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Histoire Lyonel Kaufmann

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Publications

Comment la Russie réécrit l’histoire de la Seconde Guerre mondiale

25 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

Pour appuyer ses offensives, idéologiques comme territoriales, le régime de Vladimir Poutine opère une relecture très personnelle du pacte germano-soviétique et de la «Grande Guerre Patriotique».

La «photo de famille» du pacte germano-soviétique d'août 1939: de gauche à droite, le ministre allemand des Affaires étrangères Joachim Von Ribbentrop, le juriste allemand Friedrich Gaus, Joseph Staline et, tout à droite, le ministre soviétique des Affaires étrangères Vyacheslav Molotov. AFP.
La «photo de famille» du pacte germano-soviétique d’août 1939: de gauche à droite, le ministre allemand des Affaires étrangères Joachim Von Ribbentrop, le juriste allemand Friedrich Gaus, Joseph Staline et, tout à droite, le ministre soviétique des Affaires étrangères Vyacheslav Molotov. AFP.

Comment expliquer le pouvoir d’attraction qu’exerce la Russie de Vladimir Poutine sur une bonne partie de la classe politique française? Le chercheur Olivier Schmitt s’attaque à la question dans Pourquoi Poutine est notre allié? Anatomie d’une passion française (Hikari Éditions, 128 pages, 9,90 euros). Dans cet ouvrage, il décrypte quatre arguments souvent avancés pour justifier un rapprochement: le fait que Poutine serait un «vrai dirigeant», l’existence de valeurs communes entre la France et la Russie ou d’un intérêt de la France à un rapprochement, et enfin l’argument selon lequel l’alliance avec la Russie vaudrait bien celle avec les États-Unis.

Slate.fr a reproduit un extrait du chapitre consacré aux «valeurs communes», sur la façon dont la Russie réécrit l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Voici l’extrait relatif aux deux conceptions russes de la lecture du pacte de non-agression Molotov-Ribbentrop :

Deux interprétations de la Seconde Guerre mondiale ont toujours coexisté en Union soviétique puis en Russie, puisque l’URSS s’est trouvée des deux côtés durant la guerre: initialement dans le camp des agresseurs puis dans la grande alliance avec les Etats-Unis après qu’Hitler eut trahi Staline. Pendant longtemps, la glorification de la guerre défensive (1941-1945) a prévalu sous la forme de la «grande guerre patriotique», et permettait de présenter l’URSS comme l’épicentre de la résistance aux forces fascistes. Dans la glorification de cette période, le pacte Molotov-Ribbentrop devait être passé sous silence non pas tant pour ses conséquences (permettre le début de la Seconde Guerre mondiale), mais parce qu’il représentait une erreur de la part de Staline: le pacte laissa les troupes allemandes s’approcher des frontières de l’URSS bien avant l’invasion de 1941, permit à l’Allemagne de devenir la puissance européenne qui faillit s’emparer de Moscou et donna au dictateur soviétique une illusion de sécurité qui lui fit nier les renseignements selon lequel l’Allemagne se préparait à l’attaquer, le prenant complètement par surprise.

En revanche, réhabiliter le pacte Molotov-Ribbentrop revient à mettre en avant la période d’agression de 1939 à 1941, durant laquelle l’URSS entreprit l’invasion de la Finlande (une «guerre d’hiver» qui se révéla très coûteuse pour l’agresseur), mais aussi des pays baltes, où des référendums bidons furent organisés pour justifier et soutenir l’agression. Le climat politique russe actuel, qui glorifie les agressions contre la Géorgie et contre l’Ukraine, incite évidemment à valoriser une période de l’histoire qui présente des similitudes troublantes avec la Russie contemporaine. Entre 1939 et 1941, la propagande soviétique présenta l’Allemagne nazie comme un État ami, les dirigeants parlant du «camarade Hitler» et appelant au «triomphe du fascisme international», et des swastikas apparaissant sur les bâtiments publics.

Au final pour Olivier Schmitt :

La réhabilitation officielle du pacte Molotov-Ribbentrop par le régime russe actuel crée ainsi une mémoire du conflit alternative à celle répandue en Europe occidentale, en valorisant la guerre d’agression et la confusion idéologique entre extrême-gauche et extrême-droite. Cette orientation idéologique est finalement tout sauf surprenante, car elle correspond à l’alignement tactique qu’a entrepris la Russie avec les extrême-droites européennes.

Nous vivons vraiment un moment très particulier de notre histoire. Rien de très encourageant à vrai dire.

Lire l’article complet : Comment la Russie réécrit l’histoire de la Seconde Guerre mondiale | Slate.fr

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions, Publications

Les Confessions de Nat Turner et l’histoire noire américaine

15 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

Un nouveau, voire un contre-récit national américain : c’est ce que visent des textes qui paraissent en France cet hiver, et qui sont autant de « contrenarrations ». C’est notamment le cas pour Les Confessions de Nat Turner, dont s’inspire bien mal le film de Nate Parker, The Birth of a Nation. Extrait de l’article de Mediapart L’histoire noire américaine est devenue un sujet littéraire | Mediapart.

Les éditions Allia publient pour la première fois en français les Confessions de Nat Turner, fort bien traduites et commentées par Michaël Roy. Ce texte, écrit par un avocat blanc de la défense, est le témoignage qu’il a rédigé à partir de ce que lui a relaté Nat Turner, le soir, dans sa prison, pendant le procès au terme duquel l’accusé et d’autres rebelles seront exécutés, en 1831.

Pour Mediapart :

lire ce texte, c’est prendre la mesure de sa force, dès lors qu’il est débarrassé des fantasmes sexuels que lui avait greffés William Styron dans sa version romancée (Les Confessions de Nat Turner, Gallimard), et rendu à une complexité dont le dépouille cruellement le film de Nate Parker.

En 48 heures, Nat Turner et les esclaves de plus en plus nombreux qu’il entraîne vont massacrer les familles des fermiers blancs alentour – hommes, femmes, enfants – «pour satisfaire notre soif de sang». Le récit est saisissant parce qu’il est factuel, ne témoigne d’aucun sentiment, ne s’occupe guère d’explications.

Source : L’histoire noire américaine est devenue un sujet littéraire | Mediapart

Classé sous :Publications

Ouvrage : Révolutions. Quand les peuples font l’Histoire

11 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

Avec le décès récent de Mario Soares, il a notamment été question de la Revolution des Œillets de 1974 qui a permis au Portugal de rejoindre le cercle des démocraties. Cette actualité m’a également permis de découvrir l’ouvrage «Révolutions. Quand les peuples font l’Histoire» paru en 2014 et traitant des révolutions du 17ème au 20ème siècles.

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Concernant cet ouvrage offrant un un vaste panorama des révolutions protéiformes du XVIIe siècle à nos jours, il est l’œuvre d’une équipe d’enseignants-chercheurs en histoire, sous la direction de Mathilde Larrère, maître de conférences à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée.

A l’occasion des Rendez-vous de l’Histoire de Blois, Mathilde Larrère vous présente « Révolutions quand les peuples font l’histoire » aux éditions Belin.

Les différents chapitres sont partagés entre spécialistes des périodes et des zones géographiques.

Mathilde Larrère, historienne du politique, s’est donc intéressée aux révolutions anglaise du XVIIe siècle, américaine du XVIIIe, ainsi qu’à la Révolution française.

Eugénia Palieraki, experte de l’histoire politique de l’Amérique latine et de l’Espagne, s’est concentrée sur les révolutions indépendantistes latino-américaines, quarante ans après la révolution nord-américaine. Elle s’est également chargée du chapitre sur la dialectique de la guerre et de la révolution en Espagne en 1936-1939 ainsi qu’à la Revolution cubaine de 1959.

De son côté, Maud Chirio évoque, dans trois contributions, l’héritage de la révolution zapatiste au Mexique, la « longue marche » de la révolution chinoise et la « révolution des œillets ».

Concernant la Revolution portugaise des œillets de 1974, celle-ci porte son nom en raison du nom des fleurs portées à la boutonnière des jeunes capitaines. il s’agit de la première révolution réussie de l’Europe occidentale de l’après-guerre, facilitée par la fatigue de la dictature salazariste et par l’impasse des guerres coloniales. Elle mène pacifiquement vers la « normalisation » démocratique, teintée de révolution sociale et de pouvoir populaire.

Concernant la Revolution russe, ce chapitre est traité pas Félix Chartreux, enseignant au collège français de Saint-Petersbourg.

Enfin, l’ouvrage élargit son panorama aux révolutions du Proche-Orient et du monde arabo-musulman, y compris aux mouvements de 2011. Tout d’abord, Vincent Lemire, expert de l’histoire du Moyen-Orient, démontre l’importance de la révolution des Jeunes-Turcs au sein de l’Empire ottoman finissant, en 1908. Pour Vincent Lemire, il est difficile de comprendre les révolutions arabes du début du XXIe siècle sans s’attarder sur cette révolution qui eut pour conséquence de réduire la fracture politique et culturelle entre Orient et Occident. Il s’attache également à la Revolution théocratique iranienne de 1979. Vincent Lemire conclut l’ouvrage avec les révolutions arabes de 2011 (Tunisie, Egypte, Libye, Syrie), trop rapidement surnommées « nouveaux printemps des peuples ».

La thèse principale de l’ouvrage est la suivante

« les révolutions sont connectées entre elles, dans l’espace, dans le temps : par les hommes, les objets, les lieux ; par les projets dont elles héritent et qu’elles inspirent ; enfin par un faisceau de symboles, d’images, de textes, de gestes et de codes, mobilisés et constamment réinterprétés par les acteurs qui, ainsi, n’ont de cesse de citer les révolutions passées ou contemporaines à mesure qu’ils font la leur ».

Pour les auteurs, deux types d’écho mémoriel ou positionnement émergent à l’égard du phénomène révolutionnaire.

« celle du XIXe est très positive, bien que se réveillent périodiquement les anathèmes contre la Révolution française, 1793 surtout. Au contraire, la mémoire des révolutions du XXe siècle est éminemment polémique et les systèmes politiques autoritaires et répressifs discréditent bien souvent les moments révolutionnaires dont ils sont issus ».

Deux articles pour aller plus loin:

  • Révolutions, moteur de l’histoire | nonfiction.fr
  • Comment circulent les révolutions | Mediapart

L’ouvrage aux éditions Belin : http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-revolutions-18374.php

Bonne lecture !

Classé sous :Histoire savante, Publications

Un juste, le courage de sauver des Juifs sous l’Occupation | Cases d’histoire

7 décembre 2016 by Lyonel Kaufmann

Dans Un Juste, Patrice Guillon raconte l’histoire d’Aurélie et Fernand Cénou, qui ont caché pendant deux ans, au péril de leur vie, toute une famille juive dans leur propriété lot-et-garonnaise. Et, c’est leur propre arrière-petit-fils, David Cénou, qui se charge d’illustrer l’hommage posthume rendu à ses aïeux par Myriam Lévy et le comité Yad Vashem1. Deux (belles) histoires de famille entrecroisées dans une chronique de la vie quotidienne au cœur de l’Occupation qui fait honneur à l’Humanité.

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Une des planches inaugurales du récit.

La présentation de la Bande dessinée sur le site de l’éditeur :

«Après guerre, Myriam Lévy a choisi de tout oublier, l’horreur, la folie… Tout, y compris Fernand et Aurélie Cénou, le couple qui les cacha, elle et sa famille, pendant l’occupation allemande.

Prise de remords de n’avoir rien fait pour que le couple soit reconnu comme Justes entre les nations par l’État d’Israël, Myriam décide de réparer cette injustice…

C’est l’occasion pour elle de revenir sur sa propre histoire : sa rencontre avec son futur mari, Henri, son quotidien ainsi que celui de sa famille, juifs français obligés de se cacher pour survivre.

L’occasion également de découvrir Fernand et Aurélie, héros de l’ombre, qui n’avaient pas hésité à accueillir chez eux toute une famille juive malgré les risques encourus.

L’histoire émouvante de deux familles « liées pour l’éternité », soutenue par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et publié en partenariat avec l’Association Yad Vashem.»

Une oeuvre engagée qui est servie par l’utilisation sobres des aplats noirs et blancs de David Cénou.

Référence : Un Juste. Patrice Guillon (scénario). David Cénou (dessins). La Boite à Bulles. 160 pages. 18€

Lire le compte-rendu de Cases d’histoire : Un Juste, le courage de sauver des Juifs sous l’Occupation | Cases d’Histoire

Le site de l’éditeur avec d’autres comptes-rendus : http://www.la-boite-a-bulles.com/album-248-un-juste

  1. Depuis 1953, le comité Yad Vashem honore tous les Justes parmi les nations qui ont sauvé des vies juives de la barbarie nazie. Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent un diplôme d’honneur ainsi qu’une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier ». Au 1er janvier 2016, le titre avait été décerné à 26 119 personnes à travers le monde, dont 3 925 en France, et 33 dans le Lot-et-Garonne. ↩

Classé sous :Histoire active, Nouvelles de l'histoire, Publications

Le Moyen-Âge mis en bulles

30 novembre 2016 by Lyonel Kaufmann

Les ėditions Karthala nous propose un recueil d’articles, sous la direction de Tristan Martine, qui interroge les représentations de la période médiévale dans les bandes dessinées contemporaines.

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Cet ouvrage, issu d’une journée d’études organisée en juin 2014, se situe au carrefour de deux champs de recherches. D’un côté, l’étude de la bande dessinée, en particulier de la bande dessinée historique : pour ne mentionner que deux jalons importants, citons le numéro de L’Histoire consacré à la série Murena en 2009, et le gros ouvrage dirigé par Julie Gallego sur la bande dessinée et l’antiquité, sorti en 2015.

Deuxième champ de recherche : les travaux sur le médiévalisme – autrement dit les façons dont le Moyen Âge est réinventé et réapproprié dans notre monde contemporain – se multiplient plus que jamais ; on peut ici citer l’ouvrage de Tommaso di Carpegna Falconieri, Médiéval et militant, sorti en 2015 ou encore celui de William Blanc sur le mythe arthurien, paru il y a quelques semaines et que nous avons présenté ici.

Nous sommes également en plein dans les questions d’histotainement (voir notre article «Être historien(ne) à l’ère de l’Histotainment»).

Présentation

Écrit par un collectif d’historiens, l’ouvrage explique en quoi la période médiévale a pu inspirer les auteurs du monde entier. Si la medieval fantasy est le genre qui est le plus en vogue actuellement (Thorgal), la bande dessinée historique reste très présente. Il s’agit alors de recontextualiser cette production : comment la bande dessinée a-t-elle instrumentalisé le Moyen Âge pour faire passer des messages politiques, qu’ils soient chrétiens ou anticléricaux, fascistes, écologistes, féministes ou communistes ? Depuis les années 1980, le lectorat visé étant plus diversifié et moins politisé, c’est un tout autre Moyen Âge qui est représenté par des auteurs qui se documentent davantage pour recréer des décors, une langue et des situations qui paraissent crédibles. Mais la vision qui en est donnée est globalement très sombre : du beau Moyen Âge de preux chevaliers, on passe à un monde crépusculaire qui peut, en creux, faire réfléchir sur notre société contemporaine.

La Table des matières de l’ouvrage

Introduction Tristan Martine

Première partie : Sortir le Moyen Âge de ses cases

  1. Seigneurs et paysans médiévaux, ou la lutte des classes dans la bande dessinée Danièle Alexandre-Bidon
  2. « Il était une fois un château magnifique…»: imaginaire d’un lieu de pouvoir dans la bande dessinée Danièle Alexandre-Bidon
  3. Moines ripailleurs et saints exemplaires: le clergé médiéval dans la bande dessinée Tristan Martine
  4. Gentes dames et fortes femmes : la femme médiévale dans la bande dessinée Danièle Alexandre-Bidon
  5. La sorcière dans la BD médiévaliste : fantasmes, stéréotypes et détournements Maxime Perbellini

Deuxième partie : Des bulles en mouvement

  1. Faire parler le Moyen Âge : de la bande sonore dans la BD médiévalisante Alain Corbellari
  2. À la conquête du 9e art : la Tapisserie de Bayeux Danièle Alexandre-Bidon
  3. Violence, Moyen Âge et bande dessinée : le cas de la guerre de Cent Ans Aymeric Landot

Troisième partie : Figures

  1. Une réécriture du mythe par la bande dessinée : le Godefroid de Bouillon de Jean-Claude Servais Magali Janet
  2. Tristan et Yseut en bande dessinée : tentatives d’acclimatation d’un mythe subversif Florence Plet-Nicolas
  3. Robin Hood, ou comment la BD contribue à la construction d’un mythe moderne Danièle Alexandre-Bidon

Quatrième partie : Regards d’auteurs

  1. Être djinn à la place du calife : l’Islam médiéval en bande dessinée. L’exemple du Sourire des marionnettes de Jean Dytar Carole Mabboux
  2. De l’Antiquité d’Alix au Moyen Âge de Jhen: Jacques Martin explore le temps Julie Gallego
  3. Comment faire de la bande dessinée historique médiévaliste : Entretien avec G. Bührer-Thierry, C. Illand et C. Regnault Mené par Tristan Martine

Conclusion : La bande dessinée médiévaliste : un avenir pour la médiévistique ? Tristan Martine

La page de présentation de l’ouvrage sur le site de l’éditeur : http://www.karthala.com/esprit-bd/3098-le-moyen-age-en-bande-dessinee-9782811116699.html

Comptes-rendus de l’ouvrage :

  • Le Moyen Âge, une période difficile à caser | nonfiction.fr (29.11.2016)
  • Un compte-rendu de Philippe Tomblaine sur BDZoom.com (31 octobre 2016)

Une bibliographie sur le Moyen-Âge en Bande dessinée : https://labojrsd.hypotheses.org/ressources/bibliographies-thematiques/le-moyen-age-en-bande-dessinee

Classé sous :Histoire active, Médias et technologies, Nouvelles de l'histoire, Publications

Lecture : Les envoyés de Staline de Brigitte Studer | La vie des idées

19 novembre 2016 by Lyonel Kaufmann

Brigitte Studer, professeur d’histoire à l’Université de Bern, après une thèse d’histoire sociale consacrée au parti communiste suisse, s’est progressivement attachée à la dimension internationale de l’histoire du communisme en privilégiant l’analyse de ses institutions et de ses acteurs, les fameux Kominterniens.

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Brigitte Studer, The Transnational World of Cominternians, Palgrave Macmillan, 2015, 227 p.

Son dernier ouvrage est donc solidement arrimée à des recherches biographiques et prosopographiques, tout en interrogeant, par cette voie, l’ensemble des enjeux de l’histoire des soviétismes ou, dit autrement, du stalinisme.

Dans son ouvrage, elle se propose de remettre au premier plan les trajectoires de hommes qui l’incarnèrent, l’histoire qu’elle en propose éclaire certains aspects du stalinisme pour répondre à la question de savoir ce que fut le Komintern (l’Internationale Communiste) fondée à l’appel de Lénine en 1919 et dissoute par Staline en 1943.

En 8 courts chapitres, cette synthèse parcourt nombre de thèmes fondamentaux. Après avoir défini le modèle bolchevique, B. Studer étudie successivement « la femme nouvelle », la vie des Kominterniens dans le Moscou de Staline, les pratiques soviétiques de Parti auxquelles ils se livrent, leur transformation en « vrais » Bolcheviques (et les « techniques de soi » que cela suppose), les rapports entre le Parti et la vie privée, les modalités d’un autre devenir individuel possible, qui fait passer du statut de camarade à celui d’espion.

Lire le recensé : Les envoyés de Staline – La Vie des idées

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

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