02. Construction de compétences sociales

Les élèves/étudiant-e-s travaillent ici par pair pour réaliser des tâches simples comme cartographier, catégoriser, interpréter une caricature politique, un graphique, identifier un point de vue, analyser une source. Les élèves/étudiant-e-s reçoivent un feedback à l’issue de leur travail et l’activité se conclut par une mise en commun de type débriefing.

1 Lier l’apprentissage d’habileté à un contenu historique.

Enseigner des habiletés fondamentales en sciences humaines —cartographier, catégoriser, interpréter, lire une frise chronologique— est une part essentielle d’un cours d’histoire. Sans ces habiletés, les élèves/étudiant-e-s ne pourront pas s’approprier la plupart des concepts historiques. Cependant beaucoup d’enseignants croient qu’ils ne disposent pas d’assez de temps pour développer de telles habiletés. Vous pouvez résoudre ce problème si chaque leçon centrée sur ces habiletés comporte également des objectifs de contenu. En clair, il s’agit au travers d’un travail centré sur une habileté spécifique d’accéder, de comprendre une situation, un enjeu historique. On appelle cela faire d’une pierre deux coups.

2 Créer des tâches requérant des élèves/étudiant-e-s qu’elles/ils recourent à leur intelligence multiple pour apprendre une habileté. Chaque séquence d’enseignement se fixera comme objectif de ne pas se limiter à recourir à l’intelligence linguistique. Par exemple, relativement à la Première Guerre Mondial, on organisera une séance centrée sur des affiches de propagande. Chaque pair d’apprenants recevra une de ces affiches et réalisera un poster. Rapidement, les groupes esquisseront le poster, chercheront des symboles, discuteront de la signification de l’affiche et enregistreront leurs réponses. Dans cette situation, les élèves auront recours à leur intelligence linguistique, visuelles, interpersonnelle et logico-mathématique.

3 En début de séance, mettre rapidement les élèves/étudiant-e-s en situation. Travailler l’habileté par induction ou par déduction suivant les croyances de l’enseignant.

3.1. Par induction

3.2. Par déduction : enseigner rapidement l’habileté à l’ensemble de la classe.
Introduire chaque séance rapidement en présentant l’habileté qui sera travaillée par les élèves/étudiantEs. On est ici dans la modélisation et chaque étape fera l’objet d’une démonstration soigneuse de l’enseignantE sur la procédure à suivre par les élèves. Dans le cas des affiches de propagande, l’enseignantE projettera, par exemple, un dia d’une affiche et montrera aux élèves comment distinguer les symboles visuels, comment créer un dessin schématique simple de l’affiche et comment utiliser l’affiche afin de répondre à des questions complexes telles que de quel pays provient cette affiche? Quel message l’artiste cherche-t-il nous faire passer, adopter? À quel moment de la guerre cette affiche a-t-elle été réalisée?

4 Former des paires d’élèves/étudiant-e-s avec des habiletés dominantes différentes.

Dans la mesure où ses tâches requièrent l’utilisation de plusieurs intelligences, il tombe sous le sens de composer des pairs d’élèves complémentaires à ce niveau-là. Cela devrait assurer que chacunE a quelque chose à apporter à la réalisation de la tâche et que les interactions soient le plus équitable possible. L’enseignantE devra donc planifier à l’avance la composition possible des pairs. Peut-être sera-t-il nécessaire d’organiser une première activité permettant d’identifier les modes dominants des élèves.

5 Mise en commun globale et construction de connexions historiques.

À la fin de l’activité, demander à chaque pair de noter leurs réponses sur un poster. Les élèves/étudiantEs ont le rôle de l’expert relativement à leur affiche. Les élèves/étudiantEs prennent ensuite rapidement connaissance de réponses de leurs camarades.
Dans un deuxième temps, la mise en commun devra permettre dynamiquement de passer de la fragmentation des informations issues des analyses de chacune des affiches à une construction globale d’une problématique historique. Par exemple, on pourra demander aux élèves de replacer les affiches les unes par rapport aux autres dans un ordre chronologique, thématique ou oppositionnel (retrouver des pairs par exemple). On pourrait aussi glisser un ou plusieurs intrus qu’il s’agirait d’identifier en justifiant le choix.
Dans l’idéal, toute mise en commun ne doit pas se contenter d’être une clôture de l’activité réalisée précédemment —au quel cas un corrigé pourrait tout aussi bien faire l’affaire— mais devrait offrir un nouveau challenge, le prolongement vers un nouveau questionnement, une nouvelle activité, une nouvelle situation historique. Elle doit enrichir le travail fragmentaire réalisé et le poursuivre. On pourra s’appuyer sur elle lors de la phase suivante (complexification, remise en cause, étude de cas, renforcement).
De l’habileté travaillée, on passera ainsi à la compréhension historique

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