Le sentiment européen existe-t-il?
Dans le cadre d’une étude, le centre de recherche que je dirige a invité des professeurs d’histoire de différents pays européens à parler les uns des autres. Ils disaient tous au départ: «L’Europe c’est important, nous devons apprendre à nous connaître», ce genre de choses que l’on dit tout le temps. Mais en creusant, on s’est aperçu que les imaginaires ne communiquaient pas entre eux. L’idée européenne n’est qu’une abstraction. C’est une énorme bureaucratie à laquelle il est difficile de s’identifier. Nos différences culturelles restent intactes
Blog
Harald Welzer, sociologue : «Grand-père n'était pas nazi (2002)» | Mediapart
En Allemagne, votre livre Grand-père n’était pas nazi (2002, voir sous l’onglet Prolonger) a eu un retentissement considérable. Certains ont dit qu’il marquait le point final de la réflexion sur le nazisme…
(Il rit) Un point final? C’est un début, au contraire! Pour un livre de sociologie, ce livre a eu un retentissement formidable. Il a été réédité plusieurs fois, a suscité des films, des documentaires, des projets dans les écoles. Grâce à ce livre, les Allemands ont commencé à s’interroger sur leur propre grand-père. En général, les petits-enfants allemands racontent toujours des histoires positives sur leur grand-père. Ils essaient de lui construire un passé de résistant, même si ce n’était pas le cas. Mais comme le dit l’historien américain Raul Hilberg, l’Holocauste en Allemagne est une histoire de famille. C’est comme ça. Chaque famille a été en quelque sorte contaminée, en bien ou en mal. Imaginez: vous avez 14 ou 18 ans, vous avez ce grand-père, votre grand-père chéri. A l’école vous avez appris que l’Allemagne a fait des choses terribles, qu’il ne faut plus jamais que cela arrive. Eh bien, l’histoire, c’est tout ça à la fois. Ce que les enfants apprennent à l’école et ce gentil papy avec lequel vous fêtez Noël tous les ans. Je voulais juste faire comprendre ça.
Harald Welzer, sociologue : «Les intellectuels français m’influencent peu» | Mediapart
FreeCol : Colonization le retour | Le réseau Ludus
Freecol est un jeu de stratégie au tour par tour basé sur le Jeu Colonization, développé par Sid Meyer dans les années 90. Freecol est un clone libre (et donc gratuit)!
L’objectif du jeu est simple : à l’aide de quelques colons, construire une nouvelle nation sur un nouveau continent. En gros, c’est la colonisation du continent américain qui sert de support au jeu. Vous commencez le jeu en choisissant une nation (anglais, français, espagnol, hollandais).
Le blog du réseau Ludus ne se contente pas de vous renvoyer vers le site du logiciel, mais renvoie à un site de l’Université du Wisconsin qui propose quelques scénarios dédiés à l’enseignement et à l’espace d’échange sur l’utilisation pédagogique des jeux de Firaxis Games, la société éditrice de Colonization.
» FreeCol : Colonization le retour – Le réseau Ludus : jouer en classe
Voici une façon originale d’intéresser les jeunes aux musées. Le musée régional de Rimouski a demandé à des étudiants de la Commission scolaire des Phares de préparer une exposition virtuelle à partir de ses fonds d’archives photographiques. Projet virtuel certes, mais projet des plus concrets et débouchant sur une réalisation concrète.
Vingt ans après la chute du communisme, la Pologne redécouvre son passé juif : la présence mill
Vingt ans après la chute du communisme, la Pologne redécouvre son passé juif : la présence millénaire des communautés juives, mais aussi la Shoah et surtout la participation de certains Polonais à l’extermination de leurs « voisins ». En rendant compte de diverses initiatives – festivals, monuments, recherches historiques –, le livre-enquête de Jean-Yves Potel permet de rompre avec les discours rabâchés sur le supposé antisémitisme viscéral des Polonais.
Jean-Yves Potel, La Fin de l’innocence. La Pologne face à son passé juif, Paris, Éditions Autrement, 2009, 287 pages, 22 €.
