Bien que pratiquée depuis longtemps par des pionniers, le concept, ou en tout cas l’appellation de Flipped Classrooms, est apparu vers 2007 quand deux enseignants en chimie dans l’équivalent de notre niveau secondaire, Jonathan Bergman et Aaron Sams, ont découvert le potentiel de vidéos (PowerPoint commentés, Screencast, Podcast …) pour motiver leurs élèves à préparer (à domicile ou plutôt hors classe) les leçons qui seront données en classe afin de rendre ces dernières plus interactives.
L’air de rien, cette méthode serait à la fois une petite révolution par rapport à l’enseignement dit traditionnel (le magistral, l’enseignement ex cathedra) et une piste d’évolution acceptable et progressive pour les enseignants qui souhaitent se diriger, sans négliger la transmission des savoirs, vers une formation davantage centrée sur l’apprenant, ses connaissances et ses compétences.
Marcel Lebrun, enseignant à l’Université catholique de Louvain à Louvain-la-neuve, nous présente la méthode de la classe inversée (ou flipped classroom).
Comment passer du statut de "Schindler" à celui d'Himmler ? | Histoire, Mémoire et Société
L’exemple de Giovanni Palatucci est particulier. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce policier italien est considéré comme un véritable « héros » pour avoir contribué à sauver plusieurs milliers de Juifs dans la ville de Fiume (aujourd’hui Rijeka, en Croatie). Or, une nouvelle étude conduite par le centre Primo Levi contredit totalement cette image en affirmant non seulement que l’homme n’a pas sauvé des Juifs, mais qu’il aurait au contraire activement collaboré avec l’occupant nazi.
La contradiction dépasse ici le cadre du simple débat d’interprétation et pose d’importantes questions sur le processus d’auto-construction de ces figures mémorielles.
Lire l’enquête et les importantes réflexions de Mickaël BERTRAND à ce sujet : Comment passer du statut de « Schindler » à celui d’Himmler ? – Histoire, Mémoire et Société.
Une importante cité maya découverte au Mexique
Un groupe international d’archéologues a découvert dans l’est du Mexique une importante cité maya dont l’apogée se situerait entre les années 600 et 900 de notre ère, a annoncé mercredi 19 juin l’Institut national d’anthropologie (INAH), qui publie photos et vidéos du site.
Source de l’info : Une importante cité maya découverte au Mexique.
Quelques obstacles à la compréhension de la complexité de l'histoire | The History Education Network
Barton (2012) a identifié quelques obstacles qui limitent pour les élèves la compréhension de la complexité du passé et du rôle des agents ayant influencé le cours de l’histoire par leurs choix. Dans son billet, Marie-Hélène Brunet en étudie trois plus spécifiquement.
- D’abord, la tendance à personnifier des pays (ou des lieux géographiques) et à leur prêter des intentions ou des sentiments (« L’Allemagne, découragée par les conditions sévères imposées par le Traité de Versailles, ne pouvait faire autrement que d’être fragile face à l’extrémisme ») amène de la confusion et un manque de clarté pour les élèves.
- Un second obtacle est la tendance à imputer les changements à quelques grands personnages. Ce faisant, on oublie de souligner que les changements sociaux sont rarement, sinon jamais, le lot d’un seul individu, mais qu’ils sont plutôt le fruit d’un travail collectif.
- Un troisième obstacle est celui de la généralisation excessive: les habitants d’un même pays ou les membres d’un même groupe sont souvent présentés comme agissant de manière homogène et stéréotypée. Dès lors, les élèves perçoivent très difficilement que des tensions et des désaccords existent à l’intérieur des groupes dans l’histoire.
A consulter : Quelques obstacles à la compréhension de la complexité de l’histoire | The History Education Network.
Référence : Barton, K. (2012). Agency, choice and historical action: How history teaching can help students think about democratic decision making dans Citizenship Teaching and Learning, 7(2): 131-142.
Revue de presse : Le déni du Monde | aggiornamento hist-geo
Le dernier numéro du Débat est consacré à l’enseignement de l’histoire, au « difficile enseignement de l’histoire ». Car telle est la question/affirmation posée par Pierre Nora à l’orée de son éditorial : « Pourquoi est-il devenu si difficile d’enseigner l’histoire dans les classes du primaire et du secondaire ? C’est de cette question, fondée sur un constat largement répandu, que nous sommes partis. »[1]
De cette interrogation qui n’en a que l’apparence suit un numéro foncièrement biaisé. Car rien n’étaye sérieusement ce constat, sinon l’appui du discours décliniste porté par Hubert Tison, secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire-géographie[2]. Non, la simple évidence semble suffire à Pierre Nora pour affirmer que « cette difficulté […] n’a cessé de s’aggraver depuis trente ou quarante ans ». On peut être sceptique. Que l’enseignement en général ne soit pas toujours aisé, que les conditions de l’enseignement aient changé avec sa massification, on veut bien l’admettre, en débattre, mais y a-t-il une spécificité de l’histoire ? Y a-t-il une difficulté particulière de l’histoire par rapport aux mathématiques, aux langues vivantes, au français?
Du bon usage de Twitter pendant les conférences | Thot Cursus
See on Scoop.it – Médias sociaux et enseignement
Un outil mal employé crée plus de problèmes que de solutions. C’est le cas de Twitter, plus ou moins bien utilisé pendant les conférences pour encourager l’interactivité. Mal utilisé, il ne provoque que du bruit.
See on cursus.edu

