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Histoire Lyonel Kaufmann

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Nouvelles de l'histoire

Pologne : la liberté de la recherche sur la Shoah menacée ?

11 février 2021 by Lyonel Kaufmann

Jan Grabowski et Barbara Engelking, deux universitaires spécialistes de l’Holocauste, ont dû récemment faire face à un procès en diffamation après la publication de leur dernier ouvrage. Celui-ci portait sur le comportement des Polonais durant la Seconde Guerre mondiale et n’a pas plu à la descendante d’un des citoyens cités. Une affaire considérée par certains comme une menace pour les futures recherches sur la Shoah dans le pays.

Sur les 1600 pages de l’ouvrage historique des deux chercheurs, un passage a particulièrement retenu l’attention. Intitulé Night Without End : The Fate of Jews in Selected Counties of Occupied Poland, le livre accuse le maire Edward Malinowski d’avoir livré des Juifs aux Allemands lorsque ces derniers occupaient le pays.
Âgée de 81 ans, la nièce de l’homme politique, Filomena Leszczyńska, a intenté un procès aux deux universitaires, estimant que leur ouvrage « violait l’honneur de Malinowski » en « fournissant des informations inexactes ».La plaignante aurait demandé 100.000 złotys (environ 22.000 €) de dommages et intérêts, ainsi que des excuses publiques. Les pages consacrées au village de Malinowo, dans le nord-est de la Pologne, font état des bonnes et mauvaises actions du maire. Il aurait ainsi permis à une femme juive d’échapper au soldat en la dissimulant, mais d’autres témoignages l’impliquent dans des massacres de Juifs locaux perpétrés par les nazis.

Leszczyńska souligne que son oncle a été acquitté de tout soupçon de collaboration en 1950. Pour elle, le livre contiendrait « des omissions et des erreurs méthodologiques ».

Finalement, le tribunal ne s’est pas attaqué aux portefeuilles des historiens, qui n’auront pas à verser de compensation financière. Cependant, les deux auteurs devront écrire une lettre d’excuse à la descendante du maire et publier un billet d’explication sur le site du Centre de recherche sur l’Holocauste. Enfin le passage ne devra plus apparaître au sein de l’ouvrage dans les éditions futures.

Les deux universitaires ont annoncé qu’ils feraient appel.

Crédit photo : Détail du Mur des Noms au Mémorial de la Shoah à Paris — Jblevee — CC BY-SA 4.0

Source :  ActuaLitté.com

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, sur le web Balisé avec :Feedly, IFTTT

« The Dig » : retour sur une découverte archéologique exceptionnelle

4 février 2021 by Lyonel Kaufmann

La sensationnelle découverte d’un bateau-tombe de 24 mètres de long sur le site de Sutton Hoo, retracée dans le film « The Dig », pourrait être le dernier exemple d’une extravagante tradition funéraire médiévale.

Mis au jour sur le site de Sutton Hoo, ce casque extraordinaire était enterré avec son propriétaire, un guerrier d’élite voire un roi anglo-saxon, mort au début du 7e siècle apr. J.-C.
PHOTOGRAPHIE DE BRITISH MUSEUM

Réputés pour leur prudence, les archéologues remettent sans cesse en question les découvertes passées et tentent d’éviter tout sensationnalisme. Pourtant, même le plus circonspect d’entre eux ne tarira pas d’éloges au sujet des tertres funéraires de Sutton Hoo, situés dans le sud-est de l’Angleterre, employant des superlatifs comme « magnifique », « monumental », et « sans pareil ».

C’est dans la région, en 1939, que les archéologues ont mis au jour un site funéraire anglo-saxon vieux de 1 400 ans, qui incluait un bateau complet et une cachette d’objets funéraires somptueux. Cette découverte spectaculaire a changé la compréhension qu’avaient les historiens de la Grande-Bretagne du Haut Moyen-Âge, explique Sue Brunning, conservatrice au British Museum responsable des objets anciens désormais légendaires. « Elle a soudainement tout transformé », confie-t-elle.

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Cette photographie des premières fouilles menées à Sutton Hoo montre les vestiges du bateau en bois enterré dans le sud-est de l’Angleterre il y a environ 1 400 ans.

Lire la suite : https://www.nationalgeographic.fr/histoire/the-dig-retour-sur-une-decouverte-archeologique-exceptionnelle

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

PAS DE POLICE SUR LE CAMPUS : Les universités grecques visées, la démocratie menacée

1 février 2021 by Lyonel Kaufmann

Vous trouverez ci-dessous un message traduit de mes collègues grecs, sollicitant notre soutien individuel pour une pétition contre la présence de la police dans leurs campus universitaires.
N’hésitez pas à diffuser largement cette demande de soutien. D’avance merci.

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Jeudi 28 janvier. Grèce: des milliers d’étudiants manifestent contre l’instauration de patrouilles policières dans les universités. Source Yahoo (https://fr.news.yahoo.com/grèce-milliers-détudiants-manifestent-contre-222108830.html)

Initiative des universitaires PAS DE POLICE SUR LE CAMPUS

Courrier électronique : NoUniPolice@gmail.com
Les universités grecques visées, la démocratie menacée

Le nouveau projet de loi sur l’enseignement supérieur menace la liberté académique et fait régner l’ordre sur les campus
17.1.2021

Dans des conditions de pandémie et de strictes mesures de quarantaine, la société grecque a soudainement été informée que le gouvernement grec avait décidé de mettre en place une nouvelle force de sécurité pour les campus universitaires. Les médias pro-gouvernementaux ont orchestré au cours des mois précédents une campagne calomnieuse visant à diffamer les universités et à les présenter au public grec comme des « centres de l’anarchie » et de la délinquance, une allégation totalement infondée.

Selon le projet de loi, la nouvelle force de sécurité ne répondra pas aux autorités universitaires mais relèvera directement de la police grecque. Les agents de police, en uniforme et équipés de matraques, seront autorisés à patrouiller librement sur les campus, tandis que leurs missions seront décidées sans le consentement des autorités universitaires. En outre, selon le projet de loi, les universités seront obligées de mettre en place un système d’accès restreint sur les campus et les autorités universitaires devront faciliter les nouvelles « forces spéciales » de patrouille de « toutes les manières possibles » pour qu’elles puissent remplir leurs missions, qui comprennent la surveillance systématique du campus avec des équipements technologiques spéciaux et la conduite d’enquêtes préliminaires sur les « crimes » commis.

Les réactions sont nombreuses. La grande majorité des sénats universitaires, ainsi que les associations de professeurs et d’étudiants de l’université, se sont opposés publiquement au projet de loi. La Fédération des officiers de police grecs a également publié une déclaration de rejet. Le nouveau projet de loi est une violation évidente de la constitution grecque, car il enfreint le principe d’autonomie des universités et transforme les établissements d’enseignement supérieur grecs en forteresses de contrôle, de répression et de maintien de l’ordre. Le projet de loi menace et sape la démocratie et la entrave la libre circulation des idées entre les universités grecques et la société grecque. Dans le même temps, sa mise en œuvre entraînera inévitablement des troubles généralisés et des conflits violents.

L' »Initiative des universitaires : NO POLICE ON CAMPUS » a publié une pétition, signée par plus de 1.000 professeurs et enseignants universitaires dans toutes les universités grecques, invitant toutes les forces démocratiques à résister au vote et à la mise en œuvre de cette intervention anticonstitutionnelle dans la vie universitaire qui viole le principe de l’autonomie et de l’autogestion des universités. En même temps, elle dénonce les attaques coordonnées visant les membres de la communauté universitaire, alimentées, d’une part, par la rhétorique haineuse extrême à l’égard des universités publiques dans les journaux et les émissions de télévision et, d’autre part, par les messages violents et sexistes dans les médias sociaux et la page Facebook de l’Initiative NO POLICE ON CAMPUS [ΟΧΙ ΑΣΤΥΝΟΜΙΑ ΣΤΑ ΠΑΝΕΠΙΣΤΗΜΙΑ] [https://www.facebook.com/OxiAstynomiaStaPanepistimia
](Dans des conditions de pandémie et de strictes mesures de quarantaine, la société grecque a soudainement été informée que le gouvernement grec avait décidé de mettre en place une nouvelle force de sécurité pour les campus universitaires. Les médias pro-gouvernementaux ont orchestré au cours des mois précédents une campagne calomnieuse visant à diffamer les universités et à les présenter au public grec comme des « centres de l’anarchie » et de la délinquance, une allégation totalement infondée.

Selon le projet de loi, la nouvelle force de sécurité ne répondra pas aux autorités universitaires mais relèvera directement de la police grecque. Les agents de police, en uniforme et équipés de matraques, seront autorisés à patrouiller librement sur les campus, tandis que leurs missions seront décidées sans le consentement des autorités universitaires. En outre, selon le projet de loi, les universités seront obligées de mettre en place un système d’accès restreint sur les campus et les autorités universitaires devront faciliter les nouvelles « forces spéciales » de patrouille de « toutes les manières possibles » pour qu’elles puissent remplir leurs missions, qui comprennent la surveillance systématique du campus avec des équipements technologiques spéciaux et la conduite d’enquêtes préliminaires sur les « crimes » commis.

Les réactions sont nombreuses. La grande majorité des sénats universitaires, ainsi que les associations de professeurs et d’étudiants de l’université, se sont opposés publiquement au projet de loi. La Fédération des officiers de police grecs a également publié une déclaration de rejet. Le nouveau projet de loi est une violation évidente de la constitution grecque, car il enfreint le principe d’autonomie des universités et transforme les établissements d’enseignement supérieur grecs en forteresses de contrôle, de répression et de maintien de l’ordre. Le projet de loi menace et sape la démocratie et la entrave la libre circulation des idées entre les universités grecques et la société grecque. Dans le même temps, sa mise en œuvre entraînera inévitablement des troubles généralisés et des conflits violents.

L' »Initiative des universitaires : NO POLICE ON CAMPUS » a publié une pétition, signée par plus de 1.000 professeurs et enseignants universitaires dans toutes les universités grecques, invitant toutes les forces démocratiques à résister au vote et à la mise en œuvre de cette intervention anticonstitutionnelle dans la vie universitaire qui viole le principe de l’autonomie et de l’autogestion des universités. En même temps, elle dénonce les attaques coordonnées visant les membres de la communauté universitaire, alimentées, d’une part, par la rhétorique haineuse extrême à l’égard des universités publiques dans les journaux et les émissions de télévision et, d’autre part, par les messages violents et sexistes dans les médias sociaux et la page Facebook de l’Initiative NO POLICE ON CAMPUS ΟΧΙ ΑΣΤΥΝΟΜΙΑ ΣΤΑ ΠΑΝΕΠΙΣΤΗΜΙΑ

La doctrine de choc que le nouveau projet de loi sur la police tente d’imposer aux universités, ainsi que les infractions orchestrées contre l’initiative des universitaires « PAS DE POLICE SUR LES CAMPUS » soulèvent de graves questions de légalité et de constitutionnalité et menacent la démocratie. Pour tout cela, le gouvernement Mitsotakis porte seul la responsabilité.

La doctrine de choc que le nouveau projet de loi sur la police tente d’imposer aux universités, ainsi que les infractions orchestrées contre l’initiative des universitaires « PAS DE POLICE SUR LES CAMPUS » soulèvent de graves questions de légalité et de constitutionnalité et menacent la démocratie. Pour tout cela, le gouvernement Mitsotakis porte seul la responsabilité.

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

Formation à distance : évitez de sombrer dans la « technofolie » !

28 janvier 2021 by Lyonel Kaufmann

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La tentation – mais aussi souvent la pression – d’utiliser une foule d’outils technologiques pour capter et maintenir l’attention des étudiants ou faciliter la collaboration est souvent très forte, mais elle a ses mauvais côtés.

Louis-Etienne Dubois, Ryerson University

Alors qu’un autre semestre universitaire virtuel se profile à l’horizon – le deuxième, voire le troisième pour certains depuis le début de la pandémie – la fatigue et la baisse de satisfaction envers ce format à distance semblent de plus en plus senties, de part et d’autre de l’écran.

D’un côté, il y a des étudiants inquiets de la qualité des cours reçus, mais surtout en manque de la vie de campus et associative. De l’autre, des enseignants à bout de souffle ou à court de moyens, poussés du jour au lendemain à changer leurs pratiques et à animer leurs classes depuis la maison.

Au-delà des impacts purement pédagogiques, c’est aussi la question de la santé mentale de tous qui inquiète aujourd’hui. Ayant personnellement dû donner cours en ligne à plus de 250 étudiants de premier cycle universitaire au cours des dernières semaines, j’ai été à même de vivre ces enjeux et de ressentir toutes les limites de ce nouveau mode d’enseignement.

Éviter la technofolie

La tentation – mais aussi souvent la pression – de dégainer une foule d’outils technologiques pour arriver à capter et maintenir l’attention des étudiants ou faciliter leur collaboration est souvent très forte. Certes, l’idée de donner un cours en direct sur Twitch ou dans un monde fictif sur Minecraft, et de poursuivre la discussion sur Discord ou sur Slack peut paraître stimulante. Mais, dans ce contexte particulier, l’enseignant fait parfois davantage figure d’influenceur web que d’expert académique.

Ces choix technologiques confrontent aussi les enseignants à des limites, tant logistiques qu’humaines. Que dire aux étudiants, nombreux, qui accèdent à ces contenus depuis leur téléphone portable et donc à même leurs données cellulaires, ou encore à ceux qui ne possèdent pas encore un ordinateur et une connexion Internet assez performante ? Que faire des étudiants qui doivent partager leur espace de travail avec le reste de la famille, qui ne maîtrisent pas d’emblée ces différents outils ou qui doivent apprendre à manipuler une panoplie d’applications différentes pour chacun de leurs cours ?

Ces questions illustrent aussi le risque très réel de créer de nouvelles barrières à l’inclusion en matière d’enseignement. Ainsi, avant de mobiliser pareille quincaillerie, il importe de s’attarder sur la capacité des étudiants à bien s’en saisir, mais aussi aux enseignants de s’y former suffisamment pour en tirer une expérience d’apprentissage positive. Plus important encore, c’est là aussi l’occasion d’appréhender d’autres modes d’enseignement à distance, et enfin s’extirper de cette vision qui passe par toujours plus d’outils et par la surstimulation.

Une approche plus humaine

Et si une des réponses aux enjeux de l’enseignement à distance passait surtout par un retour à l’essentiel et la mise en place de contextes moins « technos » et plus humains ?

Dans leurs travaux sur l’économie de l’expérience, dans laquelle la valeur créée est fondée sur l’expérience des « invités », les consultants Joseph Pine et Jim Gilmore expliquent que les expériences dites « esthétiques » proposent simplement un cadre dans lequel les participants sont invités à adopter une posture contemplative. L’expérience vise alors l’harmonie des sens et l’atteinte d’une sorte de plénitude individuelle. La visite d’un musée, une expérience dans laquelle les gens déambulent, s’assoient sur un banc et se perdent dans leurs pensées en est un exemple. Elle contraste fortement avec une expérience de divertissement comme un spectacle de musique ou un parc d’attractions. C’est l’éloge de la lenteur, d’une stimulation non technologique plus subtile, mais tout aussi prenante.

Ce genre d’appel en faveur d’une approche pédagogique plus lente et informelle n’est pas nouveau. D’ailleurs, l’idée de diminuer la cadence, ou d’élaguer un tant soit peu le contenu pour en faciliter la rétention sans pour autant en affecter la qualité gagnait lentement du terrain bien avant la pandémie.

Surveiller ses arrières !

Ainsi, au lieu d’employer un énième outil collaboratif durant un cours sur Zoom, pourquoi ne pas simplement instaurer une ambiance propice à la réflexion grâce à un décor chaleureux, un peu de nature, une œuvre à regarder ou une musique plaisante à écouter ?

De même, pourquoi ne pas ouvrir les salles virtuelles plus tôt, ou les fermer plus tard, afin de permettre à ceux et celles qui en ont envie d’échanger dans un cadre plus informel. Pourquoi ne pas envoyer le contenu à l’avance de manière à profiter de ces moments dits « synchrones » pour interagir et injecter un peu de chaleur humaine ?

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Offrir des cours en baladodiffusion ou transmettre les évaluations via un support audio permet non seulement de se reposer les yeux, mais offre aussi plus de flexibilité quant au moment et à l’endroit où consulter ce contenu.
Shutterstock

Enfin, il est possible de valoriser les stimulus autres que visuels afin de permettre aux étudiants de prendre congé de leurs écrans ne serait-ce qu’un bref instant. Le simple fait d’enregistrer des épisodes de baladodiffusion ou encore de transmettre les évaluations via un support audio permet non seulement de se reposer les yeux, mais offre aussi plus de flexibilité quant au moment et à l’endroit où consulter ce contenu. L’occasion est aussi venue de redécouvrir les charmes d’une simple conversation téléphonique, au lieu d’une autre vidéoconférence.

Puisque ce mode d’enseignement virtuel est appelé à perdurer à tout le moins jusqu’à l’automne ou l’hiver prochain et à jouer un plus grand rôle dans les cursus universitaires au sortir de la pandémie, il n’est pas trop tard pour imaginer des modes d’engagements plus soucieux des contraintes de chacun.

Selon Pine et Gilmore, toute bonne expérience se doit d’ailleurs d’être pensée en fonction du contexte plus large dans lequel elle s’inscrit. Ainsi, plutôt que de s’en remettre à nouveau à l’équivalent du cours magistral en ligne, gardons en tête les contraintes du moment et imaginons des cours qui permettent de varier les contextes dans lesquels on s’y plonge, que ce soit près du feu ou même sous la couette !The Conversation

Louis-Etienne Dubois, Assistant Professor, School of Creative Industries, Faculty of Communication and Design, Ryerson University

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

Classé sous :Enseignement à distance, Nouvelles de l'histoire

Fuir la Shoah: une application pour se connecter à l’histoire

27 janvier 2021 by Lyonel Kaufmann

À l’occasion de la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité le 27 janvier 2021, la Haute école pédagogique du canton de Vaud lance sa nouvelle application pédagogique «_ Fuir la Shoah. Ma rencontre avec des témoins »_. Cet important projet didactique est principalement soutenu par le Département fédéral des affaires étrangères à Berne. Le téléchargement en ligne est gratuit : hepl.ch/app-fuir.

Ce travail remarquable a été réalisé par mes collègues Nadine Fink et Nathalie Masungi ainsi que Rémi Schaffter et est le fruit d’une collaboration entre l’UER didactiques des sciences humaines et sociales de la HEP Vaud et l’Institut für Geschichtsdidaktik und Erinnerungskulturen de la Haute école pédagogique de Lucerne. L’app a été réalisée avec le soutien de l’université de sciences appliquées, FH Vorarlberg, et de erinnern.at qui est l’institut fédéral autrichien pour l’enseignement de l’Holocauste du ministère pour la formation, la science et la recherche.

Cinq témoins, cinq parcours

L’application « Fuir la Shoah. Ma rencontre avec des témoins » propose à des élèves, dès l’âge de 14 ans, d’accéder à des ressources historiques uniques grâce à un support numérique basé sur des témoignages filmés et des documents authentiques. Elle peut être utilisée en classe ou individuellement.
Le cœur de l’application est constitué de cinq témoignages audiovisuels de personnes qui racontent leur histoire durant la Seconde Guerre mondiale et la façon dont elles ont réussi à réchapper de la Shoah. Chaque histoire est singulière. Mises ensemble, elles couvrent une variété de parcours et de destinées. Elles traitent de la vie d’avant, du vécu pendant la Shoah (persécutions, fuite, rafles, déportation, enfants cachés, refuge en Suisse) et de la vie d’après.
L’application peut être utilisée dans le cadre d’une séquence d’enseignement ou comme une activité indépendante. Un guide didactique est à la disposition des enseignantes et des enseignants.
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Flyer – Présentation de l’application « Fuir la Shoah » (PDF – 1956 Ko)

Bientôt disponible sur les plateformes de téléchargement

Pour l’heure, le téléchargement ne peut se faire que sur ordinateur mais l’app sera très prochainement disponible sur les plateformes de téléchargement, google play et AppleStore.
Télécharger l’application
Application Mac OS (500 Mo)
Application Windows (507 Mo)

Matériel pour les enseignants sur demande

Du matériel didactique spécifique est en outre à disposition des enseignants et s’acquiert sur demande. Voici ici.
Source de l’information : Fuir la Shoah: une application pour se connecter à l’histoire

Classé sous :Didactique, Histoire active, Histoire savante, Humanités Digitales, Médias et technologies, Nouvelles de l'histoire, Outils enseignement

Les archives Gosteli ont été sauvées!

13 janvier 2021 by Lyonel Kaufmann

En avril 2020, je vous faisais part de la pétition lancée en ligne pour sauver les archives Gosteli sur l’histoire du mouvement féministe suisse. Les signataires de cet appel ont reçu lundi un message des initiantes de la pétition nous indiquant le sauvetage de ces archives.

Chères et chers signataires,

Notre pétition a atteint son but : les archives Gosteli sur l’histoire du mouvement féministe suisse sont sauvées ! Le Conseil suisse de la science et le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) ont évalué positivement la demande. La Confédération assure le financement des archives pour les quatre prochaines années.

De plus, les archives Gosteli sont désormais considérées comme une institution de recherche d’importance nationale.
Cela assure une base solide pour de futures recherches sur l’histoire des femmes et du genre en Suisse.

En savoir plus: https://www.srf.ch/news/schweiz/geschichte-der-schweizerinnen-archiv-der-frauenbewegung-ist-gerettet (malheureusement, il n’y a pas encore d’articles en français dans les medias sur le sujet.)

Encore merci pour votre soutien !

Les initiatrices de la pétition

Pour rappel, les archives Gosteli sont devenu un lieu central de documentation et de recherche sur l’histoire des femmes et du genre en Suisse. Un grand nombre de thèses en histoire, de recherches en études genre et de biographies sont basées sur les sources de la fondation Gosteli. Beaucoup de ces livres ont suscité un grand intérêt social et scientifique. De nombreuses étudiantes et étudiants de toutes les universités suisses utilisent ces archives pour leurs travaux.

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

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