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Histoire Lyonel Kaufmann

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éducation

Engager nos élèves à réfléchir de manière critique aux progrès de l’intelligence artificielle avec #ChatGPT

16 février 2023 by Lyonel Kaufmann

Fini le codage. Certaines écoles demandent aux étudiants programmeurs de réfléchir de manière critique aux progrès rapides de l’intelligence artificielle.

Natasha Singer est journaliste pour le New York Times. Après avoir assisté à des cours d’informatiques dans des écoles secondaires notamment dans une école du Bronx, elle a publié, le 6 février 2023, At This School, Computer Science Class Now Includes Critiquing Chatbots (Dans cette école, le cours d’informatique inclut désormais la critique des chatbots). En voici une synthèse traduite. 

Marisa Shuman a mis ses élèves de la Young Women's Leadership School du Bronx au défi d'examiner le travail créé par un chatbot. Crédit...Hiroko Masuike/The New York Times

Marisa Shuman a mis ses élèves de la Young Women’s Leadership School du Bronx au défi d’examiner le travail créé par un chatbot. Crédit…Hiroko Masuike/The New York Times

Introduction 

Le cours d’informatique de Marisa Shuman à la Young Women’s Leadership School du Bronx a commencé comme d’habitude un matin de janvier dernier. Pour la première fois en dix ans de carrière d’enseignante, Mme Shuman n’avait pas rédigé de plan de cours. Elle avait généré le matériel de classe en utilisant ChatGPT.

  • « Je me moque que vous appreniez quoi que ce soit sur la technologie portable aujourd’hui. Nous évaluons ChatGPT. Votre objectif est d’identifier si la leçon est efficace ou inefficace. » (Marisa Shuman)

A travers les États-Unis, des enseignants comme Mme Shuman tirent parti des innovations pour stimuler une réflexion plus critique en classe. Ils encouragent leurs élèves à remettre en question le battage médiatique autour des outils d’intelligence artificielle qui évoluent rapidement et à considérer les effets secondaires potentiels des technologies. L’objectif, selon ces éducateurs, est de former la prochaine génération de créateurs et de consommateurs de technologies à « l’informatique critique ». A cet effet, en Illinois, en Floride, à New York et en Virginie, certains enseignants de sciences et de sciences humaines du secondaire utilisent un programme d’alphabétisation sur l’intelligence artificielle, développé par des chercheurs du Scheller Teacher Education Program du fameux Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Avec la prolifération des technologies d’IA génératives, les éducateurs et les chercheurs affirment que la compréhension de ces algorithmes informatiques est une compétence cruciale dont les élèves auront besoin pour naviguer dans la vie quotidienne et participer à la vie civique et sociale.

Dans les classes de la Young Women’s Leadership School du Bronx

Natasha Singer rend ensuite compte de sa visite de deux jours de classes à la Young Women’s Leadership School du Bronx, un collège et un lycée publics pour filles qui est à l’avant-garde de cette tendance.

Un matin de janvier, une trentaine d’élèves de neuvième et de dixième année sont entrés en trombe dans un cours intitulé Software Engineering 1. Ce cours pratique initie les élèves au codage, à la résolution de problèmes informatiques et aux répercussions sociales des innovations technologiques.

Le sujet de ce matin : les systèmes de reconnaissance faciale qui peuvent avoir des difficultés à reconnaître les visages à la peau plus foncée, comme ceux de certains des étudiants présents dans la salle et de leurs familles.Debout devant sa classe, Abby Hahn, le professeur d’informatique, savait que ses étudiants pourraient être choqués par le sujet. Une technologie défectueuse de comparaison de visages a contribué à l’arrestation injustifiée d’hommes noirs.

Mme Hahn a donc prévenu ses élèves que la classe aborderait des sujets sensibles comme le racisme et le sexisme. Puis elle a fait jouer une vidéo YouTube, créée en 2018 par Joy Buolamwini, une informaticienne, montrant comment certains systèmes populaires d’analyse faciale ont identifié par erreur des femmes noires emblématiques comme des hommes.

  • « Je suis choquée de voir comment les femmes de couleur sont considérées comme des hommes, alors qu’elles ne ressemblent en rien à des hommes. Joe Biden est-il au courant ? » (Nadia Zadine, une élève de 14 ans)

Selon Mme Hahn, l’objectif de la leçon sur les préjugés de l’IA était de montrer aux élèves programmeurs que les algorithmes informatiques peuvent être défectueux, tout comme les voitures et autres produits conçus par des humains, et de les encourager à remettre en question les technologies problématiques. .

Quelques portes plus loin dans le couloir, dans une salle de classe colorée ornée de flocons de neige en papier fait main et de grues en origami, Mme Shuman se préparait à enseigner un cours de programmation plus avancé, Génie logiciel 3, axé sur l’informatique créative comme la conception de jeux et l’art. 

Dans le cadre de cette leçon, les élèves de 11e et 12e années ont lu des articles de presse sur la façon dont ChatGPT pourrait être à la fois utile et sujet à des erreurs. Ils ont également lu des messages de médias sociaux sur la façon dont le chatbot pourrait être incité à générer des textes promouvant la haine et la violence.

Mais les élèves n’ont pas pu essayer ChatGPT en classe eux-mêmes. Le district scolaire l’a bloqué, craignant qu’il ne soit utilisé pour tricher. Les élèves ont donc demandé à Mme Shuman d’utiliser le chatbot pour créer une leçon pour la classe à titre expérimental. Mme Shuman a passé des heures à la maison à demander au système de générer une leçon sur les technologies portables comme les montres intelligentes. En réponse à ses demandes spécifiques, ChatGPT a produit un plan de cours remarquablement détaillé de 30 minutes – avec une discussion d’échauffement, des lectures sur la technologie portable, des exercices en classe et une discussion de conclusion.

Au début de la période de cours, Mme Shuman a demandé aux étudiants de passer 20 minutes à suivre la leçon scriptée, comme s’il s’agissait d’un véritable cours sur la technologie portable. Ils devaient ensuite analyser l’efficacité de ChatGPT en tant qu’enseignant simulé.

  • « Ça m’a rappelé la classe de quatrième. C’était très fade. » (Jayda Arias, 18 ans)

La classe a trouvé la leçon abrutissante comparée à celles de Mme Shuman, une enseignante charismatique qui crée des supports de cours pour ses élèves spécifiques, leur pose des questions provocantes et trouve des exemples pertinents et concrets à la volée.

  • « La seule partie efficace de cette leçon est qu’elle est directe. » (Alexania Echevarria, 17 ans, à propos du matériel de ChatGPT)
  • « ChatGPT semble aimer les technologies portables. Mme Shuman proposait une leçon qui allait au-delà de l’apprentissage de l’identification des préjugés de l’intelligence artificielle. Elle utilisait ChatGPT pour faire passer à ses élèves le message que l’intelligence artificielle n’était pas une fatalité et que les jeunes femmes avaient les idées pour la défier. » (Alia Goddess Burke, 17 ans)

Mon commentaire

Concernant les technologies, une nouvelle fois, il s’agit de ne tomber ni dans la fascination, ni dans l’effroi à leur sujet. Les bloquer ou dire que c’est mal, n’aura que peu d’effets sur les élèves, au contraire même, et c’est aussi faire injure à leurs propres capacités de jugement comme l’illustre leurs propos ci-dessus.

La place des enseignant•es restera centrale pour autant qu’iels ne génèrent pas un enseignement aussi fade que peut aujourd’hui proposer ChatGPT, mais qu’iels engagent leurs élèves dans des activités stimulantes, concrètes et engageantes,  stimulent leurs capacités critiques d’évaluation, de jugement et de créativité et les engager pleinement comme des acteurs dans leurs apprentissages et de notre devenir commun.

Classé sous :EdNum, histodons, Humanités Digitales, Opinions&Réflexions Balisé avec :ChatGPT, éducation, histodon, histodons, intelligence artificielle

MakerEd Workshop : ma première journée Maker au LINE Nice (22 octobre)

27 octobre 2019 by Lyonel Kaufmann

Du mardi 21 au mercredi 22 octobre 2019, j’ai participé à un atelier sur le Maker en éducation organisé dans le cadre de la semaine internationale du LINE à Nice. Une belle occasion de vivre de l’intérieure une initiation aux possibilités du Maker en éducation. Margardida Romero, dans une publication sur Facebook, a très bien résumé le travail réalisé par des équipes d’étudiant.e.s (et moi également) durant ces deux jours:

De l’improvisation à la création #makered en passant par l’atelier de deux jours avec Jorge Sanabria-z, Saint-Clair Lefèvre, Inna Artemova, Lyonel Kaufmann, Marina Rafalskaya. M.Sc. Smart Ed Tech – Les étudiants de l’Université Côte d’Azur sont fiers de présenter leurs prototypes de type arduino pour résoudre @UN #GlobalGoals

Au niveau organisationnel, Jorge Sanabria-Z, professeur-chercheur en innovation à l’Université de Guadalajara au Mexique1, et Saint-Clair Lefèvre, coordinateur pédagogique du SmartTech de Nice ont conduit ces deux journées. Gustavo Calderon De Anda, étudiant SmartEdTech a également participé à la réalisation de cet atelier. Voici le compte-rendu de la première journée.

Mardi 22 octobre

En ce mardi 22 octobre, cette première journée constitue une initiation au Maker en éducation. Une trentaine d’étudiant.e.s internationaux participent à ces journées (Amérique latine, Asie, Afrique, Europe, Australie).

The Maker Movement

Manifeste des Makers

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Hackerspace vs Makerspace vs FabLab

Une référence : Makezine

 

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Source : http://mushroom.jobs/blog/makerspace-hackerspace-fablab-les-lieux-ou-linnovation-se-cree/

Hackerspace

Un hackerspace, hacklab ou media hacklab est un lieu où des gens avec un intérêt commun (souvent autour de l’informatique, de la technologie, des sciences, des arts…) peuvent se rencontrer et collaborer. Les Hackerspaces peuvent être vus comme des laboratoires communautaires ouverts, où des gens (les hackers) peuvent partager ressources et savoir.

Beaucoup de hackerspaces utilisent et participent à des projets autour du logiciels libres, du hardware libre, ou des médias alternatifs.

Makerspace

Maker, c’est avant tout un état d’esprit, à mi-chemin entre la tradition du faire soi-même, héritée du passé, et les nouvelles technologies qui offrent une multitude de possibilités pour créer et inventer. Trois motivations poussent les individus à s’inscrire dans ce mouvement. D’abord, une envie personnelle, celle de se faire plaisir, de faire quelque chose d’amusant et de créatif. Ensuite, l’envie de partager, de participer à un projet social. Et enfin, pour certains, un enjeu commercial.

Fablab

Un fab lab (contraction de l’anglais fabrication laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d’objets.

Pour être appelé fablab, un atelier de fabrication doit respecter la charte des fablabs, mise en place par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pour être identifié en tant que « fab lab MIT », il faut passer une certification et des formations, mais un fablab n’est pas nécessairement affilié au MIT. Les fablabs sont réunis en un réseau mondial très actif, d’après son initiateur Neil Gershenfeld.

Introduction Arduino

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Durant l’après-midi, et en équipe, nous découvrons Arduino.

Nous disposons d’un kit, le « Elegoo Super Starter Kit for UNO »2, mais nous débutons par un outil de simulation en ligne de l’Arduino (Tinkercad)3

Nous pourrons ensuite passer aux expériences pratiques.

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Le microcontrôleur peut être programmé pour analyser et produire des signaux électriques, de manière à effectuer des tâches très diverses comme la domotique (le contrôle des appareils domestiques — éclairage, chauffage…), le pilotage d’un robot, de l’informatique embarquée, etc. C’est une plateforme basée sur une interface entrée/sortie simple. Il était destiné à l’origine principalement mais pas exclusivement à la programmation multimédia interactive en vue de spectacles ou d’animations artistiques (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Arduino)

Quelques éléments de base à retenir d’Arduino :

  • la carte se compose d’un élément d’entrée (input) et d’un élément de sortie (output);
  • il est possible de composer soit de manière analogique ou digitale;
  • la carte est en mesure de réagir : aux sens, au son / à la musique musique, aux ultrasons, à la pression, à la réflection de la lumière, aux couleurs, aux mouvement, à la température, à l’humidité.
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Nous découvrons les éléments relatifs à la lumière, à la température et à l’humidité. Notre équipe rencontre des problèmes techniques, à chaque fois spécifique et liés à nos ordinateurs. Nous pouvons néanmoins compter sur l’aide soit de Jorge et de Saint-Clair ou des membres des autres groupes. Nous sommes ainsi directement plongé dans l’esprit Maker en éducation4.

Et la lumière fut…
Et la lumière fut…

Matériel

  • Arduino
  • MakeMakey: une alternative à Arduino

A 17h00, il est temps de ranger nos affaires et de faire un premier bilan de l’atelier. La plus-value a été pour moi de vivre de l’intérieur la démarche. Elle s’apparente à d’autres démarches de projets collaboratifs. Il a fallu faire connaissance créer les équipes et orienter sur le domaine des Maker. L’après-midi était plus de type « main à la pâte ». Nous avons été confrontés à plusieurs problèmes comme les schémas proposés comportaient des bugs ou nos propres ordinateurs étaient en usb C (ou manque d’ordinateur ou de courant). Il a, plus ou moins, été possible de les résoudre par le groupe. Je note que l’aspect technique reste facilement un obstacle. Nous avons néanmoins acquis quelques compétences sur le fonctionnement de l’Arduino et du code programme.

A suivre…

Crédit photo d’en-tête : Image parTayeb MEZAHDIA de Pixabay

  1. Enseignant-chercheur au sein du Système Virtuel de l’Université de Guadalajara (UDG). Spécialiste dans l’utilisation des technologies pour l’apprentissage et dans la formation de formateurs dans des environnements d’apprentissage basés sur la fabrication numérique. Ses axes de recherche ont pour objectif le développement des compétences du 21e siècle en utilisant une approche interdisciplinaire STEAM, grâce à la mise en place d’un réseau de laboratoires de fabrication numérique dans les lycées. Il a également mis au point une formation aux techniques techno-créatives pour les enseignants basée sur la Méthode d’Immersion Graduelle (Sanabria, 2016). ↩
  2. On en trouve pour une quarantaine de dollars sur internet. ↩
  3. Pour télécharger le logiciel Arduino (Mac) : Software MacOs ↩
  4. En discutant ensuite avec Anne-Louise Davidson, celle-ci m’explique que c’est spécifique à la démarche de Jorge ou qu’elle souhaite développer. Généralement les sessions Maker, hors éducation, sont plutôt une mise en concurrence des différentes équipes. L’esprit collaboratif n’est pas forcément présent. ↩

Classé sous :Humanités Digitales, Opinions&Réflexions Balisé avec :éducation

Qu’est-ce qui soutient les élèves ?

12 février 2016 by Lyonel Kaufmann

Qu’est ce qui permet de faire réussir des élèves qui jusque là ne réussissaient pas ? Partant de l’analyse des dispositifs utilisés dans des structure expérimentales, comme les internats d’excellence ou des micro lycées, une étude diligentée par  l’Ifé, le Commissariat à l’égalité des territoires et l’Acsé, élargit la question à celle du soutien aux élèves. L’ouvrage, où on retrouve des auteurs comme D Glasman, P Rayou, ou E Bautier par exemple, démonte avec lucidité les résultats, succès comme échecs, de ces structures.  Il en découle des « invariants » du soutien scolaire et surtout une réflexion profonde sur l’aide. Une leçon qui s’adrese à tous les établissements et qui invite à un nouvel équilibre entre ce qui relève de la bienveillance, du culturel et du cognitif.

Je retiens :

Lutter contre la pensée magique

blankOn entre ainsi dans la partie la plus interessante de l’étude qui lui donne sa valeur universelle. Les auteurs entreprennent de démonter les dispositifs utilisés et même les représentations des enseignants, qui s’avèrent somme toute assez classiques.   » Les équipes que nous avons rencontrées partagent souvent une conception de la réussite des élèves et de l’aide à leur apporter basée sur quelques principes. Tout d’abord, une double logique semble guider leur action, celle selon laquelle « si l’élève travaille plus, il va réussir mieux » et celle selon laquelle « pour que l’élève travaille plus et mieux il doit être réconcilié, heureux en confiance avec l’activité scolaire ». » C’est l’idée que  » Si on offre du soutien, les élèves vont progresser et c’est ce que l’on cherche « . 

Mais ce qu’observent les auteurs c’est que  » les élèves auxquels les dispositifs sont les mieux adaptés sont ceux qui ont le moins besoin d’aide, sont les plus autonomes et les plus au clair sur ce qu’ils dominent et ce qu’ils ne dominent pas ». Car les auteurs y voient une forme de pensée magique :  » cette conception pourrait bien reposer sur l’idée d’un « effet magique du soutien », où les savoirs et l’entrée dans ces derniers, ainsi que les liens et les tissages entre les différents registres vont de soi… À l’épreuve des faits, la réalité n’est pas si simple et les soutiens offerts sont tour à tour détournés, délaissés, mobilisés et dans ces différentes configurations, on peut se demander si est soutenu ce qu’on pense avoir soutenu ou à l’inverse tout autre chose ». On retrouve dans cette analyse l’écho des travaux sur les malentendus et la nécessité d’expliciter les enseignements.

Le compte-rendu du Café pédagogique : http://ift.tt/1mx5W2w

Classé sous :Opinions&Réflexions Balisé avec :éducation, Enseignement, Histoire, IFTTT, Pocket

Bruno Devauchelle : Inégalités et numérique à l’école : une question vive ?

12 février 2016 by Lyonel Kaufmann

Inégalités sociales, inégalités d’aspiration, inégalités scolaires… Ces expressions largement utilisées aussi bien dans les travaux de recherche que dans les discours politiques ne doivent pas masquer deux autres termes qui sont tout aussi importants et complémentaires : différence et fracture.  Pour le dire simplement, tous pareils et pourtant tous différents. Or dans nos usages du numérique, nous sommes tous pareils et pourtant une analyse plus approfondie permet de mettre à jour ces différences.

Je retiens particulièrement à la question Numérique et égalité des chances

Arrive, à la suite des médias de masse, le numérique qui, contrairement au livre et à l’écrit, est dans tous les foyers, utilisé autant par les adultes que par les enfants. Y aurait-il alors une possibilité de renversement des différences et donc des inégalités ? Si tous les enfants accèdent aux objets numériques, n’y aurait-il pas une forme d’égalité des chances. La fracture numérique serait dans l’usage et pas dans la possession nous disent les chercheurs. Oui mais comment ? D’abord signalons que le monde scolaire n’a toujours pas fait son aggiornamento à propos de cette évolution essentielle des pratiques sociales par le numérique. Donc les inégalités continuent de s’appuyer sur les mêmes éléments antérieurs. 

Suffirait-il que l’école développe l’usage du numérique pour que les choses changent ? Il est probable que non. En effet, il faut aller voir du côté de la qualité des pratiques et leur environnement pour approcher la question. Pour la lecture comme pour l’usage du numérique, on a tendance à oublier que la manière d’utiliser l’écrit dans un espace inscrit dans une dynamique de développement appuyée sur la relation humaine, une affectivité, des émotions, est déterminante. Il en est de même pour l’ensemble de l’environnement médiatique, télévision, photo, audio etc.

Le billet de Bruno Devauchelle:  http://ift.tt/1Qc86fu

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Revue de presse : Quelles technologies pour apprendre à apprendre ?

11 février 2016 by Lyonel Kaufmann

Il n’y a pas de questions plus récurrentes que celle de l’introduction des nouvelles technologies au sein de l’école. Quel peut être leur apport, et surtout, leur valeur pédagogique ? Nous permettront-elles d’apprendre différemment ? Dans cet article, l’auteur  s’éloigne toutefois des débats – souvent rageurs – qui agitent les pédagogues ces temps-ci : on n’évoquera pas l’introduction des tablettes, de l’internet, des smartphones. On n’abordera même pas la question de l’apprentissage du code, du moins sous sa forme classique. L’article s’intéresse à des technologies expérimentales soit la réalité virtuelle, Minecraft et l’impression 3D.

Lire la suite : http://ift.tt/1QXwLrp

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Revue de presse : Parce que l’outil compte tout de même un peu | Au coin de la rue de Lannoy

19 octobre 2013 by Lyonel Kaufmann

Ghislain Dominé nous propose de comparer la tablette Kindle Fire avec l’iPad. Sa conclusion est sans appel :

«Mais on tient là un écosystème qui n’est pas idéal pour un travail en classe. À moins d’envisager les tablettes juste comme un outil de consultation. Ceci peut se tenir. Et cela peut avoir au moins le mérite d’alléger le poids des cartables. Mais je suis convaincu que les tablettes sont aussi de puissants outils de création. Bien plus même que les ordinateurs présents sur nos bureaux. Ce potentiel créatif ne doit pas être mis de côté. Or, des choix de matériels issus des politiques peuvent justement aller à contre-courant de ce potentiel. Windows 8 est certainement séduisant. Android et ses (nombreuses) déclinaisons certainement attractif. Mais il me semble évident que ni l’un ni l’autre n’offrent ce terreau propice à l’imaginaire et à la créativité. C’est en cela que l’outil compte tout de même un peu.»

Parce que l’outil compte tout de même un peu | Au coin de la rue de Lannoy

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