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Histoire Lyonel Kaufmann

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Didactique

Et si on faisait des jeux vidéos un outil féministe ? – Marie Claire

19 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann

Ou comment Hackerspace et Fablab permettent à des novices à trouver les personnes et les ressources pour mener à bien leur projet.

En avril 2018, Alice et Hélène ont lancé le jeu Dykie Street, où l’on vide la rue de ses insultes et affiches sexistes, homophobes ou réacs. Sans vraiment s’y connaître, elles ont décidé de prendre en main l’outil et de le mettre au service de l’éducation populaire et du féminisme.

— À lire sur www.marieclaire.fr/et-si-on-faisait-des-jeux-videos-un-outil-feministe,1292150.asp

Crédit photo : capture d’écran du jeu Dykie Street.

Classé sous :Humanités Digitales, Médias et technologies, Outils enseignement

Le numérique dans l’école : enjeux, perspectives, controverses…

18 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann

Une présentation très intéressante et surtout pertinente de Michel Guillou. Plus même qu’un état des lieux de la question, cette présentation Michel nous permet de réfléchir très sérieusement à la question. Merci à Michel Guillou.

Le numérique dans l’école : enjeux, perspectives, controverses… from Michel Guillou
Crédit image en-tête : Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise. Lien vers l’image : https://pixabay.com/fr/photographie-prenant-image-801891/

 

Classé sous :Humanités Digitales, Médias et technologies, Opinions&Réflexions

Tristan Garcia : “Les vaincus n’ont pas d’histoire”

16 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann

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Philosophe et écrivain, Tristan Garcia publie Ames , un ambitieux sixième roman et premier volet d’un projet en trois tomes qui entend retracer l’histoire de la souffrance à travers toute l’humanité. Son affirmation que les vaincus n’ont pas d’histoire et que seule la fiction peut se mettre au service des oubliés de l’histoire, fait écho aux travaux de Nathan Wachtel (1971) La Vision des Vaincus – Les Indiens du Pérou devant la Conquête Espagnole (1530-1570) (voir sa recension par la Revue L’Histoire). Réflexions.

« j’essaie d’être attentif, toujours, à re-raconter l’histoire du point de vue des vaincus, des dominés, des subalternes. Ce qui est très compliqué, car les vaincus n’ont pas d’histoire. Celle-ci est toujours racontée par les vainqueurs. Et le problème, c’est que l’épopée en littérature est toujours le signe d’une victoire militaire, d’un impérialisme. Etre attentif à la souffrance, c’est un moyen de garder la forme épique mais aussi de raconter l’histoire du point de vue de ceux qui n’en ont pas. Les oubliés de l’histoire. C’est pour ça que la fiction est nécessaire. »

Interrogé sur le travail de recherche nécessité par son ouvrage, il pose aussi la fiction comme moyen d’aller regarder dans les blancs de l’histoire, mais il met aussi en avant tout le travail de recherche plus particulièrement concernant les connaissances factuelles :

« Ma technique est de commencer par déterminer un lieu précis et une année. Ensuite, je vais lire tout ce que les archéologues et les historiens ont comme connaissances factuelles sur cet endroit, à cette date-là. J’essaie d’être vraiment systématique : je fais des fiches avec les habits, la nourriture, les odeurs, les expressions, les usages, l’architecture. Comme un chef déco de cinéma. Et à partir de là, quand j’ai ce décor, ce qui m’intéresse, c’est d’aller regarder dans les blancs de l’histoire. Ce qu’on ne connaît pas. Et c’est dans ces blancs que j’injecte la fiction. Evidemment, plus c’est lointain, plus tu as du blanc. Globalement, au début de la documentation, tu peux chercher sur internet, mais petit à petit, quand tu resserres, tu arrives à ce moment fascinant où tu réalises qu’il n’y a pas tout sur le net. Alors tu es obligé d’aller quelque part dans le monde, dans une bibliothèque, retrouver des références qui n’ont pas été numérisées. C’est la ligne de flottaison d’internet. Et tu découvres qu’il y a des choses en dessous. J’adore ça. »

Le livre : Ames – Histoire de la souffrance I (Gallimard), 720 p., 24 €

—A lire : LesInrocks – Tristan Garcia : “Les vaincus n’ont pas d’histoire”

Crédit photo en-tête : Edfou. Temple Égyptien. Bas relief. Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

Classé sous :Opinions&Réflexions, Publications

BP13/22SHS : Archéologie et Préhistoire : le site de l’INRAP

15 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann

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Le site de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) offre un grand nombre de ressources ainsi qu’un suivi de l’actualité dans le domaine de l’archéologie et plus particulièrement concernant la préhistoire qui seront très utiles pour les enseignants de l’enseignement primaire.

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  1. Chronologie générale : C’est plus particulièrement le cas avec les dossiers multimédias de l’INRAP ainsi que l’illustre sa chronologie générale. Celle-ci couvre le Paléolithique ancien jusqu’à la France contemporaine.
  2. Les experts remontent le temps (films d’animation) : les experts remontent le temps est une série de 7 films d’animation de 3 minutes qui retracent l’évolution des modes de vie des hommes du passé et leurs interactions avec l’environnement, de la Préhistoire au premier Moyen Âge. Leur style se veut ludique et comporte une touche d’humour. L’humour paraît cependant plus adapté à des adolescents ou des adultes qu’à des enfants. Il faut également tenir compte du nombre d’information fournit sur un rythme rapide. Elles forment une bonne introduction avant de répondre aux quizz proposés également par le site. Parmi les films d’animation :
    • La Préhistoire de Néandertal
    • La Préhistoire d’Homo sapiens
    • Le Néolithique
    • L’archéologue
  3. Les quizz : ceux-ci forment un excellent complément aux films d’animation de la série Les experts remontent le temps (films d’animation):
    • L’homme de Néanderthal
    • Je découvre la Préhistoire
    • Vivre au Néolithique
  4. Quizz pour passionnés de jeux vidéos, de bande dessinée, de cinéma ou de litttérature : certains quizz très spécifiques permettront de raccrocher à l’archéologie les passionnés des jeux vidéos, de la bande dessinée ou du cinéma :
    • Archéologie et Jeux vidéos
    • Archéologie et bande dessinée
    • Archéologie et cinéma
    • Archéologie et littérature
  5. Pour en savoir plus : des dossiers multimédias vous permettront d’aller plus loin soit concernant une des époques historiques, soit concernant le travail et les méthodes de l’archéologue ou l’histoire de l’archéologie :
    • Dossier Paléolithique
    • Les sciences de l’archéologie
    • Histoire de l’archéologie
  6. Un ouvrage pour conclure : Demoule, J.-P., Garcia, D. & Schnapp, A. (2018). Une histoire des civilisations. Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances. Paris: La Découverte. Cet ouvrage vous permettra de disposer d’une vision globale de l’archéologie et de l’état récent des savoirs sur un ensemble de sujet tels que la localisation du berceau de l’hominisation, les origines et l’extension des civilisations sédentaires ou les migrations qui se sont succédé de la préhistoire jusqu’à nos jours.

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La présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

Depuis les années 1980, une révolution silencieuse a bouleversé nos connaissances sur l’histoire de l’humanité : celle suscitée par les extraordinaires progrès techniques et méthodologiques de l’archéologie, particulièrement grâce au développement de l’archéologie préventive. Nombre des représentations d’hier ont été nuancées, des pans entiers de cette histoire, jusque-là ignorés, ont été mis au jour. Mais si cette révolution a donné lieu à un foisonnement de publications scientifiques, il manquait une vision globale, accessible aux non-spécialistes. C’est ce défi qu’ont voulu relever ici trois des plus éminents archéologues français.

Réunissant les contributions de soixante et onze spécialistes mondiaux, associées à une riche iconographie et à une cartographie originale, cet ouvrage propose une histoire renouvelée des civilisations. Il couvre l’ensemble des périodes et des continents, en mettant l’accent sur les avancées les plus significatives : la localisation du berceau de l’hominisation, les origines et l’extension des civilisations sédentaires, les stratégies économiques et politiques qui ont mené à la fondation des grands empires et les conditions de leurs dislocations, les modalités de la mondialisation des époques moderne et contemporaine, sans oublier les migrations qui se sont succédé de la préhistoire jusqu’à nos jours.

Grâce à cette vision globale de l’aventure humaine, on découvrira comment l’archéologie apporte sa contribution à la connaissance des sociétés sans écriture comme à celle des civilisations de l’écrit. Et comment elle rend possible un nouveau dialogue entre sources textuelles et sources matérielles, qui bouleverse plusieurs domaines de l’histoire ancienne, médiévale et moderne.

Le site de l’éditeur : La Découverte

Crédit image d’en-tête : Dépôt de haches taillées. Vinneuf (Yonne). Lab Archéo. Les sciences de l’archéologie  © Loic de Cargouët, Inrap

Classé sous :BP13/22SHS Enseigner les sciences humaines et sociales aux cycles 1 et 2, Histoire savante, Publications

Podcast histoire du Temps présent : Magma

13 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann

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Avec Magma, Clémence Hacquart vous propose des rencontres avec des personnes qui ont vécu de près ou de loin des événements historiques du XXème siècle.

A titre d’exemple, quelques émissions récentes.

 La marche pour l’égalité contre le racisme – Salika Amara (23 décembre 2018)

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L’émission : https://magmapodcast.com/la-marche-pour-legalite-et-contre-le-racisme-salika-amara/

 Le village noyé de Tignes – Marie (21 octobre 2018)

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C’est une histoire de perte d’identité, de souvenirs noyés et d’expulsion forcée.

En 1952, à Tignes, en Savoie, près de 400 personnes ont été chassées de leur village pour que l’État puisse construire un barrage hydroélectrique.

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L’émission : https://magmapodcast.com/le-village-noye-de-tignes-marie/

La chute du Mur de Berlin – Annet Köhler (22 avril 2018)

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Née à l’est de Berlin en 1971, Annett Köhler n’a connu que le mur jusqu’à ses 18 ans.

Dans ce quatrième épisode de MAGMA, Annett Köhler raconte la fin du mur de Berlin à travers ses souvenirs personnels, de son enfance dans le bloc soviétique à la chute de ses repères, en passant par les déceptions et les obstacles qu’elle a rencontrés dans l’Allemagne réunifiée.

L’émission : https://magmapodcast.com/la-chute-du-mur-de-berlin-annett-kohler/

Suivre Magma sur Twitter : https://mobile.twitter.com/magma_podcast

Sur Instagram : https://www.instagram.com/magmapodcast/

Le site : https://magmapodcast.com

Classé sous :Histoire active, Histoire savante, Médias et technologies, Publications

« Assassin’s Creed », toute une histoire à la Gaîté lyrique – LesInrocks

4 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann

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La célèbre saga d’Ubisoft est prétexte à une exposition immersive et éducative à sur la création des jeux vidéo.

Centrée sur les deux derniers volets de la saga, le plus récent Odyssey (qui se déroule dans la Grèce antique) et Origins (dans l’Antiquité égyptienne), l’exposition fait écho au mode éducatif “Discovery Tour”, une extension active sur Origins (offerte aux visiteurs via un code de téléchargement) et qui s’appliquera, dans le courant de l’année, à Odyssey.

Dans ce mode, pas de missions délicates ni de combats hargneux, mais un univers totalement ouvert dans lequel il est possible de suivre (ou non) des visites guidées à valeur culturelle ajoutée. Les premières salles de l’expo présentent ainsi une partie de la base de données historiques sur laquelle repose Assassin’s Creed Origins ainsi que de nombreux dessins, esquisses et documents préparatoires issus d’une poignée d’épisodes de la série.

Behind the Game – L’expo au cœur d’Assassin’s Creed Jusqu’au 6 février, Gaîté Lyrique, Paris IIIe. Des rencontres et master class sont organisées parallèlement à l’exposition.

Le programme des ateliers pour les enseignants des cycles 2et 3 : https://www.reseau-canope.fr/ile-de-france/preac/images-et-creation/formations/ateliers-conferences/

-À lire : LesInrocks – « Assassin’s Creed », toute une histoire à la Gaîté lyrique

Crédit photo d’en-tête : Affiche « Behind the Game »• Crédits : Gaîté Lyrique

Classé sous :Histoire active, Médias et technologies, Nouvelles de l'histoire

YouTubeurs et institutions : de nouveaux formats pour la médiation scientifique

3 janvier 2019 by Lyonel Kaufmann

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File 20181223 103634 11nnabb.jpg?ixlib=rb 1.1 Mikaël Chambru, Université Grenoble Alpes

Cet article a été co-écrit avec Julie Polge, chargée d’exposition scientifique à la Communauté Université Grenoble Alpes.

En France, les vidéastes sur YouTube – les youtubeurs – spécialisés dans la vulgarisation sont actifs depuis une dizaine d’années déjà. A mesure qu’il a pris de l’ampleur, ce phénomène n’est pas passé inaperçu auprès des acteurs de la Culture scientifique, technique et industrielle (CSTI). Les musées, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les Centres de CSTI (CCSTI) et les associations ont peu à peu investi ce nouvel espace de médiation, en produisant eux-mêmes des contenus et/ou en collaborant avec des youtubeurs. L’analyse des jeux, enjeux et stratégies d’acteurs engendrés par ces relations nouvelles a donné lieu à un premier travail de recherche exploratoire réalisé au printemps dernier.

Preuve de cet engouement, le ministère de la Culture a publié il y a un mois un document recensant quelques 350 chaînes de vulgarisation scientifique adaptées à un usage éducatif. D’autres acteurs y voient une occasion de « reconquérir » une culture scientifique qu’ils jugent en perdition. Ceux-ci plaident notamment pour l’organisation d’une haute autorité reposant sur un Science Media Centre alimenté par les valeurs de l’éducation populaire.

L’émergence des « pro-ams »

C’est en 2016 que l’intérêt porté aux youtubeurs de vulgarisation scientifique augmente de façon significative. Le tournant est amorcé par le Musée du Louvre et trois collaborations avec NotaBene, Axolot et Le Fossoyeurs de Films. Par la suite, le Louvre invitera d’autres YouTubeurs, l’objectif de ces vidéos explicatives, ludiques et pédagogiques étant de populariser la chaîne YouTube du musée. Depuis cette date, le nombre d’abonnés de la chaîne ne cesse d’augmenter. Il culmine aujourd’hui à plus de 30 000 abonnés contre 5 580 abonnés début 2016. Le succès de cette relation a été relayé sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Les youtubeurs, d’abord présentés comme des vidéastes profanes, sont rapidement devenus des pro-ams : des amateurs travaillant selon des standards professionnels pour produire du contenu audiovisuel sur la plate-forme numérique. Simultanément, on observe à plus petite échelle la naissance de relations diverses entre institutions de CSTI et youtubeurs. Souvent discrètes, ces relations se traduisent par la relecture d’un script par un scientifique, le prêt de matériel, de services, de locaux, ou encore le financement de tout ou partie du projet. Quelques exemples : l’hébergement de la chaîne Balade Mentale par le CCSTI La Rotonde, la vidéo du youtubeur Axolot au CCSTI La Casemate et au Muséum de Grenoble, la chaîne du Projet Lutétium notamment portée PSL Research University et le Conservatoire de Paris, ou encore les nombreuses invitations de youtubeurs dans des conférences et autres tables rondes. Des formats hybrides émergent, institutionnels mais « typés YouTubeur » comme les chaînes de vulgarisation « Zeste de Science » du CNRS, « Des Médias Presque Parfaits #DMPP » par la sémiologue Virginie Spies ou « Happy Hour » produite par le CCSTI Espace des Sciences.

Ces collaborations protéiformes sont devenues un thème de réflexion fréquent chez les acteurs de la médiation scientifique. Des moments d’échange, publics ou non, comme lors du congrès de l’Association des musées et centres pour le développement de la culture scientifique, technique et industrielle (AMCSTI) ou du festival Frames à Avignon, démultiplient les espaces et les formes de rencontre entre les youtubeurs et les institutions. La pertinence et l’avenir de ces pratiques nouvelles et des enjeux qu’elles soulèvent y sont abordés.

Les « géants sans visage »

Pour être regardé sur YouTube, il faut être original, parler de sujets populaires et respecter certaines normes. La plate-forme a ses propres langages et codes utilisés par les youtubeurs dans leurs vidéos. Ces normes communicationnelles se retrouvent dans les formats utilisés, le montage, les nombreuses références à la « culture Internet » (memes, chansons, jeu vidéo…) et la capacité à raconter (storytelling). Elles se matérialisent également à travers une relation particulière entre les vidéastes et leur public. Le youtubeur doit se montrer sincère et authentique pour gagner la confiance des spectateurs, n’hésitant pas à transmettre sa « vision du monde » et ses propres discours. Ces caractéristiques éloignent les vidéos populaires sur la plate-forme numérique des formats télévisuels. Or, ces derniers tendent à rester la référence pour les institutions de CSTI.

Ce décalage entre le discours institutionnel et le ton des vidéos sur YouTube transparaît dans la façon dont les institutions utilisent le média. Le plus souvent, les chaînes institutionnelles servent de « lieu de stockage » où sont regroupées des vidéos diffusées sur d’autres réseaux sociaux. Ces usages donnent à voir une image de géants sans visage aux institutions de CSTI : pour la plupart, les vidéos institutionnelles manquent de personnalité, l’interlocuteur change à chaque vidéo, le débit de parole semble faible, il y a peu de dialogue avec le public, etc. Des similarités avec les formats télévisuels que l’on peut retrouver par exemple dans les reportages du CNRS, les interviews de l’INSERM ou encore le “journal télévisé” du CCSTI Espace des Sciences.

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Si l’on en croit les chiffres d’audiences, ces usages apparaissent moins séduisants pour le public… alors même que YouTube est promulgué, par certains acteurs de la CSTI et non sans effets de croyance, comme nouvel espace d’expression d’une culture scientifique contemporaine et populaire. Or la raison d’être de la plate-forme, reposant sur le modèle publicitaire, est avant tout de maximiser les audiences. Cela produit un second décalage avec les logiques de publicisation instituées de la CSTI. Les algorithmes ne mettent en effet pas en avant les contenus visant à cultiver l’esprit critique et la démarche scientifique mais ceux qui apparaissent déjà comme les plus populaires et les plus pertinents par rapport à chaque historique de consultation. Autrement dit, la qualité de la démarche de vulgarisation entreprise et de sa validité scientifique n’est pas un critère déterminant de popularité sur la plate-forme.

YouTube confère toutefois une attractivité nouvelle à la vulgarisation scientifique. Les contenus intéressent, attirent et plaisent aux spectateurs, même les plus jeunes. En France, des youtubeurs vulgarisateurs parviennent ainsi à rassembler des centaines de milliers d’abonnés (Dirtybiology, C’est une autre histoire, etc) voire dépassent le million pour certains (E-penser, Dr Nozman, etc). Conscientes du potentiel de dialogue avec le public, les institutions de CSTI souhaitent de plus en plus travailler avec ces vidéastes pour renouveler les formes de publicisation de la culture scientifique.

La CSTI en question

Dans les années à venir, il fait peu de doute que ces collaborations vont se développer tant les discours professionnels montrent qu’institutions et youtubeurs y ont chacun leur intérêt. YouTube apparaît en effet comme un espace réciproque de légitimation et de reconnaissance. Pour les premières, il s’agit de s’appuyer sur la légitimité populaire des seconds pour diversifier leurs publics et renouveler les formes de communication scientifique dans l’espace public. Pour les seconds, il s’agit de s’appuyer sur la légitimité scientifique des premières pour engranger la reconnaissance dont ils estiment manquer pour disposer de plus de ressources. Ces « gains » réciproques s’amenuiseront-ils à mesure que les collaborations deviendront l’une des nouvelles normes de médiation culturelle et scientifique ? La figure désinstitutionnalisée des youtubeurs, appréciée par les institutions, risque de disparaître progressivement à mesure que les vidéastes seront associés à ces mêmes institutions.

Sans postuler que les formes de publicisation de la culture scientifique se réinventent sur YouTube, la médiation et la vulgarisation des sciences opérées sur cette plate-forme numérique révèlent tout de même l’émergence de nouveaux formats de mise en public des savoirs. Dans un contexte de complexification de la CSTI, ces formats interrogent les usages sociaux des sciences et leurs cultures. Ils participent également à la profusion d’actions, d’objectifs et d’acteurs en recherche d’une (re)définition contemporaine de la culture scientifique et de ses objectifs. En tant que dispositif techno-visuel, YouTube ne saurait être la réponse « magique » à ces questionnements.The Conversation

Mikaël Chambru, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication, Université Grenoble Alpes

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

Crédit photo en-tête : CC0 Creative Commons. Usage éditorial uniquement. Pas d’attribution requise

Classé sous :Humanités Digitales, Médias et technologies, Opinions&Réflexions, Publications

David Diop : « La France a construit l’image d’un tirailleur courageux, obéissant et parfois sanguinaire »

31 décembre 2018 by Lyonel Kaufmann

  • Auteur du roman « Frère d’âme », le lauréat du Goncourt des lycéens décrypte les représentations liées aux combattants africains pendant la première guerre mondiale. Propos recueillis par Gladys Marivat pour le journal Le Monde. Extrait.

Comment, à l’époque, étaient représentés les tirailleurs sénégalais ?

En 1910, le général Charles Mangin écrit La Force noire, livre dans lequel il préconise l’utilisation de tirailleurs sénégalais en cas de conflit en Europe. Pour lui, ce sont des soldats féroces qui ont aidé à la colonisation. Ils viennent de sociétés nobiliaires d’Afrique de l’Ouest où la capacité guerrière est valorisée. Il ne reste plus qu’à construire l’image – et ce ne fut pas très difficile – d’un tirailleur sénégalais courageux, qui obéit aux ordres. Et qui peut être sanguinaire. L’armée française joue là-dessus pour terroriser les Allemands. On envoie parfois les tirailleurs sénégalais avec le coupe-coupe pour nettoyer les tranchées. Cela crée un passif très fort. L’Allemagne lance une contre-propagande qui met en scène un tirailleur sénégalais violent, sauvage, tout en accusant la France de négrifier son armée et d’introduire la barbarie en Europe. Le tirailleur est donc pris entre deux feux, deux propagandes, l’allemande et la française.

Ce passif-là dure jusqu’à la seconde guerre mondiale puisque des tirailleurs sénégalais, dans bien des cas, sont tués, mitraillés sur le bord du chemin par des nazis au sein de l’armée allemande, sans autre forme de procès. Par la suite, les Allemands supportent très mal l’occupation de la Rhénanie en 1920 par les troupes coloniales. Pour eux, c’est une humiliation que des Nègres gardent la Rhénanie. Il y a tout un jeu de représentations négatives dans lequel le tirailleur est piégé. Enfin, une autre image exploitée est celle du grand enfant. C’est logique. Nous sommes dans l’empire colonial et il faut maintenir une hiérarchie des races et justifier une mission civilisatrice. Senghor le voit dans les affiches « Y’a bon Banania ». Il le dit dans le poème liminaire du recueil Hosties noires (1948) : « Je déchirerai les rires banania sur tous les murs de France. »

-À lire : David Diop : « La France a construit l’image d’un tirailleur courageux, obéissant et parfois sanguinaire » | Le Monde

Crédit image : L’écrivain David Diop, à Paris, le 20 septembre 2018. JOËL SAGET / AFP

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Publications

Un char celtique découvert en Bulgarie : les Gaulois en Thrace il y a 2 300 ans

30 décembre 2018 by Lyonel Kaufmann

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Archéologie | Un exceptionnel char celtique a été découvert en Bulgarie, avec ses chevaux enterrés debout, figés. Témoin d’une improbable migration gauloise en Thrace, il y a 2 300 ans.

Les royaumes Thraces et Gètes sont aujourd’hui l’objet de recherches entreprises par une équipe internationale de chercheurs bulgares, suisses et français. Ainsi, les fouilles de la nécropole de Sboryanovo, probable capitale d’un vaste royaume, ne cessent, sous la direction de la professeure Diana Gergova (Institut national d’archéologie avec Musée, Académie bulgare des Sciences), de livrer d’exceptionnelles découvertes, d’étonnantes pratiques funéraires…

Un char celtique unique au monde y a été récemment retrouvé en Bulgarie. Il est le témoin d’une migration celte en Thrace, il y a 2 300 ans. Alors que tous les chevaux enterrés sont couchés, les deux chevaux enterrés de ce char celtique sont debout, comme pétrifiés. Chez les Celtes, peuple cavalier, le cheval est si important qu’on lui voue un culte. Cette découverte révèle que les Celtes migraient déjà jusqu’en Thrace au IIIe siècle avant J.-C. Pour Carbonne14, l’archéologue Jordan Anastassov décrypte les enjeux de cette découverte.

-À lire :

  • Un char celtique découvert en Bulgarie : les Gaulois en Thrace il y a 2 300 ans
  • Des traces gauloises en royaume Thrace ?

Crédit photo : Char gaulois découvert sur le site de Sboryanovo (Bulgarie)• Crédits : © M. Gios, J. Anastassov

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Que retiendront les livres d’histoire de l’année 2018 ? | Politico Magazine

29 décembre 2018 by Lyonel Kaufmann

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POLITICO Magazine a demandé à 16 historiens américains de replacer tout ce qui s’est passé au cours des 12 derniers mois dans son contexte historique en écrivant littéralement le paragraphe que les livres d’histoire de l’avenir comprendront concernant l’année 2018. Un exercice éminemment périlleux. Voici le travail traduit en français de cinq d’entre eux.

L’année de la distraction

Joseph J. Ellis est l’auteur de « American Dialogue: The Founders and Us ».

C’est difficile à croire, mais il y a exactement un siècle, en 2018, les médias américains étaient obsédés par la présidence fracturée et frivole de Donald Trump.

Ce qu’ils auraient pu appeler des  » nouvelles ininterrompues « , ce sont les mouvements suivants dans les modèles historiques destinés à façonner notre propre monde : l’ascension de l’empire asiatique, alors appelé Chine ; la crise de confiance dans les trois branches du gouvernement fédéral, qui a conduit à la convocation de la deuxième Convention constitutionnelle et de notre actuelle Confédération américaine ; l’érosion croissante du glacier du Groenland, qui a forcé l’évacuation des villes côtières de notre pays.

Pour toutes ces raisons, 2018 est devenue « l’année de la distraction ».

Une année insignifiante, ou un tremblement de terre en fonction de 2020

H. W. Brands enseigne à l’Université du Texas à Austin. Il est l’auteur de « Andrew Jackson and other works of American history ».

Scénario A (Donald Trump n’a pas été élu pour un second mandat) :

L’année 2018 a été pleine de son et de fureur, ce qui signifie, en fin de compte, très peu. Le modèle de leadership grossier de Trump a été rejeté par les électeurs à la première occasion, et ses politiques sur le commerce, la sécurité internationale, l’immigration et l’environnement ont été tôt ou tard annulées.

Scénario B (Trump a été réélu pour un second mandat) :

L’année 2018 a marqué le moment où l’abdication de l’Amérique de son rôle de leader dans le monde, commencée en 2017, est devenue plus prononcée et irréversible. Trump a remis en question ou rejeté catégoriquement les engagements de l’Amérique envers ses alliés, le libre-échange, l’État de droit, les normes démocratiques et un effort mondial pour éviter les conséquences les plus graves du changement climatique. Il a fait de l’Amérique, aux yeux d’une grande partie du reste du monde, un État voyou. Le président des États-Unis a longtemps été la personne la plus conséquente au monde ; cette distinction a été transférée au président de la Chine en 2018. Le monde n’a jamais été le même.

Quand on s’est rendu compte que le passé n’est pas si passé après tout.

Lizabeth Cohen est professeure émérite à l’Université Harvard et Howard Mumford Jones, professeur d’études américaines au Département d’histoire.

L’année 2018 a été remarquable pour avoir donné à de nombreux Américains une leçon d’histoire vivante. Permettez-moi d’expliquer ce que je veux dire par deux exemples. Pour beaucoup d’entre nous, notre compréhension des profondes divisions qui ont conduit notre pays à la guerre civile dans les années 1860 est fondée sur des explications théoriques des différences irréconciliables du passé : les différends sur le sort de l’esclavage des Afro-Américains ou l’extension de l’esclavage dans les territoires ou le type de futur économique que les États-Unis auraient – un avenir fondé sur la fabrication dicté par le Nord ou une alternative agricole orientée vers le marché souhaitée par le Sud. Soudainement, l’élection de Trump en 2016 et les deux années de sa présidence qui ont suivi, particulièrement l’année dernière, ont poussé bon nombre d’entre nous dans la réalité de vivre dans un pays fortement divisé. Certes, nous savions déjà qu’il y avait des Amériques rouges et bleues et des expériences et des possibilités divergentes en milieu rural et urbain. Mais peu d’entre nous savions à quel point ces abîmes culturels étaient profonds, à quel point ces ressentiments économiques étaient intenses, à quel point ces désaccords politiques étaient graves. Et les nouveaux médias sociaux et traditionnels – de Fox à MSNBC – ont caricaturé puis amplifié ces visions du monde distinctes, créant des chambres d’écho dans lesquelles nos désaccords se font entendre et s’amplifient. Les États-Unis ne sont pas au bord d’une autre guerre civile – il y a encore des valeurs et des engagements qui continuent de nous unir en tant qu’Américains et des institutions comme les tribunaux qui mettent un frein aux matchs criards. Mais certains jours, on a l’impression d’être proches, surtout quand c’est un jour où Trump choisit d’alimenter les divisions entre sa « base » et ses ennemis, immigrants et « vrais » Américains, noirs et blancs.

L’autre exemple que j’aimerais citer est la façon dont les événements récents ont choqué bon nombre d’entre nous en nous rendant compte que nous ne pouvons plus présumer que  » ça ne peut pas arriver ici « , que les États-Unis sont en quelque sorte à l’abri du genre de fascisme qui a surgi en Allemagne nazie et a traumatisé le monde au milieu du 20e siècle. Là aussi, il a été facile de se distancier du passé, de la ferveur xénophobe, nationaliste et antisémite qui avait envahi l’Europe, en particulier l’Allemagne. Mais alors que nous avons vécu des événements tels que la marche nationaliste effrayante des Blancs à Charlottesville, les cruelles séparations de familles à la frontière mexicaine, les brutales fusillades dans les synagogues, les meurtres à motivation raciale (y compris par les forces de l’ordre), la répression délibérée des électeurs, les attaques contre une presse libre, et plus encore, il semble soudainement possible que la démocratie américaine soit également sérieusement compromise. Et si cela devait arriver, nous, les Américains, n’aurions personne d’autre à blâmer que nous-mêmes. En 2019, espérons que nous pourrons apprendre, selon les mots d’Abraham Lincoln, à être touchés « par les meilleurs anges de notre nature » et à renouer avec les aspirations américaines de tolérance, de compassion, de moralité et d’égalité devant la loi. Il est courant de dire que connaître l’histoire nous aide à comprendre le présent. Aujourd’hui, le présent peut aussi nous aider à mieux comprendre le passé – et à tenir compte de ses mises en garde.

Une année charnière pour le travailleur américain

William P. Jones est professeur d’histoire à l’Université du Minnesota.

2018 a été une année charnière dans l’histoire des travailleurs américains, à la fois dans l’aggravation de l’érosion des revenus, des droits du travail et du pouvoir politique qui dure depuis un demi-siècle et dans la montée de nouvelles formes d’organisation et de mobilisation visant à répondre à ces mêmes tendances. L’année a commencé par des spéculations sur l’impact potentiel de l’affaire Janus c. AFSCME, une affaire de la Cour suprême qui, comme prévu, a porté un coup à la capacité des syndicats de représenter les employés du secteur public. Si l’on ajoute à cela les décisions administratives qui affaiblissent la protection des entrepreneurs indépendants, des travailleurs employés par des franchises et des employés fédéraux et les attaques ouvertes contre les travailleurs immigrants, on constate que les tendances qui remontent aux années 1970 se sont poursuivies au cours de l’année. Paradoxalement, l’année 2018 a aussi été marquée par une recrudescence de l’activisme de la classe ouvrière qui promettait de renverser ces tendances. Le plus dramatique a été la grève de milliers d’enseignants en Virginie occidentale, suivie de manifestations similaires en Oklahoma, Arizona, Kentucky, Caroline du Nord, Géorgie et Colorado. Apparues dans des États conservateurs connus pour leurs bas salaires et la faiblesse des lois du travail, ces actions ont démontré que les revers juridiques ne signifiaient pas nécessairement la fin du travail organisé. Les travailleurs ont également fait preuve d’un militantisme renouvelé dans les endroits où les syndicats étaient forts : grève contre les hôtels Marriott au Massachusetts, au Michigan, en Californie et à Hawaii ; reconnaissance des syndicats d’assistants d’enseignement et de professeurs auxiliaires à Harvard, Columbia et dans d’autres collèges ; et obligation pour Amazon de négocier avec les magasiniers immigrants somaliens au Minnesota. Enfin, les syndicats se sont mobilisés politiquement ; ils ont vaincu Scott Walker, le gouverneur antisyndical du Wisconsin, et aidé à élire un sénateur en faveur du syndicat, Jacky Rosen, au Nevada. Et le militantisme accru n’a pas semblé endommager l’image publique du travail organisé. Fin 2018, un sondage Gallup a révélé que 62 % des Américains approuvaient les syndicats, contre 56 % en 2016 et seulement 48 % en 2009. Après une baisse de 50 ans, le taux de représentation syndicale est demeuré stable et le nombre total de membres syndiqués a augmenté.

Démocratie libérale contre Trumpisme

Richard Steigmann-Gall est professeur d’histoire à la Kent State University.

Beaucoup d’historiens du fascisme se sont demandés si 2018 verrait un moment d’incendie du Reichstag, quand Trump confondrait une urgence nationale ou profiterait d’une vraie, pour consolider le pouvoir dictatorial. Ce n’est pas ce qui s’est passé. En fait, l’État de droit libéral a continué à fonctionner, avec un résultat électoral remarquable à mi-parcours, ce qui peut être compris de manière fiable comme une réaffirmation du pouvoir parlementaire face à une présidence forte. Cependant, c’était une erreur d’interpréter les échecs de Trump à consolider le pouvoir fasciste pour un manque d’ambition d’être fasciste. Bien que l’Etat de droit libéral fonctionne encore bien, c’est en grande partie malgré Trump, et non grâce à lui. Ses plus proches conseillers de la Maison-Blanche – en particulier Stephen Miller – ainsi que ses compagnons de voyage dans les médias, ont poussé Trump à défier avec mépris l’État de droit chaque fois qu’il le pouvait. Trump n’a montré aucun intérêt pour le consensus qui est à la base d’une véritable démocratie parlementaire, choisissant plutôt à maintes reprises d’imposer sa volonté par fiat jusqu’à ce que les pouvoirs législatif ou judiciaire l’en empêchent. Nous ne pouvions pas décrire le gouvernement américain en 2018 comme « fasciste », mais ceux qui n’ont pas su reconnaître les aspirations fascistes de Trump, ont continué à sous-estimer le danger du trumpisme.

-À lire : What Will History Books Say About 2018? – POLITICO Magazine

Crédit photo : Photo de AbsolutVision sur Unsplash

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