L’exposition L’île de Sable au Laténium de Neuchâtel plonge au cœur de la période coloniale et présente de quelle manière l’archéologie permet d’étudier la thématique de la traite des esclaves et le vécu de ces derniers. Pour ce faire, l’exposition se focalise sur un groupe spécifique : les esclaves abandonnés sur un îlot suite à un naufrage en 1761, et les survivants qui seront retrouvés par une expédition quinze ans plus tard.
L’« île de Sable », c’est un minuscule îlot aride perdu dans l’océan Indien, battu par les vagues et balayé par des vents violents, où se joue en septembre 1761 une tragédie révélatrice de l’injustice raciale et de l’inhumanité du système esclavagiste. Suite au naufrage d’un navire, 80 personnes achetées en fraude y sont abandonnées à leur triste sort. Quinze ans plus tard, en 1776, une expédition conduite par le chevalier de Tromelin accoste enfin sur l’îlot, et retrouve sept survivantes et un nourrisson…
Si cet événement a mobilisé les abolitionnistes à l’époque, il reste que bien peu d’intérêt semble avoir été porté sur ce qui s’est passé avant le sauvetage, le vécu des victimes de cet événement n’étant alors guère abordé dans les textes historiques. L’archéologie offre à présent un éclairage très important sur les événements qui se sont produits sur l’île, les fouilles ayant par exemple révélé comment les personnes déportées se sont adaptées pour survivre en dépit des conditions (ressources infimes, tempêtes tropicales) qui compromettaient sérieusement leurs chances de survie.
La page de présentation de l’exposition vous indiquera les visites guidées ainsi que les ateliers proposés aux adultes ou aux enfants (dès 5 ans et jusqu’à 15 ans). On y trouve également un très utile dossier de presse ainsi que des ressources multimédias et des propositions de lectures. Le lien : https://latenium.ch/lile-de-sable/


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