Cette excellente présentation des enjeux de l’écriture web est destinée en premier lieu aux journalistes et aux médias. Cependant, il y a une foule d’éléments intéressants pour une pratique en classe des médias électroniques et du web 2.0 en particulier. A lire donc.
Nouvelles de l'histoire
L'histoire telle qu'on l'enseigne mérite-t-elle d'être «sauvée» ? | Rue89
Lorsque Pierre Milza dénonce « une régression formidable qui pourrait concourir à une amnésie générale », il escamote le fait -défaut regrettable mais assez courant dans la corporation des historiens- que l’histoire scolaire, lorsqu’elle faisait silence sur la colonisation ou la collaboration, sur les croisades ou sur tout autre thème qui mettait à mal le roman national, était précisément le vecteur privilégié de cette « amnésie générale ».
Au cours de la Première Guerre mondiale, des millions de jeunes sont morts dans les tranchées, de la façon la plus stupide et la plus inutile qui soit, parce que, écoliers, il avaient été gavés d’histoire, une histoire certes partielle et partiale qui leur faisait voir au-delà des frontières des étrangers, des ennemis, plutôt que des êtres humains.
Face aux égarements idéologiques dans lesquels elle s’est longtemps fourvoyée -mais cette période est-telle vraiment révolue ? – on en viendrait parfois à rêver que l’histoire n’eût jamais été enseignée.
Bernard Girard, Enseignant blogueur, revient dans Rue89 sur la levée de boucliers contre le projet de rendre optionnel l’enseignement de l’histoire en terminale S, dans le cadre de la réforme des lycées. Polémique l’article l’est assurément et les commentaires suscitées le sont tout autant. A noter que l’auteur de l’article est également prof d’histoire.
L’article complet: L’histoire telle qu’on l’enseigne mérite-t-elle d’être «sauvée» ? | Rue 89
L’histoire telle qu’on l’enseigne mérite-t-elle d’être “sauvée” ? | Rue89
Lorsque Pierre Milza dénonce « une régression formidable qui pourrait concourir à une amnésie générale », il escamote le fait -défaut regrettable mais assez courant dans la corporation des historiens- que l’histoire scolaire, lorsqu’elle faisait silence sur la colonisation ou la collaboration, sur les croisades ou sur tout autre thème qui mettait à mal le roman national, était précisément le vecteur privilégié de cette « amnésie générale ». Au cours de la Première Guerre mondiale, des millions de jeunes sont morts dans les tranchées, de la façon la plus stupide et la plus inutile qui soit, parce que, écoliers, il avaient été gavés d’histoire, une histoire certes partielle et partiale qui leur faisait voir au-delà des frontières des étrangers, des ennemis, plutôt que des êtres humains. Face aux égarements idéologiques dans lesquels elle s’est longtemps fourvoyée -mais cette période est-telle vraiment révolue ? – on en viendrait parfois à rêver que l’histoire n’eût jamais été enseignée.
Métamorphoses de l’évolution. Le récit d’une image | L'Atelier des icônes
Dessinée par Rudolph Zallinger (1919-1995) pour l’ouvrage de Francis Clark Howell (1925-2007), The Early Man, cette image prend place dans la plus ambitieuse collection de vulgarisation jamais publiée: celle des éditions Time-Life, qui s’étend sur 51 volumes entre 1961 et 1967 (collections « Young Readers Nature Library » et « Life Science Library »).
Traduite dans de nombreux pays, cette collection s’inscrit dans la longue tradition inaugurée par Les Merveilles de la Science de Louis Figuier (1867), qui fait reposer sur une illustration abondante le récit des « connaissances utiles » nécessaires à l’instruction de la jeunesse. Elle se caractérise par la qualité des textes, confiés à des spécialistes, mais aussi par le soin sans précédent apporté à l’iconographie.
André Gunthert en retrace l’histoire et ses sources d’inspiration de manière magistrale.
Métamorphoses de l’évolution. Le récit d’une image | L’Atelier des icônes
Les problèmes théoriques de la vulgarisation scientifique
Rares encore aujourd’hui sont les ouvrages qui réussissent à sortir des sentiers battus de la « vulgarisation-pédagogie », de la « vulgarisation-transmission de savoir », de la « vulgarisation-exigence démocratique », etc. L’ouvrage qui vient d’être publié reprend un travail de thèse réalisé il y a plus de trois décennies. A l’heure où la science et la technologie, de manière complice ou à leur corps défendant, servent les tenants d’une vision scientiste du monde, de la nature ou de certains enjeux de société, quel rôle la vulgarisation joue-t-elle ? A qui s’adresse-t-elle ? Se donne-t-elle les moyens de combler, comme elle le prétend, le gap entre le monde de « ceux qui savent » et les « ignorants » ? Offre-t-elle la possibilité aux exclus de l’instruction d’accéder à un certain savoir ou renforce-t-elle au contraire les clivages sociaux ?
Un documentaire d’Alfred Hitchcock sur la liération des camps de concentration mise à disposition sur la Toile – Miscellanees.net – blog prolixe pub, marketing & conso, high tech, innovations Information à vérifier. Le cas échéant, une vidéo à analyser. Qu’apporte de plus, par exemple, cette vidéo à notre connaissance de l’ouverture des camps indépendamment ou non du fait qu’elle aurait été tournée par Alfred Hitchkock?
J’ai découvert tout à l’heure via Twitter (merci @ Emery) ce document rare, une vidéo tournée par Hitchcock sur les camps de la mort en Allemagne. Une vidéo mise à disposition sur Google videos. Cette vidéo, tournée par les Alliés après la Seconde Guerre, a été diffusée ce mardi soir par la chaîne britannique Independent Television News. Elle est aussi présentée dans le cadre d’un véritable dossier interactif sur le site de PBS (Public Broadcasting Service, un réseau de télévision à but non lucratif disposant de 354 stations aux États-Unis).

