à prouver que vous en avez. Quelqu’un dit que votre tête n’est pas correctement formée, alors vous avez des scientifiques qui travaillent pour démontrer le contraire. Quelqu’un dit que vous n’avez pas d’art, alors vous ressortez tout cela. Quelqu’un dit que vous n’avez pas de royaumes, alors vous ressortez tout cela. Rien de tout cela n’est nécessaire. Ils auront toujours à redire.»

Toni Morrison, écrivaine américaine et récipiendaire du prix Nobel de littérature, s’exprimant en mai 1975 sur le racisme. L’auteure de Beloved, Song of Solomon et Sula avait 88 ans.

Source : La citation du jour | Le blogue de Richard Hétu

Crédit image : Angela Radulescu • CC BY-SA 2.0

« Le tourisme est un prédateur, il détruit ce qu’il fait vivre »

Alors que le tourisme de masse pèse de plus en plus sur les villes européennes, Lucerne tente de réguler le nombre de ses visiteurs. Pour le professeur Laurent Tissot, toutefois, les côtés sombres du tourisme ont toujours été indissociables de ses côtés positifs.

Pour Laurent Tissot, professeur émérite en histoire contemporaine à l’Université de Neuchâtel,

« Jusqu’ici, on ne voulait voir et parler que de la face positive du tourisme: les gens qui s’épanouissent en voyageant, la création d’emplois dans les régions visitées… Mais on ne peut pas occulter son autre face. Le tourisme est un prédateur. Il érode, et à terme peut mettre en péril et détruire ce qu’il fait vivre »

avertit ce spécialiste de l’histoire des loisirs et du tourisme, invité lundi dans La Matinale de la RTS.

Source : “Le tourisme est un prédateur, il détruit ce qu’il fait vivre » | Laurent Tissot RTS

Crédit photo : Lucerne. Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

“1917” : premières images du film de guerre de Sam Mendes – Les Inrocks

La bande-annonce de 1917, deuxième film de guerre de Sam Mendes (American Beauty, Skyfall) après Jarhead – La fin de l’innocence, vient d’être dévoilée.

Outre la présence du grand chef opérateur Roger Deakins (No Country for Old Men, Skyfall) à la photo, le film pourrait bien être un unique plan séquence, ce qui paraît hallucinant à la vue des images de ce premier trailer.

1917 sortira dans les salles le 15 janvier 2020.

Source : “1917” : premières images du film de guerre de Sam Mendes – Les Inrocks

Ludovia16 : Les mondes virtuels dans la médiation numérique au collège : quelle participation à la reconstruction de professionnalités dans une institution en crise ?

Martine Gadille présentera « Les mondes virtuels dans la médiation numérique au collège : quelle participation à la reconstruction de professionnalités dans une institution en crise ? » le jeudi 22 août.

RÉSUMÉ DE LA COMMUNICATION

Cette communication traite de la rencontre entre le monde éducatif et la technologie du jeu vidéo multijoueur en ligne sur PC ou tablettes, dans un contexte politique d’incitation à l’adoption de technologies numériques et d’autonomisation des établissements. L’objectif est d’étudier la façon dont se manifestent des représentations avec et par le numérique à partir d’une expérimentation d’un monde virtuel éducatif (3D) en collège, pour déconstruire des représentations monolithiques sur le numérique. En sociologie des usages selon une approche qui se veut critique, certains auteurs, analysent des représentations sociales qui seraient conciliantes vis-à-vis de l’utilisation du jeu vidéo en ligne à la maison ou à l’école, et cherchent à en dévoiler les idéologies sous-jacentes, dont celles mercantiles portées par des marchés mondiaux (Trémel, 2018).

Cependant les mondes du jeu vidéo en ligne en particulier, sont complexes du point de vue économique, social et technologique. Ils sont aussi capables d’adaptations et transferts, comme le suggère l’usage de serious game, pour un apprentissage immersif en formation ou éducation (Amato, 2011 ; Bonfils 2012). À l’instar d’autres auteurs, il apparaît alors approprié de s’intéresser à ces mondes en prenant au sérieux ce qui fait sens du point de vue des usagers et/ou prescripteurs, en relation avec leur vécu, en contexte familial, scolaire ou professionnel, urbain ou rural. Nous nous intéressons en particulier à la technologie des jeux vidéo en ligne avec laquelle nous retrouverions toutes les fonctions de subjectivation des objets traditionnels qui jouent le même rôle que les représentations qui sont à leur origine (Tisseron, 2017). Outre des fonctions transitionnelle et fétiche, elle porterait en elle une fonction de contenance et de transformation de notre corps, de notre esprit et de nos émotions tout autant qu’une capacité à être transformé par ceux-ci (Tisseron, 2017). La médiation numérique avec ce type de technologie autoriserait sous certaines conditions thérapeutiques, une véritable subjectivation, par un travail du double virtuel (avatar) (Tordo, 2017). Une telle orientation de la recherche, ouvre la voie à l’observation et l’accompagnement d’expérimentations inédites, en particulier dans le champ éducatif. Des équipes pédagogiques dans leur exploration de nouvelles façons d’enseigner, tentent de s’approprier la technologie de la réalité virtuelle immersive et créer des scénarios où les joueurs/usagers sont représentés dans le monde virtuel par un avatar en capacité de créer, manipuler des objets 3D et communiquer via internet avec d’autres avatars représentant d’autres usagers. Cette technologie se distingue du serious game dont les métarègles sont prédéfinies, mettent en jeu souvent des individus seuls dans leur apprentissage, et dont la conception de scénarios est en général sous-traitée à une société à partir de la prescription de contenus didactiques. À partir de la collecte de données sur les pratiques (vidéos « in world », observations in situ) et sur les représentations (entretiens, réunions) inhérentes aux usages d’un monde virtuel éducatif dans un collège, nous montrons les effets performatifs de la technologie avatariale en ligne sur l’engagement des élèves lorsqu’elle est utilisée dans le cadre de certaines représentations individuelles et collectives des enseignants qu’elle contribue à transformer.

Bibliographie
– Amato, E., 2011. « Les utilités du jeu vidéo sérieux : finalités, discours et mises en corrélation », Canadian Journal of Learning and Technology/La revue canadienne de l’apprentissage et de la technologie, vol. 37, n° 2.
– Bonfils, P., 2012. « Environnements immersifs : spectacle, avatars et corps virtuel, entre addiction et dialectique sociales », Hermès, La Revue /1 (n° 62), p. 53-58.
– Tisseron, S., 2017. Pour comprendre les objets numériques en médiation thérapeutique, rendons d’abord aux objets leur place dans nos vies, in L’enfant, les robots et les écrans. Nouvelles médiations thérapeutiques, coord. S. Tisseron, F. Tordo, Dunod, Paris, pp. 3-30
– Tordo F., 2017. Médiations numériques et pathologies limites en psychothérapie analytique, in L’enfant, les robots et les écrans. Nouvelles médiations thérapeutiques, coord. S. Tisseron, F. Tordo, Dunod, Paris, pp. 31-60.
– Trémel, T., 2018. Les jeux vidéo : interrogations sur les contenus des jeux et les travaux de recherche s’y rapportant, Communication au Colloque Runed18, 21-23 mars, Usages du numérique en éducation et regards critiques, ENS, site Descartes, Lyon.

Plus d’info sur : Martine Gadille
Retrouvez tous les articles sur Ludovia#16 et toutes les présentations d’ateliers sur notre page www.ludovia.com/tag/ludovia-2019

Source : Ludomag

Crédit image : Pixabay License

 

L’histoire de Québec en réalité virtuelle (et ludification)

Ouvert depuis février dernier, Immersion Québec propose de découvrir autrement l’histoire de la ville de Québec grâce à la réalité virtuelle.

On y rencontre plusieurs personnages marquants : le chef Donnacona, Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Frontenac, Montcalm, Wolfe…

Aux confins de l’histoire, de la pédagogie, du divertissement (ludification) et de la technologie, un voyage dans le temps en trois phases est proposé aux participants : création d’un avatar pour explorer l’histoire de façon complètement réinventée, jeux interactifs pour tester connaissances et habilités, et expérience en réalité virtuelle de 30 minutes pour vivre l’histoire comme s’ils y étaient. L’expérience totale dure 90 minutes et peut être vécue en français, en anglais, en espagnol et en mandarin.

Source : L’histoire de Québec en réalité virtuelle | STÉPHANIE MORIN | Québec et La Clicq

Crédit image : Pixabay

Mais où est donc passé l’esprit du festival de Woodstock?

Du 15 au 18 août 1969, un demi-million de personnes sont venues écouter des concerts de rock à Bethel, près de Woodstock. Janis Joplin ou encore Jimi Hendrix se sont succédés sur la scène d’un festival qui voulait célébrer la musique et la paix. Reportage sur place, 50 ans après.

50 ans après, la boue a disparu pour laisser place à un gazon soigneusement entretenu. Pour tenter de cerner l’atmosphère de ce lieu mythique, il faut se rendre en contrebas. Quelques tables, une plaque commémorative en signe de monument et Lennie, un habitant du coin. Arrivé du quartier de Queens à New York, il découvre par hasard le festival de Woodstock. Aujourd’hui, il habite juste à côté des champs qui ont accueilli l’évènement. 

Lire l’article : Mais où est donc passé l’esprit du festival de Woodstock? – rts.ch – Musiques

Crédit image :  Markus Spiske

 

Les archives de la Société des Nations accessibles via une bibliothèque numérique



Les archives de la Société des Nations sont en cours de numérisation et mises progressivement en ligne sur une bibliothèque numérique.

15 millions de pages. Soit près de trois kilomètres linéaires. Les archives de la Société des Nations (SDN) sont progressivement accessibles sur une bibliothèque numérique dédiée. A ce jour, environ un tiers de ce patrimoine documentaire est consultable en ligne.

Lancé en 2017 grâce à un don d’une fondation privée genevoise, ce projet de numérisation est en cours de réalisation dans les locaux des Nations Unies à Genève. 

Source :Les archives de la Société des Nations accessibles via une bibliothèque numérique | Archimag

Crédit image : Atelier de numérisation des archives de la Société des Nations à Genève (https://lontad-project.unog.ch/)

Quelles sont les attitudes des futur.e.s enseignant.e.s face aux fausses nouvelles ou théories du complot ?

Chercheur en éducation de l’Université de Montréal, Florent Michelot a voulu savoir dans quelle mesure les futurs enseignants québécois, belges et français arrivent à distinguer le vrai du faux, à remettre en question les informations qui leur sont présentées.

Dans ses conclusions, il arrive au constat que les futurs enseignants québécois sont très peu formés à débusquer des éléments comme les fausses nouvelles et les théories du complot, ce qui ne les empêche pas d’avoir une pensée critique plutôt développée par rapport à leurs collègues belges et français.

Le chercheur leur a posé des questions telles que l’eau a-t-elle une mémoire moléculaire ? Un sondage mené sur le web par une chaîne télévisée est-il fiable ? L’homéopathie, ça fonctionne ?

Il a découvert que

« Le sentiment d’efficacité personnel est très bon au Québec, tout comme le niveau de pensée critique. En France, c’est l’extrême inverse. En Belgique, c’est médian. On est loin d’être mauvais. »

Il serait intéressant de mener une étude comparable auprès de futur.e.s enseignant.e.s en Suisse.

Source : Les aspirants enseignants critiques mais peu… – La Presse+

Crédit photo : Photo de l’Agence Olloweb sur Unsplash

Lecture de l’été : L’éducation n’est pas un domaine où les espoirs et les rêves sont médiocres.

Histoire de profiter de ce temps pour réfléchir avant l’action, l’été est un temps permettant de prendre le temps de lire.

Voici la lecture stimulante d’un billet de blogue de Sean Michael Morris, enseignant et pédagogue, qui base ses travaux sur ceux de Paulo Freire.

Extrait :
« The web has grown education, and in response, we’ve found ways to automate it more and more, to replicate it more effectively, to distribute it more efficiently. But the challenges of education have never been meant to be how to do it faster, bigger, better. Because while institutions may be large, learning is always small.

And so, along with my colleague Jesse Stommel, I work now to proliferatea critical digital pedagogy. This is less a response to the exacting expansion of learning out from schools and into corporations, but more a return to revolutionary ideas found in educational philosophers like John Dewey, Paulo Freire, bell hooks, Maxine Greene, and Henry Giroux. Ideas that center not just the individual, but the project of humanization. And out of critical digital pedagogy has grown a critical instructional design, which aims at realizing the possibility for learning in digital spaces that supports student agency through a practice of inquiry, empathy, and emergence.»

Traduction :

« Le Web a développé l’éducation, et en réponse, nous avons trouvé des moyens de l’automatiser de plus en plus, de la reproduire plus efficacement, de la distribuer plus efficacement. Mais les défis de l’éducation n’ont jamais été censés être comment le faire plus vite, plus grand, mieux. Parce que même si les institutions sont grandes, l’apprentissage est toujours petit.

C’est pourquoi, avec mon collègue Jesse Stommel, je travaille maintenant à la prolifération d’une pédagogie numérique critique. Il s’agit moins d’une réponse à l’expansion exigeante de l’apprentissage dans les écoles et les entreprises, mais plutôt d’un retour aux idées révolutionnaires que l’on retrouve chez les philosophes de l’éducation comme John Dewey, Paulo Freire, Bell Hooks, Maxine Greene, et Henry Giroux. Des idées qui ne centrent pas seulement l’individu, mais le projet d’humanisation. De la pédagogie numérique critique est née une conception pédagogique critique, qui vise à réaliser la possibilité d’apprendre dans des espaces numériques qui soutiennent l’action étudiante par une pratique d’enquête, d’empathie et d’émergence. »

A retenir et prolonger : il est question ici d’émancipation et d’empowerment des élèves/étudiant.e.s dans le cadre d’une pédagogie numérique critique qui réactualise/adapte la pensée de philosophes de l’éducation telle que John Dewey ou Paolo Freire. La pratique de l’enquête (Dewey) y occupe une place importante.

L’article à lire : Education is not a field for mediocre hopes and mediocre dreams

Crédit photo : Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

Connaissez-vous les algorithmes du web ? – Le carnet du master « Sciences-société »

La thèse de Dominique Cardon y est que les algorithmes, loin d’être de simples procédés purement objectifs, projettent sur nos sociétés les système de valeurs mis en avant par leurs concepteurs. Ainsi les algorithmes utilisés par les grandes plateformes d’Internet ont tendance à concentrer l’attention autour de quelques individus considérés comme étant les plus méritants auxquels on accorde une visibilité disproportionnée. La société dont « rêvent » les algorithmes, pour reprendre l’expression de Dominique Cardon est donc une société méritocratique où les algorithmes, en s’adaptant au comportement de chaque internaute, reproduit les inégalités en permettant aux plus populaires, aux plus cultivés, d’augmenter encore leurs réseaux relationnels, les ressources auxquelles ils ont accès et les opportunités.

Face à ces constats, l’auteur insiste sur l’importance capitale de se pencher sur le fonctionnement des algorithmes afin de comprendre les transformations qu’ils provoquent dans nos sociétés et d’être capable de tenir un débat sur ce que nous voulons que les algorithmes fassent ou ne fassent pas, sans que cela ne soit dicté par un nombre restreint de multinationales très puissantes. C’est précisément dans cet objectif que Dominique Cardon a écrit cet essai dont l’intérêt pour le lecteur ne se limite pas aux seuls spécialistes des technologies numériques et de leurs enjeux politiques et sociaux.

Référence
Cardon, Dominique, À quoi rêvent les algorithmes: nos vies à l’heure des big data (Paris, France: Seuil : la République des idées, 2015)
— À lire sur mastersts.hypotheses.org/74

Le renard apprivoisé par les chasseurs-cueilleurs ?

 

Le renard est une espèce sauvage classée parmi les nuisibles, et pourtant…
Andamanec et Ksenia Raykova/Shutterstock , CC BY-NC-ND

Colline Brassard, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

[…]

Apprivoisés ou domestiqués ?

Rappelons-nous les paroles du Petit Prince de Saint-Exupéry : apprivoiser, c’est « créer des liens ». Il y a environ 15 000 ans, des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur se sont rapprochés de loups peu farouches, les apprivoisant sans doute pour en tirer une protection face aux prédateurs, tandis que les loups bénéficiaient, eux, d’un accès facilité à la nourriture.

Opérant progressivement une sélection artificielle sur ces animaux plus dociles que leurs congénères, les humains ont alors initié un processus de domestication, certainement en plusieurs points du globe. Ainsi, à partir du loup sauvage, l’humain a créé son ami le plus fidèle, selon l’image qu’il s’en faisait.

S’il te plaît… apprivoise-moi !
Ivan Protsiuk/Shutterstock, CC BY-NC-ND

Le renard n’a pas eu le même destin. Il est resté sauvage, peut-être parce qu’une cohabitation aurait été moins bénéfique pour nous, étant donné qu’il ne vit pas en meute et a une carrure moins imposante. Pour autant, l’humain ne peut s’empêcher de tenter de « créer un lien » avec le petit rusé, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Bien avant que Le Petit Prince n’en fasse l’expérience, il semblerait que les hommes préhistoriques tentaient déjà d’en faire leur compagnon.

En effet, de rares trouvailles archéologiques suggèrent que nos ancêtres ont pu développer une relation privilégiée avec le renard, lui attribuant un statut particulier. Ainsi, si l’on en croit les chercheurs Lisa Maher et Edward Banning des universités de Cambridge et de Toronto, la première association homme-renard en contexte funéraire daterait d’il y a 16 500 ans.

À Uyun al-Hammam, en Jordanie, un renard et un homme ont été retrouvés dans deux tombes adjacentes avec des offrandes. Selon les auteurs de l’étude, il pourrait s’agir d’un renard tué pour être enterré avec son « propriétaire » – les deux corps ayant été par la suite partiellement déplacés ensemble pour maintenir le lien qui les unissait de leur vivant –, et ce, avant même que le chien domestique ne soit présent dans la région.

D’autres cas plus récents sont rapportés, datant notamment de l’âge du Bronze, soit il y a environ 4 000 ans. Ainsi, en Alsace un renard aurait été mis en terre avec des offrandes, tandis que plusieurs renards auraient été enterrés aux côtés d’humains et de chiens dans différents sites ibériques.

Ces cas exceptionnels évoquent selon les spécialistes une tentative de rapprochement, voire de domestication, même si l’hypothèse de pratiques rituelles n’est pas à exclure. En effet, notre conception actuelle de l’animal familier peut fausser le débat. Il est possible qu’elle ne soit pas transposable à l’éventail des relations entretenues par les chasseurs-cueilleurs avec la faune sauvage qui les entourait.

[…]

Colline Brassard, Docteur vétérinaire, doctorante en anatomie fonctionnelle et en archéozoologie, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.