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Histoire Lyonel Kaufmann

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Nouvelles de l'histoire

L’exposition «1968 Suisse» | Musée d’histoire de Berne (16.11.2017 au 17.06.2018)

28 janvier 2018 by Lyonel Kaufmann

Ce dimanche, j’ai eu l’occasion de découvrir la très chouette exposition temporaire du Musée historique de Berne consacrée aux mouvements autour de 1968 en Suisse. 

La révolte de 68 est un phénomène aux multiples aspects : manifestations contre la guerre du Vietnam, libération de la femme, vie en communauté, musique rock et pop, hippies « flower power ». Par des actes de protestation, des manifestations, des happenings, souvent avec humour, la jeune génération s’insurge contre l’autorité et les valeurs établies et réclame plus d’autonomie, de justice et de solidarité. L’exposition temporaire du Musée d’Histoire de Berne, qui se tient du 16 novembre 2017 au 17 juin 2018, évoque cette époque mouvementée.

Cinquante ans après les événements de 1968, le Musée d’Histoire de Berne jette un regard rétrospectif. La grande exposition temporaire intitulée « 1968 Suisse » est consacrée à la période comprise entre la fin des années 1960 et le début des années 1970.

Dans l’exposition, des témoins de l’époque racontent leurs expériences personnelles. Dans l’exposition, ces expériences personnelles sont complétées par les interviews vidéo, très intéressants et fort riches, de trois historiens : Damir Skenderovic, de l’Université de Fribourg Brigitte Studer de l’Université de Bern et Jakob Tanner, de l’Université de Zürich.

Je vous propose un petit aperçu du parcours de la visite.

Le début de l’exposition :

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La première salle nous fait rencontrer les 16 témoins qui nous accompagneront tout au long de l’exposition. A tour de rôle, leur voix témoigne devant chacun de leur portrait de leur rencontre avec 1968.

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La salle suivante nous permet d’entrer dans le salon d’une maison suisse de la fin des années 1960.

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Des actualités suisses dispensent le discours officiel de l’époque.

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Après le salon, vient le tour de la salle à manger et enfin, on pénètre dans la chambre d’un jeune de l’époque. Le visiteur dispose d’un petit aperçu de son univers musical ainsi que de sa garde-robe.

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La salle d’exposition suivante présente les événements marquants de ces années-là. Le dispositif est organisé pour la forme d’un poste de télévision et de quatre grands écrans.

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En sortant de ce dispositif, nous entrons dans la salle principal qui décline les différentes thématiques de ces années-là :

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Pour chaque thème, le visiteur dispose d’extraits vidéos de témoins que l’on peut écouter grâce à des écouteurs fournis à l’entrée.

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Le dispositif proposé est varié et mélange différents types d’objets, des documents, des témoignages et l’avis en vidéo d’historiens. Une sélection de la production intellectuelle de cette époque est mise à disposition du visiteur.

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Une part significative est consacrée à la culture pop et rock de cette époque:

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Au terme de l’exposition, le visiteur retrouve les 16 témoins du début qui fournissent leur bilan personnel rétrospectif sur cette époque. Finalement, le visiteur a également la possibilité de s’exprimer dans une forme libre.

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L’exposition est si riche qu’il vous faudra compter au moins deux heures pour en faire un tour significatif, mais pas complet.

Les informations pour organiser leur visite :

Musée d’Histoire de Berne

Musée Einstein
Helvetiaplatz 5
CH-3005 Berne
Tél. +41 31 350 77 11
Fax +41 31 350 77 99
info@bhm.ch

HEURES D’OUVERTURE
Ma – di 10 – 17 h
Lu fermé

JOURS FÉRIÉS
Le musée est ouvert tous les jours fériés nationaux de 10 h à 17 h.

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

Enseignement et apprentissage de la Shoah : Monique Eckmann : «Oui mais…», transmettre la Shoah, défis et potentialités perçus depuis un pays Bystander | 22 janvier 2018, HEP Vaud, Lausanne

23 janvier 2018 by Lyonel Kaufmann

« La Shoah crée un fardeau qui confère des devoirs et des responsabilités partagées » (M. Eckemann, 22 janvier 2018)

Sociologue, membre depuis 2004 de la délégation suisse à la Task Force for International Cooperation on Holocaust Education et du Remembrance and Research (ITF) Education Working Group, Monique Eckmann est notamment auteur de 2 ouvrages de référence sur la question :

  • Eckmann, M., Stevick, D. & Ambrosewicz-Jacobs, J. (Ed.). Research in Teaching and Learning about the Holocaust : A Dialog Beyond Borders. Berlin: Metropol, 2017 (https://holocaustremembrance.com/sites/default/ les/research inteachingandlearningabouttheholocaustweb.pdf)
  • Eckmann, M., Heimberg, Ch. (2011). Mémoire et pédagogie : Autour de la transmission de la destruction des Juifs d’Europe. Genève: Institut d’Etudes Sociales.

Sa conférence d’ouverture portait — après la Déclaration de Stockholm adoptée en 2000 par une quarantaine de pays, puis la fondation de l’IHRA, dont la Suisse est membre depuis 2004— sur le bilan à faire aujourd’hui, les acquis, et les défis qui nous attendent alors que ces projets semblaient initier une européanisation, voire une universalisation de la transmission de l’histoire et de la mémoire de la Shoah.

Si les travaux effectués au sein de l’IHRA ont permis des avancées pour la formation, qui se ressentent sur le terrain, ils comportent aussi des dilemmes. Où en sommes-nous face aux réticences au sujet de la Shoah? Comment inscrire ce sujet dans le champ de l’éducation aux Droits humains et à la démocratie, ou dans celui de la prévention des crimes contre l’humanité? Quelle est la part à accorder respectivement aux victimes, aux bourreaux, aux bystanders — spectateurs passifs ou témoins engagés?

Dans son intervention, Monique Eckmann a mis en avant les 3 phases de la Shoah dans l’espace public :

  • l’ère du silence après 1945;
  • l’ère des bourreaux à la suite du procès A. Eichmann en 1961;
  • l’ère actuelles des victimes dans le cadre d’une globalisation de la mémoire.

Dans le domaine éducatif, avant la déclaration de Stockholm, l’histoire de la Shoah était une histoire non officielle faite par des enseignants militants et critiques à l’égard du système. Durant ces deux dernières décennies, nous sommes passés à un enseignement désormais officiel de la Shoah. Ce changement n’est pas sans interroger les enseignants militants des débuts.

Concernant la place de cet enseignement de la Shoah en Suisse, il faut noter l’invisibilité de la Shoah dans l’espace public et les sentiments ambivalents à l’égard de cette question. La Shoah est considérée par beaucoup comme non-suisse et l’ambivalence porte sur la politique officielle à l’égard des réfugiés et celle des banques : quelles sont les marges de manoeuvre des institutions et des individus dans un tel contexte ?

Monique Eckmann a présenté quelques dossiers remarquables. En premier lieu, l’ensemble des démarches qui a mené à la reconnaissance du génocide des Roms dans le cadre notamment de l’IHRA (https://www.holocaustremembrance.com/focus/genocide-roma). Avec le 2 août, le génocide des Roms disposent d’une journée de la mémoire de ce génocide. La Suisse participe d’ailleurs au site spécifique qui est consacré à cette question : https://www.holocaustremembrance.com/focus/genocide-roma.

Un autre important travail a été réalisé concernant la question de la comparaison de la Shoah avec d’autres génocides. Le Committe on Holocaust, Génocide & Crimes Against Humanity a réalisé un vrai travail de comparaison permettant de dégager les spécificités de chaque génocide. Loin d’être une remise à plat de l’Holocauste, ce travail en établit ses caractéristiques propres et donc sa singularité par rapport aux autres génocides. Dans le cadre de ce travail de comparaison, il faut souligner les 8 étapes des génocides établies par Gregory Stanton (http://genocide.mhmc.ca/fr/genocide-comparaison).

Concernant l’enseignement de la Shoah pour traiter à l’école la question des Droits de l’homme, Monique Eckmann s’interroge s’il est souhaitable de partir des pires abus relativement aux Droits de l’homme pour enseigner ces derniers. Dans tous les cas, trois axes sont identifiables concernant un tel enseignement :

  • éduquer sur les droits humains
  • éduquer pour les droits humains
  • éduquer dans et par les droits humains : soit garantir l’accès à une école démocratique, une atmosphère garantissant l’égalité de traitement, le respect des droits et un débat démocratique.

Il est également important de ne pas confondre le racisme au quotidien et le racisme d’Etat.

Enfin, il est important, pour M. Eckmann, de penser également en terme de formation professionnelle des adultes et pas seulement aux enfants. Ceci est particulièrement souhaitable pour les personnes qui seront ensuite amenées à exerces des droits sur autrui tel le personnel de santé, les policiers ou les garde-frontières.

Enfin, Mme Eckmann a aborder la question et la place des émotions dans l’enseignement de la Shoah. Il lui paraît important d’enseigner non pas à partir des émotions, mais des faits historiques pour éviter d’en faire une leçon de morale. Il s’agit de réfléchir aux conséquences tragiques du pouvoir.

Trois différents types d’acteurs sont à l’oeuvre qu’il convient d’examiner à partir de questions spécifiques :

  • les victimes : il s’agit ici de transmettre leur expérience et leur mémoire;
  • les perpétrateurs (pour les bourreaux) : pour explorer leurs (micro-)marges de manoeuvre, leurs espaces d’initiatives;
  • les bystanders ou spectateurs : concernant leur influence sur la situation historique.
7 Decembre 1965 Rabbi Abraham Joshua Heschel presents Judaism and World Peace Award to Dr. Martin Luther King, Jr.
7 Decembre 1965 Rabbi Abraham Joshua Heschel presents Judaism and World Peace Award to Dr. Martin Luther King, Jr.

Elle conclut en indiquant qu’il s’agit de ne pas tomber dans le piège de la concurrence des victimes et de travailler dans le sens d’une solidarité des victimes comme lors de la lutte des droits civiques entre les responsables de la communauté noire (Martin Luther King) et les représentants de la communauté juive américaine.

Source de la photo d’en-tête : https://www.holocaustremembrance.com/country/switzerland

Classé sous :Didactique, Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Journées d’étude internationales. Enseignement et apprentissage de la Shoah | 22 et 23 janvier 2018, HEP Vaud, Lausanne

23 janvier 2018 by Lyonel Kaufmann

Organisée de main de maître par ma collègue Nadine Fink et son comité d’organisation, la 3e conférence de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) a débuté ce lundi et se prolongera ce jour encore à la HEP Vaud (HEP-VD) à Lausanne. Compte-rendu de l’ouverture de la manifestation.

Présentation de la 3e conférence de l’IHRA

En 2004, la Suisse a rejoint l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), qui compte aujourd’hui 31 Etats membres et qui a pour but de promouvoir la mémoire, la recherche et l’éducation à propos de la Shoah. Depuis mars 2017, la Suisse assume la présidence de l’IHRA durant une année. C’est dans le cadre de cette présidence que la Haute école pédagogique du canton de Vaud, en collaboration avec la Haute école pédagogique de Lucerne, organise les journées d’étude internationales «Enseignement et apprentissage de la Shoah: pratiques et expériences dans le monde scolaire». Ces journées d’étude sont destinées tout particulièrement aux enseignants et aux formateurs des institutions éducatives.

Il y a plus de 10 ans, la Suisse a introduit la «Journée internationale de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité» le 27 janvier de chaque année, date symbolique correspondant à la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par l’Armée rouge. Cette journée est dédiée à la transmission et au travail de réflexion à propos de la mémoire et de l’histoire de la Shoah et des génocides qui ont marqué l’histoire du XXe siècle, ainsi que des droits de l’Homme, de la tolérance, du dialogue interreligieux et interculturel. Les journées d’étude «Enseignement et apprentissage de la Shoah: pratiques et expériences dans le monde scolaire» ont pour objectif de soutenir le travail et les démarches en lien avec ces thématiques telles qu’elles peuvent être traitées dans le contexte scolaire.

La question de l’enseignement et de l’apprentissage relatifs à la Shoah se pose dans de nombreux contextes nationaux, chaque pays y apportant des réponses différentes en fonction de sa propre histoire et de son rapport au passé. Dans le cadre des journées d’étude, des enseignants et des formateurs en provenance de nombreux pays, dont la Suisse, ont l’occasion d’échanger autour de leurs pratiques et de leurs expériences. L’objectif est de promouvoir les échanges au niveau international et de favoriser la multiperspectivité pour apprendre les uns des autres.

Ouverture de la manifestation

L’ouverture de la manifestation a été faite par Guillaume Vanhulst, recteur de la HEP-VD, Benno Bättig, Président de l’IHRA, Ambassadeur, Département fédéral des Affaires étrangères et Bennedikt Hauser, chef de division, Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation.

Dans son intervention, Bennedikt Hauser a indiqué que, si désormais, la Shoah est un fait établi dans le curriculum en Suisse, il ne s’agit nullement d’en faire des leçons ritualisées. Il a également cité les propos tenus par le président français, Emmanuel Macron le 10 juin 2017 dans les commémorations du 73e anniversaire d’Ouradour-sur-Glane :

«La pluie et le soleil après tant de décennies ont effacé les traces noires de l’incendie destructeur, l’herbe du Limousin a repoussé sur ces terres. La mémoire, elle aussi, forcément s’érode. Sans cesse nous devons raviver la flamme et lui redonner sens ». Ce soir vous serez des témoins, et vous serez devenus à votre tour des passeurs. Oradour, c’est la sauvagerie brutale, l’appétit effréné de la mort. Ici notre conscience se fortifie car ici elle touche ce contre quoi elle se dresse. Ici nous faisons provision d’indignation. Ce soir vous serez davantage que des témoins, j’aimerais que vous soyez devenus des consciences. Le Rwanda ou la Yougoslavie hier, la Syrie aujourd’hui ne sont qu’à quelques heures d’avions. Parfois, c’est chez nous que resurgit la bestialité infâme. En oubliant, en décidant de ne plus nous souvenir ou de ne plus nous battre, nous prendrions ce risque immensément coupable de répéter l’histoire.1»

« Oradour, ce n’est pas seulement un drame de la guerre. C’est un scandale absolu »

Pour sa part, dans son introduction de ce lundi 22 janvier, Nadine Fink, responsable du comité d’organisation, indiquait les trois axes qui on guidé l’organisation du colloque :

  • la prévention des crimes contre l’humanité
  • la question des droits de l’homme
  • le dialogue interreligieux et interculturel

Elle a également replacé l’histoire de cette thématique en milieu scolaire dans une interaction passé-présent-futur (pour un avenir souhaitable), construite sur une narration.

A l’occasion de cette conférence, 25 pays sont représentés et la pluralité des langues qui s’en dégage, caractéristique si helvétique, représente un tel enrichissement que les organisateurs ont choisi de tenir la conférence en trois langues : français, allemand et anglais. Les pratiques enseignantes présentées durant ces deux jours ont recours à une pluralité de ressources (témoignants individuels, des productions artistiques, des sources, les humanités digitales, des lieux de mémoire). La question des droits de l’homme que celle de la concurrence des mémoires et celle des faits alternatifs seront abordés dans les différentes sessions d’ateliers.

Cette partie introductive a été suivie par deux conférences, précédant deux sessions d’ateliers.

To be continued…

  1. Propos rapporté dans Le Parisien : http://www.leparisien.fr/politique/oradour-sur-glane-macron-en-passeur-de-memoire-aux-ceremonies-du-73eme-anniversaire-10-06-2017-7036917.php ↩

Classé sous :Didactique, Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Vers la fin du Centenaire : l’importance de la commémoration de la Grande Guerre pour les relations franco-allemandes

22 janvier 2018 by Lyonel Kaufmann

L’année 2018 marque la fin du Centenaire de la Première Guerre mondiale. Même si le cycle des actes commémoratifs se poursuit, cet article de The Conversation dresse un premier bilan de ce que ce Centenaire a signifié pour les relations franco-allemandes.

Pour les relations franco-allemandes, l’évènement a été crucial : jusqu’au début des années 1950, cette guerre a perpétué le mythe d’une haine héréditaire en France et en Allemagne, née au XIXᵉ siècle.

Ce n’est que dans la deuxième moitié du XXe siècle que la commémoration de la Première Guerre mondiale s’est peu à peu transformée en un lieu de mémoire commun : les deux mémoires « concurrentes » se sont rapprochées afin de devenir enfin un symbole de la réconciliation franco-allemande.

Lire la suite : Vers la fin du Centenaire : l’importance de la commémoration de la Grande Guerre pour les relations franco-allemandes

Légende de la photo : Le président François Mitterrand (G) et le chancelier allemand Helmut Kohl se tiennent la main en écoutant les hymnes nationaux français et allemand lors d’une cérémonie de réconciliation commémorant le souvenir des soldats français et allemands tombés pendant les deux guerres mondiales et scellant l’entente retrouvée, le 22 septembre 1984 à Douaumont, près de Verdun. Marcel Mochet/AFP

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

Les Harlem Hellfighters : les héros malmenés de la Grande Guerre

23 décembre 2017 by Lyonel Kaufmann

L’épopée des soldats noirs américains lors de la Première Guerre mondiale, racontée par un livre d’histoire, un documentaire et une bande dessinée.

La Première Guerre mondiale fut sans nulle doute celle qui fit le plus grand nombre de victimes avec près de vingt millions de morts pour les nations engagées. Tandis que les corps s’amoncelaient dans les tranchées françaises, le président américain Woodrow Wilson avait fait du « non engagement » des États-Unis, une promesse électorale. Gage sur lequel il devait revenir rapidement une fois réélu. Le 6 avril 1917, les Américains s’engagent aux côtés des Alliés. Ce que les livres d’histoire ne racontent pas, ce sont les faits d’armes des soldats noirs américains qui participèrent à ce conflit armé afin de prouver qu’ils étaient des citoyens américains comme les autres, motivés par l’espoir que leur gouvernement leur apporterait reconnaissance et gratitude à l’issue de la guerre. C’est cette page oubliée de l’Histoire que nous relate le journaliste Thomas Saintourens avec Les Poilus de Harlem que nous rapprocherons du film documentaire de François Reinhardt, La Grande Guerre des Harlem Hellfighters, diffusé sur France Ô le 13 décembre 2017 et de la bande dessinée de l’américain Max Brooks, Les Harlem Hellfighters, illustrée par Caanan White, paru aux éditions Pierre de Taillac en 2017.

Lire l’article : Les Harlem Hellfighters : les héros malmenés de la Grande Guerre

Classé sous :Nouvelles de l'histoire Balisé avec :14-18, 20e siècle, Première Guerre mondiale

Massacre de Tiananmen: au moins 10 000 morts, selon une archive britannique

23 décembre 2017 by Lyonel Kaufmann

Le massacre de Tiananmen à Pékin a fait au moins 10 000 morts, selon une archive britannique qui vient d’être rendue publique et livre un récit cauchemardesque de l’écrasement des manifestations pour la démocratie par l’armée chinoise en 1989.

Le régime chinois, qui impose un tabou sur cette période, avait de son côté affirmé fin juin 1989 que la répression des «émeutes contre-révolutionnaires» avait fait 200 morts chez les civils et «plusieurs dizaines» du côté des forces de l’ordre.

Lire l’article : http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201712/23/01-5148187-massacre-de-tiananmen-au-moins-10-000-morts-selon-une-archive.php

Crédit image : Archives Reuters

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

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