Préhistoire, aux sources de la modernité | CNRS Le journal

Forme du crâne, patrimoine génétique, existence de sépultures ou production artistique, ces critères ont longtemps servi à distinguer Homo sapiens, « l’homme moderne », de tous les autres homininés, Néandertal en tête. Mais les découvertes ne cessent de jeter le trouble sur cette frontière un peu trop nette. Aujourd’hui, des préhistoriens, des anthropologues, des généticiens… proposent de revoir le concept même de modernité, en particulier lors du colloque coorganisé par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle les 30 novembre et 1er décembre dernier.

Vue d’artiste de Néandertal : une version ultramoderne face à une version plus « primitive » de lui-même. On lui reconnaît, aujourd’hui, certaines caractéristiques que l’on croyait réservées à Homo sapiens, l’« homme moderne ». S. ESSTRANGLE, E. DAYNES/LOOKATSCIENCES; WIESLAW SMETEK

Vue d’artiste de Néandertal : une version ultramoderne face à une version plus « primitive » de lui-même. On lui reconnaît, aujourd’hui, certaines caractéristiques que l’on croyait réservées à Homo sapiens, l’« homme moderne ». S. ESSTRANGLE, E. DAYNES/LOOKATSCIENCES; WIESLAW SMETEK

Et si la notion d’homme moderne était dépassée ? Pendant des décennies, les préhistoriens ont défini l’homme moderne comme la somme d’une série de critères anatomiques et culturels. Un homme au crâne développé et à la mâchoire en retrait, le front haut, capable de langage et d’utilisation d’outils complexes. Cet Homo sapiens parti d’Afrique il y a 70 000 ans pour rejoindre le continent européen serait devenu, subitement, l’homme moderne que nous connaissons aujourd’hui. Pourtant, au fil des découvertes archéologiques, génétiques et anatomiques, la révolution moderne est aujourd’hui mise en doute.

—A lire la suite sur : La modernité, une notion qui fait débat | CNRS Le journal

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