Avons-nous à ce point espéré que ce qu’on n’appelait pas encore la Shoah était l’événement historique unique “grâce” auquel l’humanité entière “sortait” de l’histoire surplomber un instant et y reconnaître, évitable, le pire visage de son possible destin?
Nouvelles de l'histoire
Une image pour la guerre | L'Atelier des icônes
Dans un court et brillant article, André Gunthert porte son regard et son analyse sur la dernière couverture du Time. Le portrait d’une jeune afghane Aisha actuellement aux Etats-Unis pour une opération de reconstruction faciale.
André Gunthert l’a met notamment en relation avec un autre portrait d’une Afghane désormais célèbre réalisé par Steve McCurry et pris en 1984. En 2002, le photographe avait d’ailleurs retrouvé la jeune fille et cela avait donné lieu à ce double portrait:
Il constate au propos du portrait d’Aisha et concernant notre trouble devant cette image que
Alors que l’image de la victime féminine est habituellement utilisée comme symbole pour dénoncer le conflit, celle-ci sert à l’inverse à légitimer la poursuite de l’occupation.
Ce retournement du schéma explique l’autre différence essentielle de cette icône: au lieu d’une photographie de reportage prise sur le vif, il s’agit d’un portrait soigneusement posé (réalisé par Jodi Bieber pour le magazine), comme celui d’un mannequin ou d’une célébrité, qui rend plus affreux encore le contraste entre la mise en scène de la beauté et la blessure ouverte.
Sources:
- Le billet d’André Gunthert: Une image pour la guerre | L’Atelier des icônes.
- L’histoire des photos de Steve McCurry: Afghan Girl
Revue de presse (4 août 2010)
“Who are the most memorable fictional history teachers in film, television, and novels?” On attend vos réponses!
Le président des Jeunes socialistes suisses, Cédric Wermuth, propose de célébrer la Fête nationale le 12 septembre
A quoi ont-ils pensé les Walter Fürst, Werner Stauffacher et Arnold von Melchtal en s’élançant ce 1er août 1291 en direction de la pairie du Rütli (Grütli) ?
L’auteur de ce blog, Marion, après une licence en en biologie et géologie, suit un Master de Journalisme scientifique. Avec une très belle plume et une sérieuse pointe d’humour, elle tient ce blog qui accueille des textes, nous dit-elle, « sur tout ce qui est « poussiéreux » (archéologie, paléontologie, histoire des sciences) mais aussi sur l’évolution, l’ethnologie, la nature ou la technologie ; avec un petit faible pour la photo, le graphisme et les sujets «art et science»… »
C’est drôlement bien fait de l’habillage du blog au contenu des articles. Il sera très utile aux enseignant-e-s en charge de l’étude de la préhistoire.
Une étude récente indique que la concentration des activités, du moins en ce qui concerne le par coeur, ne favorise en rien la mémoire à long terme. Par contre, la réactivation des connaissances a un effet positif sur la mémorisation. Dans une autre expérience, les chercheurs ont constaté une hausse des résultats après l’espacement des sessions d’étude. D’un point de vue pédagogique, cela souligne l’importance d’activer les connaissances antérieures.
Café histoire du 31 July 2010
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A publié « En 1929, au sommet de la guerre entre les journaux et les radio, les mêmes arguments et la même… ».
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http://www.youtube.com/watch?v=3Z2vU8M6CYI Beatles 3000 « Quand les singes prennent le thé
Comment la science fabrique des contes de fées | Pris(m)e de tête
Il y a peu, un beau conte de fées se trouvait […] dans tous les manuels scolaires. Une histoire touchante mais… fausse et biaisée. Dans une publication teintée d’humour, l’anthropologue et féministe Emily Martin décrypte avec précision les stéréotypes masculins et féminins utilisés en biologie de la reproduction. L’ovule est passif, fragile et dépendant, la menstruation est un échec de la reproduction et les ovaires voués à la dégénérescence. La femme est donc improductive et gaspilleuse de son stock d’ovules ! Au contraire, le spermatozoïde est fuselé, rapide, autonome, un petit bijou de technologie, et la spermatogenèse ne s’arrête jamais, renouvelant constamment les gamètes. En bref, les processus biologiques féminins apparaissent toujours moins dignes que leurs homologues masculins.
via Comment la science fabrique des contes de fées | Pris(m)e de tête.
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