Ferro : « C’est vous qui dites que je suis un historien engagé ! » | Rue89
Nouvelles de l'histoire
http://www.youtube.com/watch?v=iSsPW4Pi9Fo (via Le site Histoire-Géographie de l’académie de R
Ferro : "C'est vous qui dites que je suis un historien engagé !" | Rue89
Arrivé en Algérie, je vois tout de suite que je suis sur une terre à problèmes. Quatre cinquièmes des pères de mes élèves étaient pieds-noirs, et j’ai vu immédiatement que les Arabes ne comptaient pas à leurs yeux. Je préssens qu’il va y avoir un drame. C’est là qu’on dit que je suis communiste. Parce que le seul fait de critiquer la situation me faisait qualifier de communiste.
via Ferro : « C’est vous qui dites que je suis un historien engagé ! » | Rue89.
Colloque : Histoire et littérature, regards croisés (26-28 mai 2011)
L’Institut français d’éducation organise un colloque international qui se déroulera du 26 au 28 mai 2011 à l’IFÉ à Lyon. Ce colloque questionnera les relations entre histoire et littérature(s) et interrogera l’épistémologie et l’enseignement de deux disciplines connexes ou rivales parfois.
Cette manifestation s’articulera autour de trois axes :
- AXE 1. Littérature et histoire, continuités de l’interdisciplinarité
- AXE 2. Les corpus : du cours de littérature au cours d’histoire et retour…
- AXE 3. Entre histoire et fiction : la fabrique du réel
Parmi les communications prévues et le programme fort riche, je signale plus particulièrement:
- Marie-France Rossignol et Brigitte Marin, université de Paris-Est-Créteil, IUFM : Enseigner l’humanisme et la Renaissance en français et en histoire, un commerce équitable ?
- Kahina Bouanane, université d’Oran (Algérie) : La construction du réel entre contenu historique et trame narrative ?
- Maryse Vuillermet, université Claude-Bernard Lyon 1, IUFM : Albums et problématiques historiques : comprendre l’histoire et ses enjeux ?
- Catherine Jorgensen, université Montpellier 2, IUFM : Le personnage historique dans le roman du XIXe et XXe siècles
- Patricia Victorin et Thomas Granier, université Paul Valéry Montpellier 3 : La « fabrique du chevalier » : apport de l’histoire et de la littérature médiévales
- Laurent Bazin, université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines : Didactique du possible : place de l’uchronie dans l’enseigne- ment des lettres et de l’histoire
- Jean-François Py, université Claude-Bernard Lyon 1 : Fiction/peinture/histoire
- Solveig Lepoire et Angelina Ogier, université Claude-Bernard Lyon 1, IUFM : Lecture interdisciplinaire d’un roman historique
- Sylvie Brodziak, université de Cergy-Pontoise : L’écriture fictionnelle du retour : quelles traces pour l’histoire ?
- Dominique Briand et Gérard Pinson, université de Caen Basse-Normandie, IUFM : Du roman à son adaptation cinématographique, du film à l’enseignement de l’histoire de la Grande Guerre à partir du roman
- Pierre Bessagnet, université Toulouse 2 – Le Mirail, IUFM : Didier Daeninckx : écrire en franc-tireur pour garder trace des oubliés de l’Histoire
Pour l’ensemble du programme et les inscriptions (jusqu’au 22 mai 2011), le site de l’IFÉ de Lyon : Histoire et littérature, regards croisés : enseignement et épistémologie.
Sortez vos tablettes, aujourd'hui cours…
Pour Fabrice Comte, la tablette « génère de l’intérêt pour le cours, beaucoup plus que le manuel. Dans une salle ordinaire, à tout moment, elle permet de travailler sur un texte en temps réel, de trouver dautres textes argumentatifs qui illustrent un avis ou en prennent le contrepied. » Mais nest ce pas la mort de la littérature ? « Je pensais quon ne pouvait pas lire un texte long sur un écran. », nous confie-t-il. « Mais sur la tablette il y a un grand confort de lecture, cest très différent d’un écran dordinateur. On peut télécharger des oeuvres et je pense que ça peut amener des élèves à la littérature. Ca ne vas pas régler tous les problèmes des élèves. Mais cest un outil intéressant dautant que les élèves sont déjà utilisateurs »
Au-delà de l’effet motivationnel qui ne manquera pas d’estomper l’intérêt des élèves au moment de sa généralisation, l’expérience telle que décrite tendrait à démontrer d’autres avantages qui en font un outil intéressant et durable pour l’enseignement : proximité avec les outils qu’utilisent les élèves en dehors des cours, souplesse d’utilisation, faible poids, disponibilité ou autonomie par exemple. Encore faudra-t-il que les élèves puissent l’utiliser pour des démarches de cours recourant aux ressources numériques présentes sur l’Internet. Or, certains établissements interdisent les connexions internet via des téléphones mobiles…
Turquie : on commémore le début du génocide arménien
Pour la deuxième année consécutive, des manifestations ont commémoré, en Turquie, le «24 avril 1915», début du génocide des Arméniens de l’Empire ottoman. Mais cette année, ces manifestations ne sont pas restées circonscrites à Istanbul, cinq autres villes (Ankara, Bodrum, Bursa, Diyarbakır et Izmir), ont accueilli des commémorations similaires.
Pour le blog Observatoire de la Vie Politique Turque :
«Cette évolution est sans doute le résultat des mutations politiques qui se sont produites au cours de la dernière décennie, et qui ont vu la société turque remettre en cause ou tout au moins questionner un certain nombre de tabous de l’Histoire officielle.»
Et on ne peut que s’en réjouir.
