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Histoire Lyonel Kaufmann

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Nouvelles de l'histoire

Zimmerwald (BE) : de l’internationale pour la paix à Big Brother

10 janvier 2024 by Lyonel Kaufmann

Le journal Le Temps de ce mercredi 10 janvier 2024, sous la plume d’Adrienne Fichter (Républik), m’apprend que la commune bernoise de Zimmerwald héberge le Centre des opérations électroniques (COE) du Département fédéral de La Défense et donc du Service de renseignement de la Confédération (SRC). Cette entité conduit une surveillance de masse des télécommunications (réseaux câblés) de et en Suisse.

Le petit village pittoresque de Zimmerwald, en 1864, soit un demi-siècle avant la conférence historique. Wikipedia/Daniel Guggisberg

Jusqu’ici, la Commune de Zimmerwald m’était connue pour avoir accueilli la conférence de Zimmerwald soit une réunion de militants socialistes qui s’est tenue du 5 au 8 septembre 1915, au cours de la Première Guerre mondiale.

Wikipédia nous apprend que l’objectif de la conférence était de rassembler les socialistes fidèles à l’internationalisme et de lutter contre la guerre et contre le triomphe du chauvinisme et du militarisme dans la social-démocratie (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_de_Zimmerwald).

Parmi les participants se trouvaient Lénine, Trotski et le socialiste suisse Robert Grimm, organisateur de la conférence).

Robert Grimm, éminent journaliste de gauche et rédacteur en chef du journal «Berner Tagwacht», prend en charge l’organisation de la rencontre et loue un local à son nom. L’historien Bernard Degen souligne que Robert Grimm était «un organisateur brillant et un orateur captivant, probablement l’une des figures politiques les plus importantes que la Suisse ait connu au vingtième siècle». La conférence se déroule en secret. Les autorités sont persuadées qu’il s’agit d’un rassemblement d’ornithologues, et non de socialistes.
Source : Zimmerwald, berceau de la révolution russe

Pendant longtemps, le paisible village de Zimmerwald eut de la peine à se remettre de cette présence (à lire : Zimmerwald, berceau de la révolution russe | Swissinfo).

Visiblement, Big Brother fait moins parler et moins peur à Zimmerwald que les participants d’une réunion en faveur de la Paix et contre la guerre.

À lire : Les chants de Lénine, Trotski, Grimm et d’autres résonnent encore dans la bourgade tranquille de Zimmerwald

Tags: #AuCafé #Histoire #presse #Suisse

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

Voyage dans une Allemagne en guerre – Musée national – Blog sur l’histoire suisse

15 décembre 2023 by Lyonel Kaufmann

L’Europe affichait encore une économie florissante à la veille de la Première Guerre mondiale. Les échanges entre nations allaient bon train, tandis que les frontières n’existaient pratiquement que sur le papier. Tout changea ce jour fatidique du 28 juillet 1914 avec l’éclatement du conflit. La Suisse disposait alors d’un stock de quelque 30 000 tonnes de céréales panifiables. L’approvisionnement à plus long terme en denrées alimentaires, en fourrage et en engrais se trouva menacé, poussant la Confédération à ordonner l’augmentation de la culture de céréales sur le sol suisse en 1917.

Jean Bucher lors d’une partie de chasse, vers 1935. Archive de la famille Bucher

C’est dans ce contexte que l’homme d’affaires suisse Jean Bucher prit la direction de l’Allemagne afin d’y rencontrer un fabricant de machines agricoles. Il consigna ses observations dans plusieurs carnets, décrivant par exemple son trajet en train de décembre 1916 en ces termes: «À Tuttlingen, une infirmière monta à bord en compagnie d’un soldat âgé d’environ 22 ans, sortant de l’hôpital de la ville… La vie ne semblait plus revêtir grand intérêt aux yeux de ce Prussien qui pestait contre les officiers et espérait ne plus jamais devoir participer à une telle boucherie s’il en réchappait.»

Lire la suite : Voyage dans une Allemagne en guerre – Musée national – Blog sur l’histoire suisse

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

Les pratiques féministes de la radio et leurs contextes, 1975-2000

28 novembre 2023 by Lyonel Kaufmann

Conservés aux Archives contestataires, les fonds des émissions de radio féministes Radio Pleine Lune et Remue-Ménage témoignent d’une prise de parole à contre-courant, diffusée sur les ondes de Radio Zones au cours des années 1980 et 1990. S’inscrivant dans un contexte de libéralisation des ondes et de facilitation d’accès à la technique, les émissions de radios associatives (dites « libres ») et leur prédécesseuses pirates, lorsqu’elles sont conservées, permettent un accès de première main à la parole militante de l’époque, sans le filtre de la mémoire qu’impose par exemple l’histoire orale1. Rarement utilisées dans l’écriture de l’histoire, les sources radiophoniques étaient au cœur d’une journée d’étude rassemblant archivistes, chercheuses et chercheurs, militantes et militants. Partant du contexte local, l’équipe organisatrice a mis l’accent sur les apports de ces sources à l’historiographie des féminismes en Suisse, tout en élargissant les perspectives à partir de multiples cas d’études.

Le compte-rendu d’Anne-Valérie Zuber pour infoclio.ch. Zuber Anne-Valérie: « Les pratiques féministes de la radio et leurs contextes, 1975-2000 », infoclio.ch Tagungsberichte, 28.11.2023. En ligne: <https://www.doi.org/10.13098/infoclio.ch-tb-0305>, consulté le 28.11.2023

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Enquête inédite sur le rôle de l’une des principales banques du Brésil dans l’esclavage

11 octobre 2023 by Lyonel Kaufmann

Une action en justice visant Banco do Brasil a été sollicitée par des historiens, qui ont étudié les relations entre la plus ancienne banque publique du pays et la traite négrière au XIXᵉ siècle. Selon eux, tout le système financier de l’époque profitait de l’esclavage.

blank Siège de la Banque du Brésil entre 1815 et 1829, la maison Leuzinger à Rio de Janeiro a été rénovée en 1860. Archives historiques du centre culturel de la Banco do Brasil

Le ministère public fédéral brésilien (MPF) a notifié à Banco do Brasil (BB), le mercredi après-midi 27 septembre 2023, l’ouverture d’une enquête civile publique visant à examiner l’implication de l’institution dans l’esclavage et le trafic de captifs africains au cours du 19e siècle.

Cette action, sans précédent dans le pays vise à lancer un mouvement pour demander des réparations historiques aux grandes institutions brésiliennes centenaires – tant étatiques que privées – qui ont participé d’une manière ou d’une autre à l’esclavage dans le pays ou l’ont encouragé.

L’enquête a été proposée par un groupe de 14 historiens issus de 11 universités, qui ont effectué des recherches et rédigé un texte sur ce que l’on sait des relations de la Banco do Brasil avec l’économie esclavagiste et ses négociants.

Ils ont découvert, par exemple, que parmi les fondateurs et les actionnaires de la BB se trouvaient certains des plus célèbres marchands d’esclaves de l’époque, dont José Bernardino de Sá, considéré comme le plus grand trafiquant d’Afrique de l’époque.

Trois procureurs ont accepté la suggestion et ont intenté une action en justice dans le but d’amener la banque publique à reconnaître et à prendre des mesures pour enquêter sur ses actions pendant l’esclavage et les rendre publiques. 

Dans le document envoyé à Banco do Brasil, le Ministère public fédéral fixe un délai de 20 jours au président de la banque pour répondre à une série de questions :

« la position de la banque sur sa relation avec le trafic de personnes noires réduites en esclavage », « des informations sur le financement effectué par la banque et sa relation avec l’esclavage », « des informations sur les trafiquants de personnes réduites en esclavage et leur relation avec la banque » et « des initiatives de la banque avec des objectifs spécifiques de réparation en relation avec cette période ».

Après la publication du rapport, la Banco do Brasil a envoyé une note indiquant qu’elle avait l’intention de collaborer avec le Ministère public:

« Banco do Brasil est à la disposition du ministère public fédéral pour continuer à jouer un rôle de premier plan et à impliquer l’ensemble de la société dans la recherche d’une accélération du processus de réparation »(Extrait).

Mais, après tout, comment la Banco do Brasil a-t-elle participé à l’esclavage ?

Lors de sa création, l’objectif de l’institution était de faire face à la pénurie de crédit et de monnaie dans l’Empire portugais, mais ses activités devaient se limiter au financement public. Toutefois, selon les historiens, une partie des fonds de la banque provenait des droits perçus sur les navires destinés au commerce africain.

« L’esclavage et le commerce des esclaves ont également financé indirectement l’établissement de la banque par le biais de souscriptions », écrivent les chercheurs.

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Ancêtres des billets de banque, les tickets BB ont commencé à circuler en 1810. Archives historiques du centre culturel de la Banco do Brasil.

En d’autres termes, le gouvernement impérial accordait des titres de noblesse aux esclavagistes et aux commerçants illégaux qui déposaient de l’argent à la banque.

En proie à des difficultés financières, cette première BB a été dissoute en 1829 puis refondée en 1833, mais cette phase n’a duré que peu de temps.

C’est lors de la refondation de 1853 que le lien entre la Banco do Brasil et l’esclavage s’est resserré, selon les chercheurs.

Ils ont découvert, par exemple, que d’importants marchands d’esclaves faisaient partie du groupe d’hommes d’affaires qui ont signé l’accord de refondation de l’institution.

Bien que renaissant sous la forme d’une banque privée, la BB avait des objectifs publics, tels que le contrôle du marché du crédit et le monopole de l’émission de la monnaie.

L’un des hommes d’affaires fondateurs de la BB est José Bernardino de Sá, qui en devient le principal actionnaire en 1853. L’un des hommes les plus riches de l’Empire, le magnat possédait des fermes, d’innombrables propriétés et même un théâtre au centre de Rio de Janeiro.

Mais son activité principale était la traite des Africains, explique l’historien Thiago Campos Pessoa qui étudie la vie du passeur depuis des années et qui, il y a quelques mois, a découvert son nom parmi les fondateurs de la Banco do Brasil.

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Hommes et femmes asservis travaillant dans les plantations de café au Brésil. NY Public Library.

Selon Pessoa, Bernardino de Sá disposait d’un hangar au nord de Luanda, la capitale de l’Angola, où il laissait les Africains kidnappés jusqu’à ce qu’ils soient embarqués. Ils arrivaient sur les côtes de São Paulo et de Rio de Janeiro et étaient ensuite laissés dans les fermes de l’homme d’affaires jusqu’à ce qu’ils soient commercialisés. On estime que le trafiquant a fait passer 20 000 Africains entre 1825 et 1851.

Au cours des années suivantes, la traite s’est intensifiée avec le consentement et la participation de l’Empire. On estime qu’environ 753 000 Africains ont été amenés illégalement au Brésil en seulement deux décennies, entre 1830 et 1850.

À titre de comparaison, pendant toute la période de l’esclavage au Brésil, qui a duré environ 300 ans, 5 millions de personnes ont été amenées au Brésil.

Les liens de la BB avec l’esclavage

Bien que la BB ait compté parmi ses fondateurs des marchands d’esclaves, dans quelle mesure la banque était-elle liée à l’esclavage et quelle part de son argent provenait de ce système ?

Pour Clemente Penna, chercheur à l’Université fédérale de Santa Catarina (UFSC) et également signataire du document, le système financier de l’époque « dépendait de l’esclavage », mais des recherches académiques sont encore nécessaires pour déterminer le rôle de chaque institution.

« C’était une économie où il y avait peu de monnaie officielle en circulation. Ce qui existait, c’était un système basé sur des obligations, des hypothèques, des lettres de change… Les gens qui avaient beaucoup d’argent liquide étaient les trafiquants. Ce sont donc eux qui ont financé l’État, les titres de créance et le capital des banques », explique-t-il.

Les recherches de l’historien, qui a analysé 3’000 saisies de dettes à Rio de Janeiro entre 1830 et 1860, montrent que les esclaves étaient même utilisés comme garantie pour rembourser des prêts.

Vers des réparations historiques ?

Pour le procureur Julio Araujo, l’enquête contre Banco do Brasil pourrait être le point de départ de discussions sur les réparations historiques dans le pays :

« Nous devons affronter cette discussion, car ce passé et cette mémoire font partie de notre présent et l’affectent encore, à travers les inégalités sociales et le racisme structurel. La société et les principales institutions brésiliennes doivent se regarder dans le miroir et affronter cette question ».

Sources :

  • Enquête inédite sur le rôle de l’une des principales banques du Brésil dans l’esclavage. Courrier international. Lien : https://www.courrierinternational.com/article/justice-enquete-inedite-sur-le-role-de-l-une-des-principales-banques-du-bresil-dans-l-esclavage
  • Exclusivo | Banco do Brasil é alvo de inquérito inédito sobre papel na escravidão e MPF pede reparação. BBC News Brasil. Lien : https://www.bbc.com/portuguese/articles/c89w05408pjo

Classé sous :Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Préhistoire : au commencement des sociétés humaines | L’Histoire

10 octobre 2023 by Lyonel Kaufmann

Le magazine L’Histoire vient de sortir un numéro spécial consacré à la Préhistoire. Il offre un état actualisé des savoirs concernant un domaine de recherche en constantes mutations. Ne boudez pas votre plaisir (en kiosque jusqu’au mois de décembre).

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La présentation du numéro

Il y a 3 millions d’années apparaissent les premières espèces de la lignée humaine ; il y a 20 000 ans, au temps de la dernière glaciation, Homo sapiens a atteint tous les continents ; il chasse le renne en Europe et orne les grottes de peintures fascinantes.

Que s’est-il passé entre les deux ? Que savons-nous de ces chasseurs-cueilleurs : leur langage, leur alimentation, leur organisation ?

Les travaux des archéologues, appuyés sur la génétique, les études chimiques ou l’ethnologie, nous livrent aujourd’hui une connaissance plus intime des hommes, des femmes et des enfants qui vivaient au Paléolithique.

L’éditorial : La préhistoire, c’est de l’histoire !

Les divisions historiques canoniques ont la vie dure. Depuis le XIX »siècle, c’est l’écriture qui sépare la préhistoire et l’histoire. Mais les peuples sans écriture ont, eux aussi, une histoire. Et si la recherche sur les périodes lointaines est fondée sur des vestiges infiniment ténus (pierres taillées, ossements), la découverte de la datation au carbone 14 en 1950, les progrès de l’archéologie ou la paléogénétique permettent d’appréhender de plus près les premiers humains. C’est ainsi une préhistoire plus humaine qu’on peut désormais reconstituer, celle d’hommes, de femmes, d’enfants, généralement nomades, vivant et chassant en groupe.

Il faut renoncer aussi à la quête du « premier homme » ou du « premier ancêtre ». Et même à la succession linéaire : australopithèques, Homo habilis, Homo erectus, qui mène à Homo sapiens. En fait, l’évolution dessine un buissonnement, un bouquet, avec des branches mortes et des métissages. Les caractéristiques biologiques propres à Sapiens, bipédie, taille du cerveau, forme du crâne et de la dentition, résultent probablement de ce processus lent-qui se poursuit…

On en sait beaucoup aujourd’hui sur cette histoire des commencements. Les humains apparaissent il y a 2,8 millions d’années, avec le genre Homo, davantage carnivore et qui vit dans la savane. Entre-temps, un de nos lointains ancêtres a fabriqué les premiers outils, il y a 3,3 millions d’années, point de départ retenu pour le Paléolithique. L’espace s’élargit avec Homo erectus, qui s’aventure en Eurasie il y a 1,8 million d’années, et atteint l’Insulinde. Mais c’est Homo sapiens, dont le plus vieux spécimen, 300 000 ans, a été découvert en 2017 au Djebel Irhoud, au Maroc, qui va peupler la Terre entière.

Reste que l’humanité fut longtemps plurielle. En Eurasie, Néandertal, Sapiens et Denisova cohabitent plusieurs dizaines de milliers d’années. Nos gènes portent d’ailleurs les traces de leurs métissages. Néandertal et Sapiens connaissent des évolutions parallèles : amélioration de l’outillage, parures, sépultures vers 120 000 ans. Une pensée symbolique qui témoigne de l’existence du langage.

Qu’est-ce qui a, alors, fait le succès de Sapiens, demeuré seul représentant du genre Homo? Une complexité sociale accrue ? Des réseaux d’échanges à grande échelle favorisant l’exogamie, mais aussi la circulation des biens, des idées et des symboles ? Ou une capacité toute particulière à modifier son environnement ? Chacun conclura. Mais, sans doute, cette humanité paléolithique, immergée parmi les autres êtres vivants, nous fait voir l’histoire autrement.

L’Histoire

Sommaire du numéro

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En couverture : montage associant une figure anthropomorphe et des mains « négatives », vers 7 000 avant le présent, ornant la Cueva de las Manos, Patagonie, Argentine (lberfoto/Bridgeman Images – Marcos Veiga/W-J Pics/Science Photo library).

Source : https://www.lhistoire.fr/parution/collections-101

Classé sous :BP13/22SHS Enseigner les sciences humaines et sociales aux cycles 1 et 2, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

L’Université de Georgetown et son passé esclavagiste

13 juillet 2023 by Lyonel Kaufmann

Rachel Swarns, ancienne correspondante du New York Times écrivait sur l’héritage de l’esclavage lorsqu’elle a découvert quelque chose qui l’a choquée en tant que femme noire catholique : En 1838, l’ordre des Jésuites du Maryland – la première grande institution catholique des États-Unis – a vendu près de 300 esclaves pour financer sa nouvelle école, l’actuelle université de Georgetown, l’alma mater de plusieurs membres du Congrès, ainsi que de l’ancien juge de la Cour suprême Antonin Scalia et de l’ancien président Bill Clinton.

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Un dessin architectural présentant une proposition de conception pour le bâtiment Healy à l’Université de Georgetown, Washington, D.C., vers 1876 | Bibliothèque du Congrès

Ces dernières années, Georgetown et les jésuites du Maryland sont devenus un premier exemple d’institution tentant d’expier son passé dans la traite des esclaves. En 2019, l’école a annoncé qu’elle accorderait des admissions préférentielles aux descendants de personnes réduites en esclavage, et ses opérateurs jésuites ont annoncé des millions de dollars de financement pour des programmes de réconciliation raciale et d’éducation.

Alors que le système universitaire s’apprête à subir les retombées de la décision de la Cour suprême des États-Unis annulant la discrimination positive fondée sur la race dans les admissions à l’université – et dans le contexte d’un débat culturel latent sur la manière, voire l’opportunité, d’enseigner le type d’histoire que Swarns a mis au jour dans les écoles – Politicologies l’a interrogée sur les interdictions de livres, l’histoire de l’Église catholique (et son propre lien avec elle) et l’avenir de la diversité sur les campus.

Lire la suite : She Broke the News That the U.S. Catholic Church Sold Enslaved People. She’s Still Going to Mass | Politico

Image d’en-tête : Un dessin architectural présentant une proposition de conception pour le bâtiment Healy à l’Université de Georgetown, Washington, D.C., vers 1876 | Bibliothèque du Congrès

Classé sous :histodons, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions Balisé avec :débats, esclavage, Etats-Unis, histodons

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