Revue de presse : Henry Rousso : les itinéraires de la mémoire – Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

« La mémoire constitue sans nul doute le grand mythe contemporain des sociétés démocratiques modernes, une forme de conjuration contre la répétition des catastrophes de l’histoire récente dont on commence à voir les limites » (Henry Rousso)

L’ouvrage se présente sous la forme d’un recueil d’articles. Le « je » y est omniprésent, non pas à des fins narcissiques, mais dans une logique d’autocritique. Le propos remet en question les missions que nous octroyons à la mémoire. Souvent pessimiste, il ouvre cependant des pistes intéressantes, notamment pour en faire une question transnationale, puisqu’en nous concentrant sur nos mémoires nationales, nous risquons de créer les nouvelles causes d’un conflit.

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Henry Rousso : les itinéraires de la mémoire – Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

Etudier l’histoire en racontant une histoire

Un bel exemple de ludification d’un enseignement d’histoire du moyen-âge Fourn par Pierrick Auger. Je vous invite à lire ce billet ainsi que les précédents ainsi que les suivants.

Après avoir fait un mauvais rêve lors d’une étape à Conques sur le trajet du pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle, le chevalier incarné par les élèves de cinquième a traversé le pays cathare lors de la croisade contre les Albigeois.

Ayant rencontré un jeune italien du nom de Vasco ayant sauvé son père du bûcher à Carcasonne, les élèves ont été confronté à un dilemme moral : devaient-il aider les fugitifs en les envoyant chez leur frère, à Troyes ? Le dénoncer à l’inquisiteur de Carcassonne ? Ou bien faire comme si de rien était et poursuivre leur chemin.

Les deux classes ont décidé de dénoncer Vasco et son père après des discussions assez animées. Les raisons invoquées furent la peur d’aller en enfer pour avoir aider un hérétique et l’appât du gain en récupérant une partie des biens des hérétiques confisqués par l’Eglise. Certains élèves ont toutefois déclaré que cela pouvait être le pape qui se trompait et les cathares qui avaient raison.

Poursuivant son chemin, le chevalier a atteint Saint Jacques de Compostelle en fête en raison de la victoire des rois chrétiens d’Espagne contre les Sarrasins lors de la bataille de Las Navas de Tolosa. Ce fut l’occasion de travailler sur la Reconquista et la notion de croisade.

N’ayant pas reçu d’inspiration divine en priant, le chevalier décida de rebrousser chemin vers Troyes, non sans avoir récupérer un coffre bien garni, prix de sa dénonciation des hérétiques. De retour en Champagne, le chevalier eut alors l’idée d’investir son argent dans le commerce. C’est l’occasion d’étudier le commerce au Moyen – Age et plus particulièrement le fonctionnement des foires de Champagne.

Je trouve que l’étude du Moyen – Age au travers les aventures d’un chevalier fonctionne encore mieux cette année. Les notions sont abordées « logiquement », en fonction des besoins de l’histoire et cela prend plus de sens pour la plupart des élèves et me permet de faire comprendre la société médiévale.

Par exemple, certains élèves voulaient utiliser l’argent récupéré en dénonçant les hérétiques pour recruter des mercenaires et attaquer le château de leur frère, en Champagne. J’ai alors expliqué les liens vassaliques pour montrer aux élèves que dans ce cas, le comte de Champagne et le roi de France se serait porté au secours de leur frère. Les élèves ont amours émis l’idée « d’acheter » la seigneurie au comte de Champagne en lui offrant beaucoup d’argent après avoir fait fortune dans le commerce.

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Revue de presse : «Die Letzte Chance»: la barque n’était pas tout à fait pleine – Le Temps

Dans la section Cannes Classics, la Cinémathèque suisse présente le fameux film de Leopold Lindtberg, une œuvre marquante de la cinématographie helvétique.

La Cinémathèque suisse travaille à la restauration des grands classiques de 1930 à 1960. Son directeur, Frédéric Maire, était heureux de présenter Die Letzte Chance à Cannes, septante ans, enfin soixante-dix après sa projection lors de la première édition du festival, où il remporta un Grand Prix, prélude à un succès mondial. Produite par Praesens Film, l’œuvre est signée de Leopold Lindtberg. Né à Vienne, en 1902, il fuit le nazisme en 1933.

L’action de Die Letzte Chance se situe en Italie du Nord, en 1943. Deux officiers prisonniers, un Anglais et un Américain, s’évadent et essayent de passer en Suisse. Le récit picaresque glisse vers la tragédie dans une petite paroisse montagnarde abritant une quinzaine de réfugiés juifs. Ils désespèrent de passer le col qui les sépare de la Suisse. Les officiers décident de guider les migrants, auxquels se joignent des orphelins italiens. Passer la frontière est une épreuve; il en est encore une, plus redoutable peut-être car elle dépend de la bureaucratie: la Suisse est un petit pays qui ne peut pas accueillir tout le monde…

Pour Antoine Duplan, Die Letzte Chance pose des questions morales toujours actuelles.

Source : Le Temps «Die Letzte Chance»: la barque n’était pas tout à fait pleine – Le Temps

En complément de cet article du Temps, j’ajoute l’analyse, toujours pertinente, faite en 1987 par Rémy Pithon en rapport avec les dernières scènes du film :

«Le dernier aspect de cette production cinématographique que nous jugeons utile de signaler encore concerne les films de la fin de la guerre et de l’immédiat après-guerre. Le film suisse va alors insister fortement sur le thème de la Suisse, asile de tous les malheureux. Esquissé déjà, comme nous l’avons vu, dans FUSILLER WIPF à propos de 1914-1918, […] [ce sujet] est traité deux fois par Lindtberg : dans MARIE-LOUISE en 1944 et dans DIE LETZE CHANCE en 1945. Le cinéma suisse contribue donc pour une très large part à la diffusion d’une image positive de la Suisse, refuge de tous les déshérités et les sans patrie. DIE LETZE CHANCE fut durablement l’œuvre de référence à cet égard, et cela non seulement en Suisse même, mais aussi à l’étranger, car le film connut une carrière internationale absolument exceptionnelle. Or si on le revoit maintenant, on remarque que son message n’est pas aussi linéaire : lorsque les réfugiés parviennent enfin en Suisse, après mille péripéties, ils demeurent un certain temps dans l’incertitude : va-t-on les accepter ou les reconduire à la frontière, c’est-à-dire les condamner à mort ? Finalement la décision officielle tombe : l’asile est accordé. La réalité a souvent contredit la fiction cinématographique; nous le savons maintenant, mais il n’était pas courant de le dire à ce moment-là. Aussi à l’époque, cette inquiétante séquence fut-elle reçue comme un élément de suspense à valeur strictement dramatique. Ce que l’on retint avant tout fut l’édifiant discours final des rescapés militaires, et les images de colonnes de réfugiés sauvés par la Suisse.»

Référence : Pithon, R. (1987). Le cinéma Suisse et les mythes nationaux (1938-1945). In Crettaz, B., Jost, H.-U., Pithon, R. (1987). Peuples inanimés, avez-vous donc une âme? Images et identités suisses au XXe siècle. Lausanne : Histoire et société contemporaines, 6/87, p. 58

Québec : Enseignement de l’histoire au secondaire: la réforme est reportée

La réforme de l’enseignement de l’histoire du Québec et du Canada au secondaire n’aura pas lieu à l’automne prochain comme prévu, a confirmé le ministère de l’Éducation, jeudi.

Au lieu de cela, le ministère effectuera des changements au programme pour qu’il reflète mieux les minorités culturelles et linguistiques de la province, selon une source au ministère de l’Éducation et d’autres sources bien au fait du dossier.

Le plan controversé a été présenté par le gouvernement du Parti québécois avant qu’il ne perde l’élection de 2014 et faisait l’objet d’un projet pilote dans quelques écoles du Québec.

La porte-parole du ministère, Marie-Ève Dion, a précisé que les écoles qui veulent tenter l’expérience du nouveau programme en août 2016 pourront le faire tandis que les autres pourront conserver l’ancien programme jusqu’à nouvel ordre.

Le programme devait être introduit à l’échelle de la province au cours de l’année scolaire 2016-2017, qui s’amorce à la fin du mois d’août.

Lire la suite : Enseignement de l’histoire au secondaire: la réforme est reportée | Giuseppe Valiante | Éducation

Revue de presse : Les Raisins de la colère en version restaurée au cinéma dès aujourd’hui

Le film américain Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath), réalisé par John Ford en 1940 sera en salles en version restaurée dès le 20 avril 2016. Sorti sur les grands écrans français le 31 décembre 1947, ce film est une adaptation du roman éponyme de John Steinbeck du même nom, publié en 1939 et récompensé du prix Pulitzer l’année suivante. 

via Actualitté : Les Raisins de la colère en version restaurée, au cinéma dès aujourd’hui

Revue de presse : Les Inrocks – « Les victimes de l’histoire en appellent plus à la connaissance qu’à la reconnaissance »

Un extrait de « Shoah » de Claude Lanzmann

Grand historien de la seconde guerre mondiale, auteur d’essais décisifs sur la mémoire de Vichy – Le syndrome de Vichy de 1944 à nos joursVichy, un passé qui ne passe pas -, Henry Rousso s’interroge aujourd’hui sur les usages actuels de l’histoire et les politiques de mémoire en France. Son livre important, Face au passé, essai sur la mémoire contemporaine (Belin) tente de comprendre le sens d’un investissement collectif inédit pour prendre en compte, les séquelles des traumatismes du passé. Un plaidoyer vif pour la connaissance du passé, intégrant elle-même la question du silence des victimes.

L’entretien d’Henry Roussy par les Inrocks : Les Inrocks – « Les victimes de l’histoire en appellent plus à la connaissance qu’à la reconnaissance »

Revue de presse : Voyages au front (La France en guerre 1914-1915), Edith Wharton | LA GRANDE GUERRE EN DESSINS

Le 1er août 1914, Edith Wharton, installée en France depuis 1907, est à Paris. « L’air est lourd de rumeurs », les nouvelles de la veille sont mauvaises. Elle décrit cette matinée avec « partout l’atmosphère [qui] s’alourdit d’une appréhension grandissante ».

Dans l’après-midi, elle observe les badauds devant les affiches de « Mobilisation générale », calmes et peu nombreux. C’est un bouleversement pour une nation entière mais aussi pour cette femme libre, aimant profondément la France, américaine de naissance et sensible à la beauté des arts et de la littérature du vieux continent.

Lorsque la guerre éclate, Edith Wharton a 52 ans. Elle est l’auteure à succès d’une œuvre décrivant le monde qu’elle connait le mieux : le sien. En 1913, elle a gagné définitivement sa liberté au prix d’un divorce, peu courant pour l’époque.

Durant la guerre, elle effectuera 6 voyages sur le front qui sont présentés par LA GRANDE GUERRE EN DESSINS

Voyages au front (La France en guerre 1914-1915), Edith Wharton | LA GRANDE GUERRE EN DESSINS

Revue de presse : La classe inversée en Histoire pour « redonner à l’élève le plaisir de travailler » » VousNousIls

Alexandre Balet a mis en place une forme originale de classe inversée. Les élèves ont le choix des « blocs d’apprentissage ». Pour « retrouver le plaisir de travailler ».

Au fil du temps, le projet d’A. Balet finit par dépasser le simple visionnage en amont d’une vidéo. L’enseignant a créé un système basé sur des “blocs d’apprentissage”.

Un bloc d’apprentissage correspond à une séance. Ensemble, plusieurs blocs forment une séquence pédagogique (chapitre). “Dans chaque bloc, il y a 3 étapes : ‘avant la classe’, ‘pendant la classe’ et ‘après la classe’. Pour chaque étape, il y a des activités à réaliser’”, décrit A. Balet.

“L’originalité tient dans le choix donné aux élèves : ils vont pouvoir faire ces blocs d’apprentissage dans l’ordre qu’ils souhaitent, et non suivant un plan linéaire. Ce qui les motive énormément”, indique l’enseignant.

Dans chaque bloc, “les activités sont également au choix. Ce sont des ‘parcours’ qui permettent de travailler les mêmes compétences, mais avec des niveaux de difficulté et des thèmes différents”.

Un exemple ici convaincant de classe inversée et en histoire.

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Revue de presse : Le site L’Histoire par l’Image offre une nouvelle version plus lisible, plus intuitive et plus connectée à l’écosystème RMN-GP

Dans la continuité de la refonte des différents sites internet de la galaxie ‘‘Grand Palais’’ engagée depuis 2013, L’Histoire par l’Image se renouvelle à son tour dans une version dévoilée le mercredi 13 avril 2016. Dans un souci de modernisation et d’ergonomie, le site a été totalement refondu et réactualisé afin de correspondre aux nouveaux usages du web.

FireShot Screen Capture #172 - 'L'histoire par l'image I Explorez les collections des musées et les documents d’archives de_' - www_histoire-image_org

La refonte concerne à la fois la technologie utilisée pour gérer l’interface, l’ergonomie du site qui facilite la prise en main par l’utilisateur, et l’identité même du site, grâce à un nouveau design et à un nouveau logo. La lisibilité des études se voit donc améliorée, les outils de navigation sont optimisés, la richesse du contenu, toujours grandissant, est plus largement mis en avant en renforçant l’offre cross-média. Le site s’en trouve donc plus simple d’accès et plus intuitif et est désormais adapté aux interfaces mobiles (responsive design).

De plus, L’Histoire par l’image renouvelé s’intègre plus facilement dans l’écosystème numérique de la Rmn-GP, permettant à un autre site de la galaxie de récupérer tout ou partie des informations.

Service public entièrement gratuit, L’Histoire par l’image s’adresse à tous, famille, amateur d’art et d’histoire, enseignant, élèves, étudiants… pourvu que l’on désire accroître ses connaissances historiques et artistiques, en découvrant les collections des musées et des fonds d’archives. Mis en ligne en novembre 2001, le site propose à ce jour plus de 1 335 études portant sur 2 466 œuvres des collections nationales, accompagnées de 119 animations audiovisuelles. Il compte plus de 3,2 millions de visites par an et pour tout lire, il faudrait 5 308 heures, soit 221 jours complet !

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Générations Y/Z« Netflix, ben c’est de la télé ! »

La claque ! Mon accompagnatrice de Reed Midem n’en revient pas. Ces jeunes venus de plusieurs pays européens* et d’Australie ne ressemblent vraiment pas aux autres festivaliers. Résultat : je devais leur faire un speech, j’ai passé mon temps à les écouter ! 

Et jamais le fossé des usages médias n’a paru aussi grand !

Deux exemples  : Qui a regardé la télé hier ?

Personne

Qui s’informe sur Facebook ?

Tout le monde

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En conclusion : il est difficile de considérer que les Générations Y et Z ne seraient que des concepts marketing !

La mémoire immédiate du 13 novembre | La République des Livres

Le Bataclan, la Belle équipe, le Petit Cambodge, c’était hier. Et pourtant, ces noms de théâtre et de cafés parisiens sont déjà entrés dans l’Histoire. Celle de la France en 2015, annus horribilis du terrorisme islamiste. S’emparant du concept tout neuf de « mémoire immédiate » en résonance avec celui d’ « histoire immédiate » cher à Jean Lacouture, l’historien et documentariste Christian Delage, professeur à Paris 8 et directeur de l’Institut d’histoire du temps présent,  a mobilisé une équipe de cinq doctorants pour travailler dès maintenant sur ces attentats. Des chercheurs d’autant plus impliqués que la plupart habitent dans les Xè et XIème arrondissements de Paris, parfois même tout près du Bataclan.. Antoine Lefébure, historien des médias et expert des technologies de la communication qui est à l’origine du projet, a été adjoint à l’équipe.

L’expérience paraît neuve, du moins en France. Christian Delage dit avancer sans modèle bien que, après avoir longtemps travaillé sur la mémoire audiovisuelle de la Shoah, il ait esquissé un projet semblable à celui de « Chaque témoin compte » avec ses étudiants à New York sur le 11 septembre. Principal écueil : si les rescapés sollicités ont accepté de témoigner, plusieurs d’entre eux, encore terrorisés, s’opposent à ce que leur récit soit rendu public.

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Benoît Panozzo (Château Guillaume-le-Conquérant): « Depuis le lancement de la visite sur tablettes, nous sommes passés de 40 000 à 70 000 visiteurs »

En avril 2013, le Château Guillaume-le-Conquérant (Falaise, Normandie) a réouvert avec une nouvelle scénographie s’appuyant notamment sur un parcours en réalité augmentée sur tablettes, conçu par Histovery.  Trois ans après ce lancement, quel est le bilan de l’application ? Réponses par Benoît Panozzo, médiateur au Château Guillaume-le-Conquérant.

L’interview : http://ift.tt/1VgYhUa

L’Insurrection de Pâques à Dublin : un champ de bataille de la Première Guerre mondiale

Eamon de Valera, futur dirigeant de la République d’Irlande, prisonnier © Coll. privée – B. Cudennec / C. Gallagher

Du 25 mars (vendredi saint) au 2 avril 2016, l’Irlande célébrera le centenaire de l’Easter Rising (Insurrection de Pâques 1916), élément fondateur de la République. Comme le souligne l’historien nord-irlandais Keith Jeffery, la Première Guerre mondiale a donné l’opportunité aux Séparatistes de frapper en plein coeur l’Empire britannique et de s’imposer à l’échelle politique alors qu’ils étaient minoritaires au sein de l’opinion.

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How Did the Allies Treat Their Prisoners in World War One?

Comme les expériences des prisonniers alliés en Turquie et en Allemagne pendant la Première Guerre mondiale, les histoires de prisonniers de guerre des puissances centrales sont largement inconnues. On estime que 2,5 millions de soldats de l’armée austro-hongroise et 200.000 soldats allemands étaient des prisonniers de la Russie. Il y avait environ 1,2 millions d’Allemands détenus pendant la guerre en France et en Grande-Bretagne.

Austrian POWs in Russia, 1915. Photo by Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii

Like the experiences of Allied prisoners in Turkey and Germany during the First World War, the stories of POWs from the Central Powers are largely unknown. It is estimated that 2.5 million soldiers of the Austro-Hungarian Army and 200,000 German soldiers were prisoners of Russia. There were about 1.2 million Germans held during the war  in France and Britain.

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