Pouvoir d’achat : une France « quasi révolutionnaire » | Rue89
Nouvelles de l'histoire
Pourquoi avons-nous besoin de prédictions? | OWNI, Digital Journalism
“il est étrange de constater comment les événements prennent un sens tout à fait logique avec le recul – et la frustration que ce constat engendre depuis des temps immémoriaux”.
nous indique Stacy Schiff (site) [en], l’auteur de La grande improvisation : Franklin, la France et la naissance de l’Amérique dans le dossier réalisé récemment par le New-York Times dans un passionnant débat en ligne, qui revenait, 80 ans après avoir invité huit innovateurs des années 1930 à prédire la vie en l’an 2000, sur la question de notre avenir : Qu’est-ce qui nous pousse à prévoir l’avenir ?
Pour Owni (et après l’avoir publié sur InternetActu), Hubert Guillaud nous en fournit une superbe synthèse et de magnifiques extraits.
Pourquoi avons-nous besoin de prédictions? » Article » OWNI, Digital Journalism.
La tyrannie du temps de l’école | Educavox
J’ai vu des dizaines et des dizaines d’excellents enseignants devenir moins bons, voire pire, à partir du moment où ils ne regardaient plus les enfants mais leur montre.[…]
Le meilleur pédagogue engagé dans une séquence de travail sur le modèle de la résolution de problèmes, de l’auto-socio-construction des savoirs, était capable de basculer en quelques secondes dans le questionnement inducteur fermé si répandu et dans l’explication magistrale, faisant perdre tout le bénéfice de la première partie de la séquence à ses élèves soudainement bousculés par la montre.
Il y a des billets qu’on aurait voulu écrire. Celui-ci en fait indéniablement partie. Merci, une nouvelle fois, à Pierre Frackowiak.
Café histoire du 12 March 2011
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Femmes et Révolutions | OWNI, Digital Journalism
Certaines formes de mobilisation féminine du “printemps arabe” semblent révéler des invariants intemporels. Comme les Françaises des journées d’Octobre 1789, une partie des femmes du Maghreb se sont mobilisées contre le prix du pain. Comme les patriotes américaines qui rejoignaient les campements de l’armée révolutionnaire pendant la Guerre d’Indépendance entre 1775 et 1783, certaines Cairotes se sont employées à soigner les blessés de la place Tahrir.
Aux yeux des hommes, ces actions sont rassurantes : les femmes de tout temps et de tout pays sont ainsi réduites à des vertus nourricières et curatives, associées à l’ « éternelle » fonction maternelle.
Le roi et le photographe | Sous le capteur l'image
Alors que la photographie du roi Georges VI prononçant son discours est une mise en scène où le roi mime son discours et non pas une photographie prise dans le «feu de l’action», Grégory Divoux nous précise que cela n’est pas anodin.

En effet,
« en 1939, les conditions du reportage “moderne” sont réunies : les appareils photographiques plus légers et les pellicules permettent aux photographes d’être au plus près des événements, quant aux journaux illustrés, ils permettent à leurs images d’être diffusées. Au moment où le roi Georges VI prononce son discours, Capa a par exemple déjà couvert la guerre d’Espagne, Leica en bandoulière. Les deux systèmes d’énonciation de la photographie coexistent donc mais dans les deux cas la photographie est bien présentée comme témoignage au monde. Là où la radio est bien vue comme le moyen de toucher directement, instantanément et en direct des millions de personnes, la photographie est déjà reléguée à un rôle accessoire dans l’information, soumise à un ensemble de contraintes, à toute une chaîne d’énonciation qui font du photographe un simple rouage d’une machinerie qui le dépasse. D’un côté il est pris entre le commanditaire de l’image, en l’occurrence le roi, et la façon dont on diffuse les images qu’il produit. Et cette dialectique de la photographie construite mais offerte comme document n’est pas seulement un vestige du passé : l’image réalisée après le discours du roi Georges VI es bien encore aujourd’hui utilisée comme illustration de ce discours, comme sur les site Internet du Guardian et de Courrier International (voir ci-dessous) ; c’est même bien ainsi qu’elle est diffusée par Corbis. Aujourd’hui la télévision a remplacé la radio comme canal de diffusion des discours des chefs d’État ; quant à la photographie, 70 ans plus tard, elle est toujours présentée comme ce document devant coller aux faits quand bien même elle n’est qu’une construction.»


