Le Moyen Âge est une période historiquement déterminée. Et encadrée par des événements qui ne font sens que d’un point de vue occidental (476 à 1453 ou 1492). Un millénaire approximatif, longtemps vu comme une période obscure et violente assurant la transition entre l’âge d’or de l’Empire romain et le rayonnement de la Renaissance européenne.
La réalité, dans une perspective mondiale, est bien différente. Mais cette périodicité fait sens en portant un regard d’ensemble sur l’Eurasie. Les évolutions conjointes des sociétés et du fait guerrier offrent, au fil de ce long millénaire prémoderne, d’étonnantes similitudes, de l’Europe à la Chine en passant par le Nord de l’Afrique et le Moyen-Orient.
Une bel essai de synthèse de la part du blog «Histoire Globale».
Nouvelles de l'histoire
La mise en Monde de l’humanité : plaidoyer pour l’enseignement d’une histoire globale | aggiornamento hist-geo
A l’occasion de la parution d’un ouvrage qui recoupe quelques unes de nos préoccupations, Vincent Capdepuy, co-auteur, et les éditions Sciences humaines ont autorisé la reproduction sur aggiornamento d’une partie de l’article intitulé “L’histoire globale par les sources : plaidoyer pour l’enseignement d’une histoire globale”. Nous signalons également un article de Christian Grataloup sur “l’école en manque d’histoire du Monde”, et beaucoup d’autres…
See on aggiornamento.hypotheses.org
Revue de presse : Décès de Wilhelm Brasse, photographe qui fixa pour l'éternité les horreurs d'Auschwitz
Wilhelm Brasse, ancien prisonnier du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau qui sur ordre des autorités, avait pris en photo des dizaines de milliers de ses compagnons, est décédé mardi à l’âge de 95 ans à Zywiec, dans le sud de la Pologne, a déclaré à l’AFP Pawel Sawicki, un porte-parole du musée d’Auschwitz. M. Brasse a également fourni des documents sur les expérimentations pseudo-médicales du docteur Josef Mengele et d’Eduard Wirths, médecin en chef SS d’Auschwitz-Birkenau.
Dèces de Wilhelm Brasse, photographe qui fixa pour l’éternité les horreurs d’Auschwitz
Revue de presse : La Grande Guerre | Actualites de l'histoire
Certains commencent à s’agiter dans la perspective de la commémoration en 2014 du centenaire de la Grande Guerre. Voici une sélection de liens à ce propos.
Vivement que l’on pense à commémorer le centenaire de la Grande Paix.
No More Industrial Revolutions? | NYTimes.com
L’économiste Robert J. Gordon a récemment publié “Est-ce que la croissance économique américaine est terminée ?” – http://faculty-web.at.northwestern.edu/economics/gordon/Is%20US%20Economic%20Growth%20Over.pdf. Selon l’auteur, les innovations sont derrière nous. Pour lui, les 3 révolutions industrielles (la vapeur, l’électricité et l’ordinateur) ont engendré des périodes de croissances économiques de plus en plus courtes. En fait, estime-t-il, les 250 dernières années pourraient bien avoir été uniques dans l’histoire de l’humanité. La montée des inégalités, la mondialisation, la perte des avantages concurrentiels des Etats-Unis (éducation…) pourraient bien avoir raison de l’innovation.
A lire (en anglai) : No More Industrial Revolutions? – NYTimes.com. (via InternetActu)
Les Indiens à la conquête de l’Ouest | La Vie des idées
Dépasser le récit national : ce défi occupe les historiens depuis plusieurs décennies. Appliquée à l’Amérique du Nord, il a bouleversé notre compréhension de phénomènes historiques comme la « Conquête de l’Ouest ». Un historien finlandais propose, à travers l’histoire des Comanches, de pousser jusqu’au bout ce renversement de perspectives pour mettre en avant la puissance des Indigènes face aux Européens.
Le livre de Pekka Hämäläinen est paru aux presses universitaires de Yale en 2008. Hämäläinen est professeur d’histoire à l’Université de Californie à Santa Barbara puis à Oxford, formé aux universités d’Helsinki et du Nebraska. Il a rédigé un ouvrage qui correspond bien aux normes actuelles des collections historiques des presses universitaires américaines, soucieuses d’étendre leur public au delà du monde universitaire en abordant des thèmes qui entrent en résonance avec des problèmes contemporains.
La démarche d’Hämäläinen relève de ce qu’on appelle en anglais un revisionism. Il hérite cette posture et ce projet d’une génération antérieure d’historiens américains spécialistes des rapports entre indigènes et colons. Ces auteurs ont repris, pour essayer de lui tordre le cou, le vieux thème de la Frontière qui avait fait la gloire de Frederick Jackson Turner, figure centrale de l’école historique américaine au tournant du vingtième siècle dont les idées ont dominé l’histoire de l’Ouest jusque dans les années 1960.
Recensé : Pekka Hämäläinen, L’Empire Comanche, traduit de l’anglais par Frédéric Cotton, préface de Richard White. Toulouse, éditions Anacharsis, 2012, 599 p., 28 €.
Lire le compte-rendu : Les Indiens à la conquête de l’Ouest – La Vie des idées.
