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swissworld.org est une publication de Présence Suisse PRS, une organisation officielle de la Confédération suisse chargée de la diffusion d’information sur la Suisse dans le monde entier. Elle présente une vision (très) traditionnelle de l’histoire suisse.
MSHIS31 – Support de Cours en ligne
Vous pouvez désormais consulter en ligne le support de cours pour le module MSHIS31 – Didactique I, La transposition didactique, les modèles d’apprentissage et les principaux dispositifs d’enseignement en histoire (automne 2007). Ce cours est destiné aux étudiants candidats à l’enseignement au secondaire I et II.
Il sera mis à jour après chaque séance.
Le lien : https://lyonelkaufmann.ch/histoire/MSHIS31SupportCours/index.html
Bonne lecture !
Manuscrits enluminés, démocratisation et Internet gratuit (liens)
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Quelques bases de données françaises pour l’étude des manuscrits enluminés.
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Armé jusqu’aux dents des techniques d’évaluation les plus fiables, Eric Maurin défend le bilan des systèmes éducatifs occidentaux depuis soixante ans. Et invite à rompre avec l’idéologie de la décadence scolaire.
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La prédominance du modèle gratuit sur Internet remet en question les mécanismes habituels des industries culturelles. La revue Le Débat y consacre la question suivante : la gratuité, pour ou contre?
Table de Peutinger | Ceci n'est pas Auschwitz (liens)
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Datant de 1265 et constitué de 11 parchemins pour une longueur de 6,74 m., ce document a été découvert en 1494 et remis en 1507 à un antiquaire d’Augsbourg, Conrad Peutinger. Il s’agit d’un planisphère décrivant le monde connu dans l’Antiquité.
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Analysant un un album de photos prises à Auschwitz, André Gunthert nous explique comment la photographie, malgré son caractère d’empreinte, peut manquer le réel. Sans retouche, ni trucage. Simplement, en regardant à côté.
"Qui contrôle Wikipedia ?" (Pointblog.com)
A la suite de la deuxième séance du MSHIS31 Didactique de l’histoire I, cette brève du site pointblog.com prolonge votre discussion sur la fiabilité des sites web et des encyclopédies en ligne plus particulièrement :
545 000 articles dans la version francophone de Wikipédia qui serait contrôlée par 158 administrateurs bénévoles nous dit l’article de 4 pages que lui consacre le mensuel L’Ordinateur Individuel. On y trouve deux courtes interviews, une de Denis Fasse (Encyclopédia Universalis) : ‘Wikipédia colle à l’actualité, ce que nous ne pouvons pas faire…. En revanche, nous pouvons faire appel à un spécialiste du climat pour expliquer, sur notre site ou sur le DVD, l’impact du réchauffement climatique sur le développement des cyclones.’ et Olivier Jacquot (conservateur à la Bibliothèque Nationale de France) : ‘Les erreurs présentes dans Wikipédia ne sont qu’un épiphénomène par rapport au volume de données disponibles.
On pourra également lire le billet suivant : Sur Wikipedia et l’Histoire (Clioweb et Rosenzweig)
Ainsi que la comparaison effectuée entre Wikipedia et une encyclopédie papier (Brtiannica):
Wikipedia-Britannica : la polémique sans fin (Homo Numericus)
Wikipedia 4 – Britannica 3 ! (Ecrans de veille en éducation)
Une autre polémique (francophone cette fois-ci) est issue du travail réalisée par des étudiants de Sciences-Po sous la direction de Pierre Assouline:
Les erreurs traquées de Wikipédia (Ecran.fr)
Quand des étudiants de Science Po vandalisent Wikipédia… (WikiNews)
Controverse à la sauce wikipédia (Agence Science-Presse)
Wikipedia: à la recherche de l’équilibre (medievizmes.net) Article publié après un premier billet de Pierre Assouline de janvier 2007
Enfin, une démarche francophone à l’intention des élèves de 8-13 ans de contribution à une encyclopédie collaborative en ligne basée sur les principes du Wiki (et donc de Wikipedia) : Vikidia. Une manière originale de participer à un projet et de mieux comprendre le fonctionnement d’une encyclopédie telle que Wikipedia ?
Penser la destruction des juifs d'Europe (Le Courrier 25.09.2007)

DR | L’historien américain Raul Hilberg
Dans son édition du mardi 25 septembre 2007, le journal Le Courrier revient sur la disparition récente de Raoul Hilberg (décédé le 4 août 2007) et propose une page entière au travail réalisé par cet historien relativement à son ouvrage majeur et capital sur le génocide juif : « La destruction des juifs d’Europe ».
L’article intitulé «Le tournant historiographique» est particulièrement intéressant pour comprendre l’apport de Raoul Hilberg relativement à l’historiographie du génocide et des génocides en général: »(Ainsi dans la dernière édition de son ouvrage, régulièrement remis à jour, Raoul Hilberg consacre un chapitre au génocide rwandais. Eric Vigne, ami et éditeur français de Hilberg chez Gallimard, expliquait à Rue89 que ce chapitre sur le Rwanda participait à la démonstration de Hilberg et qu’il voulait ainsi s’adresser aux tenants de la bataille du « pourquoi? », qu’avec ce nouveau génocide, où l’Europe n’avait rien fait, il s’agissait d’arrêter de dire que la connaissance historique permet d’agir et qu’il fallait plutôt s’appliquer à cerner le « comment? ».) »:
S’il considère le génocide juif comme «un événement sans précédent, un acte primordial jamais imaginé avant qu’il surgît», comme il l’explique dans La Politique de la mémoire, il démontre dans toute son oeuvre qu’il n’y a pas de plan central d’extermination, comme il n’existe pas de Führerbefehl pour supprimer les populations juives européennes, car cet ordre n’est pas nécessaire.
En affirmant la nature bureaucratique de la destruction et en soulignant la division du travail, Hilberg s’oppose à une interprétation faisant de Hitler un homme surpuissant et diabolique ou celle d’un génocide mis en place par quelques antisémites fanatiques. La décentralisation de la destruction des juifs réclamant la participation de tous les organismes disposant des moyens d’accomplir leur part de travail, il penche plutôt pour une concurrence des institutions qui aboutit à ce que l’historien allemand Hans Mommsen appelle une «radicalisation cumulée». Véritable initiateur d’un nouveau courant historiographique, Hilberg contribue au développement des Holocaust and Genocide Studies dont les nombreuses revues et les programmes universitaires soulignent l’importance. Rechignant à utiliser le mot «Holocauste», problématique étymologiquement parlant, Raul Hilberg se montre aussi critique face à la globalisation de la mémoire du génocide juif et à son instrumentalisation. Il n’hésite pas à dénoncer les organisations juives américaines – notamment sur leurs demandes de réparation contre les banques suisses – ou à défendre ses collègues, comme Norman Finkelstein écarté de son poste après la parution de L’Industrie de l’Holocauste.
Ces articles du Courrier présentent l’avantage d’être consultables en ligne : Penser la destruction des juifs d’Europe.
