Créer des licences Creative Commons en classe d’histoire

En histoire-géographie, de nombreuses activités donnent lieu à des productions médiatiques numériques publiées sur des supports de diffusions divers : site internet, blog, chaîne youtube, réseaux sociaux.

Ainsi, vidéos, livres numériques, podcasts…réalisés par les élèves sont un moment privilégié pour entamer une réflexion sur les droits et notamment le droit d’auteur et les enjeux de la publication sous licence, notamment les licences dites Creative Commons.

La piste pédagogique présentée est une séance d’une heure consacrée à la compréhension et à la création d’un licence creative commons à l’issue d’une production de podcasts à publier sur le site Internet d’une webradio en classe de Seconde.

-A lire : CRÉER DES LICENCES CREATIVE COMMONS EN CLASSE ET SE PRÉPARER À PIX ET AU CRCN

Migration vers Zotero – Le blog Zotero francophone

Dans l’optique de proposer et de mettre à disposition de mes étudiant.e.s des outils du monde libre et de les utiliser également dans le cadre de mes propres travaux, Zotero est l’outil indispensable pour gérer mes références. Le blog Zotero francophone propose un billet très concret pour celles et ceux qui voudraient migrer leurs bibliothèques d’EndNote vers Zotero. Il propose aussi un tutoriel pour migrer de Paper vers Zotero. A consommer sans modération !

Zotero est un logiciel de gestion de références gratuit, libre et open source qui s’inscrit dans la philosophie du Web 2.0. Il permet de gérer des données bibliographiques et des documents de recherche (tels que des fichiers PDF, imagesetc.). Ses principaux atouts techniques reposent sur l’intégration au navigateur web, la possibilité de synchronisation des données depuis plusieurs ordinateurs, la génération de citations (notes et bibliographies) dans un texte rédigé depuis les logiciels LibreOffice, Microsoft Word, NeoOffice, Zoho Books et OpenOffice.org Writer grâce à l’installation d’un plugin. Le développement du logiciel est à l’initiative du Center for History and New Media (CHNM) de l’université George Mason.

Que ce soit un/e collègue ou la lecture du billet Pourquoi Zotero ? qui vous a convaincu de passer à Zotero, encore faut-il migrer les références que vous avez déjà collectées dans le logiciel que vous utilisiez jusqu’à maintenant.

La documentation Zotero comporte des pages détaillées concernant la migration de données d’un autre logiciel de gestion bibliographiques à Zotero. Nous nous proposons aujourd’hui d’illustrer celle consacrée à EndNote, Comment puis-je importer des données depuis EndNote ?
Ce billet est ainsi fondé sur les expériences personnelles des auteurs, chacun de leur côté, dans l’accompagnement d’utilisateurs lors de la migration de leurs bibliothèques d’EndNote vers Zotero. Il sera illustré par 2 cas bien précis que les auteurs ont choisi parce qu’ils permettent de parler du cycle complet.

Sommaire

via Migration vers Zotero – Le blog Zotero francophone

Crédit photo : Photo by Patrick Tomasso on Unsplash

Bruno Devauchelle : Cartables, manuels, ressources à l’ère numérique

Le numérique va t-il alléger le poids des cartables ? La question revient régulièrement depuis 20 ans, rappelle Bruno Devauchelle. Mais elle est mal posée. Encore faut-il bien comprendre ce que sont un cartable et un manuel à l’ère numérique. De plus en plus d’enseignants se passent de manuel scolaire mais le remplacent par des photocopies.  » Les moyens numériques qui environnent le travail scolaire, cahier de texte numérique, carnet de notes ou même de liaison numérique, environnement numérique de travail, viennent compléter l’idée même d’un allègement des cartables. Et pourtant cela ne semble pas être vraiment le cas. Les enseignants sont majoritairement orientés « papier ». Ils le font pour quelques raisons : d’une part la culture de l’écrit papier reste dominante, de plus les examens se font très majoritairement sous forme écrite ou orale mais sans numérique, d’autre part les défaillances techniques des appareils numériques et des réseaux font craindre la nécessité du fameux « plan B ». » Quant au cartable il doit englober l’univers numérique de l’élève en sus de celui de l’établissement. Au croisement des deux, le smartphone… Une excellente tribune de Bruno Devauchelle à lire sur le Café pédagogique.

Source : Bruno Devauchelle : Cartables, manuels, ressources à l’ère numérique

Crédit image : Pixabay License. Free for commercial use . No attribution required

FidusWriter : un traitement de texte OpenSource collaboratif et académique

Cet article présente Fidus Writer, traitement de texte OpenSource collaboratif et académique, et son intégration dans la formation à l’écriture scientifique et la réalisation du projet de mémoire professionnel de futur.e.s enseignant.e.s primaires. Il participe également à ma volonté de proposer à mes étudiant.e.s des outils numériques libres. Le tout en suivant ma devise «Pédagogie, technologie et simplicité»

Dans le cadre du module de préparation au mémoire professionnel (MP) pour de futurs enseignant.e.s primaires1, il m’importe également de proposer des outils numériques pour accompagner la réalisation de leur travail de MP. De plus en plus, je leur propose des outils numériques OpenSource.

J’ai récemment fait la découverte de Fidus Writer, éditeur de texte qui permet notamment de gérer des références bibliographiques et des les intégrer en fonction d’une norme reconnue comme la norme APA. Devant ses fonctionnalités et qualités, j’ai choisi ce semestre d’inciter mes étudiant.e.s à l’utiliser pour la rédaction de leur projet de mémoire professionnel. Par ses fonctionnalités, je postule que FidusWriter participera à l’acquisition par mes étudiant.e.s des principes d’une écriture académique. Il me permettra également de suivre la progression de leur travail et de les accompagner dans leur projet. La présentation qui suit fait également office de mini mode d’emploi de FidusWriter.

Fidus Writer est un traitement de texte OpenSource collaboratif en ligne spécialement conçu pour les travaux de type universitaire comportant des citations et/ou des formules. La collaboration permet de travailler à plusieurs sur le même document et d’y inclure des commentaires. Ces commentaires sont visibles dans la marge de droite.

La page de connection de FidusWriter

La page de connection de FidusWriter

Concernant le travail collaboratif, le suivi des changements (menu Tracks changes) offre la possibilité met en évidence les changements apportés aux documents depuis la dernière version (via Tracks changes –> Record) avant de les enregistrer (via Tracks changes –> Accept all). Ces chagements sont rendus visibles au moyen d’une couleur différente et d’une indication de l’auteur du changement.

La page d'accueil permettant la gestion des fichiers et des bases de données (bibliographiques, images).

La page d’accueil permettant la gestion des fichiers et des bases de données (bibliographiques, images).

FidusWriter comprend également une base de données de références. Vous pouvez ainsi insérer vos références dans votre document. Vous pouvez choisir votre style (via Settings) de référence dont le format APA. Deux variantes de mise en forme :

  • Kühberger (2018, p. 24)
  • (Kühberger, 2018, p. 24)

La bibliographie est directement mise à jour et figure en fin de document en fonction du style de référencement bibliographique choisi (p. ex. APA).

L'inteface de travail et d'écriture

L’inteface de travail et d’écriture

L’éditeur se concentre sur le contenu plutôt que sur la mise en page, de sorte qu’avec le même texte, vous pourrez plus tard le publier de plusieurs façons : sur un site Web, sous forme de livre imprimé ou de livre électronique. Dans chaque cas, vous pouvez choisir parmi un certain nombre de mises en page adaptées au support de votre choix.

Les informations sur cet outil se trouvent ici : https://www.fiduswriter.org/how-it-works/.

Dans les préférences du document, il est possible de choisir

  • le style des références bibliographiques;
  • la langue du document;
  • un des styles prédéfinis pour le document.

Une fois la langue choisie, il est possible de vérifier l’orthographe de son document (via le menu Tools).

On dispose également de la possibilité de créer d’une base de donnée bibliographique. Pour importer des références issues de Zotero, la méthode la plus efficace consiste à exporter les références depuis Zotero au format BibTex (menu Fichier –> Exporter la bibliothèque…), puis de se rendre dans l’espace d’accueil de FidusWriter et, via Bibliography, choisir «Upload BibTex file…». Vous sélectionnez ensuite le fichier généré, puis l’import se fera automatiquement. Vous pouvez également procéder par glisser/déposer depuis Zotero.

Il est possible d’insérer un tableau ou des images. Concernant les images, elles intègrent une banque d’images.

Parmi les formats d’exportation, on trouve

  • le format .docx (Word);
  • le format epub;
  • en LaTex;
  • en pdf.

Concernant l’exportation des documents, il faut souligner qu’il faut utiliser Firefox à la place de Safari. De manière générale, Firefox ou Chrome fonctionnent mieux avec FidusWriter que Safari.

Si vous avez utilisé Google Docs, l’apparence et la convivialité devraient vous permettre de faire la transition en douceur. Ne vous inquiétez pas des sauts de page ou de tout autre formatage à ce stade ; lorsque vous exportez votre document au format PDF, à imprimer, au format .docx, LaTeX ou EPUB, il fera ce qu’il faut en fonction de vos choix de style.

En 2013, le site Les Outils Tice présentait FidusWriter sous l’angle de ses trois points forts :

  • Le premier d’entre eux, ce sont ses options de travail collaboratif. A partir d’un document crée sur le site vous pouvez inviter d’autres personnes à venir éditer et commenter telle ou telle partie du texte. Ces derniers pourront selon les droits que vous leur accorderez au cas par cas modifier le texte ou seulement le lire et le commenter. Dans tous les cas, FidusWriter conservera les différentes versions d’un même document pour vous permettre au besoin de revenir en arrière.
  • Deuxième point fort, l’intégration facilitée dans le texte de références, de bibliographies et autres notes. Si votre travail nécessite de citer de nombreuses sources, FidusWriter va sérieusement vous faciliter la tâche. L’interface du traitement de texte particulièrement simple permet de créer des listes de références à la volée. Ces dernières peuvent être des livres, des revues ou des sources en ligne interactives.
  • Troisième point fort de mon point de vue, les nombreux formats d’export proposés par ce service. Vous allez pouvoir chosiir parmi de nombreuses templates si vous envisagez de publier votre travail. Oubliez la lourde tâche de ma mis en forme et concentrez-vous sur l’essentiel: le contenu. Vous pourrez exporter votre travail fini au format PDF, EPUB ou encore HTML. Ultra pratique.

Voilà nous sommes au terme de ce petit tour de présentation rapide de FidusWriter. Pour un éditeur de texte collaboratif en ligne, toujours en OpenSource (moins complet) : FramaPad ou HackMD. Autrement, il y a Google Docs, Evernote ou Microsoft Office Online… , mais ce n’est pas OpenSource et pas forcément gratuit.

Le site de FidusWriter : https://www.fiduswriter.com/

Bibliographie (exemple) :

Kühberger, C. (2018, December). The Private Use of Public History and its Effects on the Classroom. (M. Demantowsky, Ed.), Public History and School. De Gruyter. https://doi.org/10.1515/9783110466133-004

  1. BP43MEP-9 «Comment penser le monde d’aujourd’hui et de demain, par l’intermédiaire des disciplines des sciences humaines et sociales ?»

Cartographie numérique: The Green Book, un guide touristique qui donne à voir la géographie des lieux « fréquentables » par des Noirs dans l’Amérique de l’après guerre.

The Green Book est un guide de voyage touristique publié entre 1936 et 1966 dont le but était de répertorier les hôtels, restaurants, bars, stations-service, où les voyageurs noirs étaient acceptés. La New York Public Library a développé une interface cartographique en ligne pour vous inviter à en explorer le contenu :

http://publicdomain.nypl.org/greenbook-map/index.html

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Le site peut être consulté en mode de navigation libre ou en choisissant son itinéraire. Il permet de nous plonger dans l’Amérique de l’après guerre et sa politique de ségrégation. L’occasion de comprendre comment on pouvait « voir le monde en fonction de la couleur de sa peau ».

via Cartographie numérique: The Green Book, un guide touristique qui donne à voir la géographie des lieux « fréquentables » par des Noirs dans l’Amérique de l’après guerre.

Que commémorent les bots? | L’histoire contemporaine à l’ère numérique

Frédéric Clavert revient dans son dernier billet sur les commémorations de la Première Guerre mondiale et son projet de recherche sur le Centenaire de la Grande Guerre. Il indique notamment qu’il est probable qu’il aille désormais jusqu’au 11 novembre 2019 – pour avoir un 11 novembre hors du Centenaire. Mais d’autres questions de recherches se posent à lui maintenant et notamment sur le rôle des comptes automatisés dans les commémorations :

« Mais d’autres questions de recherche se posent, maintenant que la collecte touche à sa fin. Ainsi, en travaillant sur la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun de mai 2016 et les controverses alors suscitées, je ne me suis pas penché sur le rôle des comptes automatisés mais y avais pensé très fortement. Je me suis pour le moment contenté d’une analyse de la circulation de l’information et son rôle dans ces controverses – je ne me pensais pas capable de pouvoir repérer les bots, tout simplement. »

Il y présente notamment le cas du compte Twitter @realtimeww1 :

« Le compte Twitter @realtimeww1, projet initié par mon collègue Benoît Majerus et les étudiants du Master académique en histoire européenne contemporaine de l’Université du Luxembourg. Ce compte Twitter est automatisé, ce qui en fait un «bot». »

Passionnant !

Source : Que commémorent les bots? | L’histoire contemporaine à l’ère numérique

Antisémitisme en Suisse romande en 2018: Augmentation des actes après 3 années de chiffres stables

La CICAD publie son rapport annuel d’analyse de l’antisémitisme en Suisse romande.

174 actes antisémites recensés en 2018 dont 2 agressions physiques.

Les réseaux sociaux concentrent la grande majorité des actes recensés dans ce rapport soit 64%.
Une tendance observée depuis plusieurs années. Les médias en général concentrent 24% des chiffres.

Principaux vecteurs d’antisémitisme

  • L’extrême-droite : recrudescence de leurs activités en 2018 et intensification des liens entretenu par ces groupes entre les différents cantons romands, la France et l’Italie.
  •  A l’ère des fake news et des sites de « ré information», un nombre considérable de commentaires antisémites sur internet trouvent leur source dans le complotisme, particulièrement en ce qui concerne les milieux d’extrême-droite, d’extrême-gauche, islamistes ainsi que les mouvements dits de «dissidence ». 21% des actes recensés ont trait à la théorie du complot juif.
  • Le conflit israélo-palestinien reste une des sources permanentes d’antisémitisme. La nazification d’Israël et l’antisionisme concentrent 29% des actes.
  • Le négationnisme est toujours une réalité en Suisse. 26% des actes antisémites recensés concernent le négationnisme de la Shoah.
  • La banalisation de plus en plus fréquente du discours antisémite sous couvert de « blague potache » et dans le discours public.

Le rapport et son résumé ainsi que les actes recensés sont accessibles directement en cliquant sur les liens.

Alfred Escher et la Suisse moderne

Le destin d’Alfred Escher est largement lié et emblématique de celui de la Suisse moderne.

L’entrepreneur et politicien né le 20 février 1819 a été l’un des premiers conseillers nationaux du jeune Etat fédéral. Au cours d’une carrière politique de plus de trois décennies, il a fondé Credit Suisse, l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et construit le tunnel du Gothard.

Ce titan qui a passé sa vie à bâtir des réseaux – ferroviaires, économiques et politiques – continue de susciter de l’intérêt 200 ans après sa mort.

Son histoire comporte aussi sa part d’ombre: une partie de la fortune de sa famille provenait d’une plantation de café à Cuba qui employait des esclaves. Un aspect revisité par de récents travaux d’historiens.

Le Temps donne la parole à Joseph Jung. Professeur titulaire de l’Université de Fribourg et professeur invité de plusieurs universités, il est l’auteur enthousiaste et très peu critique d’une biographie d’Alfred Escher. Une vision très (néo)libérale du personnage.

L’article du Temps : www.letemps.ch/suisse/personne-na-davantage-marque-suisse-qualfred-escher

Éducation aux médias et à l’actualité : comment les élèves s’informent-ils ?

À l’heure où les interrogations se multiplient autour des infox et du rôle joué par les réseaux sociaux, le Cnesco publie une note d’analyse sur le rapport qu’entretiennent les jeunes en France avec l’actualité, les médias et l’information ainsi que sur la manière dont l’institution scolaire accompagne la nécessaire éducation aux médias. Après l’étude sur les engagements citoyens des lycéens (septembre 2018), il s’agit du  second volet de la grande enquête nationale du Cnesco « École et citoyenneté ».

Les chiffres clés de l’enquête

  • Des élèves intéressés par l’actualité : 68 % des élèves de terminale déclarent s’informer sur l’actualité en France (politique, économique, sociale…).
  • Un haut niveau de confiance dans les médias « traditionnels » et une prise de distance vis-à-vis des réseaux sociaux : plus des deux tiers des élèves de 3e ont confiance dans la télévision, la radio et les journaux papier, contre seulement 27 % de confiance dans les réseaux sociaux.
  • Des inégalités sociales dans le rapport aux médias : 79 % des élèves de 3e favorisés mais seulement 63 % des élèves de 3e défavorisés (16 points d’écart) font confiance aux informations provenant des journaux papier.
  • Une éducation aux médias limitée à l’école : seuls 52 % des élèves de 3e déclarent que le sujet des médias a été abordé en cours d’enseignement moral et civique (EMC) durant leurs années au collège (alors que l’éducation aux médias fait partie du programme d’EMC).

Lire la suite : Éducation aux médias et à l’actualité : comment les élèves s’informent-ils ?

Crédit photo : Photo par Bino Le sur Unsplash

Opinion – Histoire et sa didactique : des vies parallèles ?

Dans le dernier billet publié par le blog Public History Weekly, Eleni Apostolidou1,  professeure assistante de didactique de l’histoire au Département d’enseignement primaire de l’Université de Ioannina (Grèce) propose une contribution et sa réflexion à propos des différentes tendances de la didactique de l’histoire depuis les années 1970 et les compare avec les phases pertinentes de l’historiographie.

Elle identifie et qualifie quatre périodes concernant la didactique de l’histoire :

– l’émancipation (1960-1970): la première période de la didactique de l’histoire peut être considérée comme ayant eu lieu dans les années 1960 et 1970, lorsque la didactique de l’histoire est apparue comme un domaine disciplinaire distinct et que l’accent a été mis sur la pensée historique par opposition à l’apprentissage par cœur des récits nationaux. Selon les pays ou les aires culturelles, on parlera pour la didactique de l’histoire de « Didactique des Disciplines » en France (1979), de « New History » en Angleterre ou de  « New Social Studies » aux Etats-Unis. La didactique de l’histoire se concentre alors sur la pensée critique. Historiographiquement, cette première apparition de la didactique de l’histoire coïncide avec la « Nouvelle histoire » et l’Ecole des Annales.

– le tournant « affectif » (1980-1990): la deuxième période de didactique de l’histoire peut être considérée comme ayant eu lieu dans les années 1980 et 1990, périodes marquées par l’accent mis sur la conscience historique plutôt que sur la pensée historique. La didactique de l’histoire, comme les programmes de certains pays, en appelle à l' » empathie « , à la  » diversité  » et à la  » multiperspectivité  » comme objectifs de l’enseignement de l’histoire. Historiographiquement, le discours didactique s’articule avec le le développement des études post-coloniales ou des  » subaltern studies « .

– le tournant culturel (2000-…): pour Eleni Apostolidou, nous vivons maintenant une troisième période de didactique de l’histoire marquée par l’accent mis sur les moyens de diffusion des représentations historiques : C’est la période de la Public History et de la culture historique. La recherche en didactique se concentre sur la façon dont la pensée historique et la conscience historique des élèves se forment grâce à différents types de représentations historiques (photographies, cinéma, jeux vidéos, représentations numériques, etc.). Ce mouvement coïncide en historiographie avec l’étude des usages populaires du passé, l’histoire culturelle et la Public History.

Finalement Elieni Apostolidou s’interroge si nous n’entrererions pas dans une période de « coopération coopérative » où l’historiographie et la didactique de l’histoire évoluent  » en communication « , l’une semble informer l’autre. Si précédemment, l’historiographie précédait la didactique, un inversement s’est opéré, pour Apostolidou, depuis les années 1980. Désormais, la didactique de l’histoire serait en avance sur l’historiographie. 

Nulle doute que cette dernière prise de position ne manquera pas de susciter le débat… 

Le billet : Apostolidou, Eleni: Parallel Lives? History and her Dicactics. In: Public History Weekly 7 (2019) 6, DOI: [dx.doi.org/10.1515/phw-2019-13398]

Crédit photo : Photo par jesse orrico sur Unsplash

  1. Apostolidou, Eleni: Parallel Lives? History and her Dicactics. In: Public History Weekly 7 (2019) 6, DOI: [dx.doi.org/10.1515/phw-2019-13398]. []

L’histoire secrète des femmes dans le codage informatique – The New York Times

Qui sait que dès années 1940 aux années 1980, la place des femmes dans la programmation des ordinateurs était bien meilleure qu’aujourd’hui ? Qu’est ce qui s’est mal passé ? Le New York Times Magazine revient sur l’histoire de ces femmes pionnières de l’informatique aux Etats-Unis et au Canada. Extraits. Une histoire à méditer.

Crédit image : Opératrices d'ordinateurs avec un Eniac - le premier ordinateur programmable universel au monde. *Corbis/Getty Images*

Crédit image : Opératrices d’ordinateurs avec un Eniac – le premier ordinateur programmable universel au monde. Corbis/Getty Images

Des années 1940 au début des années 1980 : Ladies First !

Lorsque les ordinateurs numériques sont devenus une réalité concrète dans les années 1940, les femmes ont été des pionnières dans l’écriture de logiciels pour les machines. À l’époque, les hommes de l’industrie informatique considéraient l’écriture de code comme une tâche secondaire, moins intéressante. La vraie gloire résidait dans la fabrication de la quincaillerie. Logiciel ? « Ce terme n’avait pas encore été inventé », dit Jennifer S. Light, professeure au M.I.T., qui étudie l’histoire des sciences et des technologies.

Cette dynamique a été à l’œuvre dans le développement du premier ordinateur numérique programmable aux États-Unis, l’Electronic Numerical Integrator and Computer, ou Eniac, dans les années 1940. Financé par l’armée, c’était un monstre, pesant plus de 30 tonnes et comprenant 17 468 tubes à vide. Le simple fait de le faire fonctionner était considéré comme un exploit technique héroïque et viril. En revanche, la programmation semblait subalterne, voire une activité de secrétariat.

secrétariale. Les femmes ont longtemps été employées dans le travail de scut de faire des calculs. Quand est venu le temps d’engager des techniciens pour rédiger les instructions de l’Eniac, il était logique, pour les hommes en charge, de choisir une équipe entièrement féminine : Kathleen McNulty, Jean Jennings, Betty Snyder, Marlyn Wescoff, Frances Bilas et Ruth Lichterman. Les hommes savaient ce qu’ils voulaient qu’Eniac fasse ; les femmes le « programmaient » pour exécuter les instructions.

Quand le nombre de tâches de codage a explosé dans les années 50 et 60, les employeurs cherchaient simplement des candidats disposant de logique, bons en mathématiques et méticuleux. Et à cet égard, les stéréotypes sexistes ont joué en faveur des femmes. Certains cadres ont ainsi fait valoir l’expertise traditionnelle des femmes dans des activités minutieuses comme le tricot et le tissage. Le livre « Your Career in Computers » de 1968 précisait que les gens qui aiment « cuisiner à partir d’un livre de cuisine » font de bons programmeurs.

En 1967, il y avait tellement de programmeuses que le magazine Cosmopolitan publia un article sur « The Computer Girls », accompagné de photos de femmes ruches au travail sur des ordinateurs qui évoquaient le pont de contrôle de l’USS Enterprise. L’article indiquait que les femmes pouvaient gagner 20 000 $ par année en faisant ce travail (ou plus de 150 000 $ avec l’argent d’aujourd’hui). C’était le rare métier de col blanc dans lequel les femmes pouvaient s’épanouir.

Crédit image : Un ordinateur E.R.A./Univac 1103 dans les années 1950. *Hum Images/Alamy*

Crédit image : Un ordinateur E.R.A./Univac 1103 dans les années 1950. Hum Images/Alamy

L’avénement de l’ordinateur personnel comme point de rupture

Si nous voulons déterminer à quel moment les femmes ont commencé à être forcées de quitter les programmes, nous pouvons nous pencher sur une année : 1984. Dix ans plus tôt, une étude a révélé que le nombre d’hommes et de femmes ayant exprimé un intérêt pour le codage en tant que carrière était égal. A partir de 1984, ce pourcentage a chuté ; à partir de 2010, il avait été réduit de moitié. Seulement 17,6 % des étudiants diplômés des programmes d’informatique et de sciences de l’information étaient des femmes.

L’une des raisons de ce déclin vertigineux est liée à un changement dans la façon et le moment où les enfants ont appris à programmer. L’avènement des ordinateurs personnels à la fin des années 70 et au début des années 80 a reformé le bassin d’étudiants qui poursuivaient des études en informatique. Avant cela, presque tous les étudiants qui se présentaient à l’université n’avaient jamais touché à un ordinateur ou même été dans la pièce avec un ordinateur. Les ordinateurs étaient des appareils rares et coûteux, pour la plupart disponibles uniquement dans les laboratoires de recherche ou dans les entreprises. Presque tous les élèves étaient alors sur un pied d’égalité.

Une fois que la première génération d’ordinateurs personnels, comme le Commodore 64 ou le TRS-80, a trouvé son chemin dans les maisons, les adolescents ont pu jouer avec eux, apprenant lentement les concepts majeurs de la programmation pendant leur temps libre. Au milieu des années 80, des étudiants de première année d’université se présentaient à leur première classe déjà compétents en tant que programmeurs. Il s’est avéré que ces étudiants étaient surtout des hommes.

Ce que Margolis a également entendu des étudiants – et des membres du corps professoral aussi – c’est qu’il y avait un sentiment dans la salle de classe que si vous n’aviez pas déjà codé de façon obsessionnelle pendant des années, vous n’aviez pas votre place. Le  » vrai programmeur «  était celui qui « avait un bronzage d’écran d’ordinateur parce qu’il était tout le temps devant l’écran », comme le dit Margolis. La vérité, c’est que beaucoup d’hommes eux-mêmes ne correspondaient pas à ce stéréotype monomaniaque. Mais il y avait deux poids, deux mesures : les femmes qui se sentaient jugées comme n’étant pas assez  » dures « . Dès la deuxième année, bon nombre de ces femmes, assiégées par des doutes, ont commencé à abandonner le programme.

Une étude menée en 1983 auprès d’étudiants du M.I.T. a produit des comptes rendus tout aussi sombres. Les femmes qui levaient la main en classe étaient souvent ignorées par les professeurs et discutées par les autres étudiants. On leur disait qu’elles n’étaient pas assez agressives ; si elles défiaient d’autres élèves ou les contredisaient, elles entendaient des commentaires comme « Tu es vraiment chiante aujourd’hui – ce doit être tes règles ».

Le rôle négatif des familles, de l’école et de Hollywood dans ces changements

A la fin des années 1980, Allan Fisher, doyen associé de l’école d’informatique de l’Université Carnegie Mellon, a remarqué que la proportion de femmes dans la majeure était constamment inférieure à 10 %. En 1994, il a embauché Jane Margolis, une chercheuse en sciences sociales, pour comprendre pourquoi. Pendant quatre ans, de 1995 à 1999, elle et ses collègues ont interviewé et suivi une centaine d’étudiants de premier cycle, hommes et femmes, au département d’informatique de Carnegie Mellon ; elle et Fisher ont ensuite publié les résultats dans leur livre “Unlocking the Clubhouse: Women in Computing”.

Ce que Margolis a découvert, c’est que les étudiants de première année arrivant à Carnegie Mellon avec une expérience substantielle étaient presque tous des hommes. Ils avaient été beaucoup plus exposés aux ordinateurs que les filles ; par exemple, les garçons étaient plus de deux fois plus susceptibles d’en avoir reçu un en cadeau de leurs parents. Et si les parents achètent un ordinateur pour la famille, ils le mettent le plus souvent dans la chambre d’un fils, pas dans celle d’une fille. Les fils avaient aussi tendance à avoir ce qui équivaut à une relation de  » stage  » avec les pères, à travailler avec eux dans les manuels de langue de base, à recevoir des encouragements de leur part ; ce qui n’était pas le cas des filles.

Leurs mères étaient généralement moins occupées avec les ordinateurs à la maison, lui ont-ils dit. Les filles, même les plus intellos, ont compris ces indices et ont semblé diminuer leur enthousiasme en conséquence.

À l’école, les filles recevaient à peu près le même message : les ordinateurs, c’était pour les garçons. Les garçons geeks qui ont formé des clubs d’informatique ont souvent fini, intentionnellement ou non, par reproduire le même comportement d’exclusion. (Ces groupes snobaient non seulement les filles, mais aussi les garçons noirs et latinos.) De telles cliques d’hommes créaient « une sorte de réseau de soutien par les pairs », selon les mots de Fisher.

Dans les années 80, le travail de pionnière accompli par les programmeuses avait été oublié pour la plupart. En revanche, Hollywood diffusait exactement l’image opposée : L’informatique était un domaine masculin. Dans les films à succès comme « Revenge of the Nerds », « Weird Science », « Tron », « WarGames » et d’autres, les nerds de l’ordinateur étaient presque toujours de jeunes hommes blancs. Les jeux vidéo, une importante activité de porte d’entrée qui a mené à un intérêt pour les ordinateurs, ont été présentés beaucoup plus souvent aux garçons, comme l’a constaté Sara Kiesler, professeur à Carnegie Mellon, en 1985.

Un effet significatif et durable

Lorsque les programmes d’informatique ont recommencé à prendre de l’expansion au milieu des années 1990, la culture du codage a été établie. La plupart des nouveaux étudiants étaient des hommes. L’intérêt des femmes n’a jamais retrouvé les niveaux atteints à la fin des années 70 et au début des années 80. Et les femmes qui se présentaient étaient souvent isolées. Dans une salle de 20 élèves, il se peut que cinq, voire moins, soient des femmes.

Des mesures pour inverser la tendance

À la fin des années 1990, Allan Fisher a décidé que Carnegie Mellon tenterait de remédier au déséquilibre hommes-femmes dans son programme d’informatique. Encouragés par les conclusions de Jane Margolis, Fisher et ses collègues ont apporté plusieurs changements. L’une d’entre elles était la création de classes qui regroupaient les élèves par expérience : les jeunes qui ont commencé à coder depuis leur plus jeune âge ne suivaient qu’une seule voie ; les nouveaux venus dans le domaine du codage avaient un programme légèrement différent, ce qui leur laissait plus de temps pour rattraper le temps perdu. Carnegie Mellon a également offert un tutorat supplémentaire à tous les étudiants, ce qui a été particulièrement utile pour les codeurs débutants. Si Fisher parvenait à les faire rester pendant la première et la deuxième année, il savait qu’ils rattraperaient leurs pairs.

Ils ont également modifié les cours afin de montrer comment le code a un impact dans le monde réel, de sorte que la vision de la programmation d’un nouvel étudiant ne serait pas seulement une vision sans fin des algorithmes déconnectés de toute utilisation pratique.

Les efforts de Carnegie Mellon ont été remarquablement fructueux. Quelques années seulement après ces changements, le pourcentage de femmes inscrites à son programme d’informatique a explosé, passant de 7% à 42% ; le taux d’obtention de diplôme chez les femmes a presque égalé celui des hommes. L’école a sauté au-dessus de la moyenne nationale. D’autres écoles préoccupées par le faible nombre d’élèves de sexe féminin ont commencé à utiliser des approches semblables à celle de Fisher.

Un changement culturel plus large a accompagné les efforts des écoles. Au cours des dernières années, l’intérêt des femmes pour le codage a commencé à augmenter rapidement partout aux États-Unis. En 2012, le pourcentage de diplômées de premier cycle qui ont l’intention de se spécialiser en informatique a commencé à augmenter à des taux jamais vus depuis 35 ans. Il y a également eu un boom des groupes et organisations qui forment et encouragent des cohortes sous-représentées, comme Black Girls Code et Code Newbie. Le codage en est venu à être considéré, en termes purement économiques, comme un bastion du travail bien rémunéré et engageant.

L’article complet et original : The Secret History of Women in Coding – The New York Times

Comment amener les enfants au code – 10 mythes et réalités

L’une des principales raisons pour lesquelles les enfants ne s’intéressent pas au codage, c’est à cause des idées fausses que l’on se fait sur ce que signifie être un codeur. Dans la culture populaire, le codage est associé aux nerds, aux hommes et aux garçons antisociaux qui sont obsessivement attirés par les mathématiques et l’informatique. Cela vaut la peine de creuser un peu. Non seulement c’est injuste pour les gens qui sont déjà profondément dans le codage, mais cela détourne aussi les jeunes qui ne s’identifient pas à ce stéréotype. Comment pouvons-nous faire entrer les enfants dans le système de codage ? Mimi Ito, professeure, anthropologue et connaisseuse de la culture geek et de l’apprentissage, reprend cinq mythes populaires au sujet du codage et les confrontent à la réalité du travail de codage.

1° Mythe : Le codage, c’est pour les nerds VS La réalité : Coder, c’est être soi-même

Pour les enfants qui ne correspondent pas au stéréotype du nerd, nous devons leur envoyer le message qu’ils n’ont pas besoin de garer leur identité à la porte du laboratoire informatique. Ils n’ont pas à se conformer à la culture informatique existante. Le codage peut faire partie de ce qu’ils sont.

Mon équipe au Connected Learning Lab de l’UC Irvine a travaillé avec le groupe Lifelong Kindergarten du MIT sur un projet financé par la NSF pour développer des programmes de codage qui fonctionnent contre les stéréotypes. Nous avons commencé par des tutoriels où les enfants pouvaient animer des images sur de la musique hip hop.

2° Mythe : Le codage est solitaire VS La réalité : Le codage est social

En réalité, le codage est presque toujours une activité sociale. Un des mouvements qui balaie le monde du codage est la programmation par paire, où deux codeurs travaillent ensemble en temps réel. Même dans les premiers jours du Homebrew Computer Club, les amateurs apprenaient les uns des autres. En fait, l’une des caractéristiques déterminantes de la culture de codage est l’apprentissage par les pairs.

3° Mythe : Le codage est intense VS La réalité : Le codage peut être occasionnel

À l’époque où les ordinateurs étaient un passe-temps de niche, cette vision du codage comme intense et consommatrice aurait pu avoir du mérite. Mais de nos jours, les ordinateurs et le code font partie de presque tous les aspects de notre vie. Le codage est devenu une chose quotidienne depuis que les adolescents ont commencé à modifier leur profil MySpace ou à tricher avec les codes de triche dans les jeux vidéo. Vous n’avez pas besoin d’être un passionné intense ou un informaticien pour vous amuser avec le code. C’est comme si vous n’aviez pas besoin d’être romancier pour écrire un courriel.

4° Mythe : Le codage est mathématique VS La réalité : Le codage est dans tous les domaines

Aujourd’hui, le codage est plus une façon de penser et de résoudre des problèmes qu’une simple frappe folle au clavier. Les environnements de programmation comme Scratch permettent aux enfants de glisser-déposer des blocs plutôt que d’avoir à taper une ligne de commande. Dans nos programmes d’ingénierie Minecraft, les enfants travaillent avec des matériaux comme la pierre rouge pour expérimenter des concepts comme les séquences et les boucles  » si, alors « . L’éducation au codage d’aujourd’hui met l’accent sur ces concepts sous-jacents et ces façons de penser plutôt que sur les langages de programmation en tant que tels.

L’autre réalité importante de l’informatique d’aujourd’hui est qu’elle fait partie de tous les domaines, pas seulement de la science et de la technologie. Que vous soyez dans le commerce de détail, l’agriculture ou l’art, les ordinateurs et Internet sont partout. La recherche a montré que s’ils ne s’identifient pas au stéréotype du nerd, la façon d’amener les enfants à coder est de commencer par un autre domaine d’intérêt, comme les arts. Ne menez pas avec la technologie.

5° Mythe : Le codage, c’est l’amour de l’ordinateur VS La réalité : Le codage consiste à résoudre des problèmes

En réalité, la plupart des gens voient le codage comme un moyen d’atteindre un but plutôt qu’une obsession personnelle. Pour certains enfants, résoudre des problèmes de calcul est amusant. Mais il est plus probable que votre enfant sera motivé par un problème dans le monde, qu’il s’agisse de créer un GIF amusant à partager avec un ami, de modifier son jeu Minecraft, de trouver comment calculer sa moyenne générale ou de créer un site de fans Harry Potter. Nous pouvons amener les enfants à coder avec des problèmes du monde réel qui peuvent être résolus par le calcul et le codage.

Article complet et original en anglais : How to Get Kids Into Coding — 10 Myths and Realities

Crédit photo : Photo by Mimi Thian on Unsplash

Histoire visuelle de l’Holocauste – Calenda

Comment conserver numériquement des documents cinématographiques qui témoignent du chapitre le plus sombre de l’histoire européenne récente ? Un consortium composé de 13 instituts de recherche et de conservation d’archives d’Autriche, d’Allemagne, d’Israël et de France, de musées, de sites commémoratifs et de développeurs informatiques, ainsi que de partenaires états-uniens, développera des modèles et des applications pour répondre à ce défi.

« Histoire visuelle de la Shoah : Repenser la conservation à l’ère numérique » est coordonné par l’Institut Ludwig Boltzmann pour l’histoire et de société (Vienne), en étroite collaboration avec le Musée autrichien du film (Vienne). Il explorera les potentiels et les limites des technologies numériques dans les domaines de la préservation, de l’analyse et de la diffusion des preuves historiques de la Shoah, en particulier des documents audiovisuels. 

Le programme « Histoire visuelle de la Shoah » comprendra l’élaboration d’un logiciel spécifique, basé sur des technologies émergentes, notamment de numérisation avancée, d’analyse automatisée des images et des textes, d’annotation temporelle et géographique. De nouvelles stratégies de diffusion seront élaborées au profit de sites commémoratifs, de musées et d’établissements d’enseignement.

Le projet a débuté en janvier 2019 et durera quatre ans.

Site du projet : http://www.vhh-project.eu/

Référence et informations complémentaires : « Histoire visuelle de l’Holocauste », Informations diverses, Calenda, Publié le vendredi 15 février 2019, https://calenda.org/568771

Archéologie. Les mégalithes d’Europe seraient tous issus d’une même civilisation

Une nouvelle étude suggère que tous les cercles de pierres et les sites mégalithiques d’Europe et de Méditerranée pourraient provenir d’une unique civilisation de chasseurs-cueilleurs venue de Bretagne.

Stonehenge, ce célèbre monument mégalithique d’Angleterre n’est que l’un des milliers de sites où l’on peut voir des roches curieusement arrangées en Europe et sur le bassin méditerranéen. Une étude parue le 11 février dans Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) suggère que tous ces sites n’ont pas été conçus indépendamment les uns des autres mais qu’ils remonteraient à une seule et même civilisation, apparue il y a environ 7 000 ans dans ce qui est aujourd’hui la Bretagne.

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Crédit image : Stonehenge. Pixabay License. Libre pour usage commercial. Pas d’attribution requise

Actuel Moyen Age – Une histoire de cochon : miracle contre l’élevage intensif au XIIIe siècle – Libération.fr

Nous ne sommes pas les seuls à nous poser des questions sur la qualité de la viande : en plein Moyen Âge, on se raconte même que Dieu punit les éleveurs de porc peu consciencieux…
On s’est tous déjà posé la question devant un paquet de lardon qui coûte le prix d’un café : où est l’arnaque ? C’est sûr qu’à force de nourrir les cochons avec des céréales et de les entasser dans des élevages intensifs hors-sol, on peut se payer un luxe que nos grands-parents ne connaissaient pas : manger de la viande tous les jours. Mais si certains de nos ancêtres auraient sûrement été ravis, d’autres auraient crié au scandale. Car même dans les périodes où la viande est un luxe, certains ont fait attention à la qualité, parfois même avec un petit coup de pouce du Très Haut.

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Crédit image en-tête : Les Heures d’Adélaïde de Savoie, Chantilly