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Histoire Lyonel Kaufmann

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Histoire savante

Le dernier annuaire téléphonique en Suisse | Blog Musée national suisse

2 décembre 2022 by Lyonel Kaufmann

Un des derniers articles du blog du Musée national suisse est consacré aux annuaires téléphoniques imprimés en Suisse dont les derniers ont été publiés cette année. Créés en 1880 à Zurich, ils prennent désormais définitivement leur retraite. Petit retour en arrière.

L’histoire des annuaires téléphoniques est étroitement liée à l’évolution technique de la téléphonie. Les premiers essais avec le nouveau média de l’époque, le téléphone, eurent lieu en Suisse dès 1877 entre Berne et Thoune via une ligne télégraphique.

Annuaire téléphonique de la Société des téléphones de Zurich de 1880. Archives des PTT

Le premier annuaire téléphonique de Suisse, intitulé « Liste der Sprech-Stationen der Zürcher Telephon-Gesellschaft » (liste des stations téléphoniques de la Société des téléphones de Zurich), parut à Zurich en 1880. Ce premier annuaire téléphonique de Suisse, qui se présentait sous la forme d’une fine brochure, comportait 99 entrées.

Lire l’article complet : Le dernier annuaire téléphonique | Blog Musée national suisse

Classé sous :Histoire savante, Publications

Et si on arrêtait le progrès ?

27 novembre 2022 by Lyonel Kaufmann

Bois, charbon, pétrole, nucléaire, etc. : l’histoire montre que ces énergies s’additionnent au lieu de se remplacer, au nom du progrès et/ou de l’innovation. Est-ce vraiment le progrès qui peut permettre de réaliser des transitions écologiques ? Ne devrait-on pas plutôt arrêter le progrès ? Une émission de France Culture (La Science, CQFD, émission de Natacha Triou) du 24 novembre 2022.

Une émission avec

  • François Jarrige Historien des sociétés industrielles, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne;
  • Jean-Baptiste Fressoz Historien des sciences, des techniques et de l’environnement.

Ce billet vous en propose certains passages complétés par des contenus additionnels par rapport à certains points abordés dans l’émission.

Chevaux attelés à une automobile devant l’auberge Krone à Chur-Masans, avant 1925. Photo: Carl Anton Lang. Archives de la ville de Coire.

On arrête pas le progrès. Le canton des Grison, oui, entre 1900 et 1925.

Datation de l’expression, « on arrête pas le progrès », elle apparaît dans le champ médiatique autour de 1900 et de l’émergence de l’industrie automobile. Dans un temps où personne ne veut de l’automobile qui apparaît comme un passe-temps, un loisir pour riches (à écouter à partir de 10:30).

En 1900, le canton des Grisons interdit l’automobile individuelle. L’Automobile Club de Suisse lancera des initiatives ou des référendum populaire. Par 10 fois, la population refusera en votation populaire l’automobile individuelle. Par contre, les camions ou les ambulances sont autorisées. Cette interdiction durera jusqu’en 1925 dans le canton des Grisons (à écouter à partir de 12:19).

Les débuts de la législation en la matière incombait au début du 20e siècle aux cantons. Extrait de l’article «Automobile» du Dictionnaire historique de la Suisse (DHS)

Il incomba d’abord aux cantons de légiférer en la matière (Politique des transports). Ils édictèrent des règlements sommaires fixant les vitesses maximales autorisées. Par crainte des accidents, on interdit aux automobiles les principaux cols alpins. C’est ce que fit Uri en 1901, mais la pression des responsables du tourisme l’obligea à ouvrir le Gothard quelques heures par jour dès 1906 et à renoncer à toute interdiction en 1917. Le canton des Grisons se montra le plus intransigeant; il interdit tout trafic automobile en 1900, et ce n’est qu’en 1925, après pas moins de dix votations populaires, que cette disposition fut enfin abolie. Pour emprunter les routes interdites, il fallait atteler son véhicule à un cheval ou à des bœufs. Le fédéralisme entraîna des conflits juridiques, chaque canton appliquant ses règles de circulation et ses limitations de vitesse. […] Craignant de perdre leur clientèle la plus fortunée, les milieux touristiques furent les plus ardents à combattre les restrictions légales de certains cantons.
Lien : https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/013901/2015-01-21/

Et concernant cette dixième et dernière votation, ArcInfo nous apprend par l’intermédiaire de Margrit Tannò, guide à Coire que

«Et encore a-t-on triché en organisant la votation en été, quand les paysans étaient occupés dans les alpages».

Confusion innovation et technique

Le terme d’innovation monte en puissance depuis les années 80. C’est un terme valise qui s’inscrit dans la dynamique du progrès. Alors que plus personne n’y croyait dans les années 1970 (à écouter depuis 14:00).

La confusion innovation et technique fait que nous ne comprenons rien à la construction matérielle de nos sociétés (à écouter depuis 16:50).

Depuis la Seconde Guerre mondiale, la technique, dans le monde anglophone, en est venue à être étroitement identifiée à l’invention. Si cette identification n’a guère fait progresser notre compréhension de la technique, elle a également eu des effets négatifs sur notre compréhension de l’invention. Nous n’avons pas une histoire de l’invention, mais des histoires de l’invention de certaines seulement des techniques qui connurent la réussite. En soi, cela fausse notre compréhension. En outre, l’histoire actuelle des inventions est elle-même centrée sur l’innovation. Elle se focalise sur certains aspects – pas tous – de la nouveauté contenue dans l’invention : elle met en avant les changements apportés par l’invention, et néglige ce qui ne change pas.
Référence : (Edgerton, D. (2013). Quoi de neuf ? Une histoire des techniques depuis 1900. Paris; Seuil. Chapitre 8. Invention, p. 243. Lien : https://www.cairn.info/quoi-de-neuf-du-role-des-techniques-histoire–9782021063677.htm#)

Techno-solutionnisme et économie de la promesse

Le techno-solutionnisme est lié à une économie de la promesse pour créer des marchés. Cette promesse technologique est déconnectée des problèmes économiques et sociaux. Les solutions techniques les plus simples ne sont jamais mises en avant, car elles rapportent moins de profits. même si elles seraient plus efficaces (à écouter à partir de 34:00).

L’emblème actuel de ce technosolutionnisme pour Fressot réside dans la voiture électrique. Elle n’est pas une solution dans les limites climatiques que l’on se fixe aujourd’hui. L’enjeu, c’est qu’est-ce qu’on va faire avec toute cette électricité (à écouter à partir de 36:20) ?

Surtout que l’Etat en France subventionne de gros véhicules électriques pour satisfaire les bourgeois plutôt que de promouvoir de petits véhicules électriques qui permettraient de résoudre les problèmes réels de mobilité en zone urbaine.

Le scénario du tout (grosse) voiture électrique individuelle n’est tout simplement pas viable en terme de notre production d’électricité actuelle et futur et de nos besoins en la matière.

La page de l’émission : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-science-cqfd/et-si-on-arretait-le-progres-4060233

En guise de conclusion : perspectives pour l’enseignement

Pour oeuvre en guise de conclusion à ce billet, je vous propose de reprendre des éléments de la conclusion proposée par David Edgerton. Elles me paraissent intéressantes pour aborder notamment la question de l’éducation numérique en enseignement de l’histoire en lien avec les questions de durabilité.

Ce livre a plaidé pour la reconnaissance de l’importance des techniques apparemment anciennes. Il invite également à porter sur l’histoire du monde des techniques un regard nouveau, qui change notre perception de ce qu’a été ce monde. Et il est implicitement un appel à penser différemment le présent technologique.
[…]
[…] L’histoire de l’invention n’est pas l’histoire d’un futur inéluctable auquel nous devons nous adapter sous peine de disparaître, mais plutôt une histoire de futurs avortés, et de futurs fermement ancrés dans le passé.
[…]
L’étude des liens qui, au cours de l’histoire, ont uni la technique et la société passe par une nouvelle description non seulement des techniques que nous utilisons, mais aussi de la société dans laquelle nous vivons. […].
Le fait que repenser l’histoire des techniques oblige à repenser l’histoire du monde donne une mesure de l’importance des techniques pour le xxe siècle et pour la compréhension que nous avons de ce siècle.
(Edgerton, D. (2013). Quoi de neuf ? Une histoire des techniques depuis 1900. Paris; Seuil. Conclusion, p. 271 et ss. Lien : https://www.cairn.info/quoi-de-neuf-du-role-des-techniques-histoire–9782021063677.htm#)

Par ailleurs, dans son histoire des techniques, le sociologue Lewis Mumford (1934 pour l’édition anglaise, traduite en français en 1950) distingue trois phases:

  • La première, la phase éotechnique, qui prit naissance vers le Xe siècle, repose sur l’utilisation de l’eau comme source d’énergie et du bois comme matériau de base.
  • La seconde phase, la phase paléotechnique, s’étend sur le XVIIIe siècle, après avoir mûri pendant tout le moyen âge avec les améliorations des industries minières et métallurgiques. C’est l’ère du charbon et du fer, de la puissance britannique, du capitalisme dynamique, mais aussi de la concentration urbaine et financière, et de la dégradation de l’ouvrier.
  • La troisième phase, la phase néatechnique née dans la première moitié du xixe siècle avec l’invention de la technique hydraulique, s’affirme avec la généralisation des emplois de l’électricité et des alliages légers. C’est l’ère de la recherche systématique et délibérée de nouvelles inventions, avec l’apparition d’un nouveau type d’homme, intermédiaire entre l’industriel, l’ouvrier et le savant : l’ingénieur.

Petite bibliographie

  • Edgerton, D. (2013). Quoi de neuf ? Une histoire des techniques depuis 1900. Paris; Seuil.
  • Jacques Ellul, J. (2012) [1977]. Le Système technicien. Paris: Le Cherche Midi.
  • Finley, M. I. (1984). Innovation technique et progrès économique dans le monde ancien. in Économie et société en Grèce ancienne. Paris: La Découverte.
  • Fressoz, J.-B. (2012). L’apocalypse joyeuse. Une histoire du risque technologique. Paris: Seuil.
  • Jarrige, F. (2016). Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences. Paris : La Découverte.
  • Mumford, L. (2016) [1951]. Technique et Civilisation. Marseille: Editions Parenthèses.
  • Wikipedia. Article Technocratique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Technocritique.

Classé sous :EdNum, histodons, Histoire savante, Opinions&Réflexions Balisé avec :histodons, Histoire, progrès

Livre du vendredi : La Grande peur de 1789 – Georges Lefebvre

25 novembre 2022 by Lyonel Kaufmann

Paru 1932, l’originalité du livre de l’historien Georges Lefebvre réside toujours dans l’étude de la psychologie collective. Ce sont les représentations qui importent. Le complot, dans la réalité, n’existait pas. Mais ce qui importe, c’est que les contemporains, eux, y aient cru. Et cette idée de complot est cruciale dans la Grande Peur. La Grande Peur de Lefebvre s’inscrit dans l’étude des mentalités avec d’autres livres d’histoire très célèbres, comme Les rois thaumaturges de Marc Bloch et Martin Luther de Lucien Febvre.

Georges Lefebvre La Grande peur de 1789

Comme l’indique l’article Wikipedia consacré à Georges Lefebvre, La Grande Peur de 1789. Ce livre lui vaut des commentaires très élogieux, quoique non dénués d’éléments critiques, de Marc Bloch, son collègue strasbourgeois qui écrit dans son compte rendu de l’ouvrage : 

« Sa portée, au regard de l’historien, réside avant tout, dans la valeur de symptôme, propre à déceler l’état du corps social ; et c’est de l’avoir en effet étudié de ce biais que la méthode de M. Lefebvre tire son originalité. Partant de cet ensemble de menus faits, immédiatement apparents et dont le pittoresque avait souvent masqué le sens profond, l’auteur, recherchant de proche en proche leur explication, nous fait pénétrer jusqu’au cœur de la société française du temps, dans sa structure intime et le lacis de ses multiples courants6»

https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Lefebvre_(historien)

En 2004, l’historien Timothy Tackett, revient dans les Annales de la Révolution française sur ce qui fait toujours l’actualité de cet ouvrage :

Ce n’est qu’après des années de recherches assidues que Lefebvre put démontrer irrévocablement que la Peur, en fait, n’était pas un phénomène simultané, mais qu’elle consistait plutôt en une série de paniques en réactions en chaîne provenant de cinq ou six sources et qui se déroulaient pendant une période de trois semaines.

Timothy Tackett, « La Grande Peur et le complot aristocratique sous la Révolution française
 », Annales historiques de la Révolution française, no 335,‎ janvier-mars 2004, p. 1-17 (lire en ligne).

Timothy Tackett met aussi en évidence la méthode historique de Lefebvre et ses liens avec l’histoire-problème:


Au départ, dans son introduction, Lefebvre maintient que son interprétation [sur les complots aristocratiques] n’est pas définitive et qu’elle peut être considérée comme une sorte d’hypothèse de travail : « en signalant les questions à résoudre et en suggérant des solutions, on a une chance de susciter et d’orienter des recherches nouvelles »

Idem

Sur la base de travaux plus récent, Timothy Tackett en conclut que sur ce complot, la thèse de Lefebvre, et d’autres, doit être réévaluée :

Pour une grande partie de la population française, notamment chez les habitants des zones rurales, la transformation des attitudes vis-à-vis de la noblesse put initialement se manifester après les débuts de la révolution politique. Elle se produisit non comme un abrupt “changement de paradigme”, mais évolua sur plusieurs mois, voire plusieurs années, alimentée entre autre par l’action des législateurs révolutionnaires eux-mêmes. Il ne fait aucun doute que les décrets qui suivirent la Nuit du 4 août procédèrent en partie du traumatisme de la Grande Peur et des insurrections paysannes du mois de juillet. Mais ces décrets, en fait, aidèrent à concentrer plus que jamais l’animosité anti-aristocratique. La méfiance envers la noblesse et les craintes d’un complot aristocratique, en effet, furent probablement bien plus importantes dans les années qui suivirent 1789 qu’elles ne l’avaient été à l’époque même de la Grande Peur.

Idem

Ceci sans enlever à la qualité du travail réalisé alors, sur la base des sources alors à sa disposition, au travail de Georges Lefebvre.

Dans la perspective de l’enseignement de l’histoire, il convient maintenant d’observer dans quelle mesure, ces travaux plus récents ont été intégrés aux manuels d’histoire ou dans les encyclopédies.

Ainsi, l’encyclopédie en ligne Larousse fait partie des ressources complémentaires proposées par les Moyens d’enseignement romands (MER) pour le cycle 3. Voici l’extrait de cette encyclopédie consacrée à la Grande Peur:

2.4. LA GRANDE PEUR ET SES CONSÉQUENCES

Dans tout le pays, ce choc ébranle les autorités. Les partisans des réformes (qui s’appellent entre eux les « patriotes ») prennent le pouvoir dans les municipalités urbaines et, parfois, chassent les troupes stationnées dans les châteaux royaux. Dans les campagnes, des rumeurs incontrôlées poussent les ruraux à s’armer contre de mystérieux « brigands », accusés de brûler les récoltes. Ils forment des attroupements qui s’en prennent aux propriétaires, détruisent des titres de propriétés, dévastent des logis seigneuriaux, molestent des personnes jusqu’à parfois les tuer. 

Les événements parisiens, aussi inquiétants que prometteurs, trouvent manifestement un écho qui témoigne des attentes et des craintes des ruraux français, lesquels espèrent souvent la fin des impôts, celle de la police des blés, et des terres à acheter ! Cette manifestation de psychose collective, que l’on a appelée la « Grande Peur », se répand du 20 juillet au début d’août dans presque toute la France – n’y échappent guère que la Bretagne, l’ouest de l’Aquitaine, la Lorraine et l’Alsace.

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Révolution_française/140733

Est-ce mieux dans cette émission proposée par Fred de « C’est pas sorcier », série souvent prisée par les enseignant•es, également recommandée par le site destiné aux enseignant•es romands ? Je vous laisse juge. L’événement est présenté, dans l’émission au travers d’Olympe de Gouge (à partir de 15:30) :

Au travers de ces deux exemples, on voit ainsi que la thèse initiale de Georges Lefebvre a encore de beaux jours devant elle malgré les travaux historiques menées depuis lors l’ayant révisée.

Classé sous :Histoire savante, Publications

Un massacre de « voisins sur leurs voisins » : La Saint-Barthélemy

9 novembre 2022 by Lyonel Kaufmann

Ce très intéressant podcast (07.11.2022 – 24 minutes) de l’émission Les voies de l’histoire de eu!radio est consacré au massacre de la Saint-Bathélemy et au travail de l’historien Jérémie Foa.

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« Les Voies de l’Histoire » sur euradio est une émission du Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique (CRHIA), le laboratoire d’histoire de l’Université de Nantes, animée par Virgine Adane, maîtresse de conférences en histoire moderne.

Dans cet épisode, Virginie Adane reçoit Jérémie Foa, maître de conférences habilité à diriger des recherches à Aix-Marseille Université et membre du laboratoire TELEMME. Ensemble, ils reviennent sur le massacre des protestants le 24 août 1572 et sur cet épisode des guerres de religion.

Le lien vers l’émission pour écouter le podcast : https://euradio.fr/emission/4BZ4-les-voies-de-lhistoire/K7BR-un-massacre-de-voisins-sur-leurs-voisins-la-saint-barthelemy#

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Les 20 ans du «Rapport Bergier» (mercredi 30 novembre) | Journée d’étude

7 novembre 2022 by Lyonel Kaufmann

20 ans après sa publication, le «rapport Bergier» continue à imprimer une marque profonde dans l’histoire de la Suisse et la pratique de la recherche historique, et pas seulement celle qui est consacrée à la Seconde Guerre mondiale. Le 30 novembre, l’Université de Lausanne organise unejournée d’étude. Celle-ci s’interrogera sur la postérité des travaux de la commission chargée de la rédaction de ce rapport.

© Chappatte dans Le Temps (mars 2002), Suisse.

© Chappatte dans Le Temps (mars 2002), Suisse.

USAGES ET MÉSUSAGES DES RECHERCHES HISTORIQUES

Comment les commissions indépendantes d’experts se sont développées ces dernières années ?

Quelles trajectoires professionnelles ont suivi les chercheur·ses engagé·es dans les recherches ?

Quelles sont les marges de libertés pour la recherche dans un contexte de controverses ?

Mercredi 30 novembre 2022

Programme:

  • 10h30 (Géopolis 1628) – Conférence d’introduction: «Le rapport Bergier (2002-2022): quel bilan?» (Marc Perrenoud)
  • 11h00 (Géopolis 1628) – Première table ronde: «L’atelier de l’historien.ne sous contraintes: l’expérience au sein de la Commission Bergier et après» (Valérie Boillat, Suzanne Peters, Gilles Forster)
  • 14h30 (Géopolis 1620) – Deuxième table ronde: «Faire de l’histoire en Suisse: un parcours semé d’embûches» (Rodrigo Lopez, Flavio Eichmann, Alix Heiniger, Sandra Bott)
  • 16h00 (Géopolis 2879) – Troisième table ronde: «Le rapport Bergier: acquis et pistes pour des recherches à venir» (Sébastien Guex, Pierre Eichenberger, Christina Späti, Claire-Lise Debluë)
  • 19h00 (Palais de Rumine, Aula Magna) – Grand débat: «De la neutralité scientifique à la neutralisation des controverses?» (Matthieu Leimgruber, Flavio Eichmann, Marc Perrenoud, Anne-Françoise Praz, Janick Schaufelbuehl)

Source : https://news.unil.ch/display/1667766406606

Pour aller plus loin :

  • Le site de la commission indépendante d’experts Suisse – Seconde Guerre Mondiale
  • Le débat pour les dix ans du rapport à l’UNIL
  • P. Boschetti, «Le rapport Bergier pour tous»

Pour se préparer :

https://youtu.be/mKj6ybCex3Y

Classé sous :histodons, Histoire active, Histoire savante, Opinions&Réflexions

InfoClio : Façonner l’avenir ? Prospective et sciences historiques (04.11.2022)

11 octobre 2022 by Lyonel Kaufmann

Scénarios, prévisions, trends, simulations – Les usages de la prospective se sont développés dans l’après-guerre et connaissent actuellement un nouvel essor. Le secteur privé, la recherche et l’administration conçoivent des projections d’avenir afin de faire face aux défis actuels : prévoir les conséquences du réchauffement climatique, répondre aux incertitudes liées aux conflits militaires et politiques, anticiper les évolutions sociales et techniques. Le colloque infoclio.ch 2022 se penche sur l’histoire de la prospective, aborde l’avenir des bibliothèques, et se demande enfin si l’histoire peut être une science prospective.

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La première session s’intéresse à l’histoire de la prospective. Trois historiennes présentent comment les connaissances sur l’avenir se sont rationalisées au cours du XXe siècle, stimulées par la puissance de calcul des ordinateurs. Elles exposent également la place qu’ont prises les études prospectives dans les pratiques de gouvernance.

La seconde session est consacrée aux bibliothèques et à leurs stratégies d’avenir. Comment font-elles face à la transformation rapide des supports d’information ? Peut-on anticiper les futures habitudes de lecture du public ? Comment garantissent-elles la pérennité de leurs missions dans le temps ? Trois interventions ainsi qu’une table ronde répondent à ces questions.

La troisième session se concentre sur la modélisation historique. Deux chercheurs spécialisés dans la production et l’évaluation de données historiques présentent leurs travaux actuels. La table ronde conclusive discute des contributions possibles des sciences historiques à la préparation de l’avenir, et des présupposés qui sous-tendent les sciences prospectives.

La manifestation fera l’objet d’une traduction simultanée Allemand – Anglais (sessions 1 & 3) et Allemand-Français (session 2) (avl dolmetscher)

Le programme est particulièrement alléchant et la thématique peu commune dans nos domaines. Courez-y !

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Classé sous :Histoire savante, Humanités Digitales, Nouvelles de l'histoire

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