«Technopoly. Comment la technologie détruit la culture» de Neil Postman enfin traduit en français

L’un des ouvrages majeurs du théoricien ­américain des médias Neil ­Postman (1931-2003) paraît aujourd’hui en français : il reste d’une actualité frappante.

Quand le théoricien ­américain des médias Neil ­Postman (1931-2003) publia Technopoly aux Etats-Unis, en 1992, Internet n’en était qu’à ses débuts. Seul le nom d’Arpanet, ancêtre du réseau des réseaux, apparaît d’ailleurs dans le livre.

Son propos n’en reste pas moins pertinent à l’heure où l’intelligence artificielle occupe tous les esprits et apparaît comme le dernier avatar ou une nouvelle étape de l’ère de la Technopoly caractérisée par la « soumission de toute forme de culture à la souveraineté des machines et de la technique ».

Postman remet lui une forme d’humanisme au cœur de la pensée de la technique.

Pour Postman, l’histoire des techniques est celle des relations entre technique et culture. Il identifie trois grandes périodes de cette histoire. Avant le temps de la technopoly, il y a eu

  • les « civilisations de l’outil », où les techniques étaient soumises à un ordre religieux et moral traditionnel;
  • puis vint, en Occident, le temps de la « technocratie » (Francis Bacon, Galilée), où la rationalité techno-scientifique entre en conflit ouvert avec l’idéologie religieuse.

Ce n’est qu’au XXe siècle, avec l’avènement de l’organisation scientifique du travail, la domination du scientisme bureaucratique et la naissance de l’informatique, que la technique serait parvenue, dans la « technopoly », à subordonner à ses propres fins toute forme de pensée.

La présentation de l’ouvrage par l’éditeur (https://www.lechappee.org/collections/pour-en-finir-avec/technopoly):

« Nous sommes entrés dans l’ère de la Technopoly. Soit une société dans laquelle la culture est entièrement soumise aux impératifs technologiques. Tout doit y être mesuré, évalué avec le plus haut degré de précision, converti sous forme de données quantifiables et objectives, pour permettre à des machines ou à des experts d’assurer, pour notre plus grand bonheur, la gestion de nos vies.

Bien que l’information n’ait jamais été aussi facile d’accès et présente en telle quantité, nous sommes désemparés, incapables d’appréhender un monde devenu d’une grande complexité. D’autant que les institutions sociales (l’école, la famille, les organisations politiques…) et les valeurs au fondement de la culture humaniste – qui structuraient jusqu’alors nos existences tout en favorisant le développement de notre autonomie et de notre faculté de jugement – ont rendu les armes face au monopole de la technique.

Les réflexions développées dans ce livre retentissant de Neil Postman, publié pour la première fois aux États-Unis en 1992, n’ont rien perdu de leur actualité. Bien au contraire, elles révèlent avec une rare lucidité les fondements des mutations profondes qui n’ont fait que s’accélérer depuis. En remontant aux origines de la science moderne et de l’idéologie du progrès, l’auteur dresse un constat sans appel : la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité. »

Référence : « Technopoly. Comment la technologie détruit la culture », de Neil Postman, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par le collectif Technologos, L’Echappée, 224 p., 18 €.

Source : « Technopoly » : Neil Postman, rebelle à l’idéologie technophile

La cathédrale « en sable » de Lausanne « coule sur le trottoir » quand il pleut

En charge de la rénovation de la cathédrale Notre-Dame de Lausanne, l’architecte Christophe Amsler a expliqué mardi dans La Matinale pourquoi il faut réparer sans cesse le bâtiment, et comment le moderniser sans trahir le patrimoine.

Il y avait les bâtisseurs de cathédrales, il y a désormais les « re »-bâtisseurs de cathédrales. Christophe Amsler est l’un de ceux qui, pour les générations futures, répare la pierre venue du passé. Il a notamment contribué à la restauration de la basilique fortifiée de Valère à Sion, à celle de la collégiale de Neuchâtel, ou encore à celle du château de l’Aile à Vevey.

Mandaté par le canton de Vaud, cet architecte est l’un des responsables de la prochaine étape de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Lausanne. Il a la lourde tâche de succéder, entre autres, au célèbre Viollet-le-Duc, l’un des précédents restaurateurs du bâtiment emblématique de la capitale vaudoise, connu notamment pour sa restauration de Notre-Dame de Paris au XIXème siècle.

Lire la suite :  https://www.rts.ch/info/regions/vaud/10698357-la-cathedrale-de-lausanne-perd-une-partie-de-sa-matiere-lorsqu-il-pleut.html

Crédit photo : La cathédrale Notre-Dame vers 1873 avec la flèche d’Henri Perregaux, remplacée bientôt par celle due à Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc. Wikipedia.

France : un buste d’Hitler caché dans les sous-sols du Sénat

Une enquête du Monde publiée mardi 3 août révèle la conservation d’un buste d’Hitler et d’un drapeau nazi de deux mètres sur trois dans les sous-sols du Sénat. Un secret bien gardé depuis 75 ans et connu de seulement quelques initiés au sein de l’institution.

Après les multiples sollicitations du journal, l’institution a fini par reconnaître l’existence du buste et de plusieurs objets nazis dissimulés en son sein. P

Le personnel du Sénat aurait même travaillé sur des bureaux ornés de l’aigle du IIIe Reich jusqu’à récemment. Le Palais les aurait vendu il y a une dizaine d’années…

Petite question pour les enseignants d’histoire romands du cycle 2 :

sous quelle dimension de la pensée historienne pourriez-vous faire enquêter vos élèves : Changements et permanence, Mythes et réalité ou Traces et mémoire?

Source : Un buste d’Hitler caché dans les sous-sols du Sénat | LesInrocks

Le stylo, symbole d’une écriture en voie de disparition

L’école, le collège, le lycée constituent pourtant l’ultime bastion de l’écriture manuscrite. Les enfants et les ados sont « les derniers des Mohicans, tout cela grâce aux profs, qui n’écrivent plus que sur les copies et éventuellement sur une liste de courses », ironise Mara Goyet, professeure d’histoire au collège, écrivaine et blogueuse. « Même s’ils sont plus lents qu’avant, les collégiens écrivent toujours beaucoup. » Ils y sont ­entraînés dès la moyenne section de maternelle, puis s’initient, en cours préparatoire, aux joies alambiquées des majuscules à l’ancienne.
Car, au pays des moines copistes et de la littérature, l’école a pour mission d’entretenir la tradition calligraphique. Le culte, même, voué à l’écriture, cursive de préférence (« en attaché », disent les petits).
— À lire sur www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/08/30/le-stylo-symbole-d-une-ecriture-en-voie-de-disparition_5504596_4497916.html

Mort du sociologue américain Immanuel Wallerstein, figure de l’altermondialisme | Le Monde

Le chercheur à l’université de Yale, économiste, historien et sociologue engagé à gauche, était l’un des pionniers des études sur les effets de la mondialisation.

Le sociologue américain Immanuel Wallerstein, considéré comme l’une des figures tutélaires du mouvement altermondialiste et connu pour ses travaux menés dans la lignée de l’historien Fernand Braudel, est mort dimanche 31 août à l’âge de 88 ans.

« Nous avons appris hier avec tristesse la mort d’Immanuel Wallerstein, créateur et principal instigateur de la sociologie historique des Etats-Unis, décédé le dimanche 31 août. Marxiste hétérodoxe, il avait développé une lecture propre du capitalisme et de son développement », ont indiqué lundi les éditions La Découverte sur leur compte Twitter. « Nous sommes fiers d’avoir contribué à faire connaître au lectorat francophone cet auteur extrêmement original dont l’œuvre immense restera », a ajouté l’éditeur français.

Chercheur à l’université de Yale aux Etats-Unis, économiste, historien et sociologue, professeur dans plusieurs universités, Immanuel Wallerstein a été notamment directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris

Lire la suite : Mort du sociologue américain Immanuel Wallerstein, figure de l’altermondialisme | Le Monde

Crédit image : Le sociologue Immanuel Wallerstein en 2008. Alexei Kouprianov / CC BY-SA 3.0

Toni Morrison (1931 – 2019) et le racisme

«La fonction, la très sérieuse fonction du racisme, est la distraction. Il vous empêche de faire votre travail. Il vous pousse à expliquer, encore et toujours, votre raison d’être. Quelqu’un dit que vous n’avez pas de langue, alors vous passez 20 ans à prouver que vous en avez. Quelqu’un dit que votre tête n’est pas correctement formée, alors vous avez des scientifiques qui travaillent pour démontrer le contraire. Quelqu’un dit que vous n’avez pas d’art, alors vous ressortez tout cela. Quelqu’un dit que vous n’avez pas de royaumes, alors vous ressortez tout cela. Rien de tout cela n’est nécessaire. Ils auront toujours à redire.»

Toni Morrison, écrivaine américaine et récipiendaire du prix Nobel de littérature, s’exprimant en mai 1975 sur le racisme. L’auteure de Beloved, Song of Solomon et Sula avait 88 ans.

Source : La citation du jour | Le blogue de Richard Hétu

Crédit image : Angela Radulescu • CC BY-SA 2.0

« Le tourisme est un prédateur, il détruit ce qu’il fait vivre »

Alors que le tourisme de masse pèse de plus en plus sur les villes européennes, Lucerne tente de réguler le nombre de ses visiteurs. Pour le professeur Laurent Tissot, toutefois, les côtés sombres du tourisme ont toujours été indissociables de ses côtés positifs.

Pour Laurent Tissot, professeur émérite en histoire contemporaine à l’Université de Neuchâtel,

« Jusqu’ici, on ne voulait voir et parler que de la face positive du tourisme: les gens qui s’épanouissent en voyageant, la création d’emplois dans les régions visitées… Mais on ne peut pas occulter son autre face. Le tourisme est un prédateur. Il érode, et à terme peut mettre en péril et détruire ce qu’il fait vivre »

avertit ce spécialiste de l’histoire des loisirs et du tourisme, invité lundi dans La Matinale de la RTS.

Source : “Le tourisme est un prédateur, il détruit ce qu’il fait vivre » | Laurent Tissot RTS

Crédit photo : Lucerne. Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

“1917” : premières images du film de guerre de Sam Mendes – Les Inrocks

La bande-annonce de 1917, deuxième film de guerre de Sam Mendes (American Beauty, Skyfall) après Jarhead – La fin de l’innocence, vient d’être dévoilée.

Outre la présence du grand chef opérateur Roger Deakins (No Country for Old Men, Skyfall) à la photo, le film pourrait bien être un unique plan séquence, ce qui paraît hallucinant à la vue des images de ce premier trailer.

1917 sortira dans les salles le 15 janvier 2020.

Source : “1917” : premières images du film de guerre de Sam Mendes – Les Inrocks

L’histoire de Québec en réalité virtuelle (et ludification)

Ouvert depuis février dernier, Immersion Québec propose de découvrir autrement l’histoire de la ville de Québec grâce à la réalité virtuelle.

On y rencontre plusieurs personnages marquants : le chef Donnacona, Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Frontenac, Montcalm, Wolfe…

Aux confins de l’histoire, de la pédagogie, du divertissement (ludification) et de la technologie, un voyage dans le temps en trois phases est proposé aux participants : création d’un avatar pour explorer l’histoire de façon complètement réinventée, jeux interactifs pour tester connaissances et habilités, et expérience en réalité virtuelle de 30 minutes pour vivre l’histoire comme s’ils y étaient. L’expérience totale dure 90 minutes et peut être vécue en français, en anglais, en espagnol et en mandarin.

Source : L’histoire de Québec en réalité virtuelle | STÉPHANIE MORIN | Québec et La Clicq

Crédit image : Pixabay

Mais où est donc passé l’esprit du festival de Woodstock?

Du 15 au 18 août 1969, un demi-million de personnes sont venues écouter des concerts de rock à Bethel, près de Woodstock. Janis Joplin ou encore Jimi Hendrix se sont succédés sur la scène d’un festival qui voulait célébrer la musique et la paix. Reportage sur place, 50 ans après.

50 ans après, la boue a disparu pour laisser place à un gazon soigneusement entretenu. Pour tenter de cerner l’atmosphère de ce lieu mythique, il faut se rendre en contrebas. Quelques tables, une plaque commémorative en signe de monument et Lennie, un habitant du coin. Arrivé du quartier de Queens à New York, il découvre par hasard le festival de Woodstock. Aujourd’hui, il habite juste à côté des champs qui ont accueilli l’évènement. 

Lire l’article : Mais où est donc passé l’esprit du festival de Woodstock? – rts.ch – Musiques

Crédit image :  Markus Spiske

 

Les archives de la Société des Nations accessibles via une bibliothèque numérique



Les archives de la Société des Nations sont en cours de numérisation et mises progressivement en ligne sur une bibliothèque numérique.

15 millions de pages. Soit près de trois kilomètres linéaires. Les archives de la Société des Nations (SDN) sont progressivement accessibles sur une bibliothèque numérique dédiée. A ce jour, environ un tiers de ce patrimoine documentaire est consultable en ligne.

Lancé en 2017 grâce à un don d’une fondation privée genevoise, ce projet de numérisation est en cours de réalisation dans les locaux des Nations Unies à Genève. 

Source :Les archives de la Société des Nations accessibles via une bibliothèque numérique | Archimag

Crédit image : Atelier de numérisation des archives de la Société des Nations à Genève (https://lontad-project.unog.ch/)

Quelles sont les attitudes des futur.e.s enseignant.e.s face aux fausses nouvelles ou théories du complot ?

Chercheur en éducation de l’Université de Montréal, Florent Michelot a voulu savoir dans quelle mesure les futurs enseignants québécois, belges et français arrivent à distinguer le vrai du faux, à remettre en question les informations qui leur sont présentées.

Dans ses conclusions, il arrive au constat que les futurs enseignants québécois sont très peu formés à débusquer des éléments comme les fausses nouvelles et les théories du complot, ce qui ne les empêche pas d’avoir une pensée critique plutôt développée par rapport à leurs collègues belges et français.

Le chercheur leur a posé des questions telles que l’eau a-t-elle une mémoire moléculaire ? Un sondage mené sur le web par une chaîne télévisée est-il fiable ? L’homéopathie, ça fonctionne ?

Il a découvert que

« Le sentiment d’efficacité personnel est très bon au Québec, tout comme le niveau de pensée critique. En France, c’est l’extrême inverse. En Belgique, c’est médian. On est loin d’être mauvais. »

Il serait intéressant de mener une étude comparable auprès de futur.e.s enseignant.e.s en Suisse.

Source : Les aspirants enseignants critiques mais peu… – La Presse+

Crédit photo : Photo de l’Agence Olloweb sur Unsplash

Le renard apprivoisé par les chasseurs-cueilleurs ?

 

Le renard est une espèce sauvage classée parmi les nuisibles, et pourtant…
Andamanec et Ksenia Raykova/Shutterstock , CC BY-NC-ND

Colline Brassard, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

[…]

Apprivoisés ou domestiqués ?

Rappelons-nous les paroles du Petit Prince de Saint-Exupéry : apprivoiser, c’est « créer des liens ». Il y a environ 15 000 ans, des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur se sont rapprochés de loups peu farouches, les apprivoisant sans doute pour en tirer une protection face aux prédateurs, tandis que les loups bénéficiaient, eux, d’un accès facilité à la nourriture.

Opérant progressivement une sélection artificielle sur ces animaux plus dociles que leurs congénères, les humains ont alors initié un processus de domestication, certainement en plusieurs points du globe. Ainsi, à partir du loup sauvage, l’humain a créé son ami le plus fidèle, selon l’image qu’il s’en faisait.

S’il te plaît… apprivoise-moi !
Ivan Protsiuk/Shutterstock, CC BY-NC-ND

Le renard n’a pas eu le même destin. Il est resté sauvage, peut-être parce qu’une cohabitation aurait été moins bénéfique pour nous, étant donné qu’il ne vit pas en meute et a une carrure moins imposante. Pour autant, l’humain ne peut s’empêcher de tenter de « créer un lien » avec le petit rusé, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Bien avant que Le Petit Prince n’en fasse l’expérience, il semblerait que les hommes préhistoriques tentaient déjà d’en faire leur compagnon.

En effet, de rares trouvailles archéologiques suggèrent que nos ancêtres ont pu développer une relation privilégiée avec le renard, lui attribuant un statut particulier. Ainsi, si l’on en croit les chercheurs Lisa Maher et Edward Banning des universités de Cambridge et de Toronto, la première association homme-renard en contexte funéraire daterait d’il y a 16 500 ans.

À Uyun al-Hammam, en Jordanie, un renard et un homme ont été retrouvés dans deux tombes adjacentes avec des offrandes. Selon les auteurs de l’étude, il pourrait s’agir d’un renard tué pour être enterré avec son « propriétaire » – les deux corps ayant été par la suite partiellement déplacés ensemble pour maintenir le lien qui les unissait de leur vivant –, et ce, avant même que le chien domestique ne soit présent dans la région.

D’autres cas plus récents sont rapportés, datant notamment de l’âge du Bronze, soit il y a environ 4 000 ans. Ainsi, en Alsace un renard aurait été mis en terre avec des offrandes, tandis que plusieurs renards auraient été enterrés aux côtés d’humains et de chiens dans différents sites ibériques.

Ces cas exceptionnels évoquent selon les spécialistes une tentative de rapprochement, voire de domestication, même si l’hypothèse de pratiques rituelles n’est pas à exclure. En effet, notre conception actuelle de l’animal familier peut fausser le débat. Il est possible qu’elle ne soit pas transposable à l’éventail des relations entretenues par les chasseurs-cueilleurs avec la faune sauvage qui les entourait.

[…]

Colline Brassard, Docteur vétérinaire, doctorante en anatomie fonctionnelle et en archéozoologie, Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

La grande rétrospective de Dora Maar au Centre Pompidou

Du 5 juin au 29 juillet, la plus grande rétrospective jamais consacrée à Dora Maar est exposée au Centre Pompidou à Paris. Ce doit être aussi une opportunité pour développer à l’école une histoire non genrée de l’art dans l’histoire.

Du 5 juin au 29 juillet, le Centre Pompidou accueille la plus grande rétrospective jamais consacrée en France à Dora Maar, photographe surréaliste emblématique du XXe siècle. Née Henriette Theodora Markovic, le 22 novembre 1907 à Tours, elle étudia à l’Académie Julian à Paris. C’est ici qu’elle fit la rencontre des artistes du mouvements surréaliste et en épousa l’esthétique.

thumb_large (3)

Le succès de Dora Maar fut posthume, l’époque ne laissant pas la place aux femmes de s’exprimer artistiquement et sa relation avec Picasso l’ayant menée à quitter la photographie. Une relation complexe et controversée dont elle sortit détruite.

Après sa mort en 1997, ses travaux ont été redécouverts et exposés dans plusieurs lieux, sans pour autant qu’une rétrospective de grande ampleur lui soit consacrée.

Cette exposition ne fait que de lui rendre justice, à elle ainsi qu’à toutes les artistes largement et injustement minorées toutes époques confondues. Un important travail reste à faire pour que nos enseignements intègrent les questions de genre, y compris dans les aspects culturels. Ainsi, les commémorations des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci devraient également être l’occasion de mettre en évidence le statut des femmes artistes de la Renaissance et de mettre en situation leurs réalisations.

Source et informations : La grande rétrospective de Dora Maar au Centre Pompidou | Lense. Crédit photo : @Dora Maar.

La voix de Frida Kahlo dévoilée dans un enregistrement inédit | Courrier international

La Phonothèque nationale du Mexique a rendu public un enregistrement de la voix de l’artiste, jamais entendue auparavant.

Dans l’enregistrement, l’artiste peintre morte en 1954 à l’âge de 47 ans récite des fragments d’un texte écrit en 1949 pour décrire son mari Diego Rivera, un célèbre peintre mexicain également.

Ses épaules enfantines, étroites et rondes, se terminent par des mains merveilleuses, petites et finement dessinées, sensibles et subtiles comme des antennes qui communiqueraient avec l’univers entier. Il est étonnant que ces mains aient tant peint et qu’elles travaillent encore infatigablement. »

L’enregistrement de la voix de Frida Kahlo a été découvert en janvier dernier par le directeur de la Phonothèque nationale, Pavel Granados, en voyage à Huamantla, dans le centre du Mexique. L’enregistrement provient d’une émission consacrée en 1956 à Diego Rivera par le conférencier Álvaro Gálvez y Fuentes, dit « El Bachiller ». La bande originale a été numérisée et sera conservée à la Phonothèque nationale du Mexique.

Source : La voix de Frida Kahlo dévoilée dans un enregistrement inédit | Courrier international. Crédit photo : Tomas Bravo / REUTERS