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Histoire Lyonel Kaufmann

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Histoire savante

Journées d’étude internationales. Enseignement et apprentissage de la Shoah | 22 et 23 janvier 2018, HEP Vaud, Lausanne

23 janvier 2018 by Lyonel Kaufmann

Organisée de main de maître par ma collègue Nadine Fink et son comité d’organisation, la 3e conférence de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) a débuté ce lundi et se prolongera ce jour encore à la HEP Vaud (HEP-VD) à Lausanne. Compte-rendu de l’ouverture de la manifestation.

Présentation de la 3e conférence de l’IHRA

En 2004, la Suisse a rejoint l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), qui compte aujourd’hui 31 Etats membres et qui a pour but de promouvoir la mémoire, la recherche et l’éducation à propos de la Shoah. Depuis mars 2017, la Suisse assume la présidence de l’IHRA durant une année. C’est dans le cadre de cette présidence que la Haute école pédagogique du canton de Vaud, en collaboration avec la Haute école pédagogique de Lucerne, organise les journées d’étude internationales «Enseignement et apprentissage de la Shoah: pratiques et expériences dans le monde scolaire». Ces journées d’étude sont destinées tout particulièrement aux enseignants et aux formateurs des institutions éducatives.

Il y a plus de 10 ans, la Suisse a introduit la «Journée internationale de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité» le 27 janvier de chaque année, date symbolique correspondant à la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par l’Armée rouge. Cette journée est dédiée à la transmission et au travail de réflexion à propos de la mémoire et de l’histoire de la Shoah et des génocides qui ont marqué l’histoire du XXe siècle, ainsi que des droits de l’Homme, de la tolérance, du dialogue interreligieux et interculturel. Les journées d’étude «Enseignement et apprentissage de la Shoah: pratiques et expériences dans le monde scolaire» ont pour objectif de soutenir le travail et les démarches en lien avec ces thématiques telles qu’elles peuvent être traitées dans le contexte scolaire.

La question de l’enseignement et de l’apprentissage relatifs à la Shoah se pose dans de nombreux contextes nationaux, chaque pays y apportant des réponses différentes en fonction de sa propre histoire et de son rapport au passé. Dans le cadre des journées d’étude, des enseignants et des formateurs en provenance de nombreux pays, dont la Suisse, ont l’occasion d’échanger autour de leurs pratiques et de leurs expériences. L’objectif est de promouvoir les échanges au niveau international et de favoriser la multiperspectivité pour apprendre les uns des autres.

Ouverture de la manifestation

L’ouverture de la manifestation a été faite par Guillaume Vanhulst, recteur de la HEP-VD, Benno Bättig, Président de l’IHRA, Ambassadeur, Département fédéral des Affaires étrangères et Bennedikt Hauser, chef de division, Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation.

Dans son intervention, Bennedikt Hauser a indiqué que, si désormais, la Shoah est un fait établi dans le curriculum en Suisse, il ne s’agit nullement d’en faire des leçons ritualisées. Il a également cité les propos tenus par le président français, Emmanuel Macron le 10 juin 2017 dans les commémorations du 73e anniversaire d’Ouradour-sur-Glane :

«La pluie et le soleil après tant de décennies ont effacé les traces noires de l’incendie destructeur, l’herbe du Limousin a repoussé sur ces terres. La mémoire, elle aussi, forcément s’érode. Sans cesse nous devons raviver la flamme et lui redonner sens ». Ce soir vous serez des témoins, et vous serez devenus à votre tour des passeurs. Oradour, c’est la sauvagerie brutale, l’appétit effréné de la mort. Ici notre conscience se fortifie car ici elle touche ce contre quoi elle se dresse. Ici nous faisons provision d’indignation. Ce soir vous serez davantage que des témoins, j’aimerais que vous soyez devenus des consciences. Le Rwanda ou la Yougoslavie hier, la Syrie aujourd’hui ne sont qu’à quelques heures d’avions. Parfois, c’est chez nous que resurgit la bestialité infâme. En oubliant, en décidant de ne plus nous souvenir ou de ne plus nous battre, nous prendrions ce risque immensément coupable de répéter l’histoire.1»

« Oradour, ce n’est pas seulement un drame de la guerre. C’est un scandale absolu »

Pour sa part, dans son introduction de ce lundi 22 janvier, Nadine Fink, responsable du comité d’organisation, indiquait les trois axes qui on guidé l’organisation du colloque :

  • la prévention des crimes contre l’humanité
  • la question des droits de l’homme
  • le dialogue interreligieux et interculturel

Elle a également replacé l’histoire de cette thématique en milieu scolaire dans une interaction passé-présent-futur (pour un avenir souhaitable), construite sur une narration.

A l’occasion de cette conférence, 25 pays sont représentés et la pluralité des langues qui s’en dégage, caractéristique si helvétique, représente un tel enrichissement que les organisateurs ont choisi de tenir la conférence en trois langues : français, allemand et anglais. Les pratiques enseignantes présentées durant ces deux jours ont recours à une pluralité de ressources (témoignants individuels, des productions artistiques, des sources, les humanités digitales, des lieux de mémoire). La question des droits de l’homme que celle de la concurrence des mémoires et celle des faits alternatifs seront abordés dans les différentes sessions d’ateliers.

Cette partie introductive a été suivie par deux conférences, précédant deux sessions d’ateliers.

To be continued…

  1. Propos rapporté dans Le Parisien : http://www.leparisien.fr/politique/oradour-sur-glane-macron-en-passeur-de-memoire-aux-ceremonies-du-73eme-anniversaire-10-06-2017-7036917.php ↩

Classé sous :Didactique, Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Compte-rendu : La déchéance de nationalité sous Pétain | La vie des idées

11 janvier 2018 by Lyonel Kaufmann

En juillet 1940, le gouvernement de Vichy promulgue une loi qui annule les naturalisations accordées par son prédécesseur, sous une Troisième République libérale. Environ 15 000 personnes, parmi lesquelles de nombreux Juifs, sont déchues de leur nationalité entre 1940 et 1944. L’étude de Claire Zalc montre comment cette politique d’exclusion fut mise en œuvre.

De 1940 à 1944, la France de Vichy dénaturalise à peu près 15 000 hommes, femmes et enfants, dont plus de 7 000, un nombre disproportionné, sont Juifs. Les grandes lignes de ce récit ont déjà été esquissées par le passé. Dans son ouvrage historique Vichy France : Old Guard and New Order (1972), Robert Paxton consacre quelques pages au sujet. En s’attachant principalement à montrer que la politique française n’a pas été imposée unilatéralement par l’Allemagne, et en faisant la lumière sur une xénophobie proprement française, Paxton souligne ainsi le caractère antisémite des mesures. L’ouvrage suivant de Paxton, ainsi que les recherches de Bernard Laguerre, Patrick Weil et d’autres, ont approfondi l’étude des dénaturalisations sous Vichy, en insistant sur la nouveauté d’un antisémitisme racial en politique française (1). Claire Zalc s’inscrit dans leur sillage. Elle reprend, à quelques nuances près, les chiffres avancés par ses prédécesseurs, et elle porte une très grande attention au rôle de l’antisémitisme. Mais elle prend l’existence de cet antisémitisme français pour donnée, et donc, comme point de départ de son étude. Zalc étudie la manière dont la xénophobie française et l’antisémitisme ont interagi et se sont alimentés mutuellement, et la manière dont ils fonctionnaient. Mais avant tout, elle montre comment ils ont été mis en pratique.

La recherche menée pour cet ouvrage relève du tour de force. Le Comité de révision de naturalisations et les magistrats qui ont supervisé le processus n’ont laissé aucune archive derrière eux. En conséquence, Zalc a assemblé son récit à partir d’un large éventail de collections d’archives, en particulier celles des dossiers de naturalisation gardées par le ministère de la Justice. La loi sur la nationalité est suffisamment complexe pour que Vichy choisisse de travailler avec les juristes qui ont auparavant naturalisé des étrangers pour le compte de la Troisième République, parmi la génération qui a précédé L’Étrange Défaite, pour finalement les dénaturaliser au cours de la guerre. Leurs méthodes de travail peuvent être suivies dans ces dossiers. Sans disposer de riches délibérations sur lesquelles s’appuyer, Zalc déduit l’intention de l’action. Elle dresse un échantillon de mille dénaturalisations sur les quinze mille avérées, et les étudie en profondeur, en démêlant l’intention officielle et en montrant comment les réalités locales modèlent la mise en œuvre de cette intention selon différents contextes à travers le pays.

Lire la suite du compte-rendu : laviedesidees.fr

Recensé : Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy, L’Univers historique, Paris, Éditions du Seuil, 2016, 388 p.

(1) Bernard Laguerre, « Les dénaturalisés de Vichy (1940-1944) », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, no. 2, octobre-décembre 1988, pp. 3-15 ; et Patrick Weil, Qu’est-ce qu’un Français ? Histoire de la nationalité française depuis la Révolution, Paris, Grasset, 2002.

Classé sous :Histoire savante, Publications

Pamphlets de Céline : « un travail d’historiens et de politologues » est indispensable

11 janvier 2018 by Lyonel Kaufmann

Alors que la discussion fait rage concernant le projet de publication des pamphlets antisémites de Céline, l’historien Zeev Sternhell explique, dans une tribune au « Monde », pourquoi un essai introductif sur ce que fut l’antisémitisme au XXe siècle en France doit précéder toute réédition de ces pamphlets antisémites.

Zeev Sternhell à Berlin (2016). Source : Wikipedia. CC BY-SA 4.0

Tribune. Une édition critique des pamphlets de Céline ne saurait se réduire à une reprise de l’édition québécoise avec l’ajout d’une simple préface littéraire concoctée à Paris. Céline est une figure majeure de l’antisémitisme français, de la tentation nazie en France et de l’usage qui en fut fait par la droite fasciste ou fascisante française. Remettre ces textes sous les yeux du grand public permet, d’une part, de mieux reconstituer les réalités idéologiques du XXe siècle, ce qui est toujours positif et conforme aux devoirs d’un éditeur, mais, d’autre part, peut contribuer à rendre une certaine légitimité à l’antisémitisme, ce qui de toute évidence n’est pas l’objectif de Gallimard.

Si on se lance dans une telle entreprise, il est impératif de faire précéder ce recueil non pas d’une quelconque préface, mais d’un essai introductif savant sur ce que fut l’antisémitisme au XXe siècle en France, sur ses racines et sa fonction politique ainsi que sur sa signification pour le contexte culturel général. Une telle démarche demande non seulement de grandes connaissances mais un gros travail sur les réactions de l’opinion publique de l’époque. C’est un travail d’historiens et de politologues.

Pour lire la suite (accès payant) : Pamphlets de Céline : « un travail d’historiens et de politologues » est indispensable | Le Monde

Mise à jour :

Les Inrocks nous informent ce jour que La réédition des pamphlets antisémites de Céline est “suspendue”. La principale raison invoquée par l’éditeur Pierre Gallimard est que «les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies pour l’envisager sereinement». Il a donc décidé de reculer, sans préciser si ce n’était que partie remise. Les éditions Gallimard comptaient publier en mai 2018 les trois pamphlets antisémites de Céline.

Classé sous :Histoire savante, Opinions&Réflexions

Les Moyen Âge de Game of Thrones | Cahiers de recherches médiévales et humanistes

31 décembre 2017 by Lyonel Kaufmann

Florian Besson, Catherine Kikuchi et Cécile Troadec nous offrent un très intéressant article relativement à la grande saga de George R.R. Martin, A Song of Ice and Fire, et sa célèbre adaptation en série télé, Game of Thrones. Au vu du succès rencontrés par cette saga, cette article intéressera tout enseignant en charge d’un enseignement du Moyen Age.

Là où tous les critiques soulignent le « réalisme » de ces cycles, les auteurs de cet article se demandent quel est ce réel représente et réimaginé : de quel Moyen Age parle-t-on ? Les auteurs s’intéressent de près  au monde crée par Martin, pour se demander quels éléments sont retenus ou laisses de côté, places au cœur de l’intrigue ou en marge de l’histoire, ce qui conduit aussi à s’interroger sur ce que cela nous dit des représentations contemporaines du Moyen Age.

Comme les auteurs l’indiquent en introduction à leur article :

il s’agit de comprendre ce qui se passe quand on parle de Moyen Âge dans un cycle littéraire et télévisuel. Si les critiques, on l’a dit, sont souvent prompts à souligner avec enthousiasme le réalisme de l’œuvre de Martin, c’est le réel de référence qu’il s’agit dès lors d’interroger. Car, alors que les critiques parlent sans cesse d’une série qui s’inspire du Moyen Âge, pensé comme une période unifiée, les médiévistes au contraire parlent de périodes et de lieux différenciés, bref, de plusieurs Moyen Âge. […] Il s’agit dès lors d’interroger le réalisme de l’œuvre, non pas pour se demander si elle est réaliste, mais pour se demander à quel réel on renvoie, autrement dit pour déconstruire le rapport au Moyen Âge historique de l’univers créé par George R. R. Martin, le tout pour comprendre, peut-être, ce que cela nous apprend sur la façon dont aujourd’hui le Moyen Âge est perçu et compris, au-delà des cercles universitaires.

Par ailleurs, pour bien souligner l’importance pour des historiens de s’attacher à l’oeuvre de George R. R. Martin, les auteurs rappellent

que les livres de Martin se vendent à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, ce qui est, est-il besoin de le souligner, bien plus que n’importe quel livre d’historien. À bien des égards, le Moyen Âge de Martin l’emporte sur celui des historiens – notamment chez les étudiants, et les auteurs de cet article, tous trois chargés de TD à l’université, s’en rendent bien compte.

A ce titre, l’enseignant d’histoire du secondaire se retrouve également dans une position semblable lorsqu’il aborde le Moyen Age avec ses élèves.

Après cette introduction, l’article de Florian Besson, Catherine Kikuchi et Cécile Troadec s’articulent en trois temps. En premier lieu, les auteurs portent leur attention sur les pouvoirs représentés dans la série, car le monde imaginaire de Martin met en scène des personnages qui interagissent, le plus souvent sur le mode de la compétition ou du conflit. Dans un deuxième temps, c’est le monde construit et extrêmement spatialisé du récit qui amène nos auteurs à l’étude des territoires. Enfin, ce monde est doté d’une histoire propre, qui participe puissamment de l’effet de réel mais suscite également des questionnements et est révélatrice de la manière dont le Moyen Âge est perçu et utilisé, d’où un dernier temps centré sur les histoires.

En conclusion de leur passionnante enquête, les auteurs relèvent qu’une partie de la raison du succès de la série réside dans le fait qu’elle offre au lecteur/spectateur plusieurs Moyen Âge et que chacun y reconnaît le sien. Ils le qualifie ainsi de Moyen Âge kaléidoscope, fusion de diverses temporalités et concentré, au sens chimique, de Moyen Âge.

Cependant,

Cette fusion de strates temporelles, qui n’est pas sans présenter parfois de véritables contradictions, doit être expliquée et analysée : à l’heure où une grande majorité du public, et notamment des étudiants, découvrent le Moyen Âge à travers Game of Thrones, le risque est que cette fusion devienne confusion.

Par ailleurs, l’article relève LE grand absent dans ce tableau : l’absence de l’Eglise et du clergé à Westeros alors que le médiéviste se doit de

rappeler leur rôle absolument fondamental dans l’histoire de l’Occident médiéval, au cœur de la production culturelle, de la structuration sociale, et de la vie politique, et faire comprendre que le Moyen Âge se joue au moins autant sur les champs des batailles que dans les grands monastères, et que les manuscrits enluminés en sont un symbole à part entière, au même titre que l’épée.

De plus,

là où Martin plaque souvent des réalités sociales contemporaines sur des structures politiques médiévales, il faut rappeler la grande altérité, anthropologiquement parlant, du monde médiéval.

Et, au final, les auteurs nous invitent à

refuser la tentation, très présente dans cette série, de penser le Moyen Âge comme un bloc, en en niant la diversité et les évolutions, notamment sociales et économiques. Impossible, aujourd’hui moins que jamais, de parler « du » Moyen Âge : s’il y a bien des cohérences et des continuités dans cette période, qui se prolongent d’ailleurs au-delà de la date limite de 1492 et autorisent à parler d’un « long Moyen Âge », reste que les différences entre les siècles sont nombreuses. Poser le Moyen Âge comme une unité relève moins de l’enquête scientifique que du fantasme, celui d’un monde socialement figé, économiquement replié, géographiquement clos.

Dès lors, en partant de l’univers de nos élèves ou de nos étudiants construits notamment à l’aide de l’Historie fantasy et plus particulièrement de Game of Thrones, il faut les amener à mener l’enquête pour réintroduire une « époque riche et complexe, tissée d’évolutions nombreuses qui se répondent les unes aux autres », « déjà ouverte sur le monde, et en étroite connexion avec les autres espaces ». En fait, il faut toujours combattre cette vieille antienne d’un Moyen Âge conçu comme une parenthèse que viendraient fermer les Grandes Découvertes ou un moment où l’histoire allait moins vite qu’aujourd’hui.

L’article : Florian Besson, Catherine Kikuchi et Cécile Troadec, « Les Moyen Âge de Game of thrones », Cahiers de recherches médiévales et humanistes [En ligne], 28 | 2014, mis en ligne le 31 décembre 2017, consulté le 31 décembre 2017. URL : http://journals.openedition.org/crm/13765 ; DOI : 10.4000/crm.13765

Le lecteur pourra également prolonger sa lecture sur un autre aspect fort présent dans la série : le climat. Ainsi,  le climat tel que décrit dans la série ainsi que dans les livres est-il plausible ? Et quels sont les facteurs permettant à la terre parallèle créée par George R. Martin de connaître de telles saisons ? Des scientifiques de  l’université de Bristol, de Cardiff et de Southampton en Angleterre se sont penchés sur la question de manière tout à fait érudite et argumentée. Mais, ils n’ont pas laissé pour autant leur humour au vestiaire: leur article collectif est signé de l’un des personnages de la série Samwell Tarly domicilié dans la citadelle de Westeros… Lire la suite : Comment expliquer le climat de Game Of Thrones ? | Sciences & Avenir (27.12.2017)

Classé sous :Histoire savante, Opinions&Réflexions, Publications Balisé avec :Game of Thrones, moyen-âge

L’histoire collective de Jean Maitron | La Vie des Idées

13 octobre 2017 by Lyonel Kaufmann

Le Dictionnaire du mouvement ouvrier français est communément appelé le « Maitron ». On ignore souvent le parcours de celui qui lui a donné son nom, pourtant les engagements intellectuels et militants de Jean Maitron expliquent en grande partie le succès du plus vaste ensemble biographique de langue française, qui a permis et accompagné le renouveau de l’histoire sociale du politique.

Étonnant destin que celui de Jean Maitron (1910-1987) : sorti du rang, introducteur de l’histoire ouvrière à l’Université ‒ qu’il a intégrée tardivement et qui l’a quelque peu marginalisé ‒, il gagne sa pleine reconnaissance une fois à la retraite, et son œuvre s’impose dans les 3 décennies qui suivent son décès. Paradoxalement, c’est donc au moment où le mouvement ouvrier perd sa centralité que l’œuvre de Jean Maitron acquiert une visibilité nouvelle.

Plus encore que ses ouvrages sur le mouvement anarchiste ou sa fonction de créateur et de directeur de la revue Le Mouvement social, c’est son rôle de directeur du Dictionnaire du mouvement ouvrier français qui l’impose en France et à l’étranger. Ce dictionnaire, toujours en construction depuis le milieu des années 1950, prend le nom de son créateur en 1981, à la demande de l’éditeur ; dans la pratique, les utilisateurs parlaient depuis longtemps du « Maitron ».

L’aboutissement récent de la cinquième période du dictionnaire (1940-1968), correspondant en fait à la clôture de l’ensemble papier de 1789-1968 (56 volumes, plus 8 volumes thématiques, 11 volumes internationaux et 3 cédéroms), est l’occasion de s’interroger sur la spécificité de l’histoire intellectuelle pratiquée par Jean Maitron, histoire inséparable de celle du Maitron. Histoire singulière qui occupe une place à part dans l’historiographie française et internationale

Lire la suite : L’histoire collective de Jean Maitron – La Vie des idées

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

Le cheval blanc d’Henri IV à la manière de…

10 octobre 2017 by Lyonel Kaufmann

L’historien Jean-Charles Geslot(@JChGeslot) , MCF en Histoire contemporaine. Directeur adjoint aux formations Licence de l’@IECIuvsq Coordinateur du projet ANR DEF19, a initié sur twitter un pastiche sur la manière de raconter même fait historique suivant l’orientation des historiens.
Son pastiche : A la manière de… : le cheval blanc d’Henri IV vu par les #historiens, de Michelet à Boucheron. Lien : [https://twitter.com/JChGeslot/status/916264487266725890]
blankD’autres historiens ont continué le pastiche. Ainsi André Loez (@andreloez) avec
a) selon Seignobos
blank
b) selon Pierre Chaunu
blankOu encore Thibaut Poirot‏ @ThPoirot avec Soboul :
blankVoir plus littéraire avec tolosamédia‏ @tolosamedia2 qui nous propose un pastiche à la manière d’Alexandre Dumas (ou Maquet) :
blank

Différentes manières et façons donc de mener l’enquête en histoire et de l’écrire…

Il y a aussi matière à s’interroger, avec des élèves ou nos étudiant.e.s, sur l’objectivité du récit en histoire….

Bonne lecture.

Classé sous :Histoire savante, Humanités Digitales, Nouvelles de l'histoire

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