MSHIS31 – L'enseignant d'histoire et l'internet (20.11.2007)

La conférence de Philippe Rygiel est centrée sur l’usage de l’internet par l’historien universitaire Dans son introduction à Les historiens, leurs revues et Internet (France, Espagne, Italie) [Paris, Publibook, 2005, 193 pages], Philippe Rygiel concluait de la manière suivante

«Nous espérons, sans présumer d’un accord sur les fins, que les éléments de réflexion ainsi proposés, convaincront les lecteurs de la nécessité d’un débat, auquel ne prendraient pas part les seuls spécialistes de la question, sur ce qu’utiliser un ordinateur et se connecter au réseau veut dire pour l’historien.»

Préalablement, il présentait la structure de l’ouvrage collectif de la manière suivante :

«L’organisation de l’ouvrage prend sens à partir de ces positions. Nous avons tenté de réfléchir, en historiens, ce que sont la plupart des auteurs réunis ici, à partir de récits de pratiques, ou de l’observation des ressources offertes aux historiens par le réseau, aux pratiques professionnelles induites ou permises par la participation au réseau. Il s’agissait en somme d’examiner les possibles transformations d’une activité conçue comme un métier, défini par ses pratiques, les relations sociales qu’il implique et ses lieux d’exercices. Et la structure de l’ouvrage reflète cette conception, qui distingue les temps de la lecture, de l’écriture, de la publication et de l’enseignement […].»

Cet atelier maintenant à pour objectif de s’interroger sur la traduction de ces usages relativement à l’enseignant-e d’histoire en reprenant le questionnement de Philippe Rygiel. Trois questions pour lancer la discussion :

– qu’est-ce qu’utiliser un ordinateur et se connecter au réseau pour l’enseignant-e d’histoire?
– quelles sont les possibles transformations de l’activitié professionnelle de l’enseigant-e- d’histoire?
– quelles sont les opportunités offertes par les outils numériques actuels dans ma pratique professionnelle?

Pour vous aider dans votre travail, voici en premier lieu une liste de ressources en ligne à consulter à deux.

Du côté de l’histoire savante :
http://www.revues.org/
http://barthes.ens.fr/clio/outils/biblios/histhist.html
http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=4

http://www.histoire.presse.fr/
http://histoire.typepad.fr/le_blog_de_lhistoire/
http://www.historia.presse.fr/

http://www.lethiboniste.blogspot.com/

http://www.digitalhistory.uh.edu/history_portal.cfm

http://www.hls-dhs.ch

Du côté de l’enseignement et de la didactique:
http://www.didactique-histoire.net
http://www.tacite.ch
http://lyonelkaufmann.ch/histoire
http://www.aphg.asso.fr/
http://www.fritic.org/dyn/9.asp?url=39025%2Easp
http://www.hist.net/
http://campus.ph.fhnw.ch/Geschichte/GeschichteLernenMitWikisUndWikipedia

Du côté institutionnel et des usages politiques et mémoriels de l’histoire:
http://www.edu-vd.ch/liens/accueilMP.html
http://www.educa.ch/dyn/12.asp
http://jahia.rpn.ch/
http://www2.educnet.education.fr/histgeo/
http://www.cndp.fr/spinoo/
http://eduscol.education.fr/
http://www.ac-orleans-tours.fr/hist-geo/officiels/Education-Nationale.htm

http://ecehg.inrp.fr/ECEHG

Du côté de l’échange professionnel et de la mutualisation des ressources:
http://www.h-net.org/%7Efrancais/
http://www.schoolhistory.co.uk/forum/index.php
http://www.clionautes.org/
http://soshg.free.fr/
http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/
http://clioweb.free.fr/ dont http://clioweb.free.fr/102.htm

Du côté de l’enseignant et de ses élèves :
• Le web pédagogique : http://lewebpedagogique.com
dont • http://lewebpedagogique.com/histoire/
http://lewebpedagogique.com/termvictorlouis
http://lewebpedagogique.com/reussirenhg
http://lewebpedagogique.com/bsentier
http://lewebpedagogique.com/mariedesmares

http://hgeo-college.blogspot.com/
http://s185254037.onlinehome.fr/
http://www.julien-eggenberger.ch/index.php?option=com_docman&Itemid=43
http://www.gymnase-morges.ch/docs/Lienshist.html

http://kenny.over-blog.net/article-1245614.html
http://www.nack.ch/wiki/index.php/Accueil puis http://www.nack.ch/wiki/index.php/Histoire
http://memoires-france-allemagne.blogspot.com/
http://histoirehep.blogspot.com/

• e-learning : des cours en ligne existent comme ici avec Moodle (http://www.ecddfr.ch/moodle/course/index.php ou http://www.cscfr.ch/moodle/). Cependant, l’accès est réservé aux gens inscrits. Ils sont donc mentionnés sans qu’ils vous soient possibles de les parcourir réellement. Par ailleurs, http://Fristoria.ch est également réalisé sur la base d’une plate-forme de e-learning sans être exactement une plate-forme (interactive) de cours en lignes; ici Moodle est utilisé comme une banque de documents et de séquences d’enseignement réalisés par des enseignant-e-s et disponibles en ligne.

Mais sûrement en connaissez-vous d’autres? Pas de problème, ajoutez-les à votre réflexion…

Au terme de ce parcours, quels sont les éléments significatifs que vous retenez relativement aux trois questions initiales. Et pour quelles raisons? Chaque duo rédige à cet effet un commentaire à la suite de ce billet.

0 thoughts on “MSHIS31 – L'enseignant d'histoire et l'internet (20.11.2007)

  1. Lobsiger et Mentha

    Utiliser un ordinateur pour l’enseignant d’histoire est un travail de longue haleine. Nous nous retrouvons face un éventail très large de pistes qui requiert des compétences pointues de l’utilisation du réseau. Il est nécessaire de posséder un thème de recherche précis pour éviter de trébucher sur la toile. Le net nous permet de disposer,de partager et d’échanger des documents et des idées qui n’apparaissent pas dans les manuels. Un processus de sélection est là encore essentiel.
    En résumé, l’internet est attrayant et peut être utile pour étoffer un sujet ou apporter de nouveau support, mais il ne nous semble pour l’instant pas être une source prioritaire pour construire un cours.

  2. Carine et Johanne

    Nous retenons qu’il est intéressant pour nous d’utiliser ces ressources internet dans nos préparations de cours, donc principalement en amont de notre enseignement. Notre activité professionnelle peut en être modifiée dans le sens d’une plus grande variété des supports utilisés en classe (cartes en couleur, textes variés, images etc…). Les opportunités offertes par le web sont énormes, mais il nous faut apprendre à les gérer et à cibler nos recherches. Nous avons tendance, en voulant tout découvrir, à nous y perdre.
    Meilleures salutations et bon appétit…
    Carine Dunand et Johanne Berthoud

  3. Christelle Stocco Morier et Théodora Desponds

    1. Utiliser un ordinateur permet de faire des supports de cours (graphiques, tableaux, résumés) qu’on ne pouvait pas réaliser auparavant. Se connecter au réseau permet de chercher des informations, des ressources, mais prend beaucoup de temps. Vu la multiplicité des informations, il y a un risque de perdre de vue l’objectif premier.
    2. Cela multiplie les ressources. L’enseignant peut varier les supports. Il peut utiliser internet pour chercher des cartes, des images.
    3. Cela permet une meilleure collaboration entre enseignants. Chacun peut mettre ses cours à disposition. En revanche, il y a un risque que certaines personnes se servent allègrement, sans rien mettre à disposition en retour.

    L’ordinateur et internet sont des outils performants qui sont des soutiens à nos pratiques habituelles. Mais ils demandent un investissement en temps que l’enseignant n’a pas forcément.

  4. Le trotskiste féministe minoritaire

    L’enseignantE d’histoire qui cherche un cours complet et précis sur Internet peut commencer à s’inquiéter… Il existe des ressources très riches, très variées mais très hétéroclites. On peut, si les vents du web nous sont favorables, tomber sur un excellent cours très bien documenté mais l’on peut aussi passer des heures à ne rien trouver. Au jour le jour, le web se limite donc en une source d’informations très pratiques (« Mais quelle est la date de la révocation de ce fichu Edit? ») ou afin d’y trouver un type de documents très bien identifié et dont l’on sait, par expérience, que nous avons une chance de le trouver sur Internet.
    C’est par aussi un excellent moyen d’échanger des conseils et des documents entre un groupe d’enseignantEs mais dont le regroupement peut très bien s’être fait de manière indépendante à la grande toile et dont la mission sera très clairement identifiées: travailler en commun sur la constitution d’un dossier de sources par exemple.

    Excellente semaine à touTEs!

  5. p16424, p14708

    Les recherches sur les sites proposés demandent du temps et sont peu concluantes quant à la découverte de matériel didactique. Dans le cas de recherche sur un sujet précis, google semble plus rapide… Il y a probablement des sites utiles (ex. tacite,…) de par leur orientation didactique, mais comment les repérer?!

  6. p16870 / p16657

    1. En tant qu’enseignantes de l’histoire nous recourons à internet pour ses ressources. La visite des sites de la liste nous conforte dans l’idée que le risque encouru est la perte de temps. Le risque est encore plus grand pour les élèves auxquels nous conseillerions une liste de site à consulter et que nous sensibiliserions à l’utilisation de wikipedia (potentiel, limites). Certains sites permettent de constituer son savoir savant d’autres concernent directement la transposition didactique en histoire (séquences, cartes muettes, sources …).
    2. Sensibilisation des élèves aux ressources d’internet pour l’histoire // partage de ressources entre collègues
    3. Nous pouvons y trouver des bonnes cartes muettes et des images. En outre, une bonne utilisation d’internet permet de gagner du temps et de préparer ses cours en vacances à l’autre boutdu monde.

  7. Guignard Adrien (p15007)

    Qu’est-ce qu’utiliser un ordinateur et se connecter au réseau pour l’enseignant-e d’histoire?

    C’est un signe d’adaptation à l’époque. C’est admettre un retour (numérique!) aux codices (rouleaux verticaux) et renoncer au volumen (un support qui demande à son utilisatuer de tourner des pages). Il ne faut probablement pas diagnostiquer une régression lorsqu’on utilise ce type de support. En effet, par le biais d’internet ce sont au moins deux mémoires qui fonctionnent, l’une est quantifiable (les octets de l’ordianteur et les savoirs magmatiques d’internet), l’autre l’est moins (la mémoire personnelle, affective et souvent déficiente des êtres humains). Ce doublage mémoriel est une belle chance. C’est un défi de notre temps. Il reste que la surcharge de savoirs que peut engager une connexion à internet doit être gérée de manière informée. Pour ma part, je ne connais que mal l’histoire et je me perds dans des excès documentaires, lorsque je consulte les sites listés. Devant actuellement pallier des déficits cognitifs par rapport à la matière, je me fonde plus sur des manuels (type Bordas) que sur des ressources en ligne que je ne mémorise pas.

    Quelles sont les possibles transformations de l’activitié professionnelle de l’enseigant-e- d’histoire?

    La bibliographie (on faisait des thèses en « bibliographie ») devient un genre obsolet. Pour un enseignant conscient des auteurs compétents sur un domaine, la recherche des livres idoines est facile. J’ai ainsi pu lire une très bonne bibliographie concernant l’école des annales.
    Les avantages pour la relation élèves-enseignant médiatisée par un savoir (secondaire ou non) sont immenses. De nombreux renvois au site Gallica permettent à l’enseignant de (se) procurer aux élèves des sources fiables. Il reste qu’organiser un enseignement d’histoire en faisant intervenir comme interlocuteur un écran (quelque bonne que soit la qualité du site) : n’est probablement pas une pratique pédagogique à encourager. En effet, l’enseignement s’en trouve dépersonnalisé. Il reste que, comme le montre le site sur lequel j’écris le présent commentaire, un enseignant peut montrer à ses étudiant le réel intérêt qu’il porte à l’histoire et à son enseignement. En ce sens, la teneur de ce site peut encourager les étudiants.

    Quelles sont les opportunités offertes par les outils numériques actuels dans ma pratique professionnelle?

    Ces opportunités sont trop nombreuses. Internet est caractérisée par la pléthore. Personnellement, je frise le cataclysme documentaire. Il y a trop de savoirs, trop d’opportunités de trouver le document piquant et significatif sur tel sujet. C’est pour ma part cette excès d’opportunités (sources drôles, dramatiques, trop significatives, bonne préparation réemployable) qui me fait peur. Peut-être que la fadeur, l’enseignement un peutiède tend à se predre. Faut-il s’en réjouir ? Sans doute.

  8. Sylvain, Estelle, Mélanie

    Pour l’enseignant d’histoire, Internet est un outil de travail utile (documents iconographiques, cartographiques, chronologiques, etc.), mais qui comporte cependant certaines limites (chronophage, pas directement exploitable en classe).
    Internet permet de télécharger des illustrations et des vidéos, reproductibles et de qualité. Toutefois, il ne nous apparaît pas possible ni pertinent de l’utiliser tel quel en classe.

  9. Rosset Anne et Reymond Marjorie

    site de la BNF
    Site absolument excellent. Les expositions sont bien faites (citation des sources, sources iconographiques, cartes, ….). En histoire littéraire, c’est une base devenue incontournable. Les expositions en ligne sont particulièrement utiles pour nous.

    Bien à vous,

    M et A

  10. olivier besuchet nicolas favre

    en quelques minutes, nous avons pu repérer trois catégories de sites web, une première proposant différentes ressources (bibliographies, cartes, sources, …), une seconde plus théorique liée aux réflexions didactiques et enfin une dernière plus axée sur l’utilisation de l’élève.
    nous utiliserions plutôt la première pour la préparation de nos cours (attention toutefois: beaucoup de liens ne sont plus valables et chronophages!), éventuellement la dernière en tant que devoirs à la maison pour les élèves (calendriers, dossiers thématiques, …), par contre la seconde ne nous intéresse que peu concrètement.
    il faudrait explorer tous les liens proposés (merci pour la liste).

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