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L’application Whatsapp a-t-elle sa place dans les salles de classe ?

Deux articles récents parus dans la presse suisse-alémanique demande que l’application Whatsapp ne soit plus utilisée dans les écoles pour les élèves de moins de 16 ans.

Berner Zeitung « Whatsapp hat in Schulen nichts verloren » (04.06.2018)

Pour Beat W. Zemp, Président de l’Association faîtière des enseignantes et enseignants suisses (LCH), WhatsApp ne doit plus être utilisé par les jeunes âgés de moins de 16 ans. Ce service de messagerie appartenant à Facebook a dû, à la fin mai, relever l’âge d’utilisation minimum de son application, et ces nouvelles règles s’appliquent à toute l’Europe, Suisse y compris. Les enseignants et les écoliers des cantons d’Argovie, de Zurich et de Berne avaient pour habitude d’échanger par WhatsApp, mais pour Beat W. Zemp, il faut désormais trouver une alternative car pour lui les données qui circulent via cette application ne sont absolument pas protégées. Dans le canton de Bâle-Campagne, la communication entre les enseignants et les élèves doit surtout se faire par e-mail. Le service de messagerie Threema pourrait aussi être utilisé. L’utilisation de Facebook entre les enseignants et les écoliers soulève aussi des questions quant aux limites à définir, notamment concernant la protection de la vie privée, ajoute le Président de la LCH.

SonntagsZeitung « Lehrer müssen Klassenchats auf Whatsapp löschen » (03.06.2018)

Avec les nouvelles réglementations européennes en matière de protection des données, de nombreux élèves sont désormais trop jeunes pour utiliser l’application. Avec quelque 6 millions d’utilisateurs en Suisse, WhatsApp est le premier service de messagerie utilisé et il est très apprécié des enseignants car en un seul clic, ils peuvent communiquer des changements d’emploi du temps, des informations sur des sorties voire même des documents. Pour Christian Hugi, le président de l’association des enseignants de Zurich, des groupes sont même créés sur l’application pour les devoirs à faire à la maison et faciliter l’entraide. Des alternatives sont actuellement en cours de mise en place, à Dietlikon, une adresse e-mail officielle a par exemple vu le jour dans un établissement scolaire pour les échanges entre les enseignants et les 200 écoliers. Pour Peter Merz, directeur d’école dans le canton d’Argovie, si les parents donnent leur accord, il sera malgré tout possible de continuer à utiliser WhatsApp après les vacances d’été.

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