Apparu dans l’antiquité, l’esclavage a parcouru les siècles et est aujourd’hui toujours d’actualité. Quelle est son histoire ?
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Apparu dans l’antiquité, l’esclavage a parcouru les siècles et est aujourd’hui toujours d’actualité. Quelle est son histoire ?
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ENT Midi Pyrénées…
Travail réalisé en français histoire-géographie + documentaliste (bibliothèque) au collège Desaix à Tarbes.
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Et si l’économie était la grande oubliée des révolutions ? Depuis deux décennies, les questions politiques et culturelles ont relégué la justice sociale au rang de préoccupations secondaires. Selon l’historien Charles Walton, le problème de la redistribution, déjà posé lors des révolutions de la fin du XVIIIe siècle, se situe pourtant au cœur des motivations des révolutionnaires égyptiens.
Concernant préalablement les études sur la Révolution française et les questions de classe comme de justice sociale, Charles Walton note que
«Ce manque d’intérêt pour les questions de classe et de justice sociale au profit de celles de culture et de libéralisme se reflète dans les travaux sur la Révolution Française. On y a délaissé petit à petit les question socio-économiques, pourtant centrales dans les années 1950-70, au profit de la culture et d’idées politiques comme la souveraineté, la représentation et l’opinion publique ; des droits de l’homme (droits civils et politiques uniquement, une impasse étant faite sur les droits sociaux et économiques) ; de questions relevant de la subjectivité individuelle comme les sentiments et les émotions ; de la morale et de la religion à travers les thèmes de la régénération et de la contre-révolution ; et de la violence politique caractéristique des épisodes de guerre et de la Terreur. Rares ont été les universitaires qui ont cherché les causes de la Révolution Française ou de sa radicalisation dans des facteurs économiques, fussent-ils matériels ou culturels.»
Concernant le printemps arabe, il indique que
«La question de la redistribution, le « double mouvement » de Polanyi et un discours sur les droits de l’Homme qui ne traite que d’une partie de la question peuvent tous trois venir éclairer l’analyse du printemps arabe.»
Le double mouvement de Polanyi (La Grande Transformation) réside dans l’observation suivante : «la libéralisation économique amène plus souvent – et paradoxalement – à un État plus lourd et plus répressif qu’à un Etat plus petit et plus démocratique.».
Dans la conclusion de son article, Charles Walton indique que
«La démocratie se retrouve […] de nos jours dénuée d’une véritable économie politique. À mesure que communisme et capitalisme finissent tous deux par dégénérer en une situation de clientélisme, les inégalités et les frustrations politiques se font plus intenses. Le passé récent pourrait peut-être nous aider à réfléchir à la direction à prendre pour l’avenir. S’il s’agit d’éviter de construire de nouvelles utopies, nous pouvons tenter de récupérer les éléments que la précédente, celle des droits de l’homme, avait oubliés ou rejetés à la marge : les droits économiques et sociaux. […] Même s’il existe des mouvements qui se battent pour la mise en place de droits économiques et sociaux, ils ont tendance à ne pas avoir droit de cité dans les médias occidentaux, qui préfèrent attribuer les problèmes de l’Egypte à la religion qu’à une crise de la redistribution.»
Finalement, en Egypte comme ailleurs, la lutte des classes n’a pas fini de parler d’elle. N’en déplaise à certains.
Michel Deniau nous dit son intérêt devant le dock-fiction réalisé en 2012 par une maison de production autrichienne et diffusé sur Arte. Ce docu-fiction s’intéresse à la vie de Charlemagne, depuis sa jeunesse et sa rivalité avec son frère cadet Carloman à sa mort en 814.
Michel Deniau est plus particulièrement séduit par la présence, au sein de la fiction, de plusieurs séquences de recherche historique au sein du déroulement du récit. C’est le plus et l’intérêt de la série. Pour Deniau:
«Cet exemple démontre qu’un plutôt bon équilibre entre un récit et des démonstrations scientifiques est possible. En un temps où les historiens de garde sont de sortie et que l’indigence documentaire est plutôt récurrente voir des documentaires comme cette série redonnent foi en la capacité de mélange entre un récit, dans tout ce que cela a de ludique, et une approche historique, tout ce qu’elle de plus scientifique.»
La série sur Arte :
– http://videos.arte.tv/fr/videos/charlemagne-1-3–7454096.html
– http://videos.arte.tv/fr/videos/charlemagne-2-3–7454100.html
– http://videos.arte.tv/fr/videos/charlemagne-3-3–7454104.html
Le billet : Allier le récit et l’exigence scientifique | unetudianthistorien
Il ne faut jamais désespérer du genre humain. Pendant que le haut dignitaire nazi et criminel de guerre Hermann Goering planifiait la mort de millions de Juifs, son frère Albert, lui, s’abritait derrière ce nom célèbre pour sauver des dizaines de vies juives. Yad Vashem, le mémorial de la Shoah, enquête d’ailleurs sur le frère cadet du dirigeant nazi en vue de lui décerner le titre de « Juste parmi les nations ». Ainsi, les guerres et les génocides ont leurs salauds mais aussi leurs héros.
« La liste Goering » ou le mystère de la condition humaine | RTS – Signature
En 1927, émerge, du granite du mont Rushmore, les visages de quatre des présidents les plus implacables lors de ce qu’on a appelé les « Guerres Indiennes ». Pour les siècles à venir, au cœur même des terres sacrées du peuple sioux, les visages de George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Théodore Roosevelt rappelleront chaque jour aux Indiens le poids de leur déroute. L’injure faites aux Indiens est d’autant plus amère que le sculpteur du mont Rushmore, Gutzon Borglum, était un suprématiste blanc affilié au Ku Klux Klan.
Le visage de Crazy Horse, inauguré en 1998
Dès lors, les Indiens songent à une riposte : à un symbole ils répondront par un symbole. Si les célèbres visages présidentiels en imposent par leur stature – ils font 18 mètres de haut – le monument qu’ils allaient ériger surpasserait Rushmore au point de lui porter ombrage. C’est ainsi que les Sioux allaient inviter un sculpteur natif de Boston et d’origine polonaise, Korczak Ziolkowski, à tailler dans une autre montagne des Black Hills, à quelques kilomètres à peine de Rusmore, l’image du grand chef des Lakhotas – tribu du peuple sioux – célèbre et admiré pour son courage au combat contre les troupes américaines : Crazy Horse.
Le monument, une fois terminé
Les travaux ont débuté en 1948 et devraient se terminer… d’ici une cinquantaine d’années. Réalisée sans aide fédérale et une fois achevée, il s’agira de la sculpture la plus imposante du monde. Elle fera 195 mètres de long pour 172 mètres de haut et, à lui seul, le visage de Crazy Horse, inauguré en 1998, mesure 27 mètres de haut.
L’histoire complète : La guerre des symboles: Le Mont Rushmore et la revanche des Sioux | À la Maison-Blanche.
