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Histoire Lyonel Kaufmann

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Humanités Digitales

Faut-il enseigner l’innovation aux étudiants ?

17 février 2017 by Lyonel Kaufmann

Avec cet article intéressant concernant la question de l’innovation dans les organisations, il est également possible de réfléchir à la question de l’innovation dans l’enseignement. L’article donne ansi à réfléchir par rapport à la question du système scolaire et de la formation des enseignants :

«Finalement l’innovation n’est-elle pas juste une nouvelle manière de repenser certains outils ou certaines méthodes existants dans une logique accrue de différenciation et de compétitivité des organisations ?

Cette interrogation peut également être justifiée sur deux points. D’abord, les études des différents cabinets spécialisés et certains travaux académiques montrent que les organisations génèrent plus d’innovations de type incrémentale que radicale. On est donc davantage dans une logique de perfectionnement des produits et services existants que dans celle d’innovations de rupture permettant la création de nouveaux marchés et de nouveaux usages durables pouvant aller jusqu’à la création d’un écosystème.

Ensuite, l’innovation est très souvent une problématique de perception des acteurs et des consommateurs (Rogers, 2003). Il peut exister un décalage entre le niveau de R&D et les investissements des entreprises et le degré d’innovation perçu des consommateurs, et cela fonctionne aussi à double sens (par exemple certains produits sont perçus comme très innovants notamment par rapport à leur design et non leurs fonctionnalités techniques ou les inventions techniques qu’ils intègrent).»

L’innovation par le design indique ainsi qu’on peut s’attacher plus à la forme qu’au fond pour qu’on ait le sentiment de l’innovation. Un effet Canada Dry en quelque sorte. J’ai l’impression que c’est souvent le cas dans le domaine pédagogique avec certains de ces effets modes.

Cependant, dans les organisation, si les innovations sont de nature incrémentale et de perfectionnement plus que radicale et de rupture, ces démarches peuvent néanmoins amener à la création d’un (nouvel) écosystème.

Une telle conception se retrouve d’une certaine manière dans le modèle SAMR développé relativement aux questions des innovations pédagogiques numériques.

En effet, si les deux premiers niveaux de ce modèles de l’introduction de nouvelles technologies par les enseignants ne débouchent par sur une véritable innovation pédagogique, les deux derniers niveaux amènent à de véritables innovations. De plus, il faut envisager ce modèle comme des étapes successives. À ce sujet, vous pouvez lire ma chronique pour le Café pédagogique (A quelles conditions la Classe inversée en histoire est-elle innovante ?)

Source : Faut-il enseigner l’innovation aux étudiants ?

Source de l’image d’en-tête : Incubateur de l’ISC Paris. ISC Paris

Classé sous :Humanités Digitales, Opinions&Réflexions

Comment retenir l’attention de l’apprenant moderne ?

27 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

Dans une recherche publiée en 2015 et intitulée «Meet the Needs des of the Modern Learner», David Mallon et Carol Leaman ont, pour Bersin by Deloitte, présentés les caractéristiques des personnes en formation (salariés).

L’infographie ci-dessous présente les principaux résultats :

Selon Le résultats de cette recherche : l’apprenant moderne serait rapide, très connecté, mobile et plein de distractions. Les éléments les plus significatifs seraient les suivants :

  • La majorité des apprenants modernes ne regarderont pas une vidéo qui dure plus de 4 minutes,
  • en 2015, les apprenants modernes s’éloignent de leur travail sur Internet en moyenne 27 fois par jour (contre 5 fois il ya 15 ans),
  • vous disposez entre 5 et 10 secondes pour retenir leur attention avant qu’ils ne cliquent,
  • les gens déverrouillent leurs smartphones jusqu’à 9 fois par heure,
  • toutes les 5 minutes en moyenne les travailleurs modernes sont interrompus, souvent par des applications ou des outils collaboratifs.

En conséquence relativement à la formation de ces personnes :

  1. L’apprentissage doit être micro (microlearning) : scindez les cours d’apprentissage en ligne en petits morceaux qui ne nécessitent que 4 ou 5 minutes d’attention.
  2. Concevez des espaces de travail mieux adapté : il faut éliminer les distractions contreproductives chaque 5 minutes, notamment en créant un espace d’apprentissage silencieux.
  3. Rendez l’apprentissage mobile : les apprenants du 21e siècle sont sur leurs smartphones et c’est sur ceux-ci que les apprenants se précipitent pour trouver une réponse à leurs questions.
  4. Donnez-leur du temps pour s’entraîner : le temps est un facteur essentiel pour générer des apprentissages. Établissez des horaires d’apprentissage pour que cela représente plus de 1% de leur temps de travail.
  5. Ils ont vraiment envie d’apprendre.
  6. … mais trop peu apprennent sur leur lieu de travail : les entreprises qui le permettent possèdent un important avantage en terme de compétitivité.
  7. Les ressources et outils doivent être à disposition des apprenants là où ils se trouvent : avec Google ils ont pris l’habitude d’obtenir facilement et instantanément des réponses et des ressource à leurs demandes.

Ce sont des éléments à prendre en compte dans nos dispositifs de formation et l’évolution du profil de nos étudiant-e-s. L’évolution de la place des outils numériques (ordinateurs, tablettes, smartphones) est indéniable dans nos salles de cours depuis les débuts de la HEP Vaud. Sans parler de cette même question par rapport aux élèves dans nos établissements scolaires.

Sources :

  • 7 Things We Learned From Deloitte’s “Meet the Modern Learner”
  • Comment retenir l’attention de l’apprenant moderne

A lire également ici en complément : Après avoir tué l’ordinateur de bureau, l’internet mobile bouleversera-t-il l’institution scolaire ?

Classé sous :Humanités Digitales, Opinions&Réflexions

Du tableau noir au Serious Game : mesurer l’efficacité des technologies en classe

27 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

C’est donc en absence de toute preuve formelle de plus-value pédagogique que l’usage du tableau noir fut rendu obligatoire en France par la loi du 19 juillet 1889.

Fin décembre, Eric Sanchez rapportait les résultat de différentes études réalisées au 19e siècle et portant sur les résultats d’expérience et les travaux de chercheurs portant sur l’impact du tableau noir sur les apprentissages et la pertinence de doter tous les enseignants d’une des premières technologies éducatives.

C’est ainsi qu’en 1881, Nah, D. et Vero, N.1 concluaient dans leur méta-analyse de 170 études que « the studies did not indicate significant différences in group test scores between blackboard and paper classrooms ».

Comme indiqué en incise, cela n’empêcha pas la généralisation des tableaux noirs, technologie fort coûteuse au demeurant.

Le caractère complexe de l’acte d’enseigner ne saurait se satisfaire du recours à des méthodes comparatistes importées de la recherche fondamentale et expérimentale.

Dès lors, pour Eric Sanchez,

Pour étudier les effets d’une technologie éducative, tableau noir ou jeu numérique, il ne suffit pas de mesurer les prétendues conséquences de sa présence dans le système didactique. Il est nécessaire d’en caractériser les usages pour comprendre les relations qui s’établissent entre ces usages et le processus d’apprentissage. Cela suppose que le chercheur aille dans les classes et travaille avec les enseignants pour décrire, voire imaginer, les usages des technologies qu’il sera amené à étudier et recueillir des données qui permette de mettre en évidence ces relations.

L’article : Quelles recherches pour l’étude des jeux numériques en classe?

Source de l’image : https://pixabay.com/fr/tableau-noir-l-école-apprentissage-218593/

  1. Nah, D., Vero, N. (1881) A systematic review and meta-analysis of the effectiveness of blackboard on learning. Blackboard & Instruction, 45(4), 624–634. ↩

Classé sous :Humanités Digitales, Médias et technologies, Opinions&Réflexions, Outils enseignement

Cours à distance inspirés des jeux vidéo | Le Devoir

25 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

Le journal Le Devoir présente les démarches suivies par l’Université de Laval dans le domaine des cours à distance et plus particulièrement leur évolution vers un univers s’inspirant des jeux vidéos.

L’Université de Laval a débuté par des cours à distance via la poste. Elle a donc une longue pratique en la matière.

Aujourd’hui, les mécanismes qui font que l’on devient accro aux jeux vidéo commencent à être utilisés par des professeurs de cette université pour construire des cours à distance numériques plus intéressants, question de garder les étudiants motivés du début à la fin.

Ludification des apprentissages

Patrick Plante, professeur à l’université à distance TÉLUQ depuis moins d’un an, travaille en ce moment à bâtir un cours et une plate-forme de cours qui s’inscrivent dans la tendance à la ludification des apprentissages. «Il y a plusieurs mécanismes que l’on peut utiliser : des badges numériques quand on réussit tel ou tel exercice, une gratification avec des points ou la comparaison avec d’autres étudiants qui suivent le même cours, comme lorsqu’on joue à des jeux en ligne», explique celui qui possède un doctorat en technologie éducative.

Il faut relever cependant que cette façon de rendre le contenu des cours à distance plus amusant reste toutefois embryonnaire au Québec.

Morceler l’information

L’autre élément mis en avant dans le domaine de l’apprentissage à distance réside dans la nécessité de morceler l’information pour que le cours soit efficace. Tel est l’avis d’Éric Martel, spécialiste de la formation à distance à l’Université Laval. «L’étudiant aura le temps, sur son cellulaire dans l’autobus, de regarder une vidéo de 15 minutes sur la théorie du cours et il fera les exercices plus tard, en soirée, à son ordinateur».

Les outils eux sont nombreux pour y parvenir : vidéos, capsules PowerPoint narrées, animation graphique, tests qui se corrigent automatiquement notamment.

Former à la pédagogie numérique

Pour sa part, France Lafleur, doctorante à l’Université de Sherbrooke, croit que le grand défi du Québec dans les années à venir sera de former convenablement les professeurs pour qu’ils sachent animer de bons cours en ligne, car ceux-ci ne cessent de gagner en popularité.

Cet article est intéressant par rapport aux questions qui nous occupent actuellement dans l’UER SHS concernant la gestion des grands cours en Bachelor primaire. Nous n’en sommes cependant qu’au début…

Source : Cours à distance inspirés des jeux vidéo | Le Devoir

Classé sous :Humanités Digitales

Joyeux anniversaire : Le projet Photo Normandie a dix ans

18 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

PhotosNormandie est un projet collaboratif qui a pour but d’améliorer les légendes de plus de 3900 photos et 300 films historiques de la bataille de Normandie.

Lancé fin janvier 2007 sur Flickr, PhotosNormandie a dix ans, et c’est un projet toujours actif – le nombre total de photos en ligne sera ainsi porté à plus de 5000 durant l’année 2017.

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Carentan (Manche), entre le 15 et le 20 juin 1944. Allongé dans l’herbe près de sa tente, un parachutiste lit le numéro de juin 1944 de Sparkler Comics. Réf. LC001826. Life Photo Collection via Google Cultural Institute.

Patrick Pecatte nous propose sur son blog une version actualisée et complétée de la FAQ du projet rédigée … il y a cinq ans.

Merci à lui pour ce magnifique et enthousiasmant travail.

La suite de l’article :Le projet PhotosNormandie a dix ans – Déjà Vu

Classé sous :Humanités Digitales, Nouvelles de l'histoire

Humanités digitales : « Une histoire française du Web… », historiographie, objets, réflexions et enquêtes

13 janvier 2017 by Lyonel Kaufmann

Spécialiste de l’histoire des télécommunications, Valérie Schafer est interrogée par Inaglobal sur l’histoire du Web français et plus largement sur les recherches en histoire autour du web. De ce très riche et intéressant interview, je tiens à retenir ici des éléments en lien avec la question de l’histoire dans levcontexte des Humanités digitales, des questions en lien avec la formation aux usages numériques et le concept de révolution numérique.

Je vous invite ardemment à lire l’entier de l’article. Vous y retrouverez les renvois à des liens accompagnant ses propos. La richesse du propos et des recherches entreprises dans ce domaine est impressionnante. J’ai et vous apprendrez plein de choses nouvelles et stimulantes.

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Valérie Schafer est chargée de recherche au CNRS, à l’Institut des sciences de la communication, Docteur en histoire contemporaine et habilitée à diriger des recherches, lauréate du prix de l’Inathèque.

Comment fait-on cette histoire du Web : quelles en sont les sources ? Y a-t-il déjà des courants, des approches, des historiographies ?

Valérie Schafer : Il existe aujourd’hui des tendances qui se dessinent dans l’histoire du Web et des interrogations d’ordre méthodologique et épistémologique entre des approches qui seraient plutôt quantitatives, outillées par les outils des humanités numériques, et des approches plus qualitatives comme celles que j’ai adoptées au départ. Ceci étant, les historiens ne se font pas la guerre pour défendre l’une ou l’autre de ces approches et peuvent passer de l’une à l’autre et les croiser. Ian Milligan, un chercheur canadien, incarne plutôt la première voie par ses travaux tournés vers la reconstruction, par exemple, de GeoCities (et de son vaste univers de pages personnelles), ou encore des noms de domaines au Canada.

Cela a-t-il été facile, pour les historiens du Web, de légitimer cet objet comme objet de recherche?

Valérie Schafer : C’est une histoire balbutiante et les chercheurs, en ce domaine, sont répartis aux quatre coins du monde et constituent une communauté relativement étroite, mais très soudée et en échange constant. Il existe des approches très originales. Outre les travaux de Ian Milligan ou Niels Brügger évoqués précédemment, je citerai ceux d’une néerlandaise, Anne Helmond qui s’interroge notamment sur ce que représente un hyperlien à travers le temps, comment le sens et l’usage de celui-ci a évolué au cours de l’histoire courte, mais déjà dense, de la Toile. Une autre approche stimulante est celle d’Anat Ben-David qui a reconstruit, par exemple, le défunt .yu de l’ex-Yougoslavie. Ce sont des approches originales de l’histoire du Web. Mais on voit aussi des approches plus classiques, qui passent par Ted Nelson et Xanadu, puis par le Cern, Tim Berners-Lee et Robert Cailliau, par la création de Wikipédia, etc., et sont souvent centrées, donc, sur les États-Unis.

Il s’agit surtout de se décentrer d’une vision exclusivement tournée vers les géants du Web états-uniens et de s’intéresser aux contextes nationaux.

La méthode historique et les Humanités digitales

Valérie Schafer : Mais votre question portait aussi sur la légitimité de l’objet. Académiquement, est-ce reconnu ou légitime de s’intéresser à l’histoire de l’internet et du Web ? C’est un sujet qui est de plus en plus reconnu, même si on doit parfois rappeler que nous sommes bien des historiens, bien qu’on travaille sur le très récent, le très contemporain : on « périodise », on travaille sur le temps, on croise les sources, on les étudie minutieusement. Certains disent que dix ans de Web valent plusieurs décennies d’évolution dans d’autres domaines historiques, je ne sais pas s’il faut poser le problème ainsi, mais je peux confirmer que les choses évoluent très rapidement dans l’histoire du numérique, même si on pense autant les ruptures que les continuités… Le fait de travailler dans un institut interdisciplinaire, l’Institut des sciences de la communication, et d’avoir des interlocuteurs de différentes disciplines, ont aussi été un avantage pour moi, parce que l’histoire du Web touche à des contenus qui intéressent d’autres disciplines, telles que les sciences de l’information et de la communication ou encore la sociologie de l’innovation.

Les luttes et les questions centrales sur le Web

Valérie Schafer : Les luttes qui concernent, aujourd’hui, les libertés sur le Web, relèvent à peu près des mêmes thématiques que dans les années 1990 Les luttes qui concernent, aujourd’hui, les libertés sur le Web, et qui se poursuivent depuis vingt ans, relèvent à peu près des mêmes thématiques que dans les années 1990, bien sûr renouvelées par l’apparition de nouveaux acteurs. Mais il s’agit toujours de questions de censure, de filtrage, de responsabilité des intermédiaires. Au début du Web, l’État était accusé de ne rien y comprendre. D’être juste un acteur qui était là pour pénaliser, pour essayer d’imposer des lois d’un autre âge, pour contrôler les libertés sur un cyberespace qui cherchait, lui, à dépasser des frontières, à créer un espace de liberté.

L’apprentissage de l’Internet et au numérique

Valérie Schafer : Tout cela a un vrai coût, qu’on oublie… on a l’impression qu’Internet et le Web, aujourd’hui, c’est quasiment gratuit. À l’époque, il n’y pas avait cette impression-là… Il y a eu un apprentissage progressif, au bureau, dans les cybercafés. Il y eut aussi toutes ces bornes, comme les cyberpostes dans les lieux publics. Le rôle de l’école et de l’université a été également très important.

(…)

Je vais prendre un exemple très personnel. J’ai découvert le Web assez tardivement, par rapport à d’autres, lorsque j’étais en formation à l’IUFM, en 1999, au moment où je devenais enseignante. Je n’étais pas une pionnière, loin s’en faut ! Le formateur s’était contenté de montrer qu’on pouvait surfer sur le Web, comment on y accédait, etc. Je me souviens qu’à l’époque, je n’étais pas la seule à découvrir un univers qui nous était resté jusque-là étranger. Les universités ont joué un rôle de médiation.

Le système éducatif a vraiment un rôle à jouer et encore aujourd’hui, évidemment : on parle d’apprentissage du code et de l’informatique à l’école. Au-delà l’école a un vrai rôle d’éducation aux médias, notamment au numérique, à poursuivre et même à renforcer, même si des formations existent déjà depuis plusieurs années. La dextérité des jeunes sur les smartphones et tablettes ne veut évidemment pas dire qu’ils aient la capacité de comprendre et d’analyser l’information, et si les parents dans certains cas assument également pleinement ce rôle d’apprentissage, ce n’est pas toujours le cas.

Il y a une notion que vous interrogez, celle de « révolution numérique »

Valérie Schafer : C’est un terme qui fait débat, de même qu’on ne parle pratiquement plus de « révolution industrielle », mais d’industrialisation. On est confronté à un problème identique avec la révolution numérique. Le terme de révolution est connoté comme un moment de basculement brutal, alors qu’en fait, ces événements s’étendent dans le temps et ne se font pas au même rythme pour tous.

Alors, on peut dire qu’il n’y a pas une « révolution numérique » brusque, même s’il y a bien évidemment des ruptures, dans nos façons de travailler, dans nos temporalités, dans nos identités, dans tous les domaines de la société, c’est indéniable. Apparaissent des changements que l’on peut ancrer dans un temps plus long. Et on voit aussi des continuités, des échos, des évolutions, dans les pratiques de communication, dans les écritures, je pense ici au livre de Clarisse Herrenschmidt, par exemple, Les Trois Écritures : langue, nombre, code.

Donc, « révolution numérique » n’est pas un terme que j’emploie. Par contre, c’est un terme qui m’intéresse en tant qu’historienne pour situer comment cette notion est véhiculée, quels acteurs l’utilisent, à quel moment elle apparaît, est contestée, etc.

Propos recueillis par Isabelle Didier, François Quinton, Philippe Raynaud

—

Crédit photo : Didier Allard – Ina

Lire l’article et retrouver les liens : « Une histoire française du Web… » | InaGlobal

Classé sous :Humanités Digitales

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