L’école, le collège, le lycée constituent pourtant l’ultime bastion de l’écriture manuscrite. Les enfants et les ados sont « les derniers des Mohicans, tout cela grâce aux profs, qui n’écrivent plus que sur les copies et éventuellement sur une liste de courses », ironise Mara Goyet, professeure d’histoire au collège, écrivaine et blogueuse. « Même s’ils sont plus lents qu’avant, les collégiens écrivent toujours beaucoup. » Ils y sont entraînés dès la moyenne section de maternelle, puis s’initient, en cours préparatoire, aux joies alambiquées des majuscules à l’ancienne.
Car, au pays des moines copistes et de la littérature, l’école a pour mission d’entretenir la tradition calligraphique. Le culte, même, voué à l’écriture, cursive de préférence (« en attaché », disent les petits).
— À lire sur www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/08/30/le-stylo-symbole-d-une-ecriture-en-voie-de-disparition_5504596_4497916.html
Mort du sociologue américain Immanuel Wallerstein, figure de l’altermondialisme | Le Monde
Le chercheur à l’université de Yale, économiste, historien et sociologue engagé à gauche, était l’un des pionniers des études sur les effets de la mondialisation.
Le sociologue américain Immanuel Wallerstein, considéré comme l’une des figures tutélaires du mouvement altermondialiste et connu pour ses travaux menés dans la lignée de l’historien Fernand Braudel, est mort dimanche 31 août à l’âge de 88 ans.
« Nous avons appris hier avec tristesse la mort d’Immanuel Wallerstein, créateur et principal instigateur de la “sociologie historique” des Etats-Unis, décédé le dimanche 31 août. Marxiste hétérodoxe, il avait développé une lecture propre du capitalisme et de son développement », ont indiqué lundi les éditions La Découverte sur leur compte Twitter. « Nous sommes fiers d’avoir contribué à faire connaître au lectorat francophone cet auteur extrêmement original dont l’œuvre immense restera », a ajouté l’éditeur français.
Chercheur à l’université de Yale aux Etats-Unis, économiste, historien et sociologue, professeur dans plusieurs universités, Immanuel Wallerstein a été notamment directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à Paris
Lire la suite : Mort du sociologue américain Immanuel Wallerstein, figure de l’altermondialisme | Le Monde
Crédit image : Le sociologue Immanuel Wallerstein en 2008. Alexei Kouprianov / CC BY-SA 3.0
« Il n’y a pas une histoire d’Internet, mais des généalogies, de réseaux, de communautés… »
L’histoire de la naissance d’Internet serait une fabuleuse aventure scientifique menée en Californie, dans les laboratoires de recherche de la Défense américaine et ceux des universités californiennes ; une révolution technique rendue possible par des visionnaires, comme Vinton Cerf ou Bob Kahn , ou encore, plus tard et en Suisse, Tim Berners-Lee .
Pourtant, à l’ombre de ce mythe fondateur, d’autres histoires existent, écrites dans d’autres pays, par d’autres communautés, avec d’autres généalogies. Elles sont précieuses : en approfondissant et complexifiant les récits dominants sur Internet, elles permettent d’imaginer pour le réseau d’autres avenirs.
Le « Digital Society Forum » d’Orange lance en en cette rentrée un cycle sur les histoires et les généalogies méconnues d’Internet. Pour l’inaugurer, ils ont rencontré l’historienne Valérie Schafer, spécialiste de l’histoire des réseaux français, aujourd’hui professeure à l’université du Luxembourg.
Extrait de ce passionnant entretien que je vous incite instamment à lire en entier.
« Quand nous avons travaillé avec Benjamin Thierry sur l’histoire du Minitel, nous nous sommes attachés à montrer autant les continuités que les ruptures. Car, même s’il est indéniable qu’il y a eu des ruptures, il est frappant de constater combien, sur 30 ans d’histoire des cultures numériques, on retrouve de débats et continuités. La question de la neutralité du Net, le fait que l’opérateur puisse ou non « regarder » ce qu’il y a dans les tuyaux, se pose déjà au moment du Minitel. Le mouvement « Free The Nipple » soulève des questions qui sont posées vingt ans plus tôt, quand au milieu des années 1990 en Bavière un newsgroup sur le cancer du sein est supprimé au milieu d’une centaine d’autres dans le cadre de la lutte contre la pornographie. La question de l’intercession des intermédiaires, des hébergeurs, en cas de propos racistes, de pédopornographie, de terrorisme, se pose déjà au milieu des années 1990. Les fake news existent depuis les débuts du Web, et même historiquement avant dans l’histoire des médias. On observe des tendances récurrentes, qui existent avec plus ou moins de force selon les époques. »
Lire la suite : ”Il n’y a pas une histoire d’Internet, mais des généalogies, de réseaux, de communautés…„
Crédit photo : l’historienne Valérie Schafer
#Ludovia16 : journal du premier jour (20 août 2019)
Pour le début de Ludovia16, la pluie s’est invitée et occupe l’essentiel des discussions en ce mardi matin. De mémoire de Ludovien, en tout cas la mienne, elle est d’une intensité encore jamais rencontrée. C’est fou comme le cadre s’en trouve changé. L’arrivée du soleil au milieu de l’après-midi va immédiatement changer l’humeur et l’ambiance générale. Ouf !
En début d’après-midi, les premiers ateliers débuteront timidement à la salle des ExplorCamps du Casino ainsi que dans le parc. Pour sa part, le colloque scientifique occupe la halle du parc.
A partir de 15h00, les officiels lancent leur ouverture officielle de l’édition avec la traditionnelle visite des stands, mais intérieurs en raison du temps. A 17h00 tout ce joli monde se retrouve à la salle de conférence pour l’ouverture officielle. A cette occasion, l’assemblée écoutera de manière plus ou moins attentive la capsule vidéo du ministre de l’ėducation nationale.
Cette partie se termine par la traditionnelle table ronde institutionnelle dont la thématique est « Intelligences et représentations pour un développement du numérique en éducation sur les territoires », en lien avec la thématique générale de l’édition 2019 (Intelligences et représentations du numérique dans l’éducation). C’est l’occasion pour chacun des intervenants – dont une seule intervenante sur sept – de ce faire sa com’ sur les réalisations passées, présentes et futures.
A noter que la salle est relativement clairsemée. Le contraste est évidemment saisissant comparativement à l’année dernière et l’effervescence générée par la présence physique de Jean-Michel Blanquer.
Même absent ce dernier distille son mantra initié en 2018 « L’école de la confiance » via Jean-Marc Merriaux, directeur de la Direction du Numérique pour l’Education. A force de marteler ce slogan, ma voix intérieure traduit en « école de la méfiance, selon le bon vieux principe qu’une évidence n’a besoin d’être dite et redite que lorsque cette réalité n’existe plus ou pas.
Globalement et rapidement, le thème de la table ronde passe donc au second plan. Mais tous assurent que tout ira mieux demain. Nous sommes donc rassurés. Un certain effroi guette néanmoins tapi dans l’ombre : a-t-on suffisamment appris du passé pour ne pas reproduire les erreurs commises à répétition dans le domaine de l’éducation numérique, autrefois TIC ? Pas si sûr.
Changement de décor et d’atmosphère en début de soirée avec la conférence de Gérard Giraudon autour des représentations du numérique. Très à l’aise, drôle mais avec du contenu, Gérard Giraudon, directeur de recherche INRIA et président d’EducAzur, a joué le rôle de première partie à l’étonnant spectacle « Turing Test » par la compagnie Nokill. Une première réussie avec cette contribution culturelle de haut niveau. A l’issue du spectacle, Gérard Giraudon a rejoint les acteurs sur scène et d’ensemble ils ont répondu aux nombreuses questions de la salle. Une première réussie, elle aurait mérité cependant un public moins clairsemé.
Sur la route de Ludovia#16 : La Bastille | Grenoble
En ce samedi 17 août, c’est ma quatrième halte à Grenoble, la troisième dans le cadre d’un déplacement sur Ludovia, la première dans le sens de la descente. A cette occasion, je découvre le site de la Bastille à Grenoble. Chouette découverte.
Si la journée est consacrée au déplacement à moto, les fins de journées sont toujours l’occasion de découvertes dans les villes de passage. En plus, il est souvent très agréable et fascinant de découvrir une ville la nuit. Ce n’est pas Richard Bohringer qui me contredira…
Après avoir profité d’une bonne douche après une demi-journée finie plus chaudement (31 à 34 degrés) qu’au départ (24-27 degrés) et de l’apéro proposé par l’Okko Hôtel (un concept hôtelier fort intéressant et économique pour un prix de nuitée tout à fait abordable que je vous recommande si vous passez par Grenoble), je sors en début de soirée. Cette fois-ci, je déambule en sens opposé à ma dernière visite.

Je remonte le boulevard Gambetta en direction du canal de l’Isère.. Les terrasses de bistrots sont nombreuses et bien occupées. Au gré de mes humeurs, je finis par obliquer vers la droite en direction d’un square. En poursuivant au petit bonheur mes divagations, j’aperçois ce qui s’avèrera le fort de la Bastille, puis le téléphérique qui permet d’y accéder rapidement (c’est aussi possible à pied ou en voiture). J’y accroche mon regard et je me dis que depuis là-haut je disposerai d’une magnifique vue sur la ville. Et hop.
Le dispositif du téléphérique est astucieux : cinq boules, permettant d’accueillir 6 personnes chacune, se suivent à la queue leu leu. Une série de boules dans le sens de la montée, une série de boule dans le sens de la descente. Inauguré en 1934, le téléphérique de la Bastille est un des premiers téléphériques urbains au monde réalisé après le Cap et Rio de Janeiro. 600’000 personnes l’empruntent chaque année.

Au sommet, le site de la Bastille offre plusieurs magnifiques panoramas sur la ville et les paysages alentours (La Chartreuse, le Vercors, Belledonne et même le Mont-Blanc). Les premières fortifications de la Bastille datent des Guerres de Religion du 16e siècle. Le dispositif défensif actuellement visible date lui du 19e siècle. Aujourd’hui, c’est un espace de détente et de promenade. Quatre circuits pédestres sont proposés durant de 30 à 40 minutes chacun.

Vous pouvez également vous embarquez dans le parce de loisirs Acrobastille ou visiter le Musée des Troupes de montagne ou un Centre d’Art contemporain. Le Restaurant du Téléphérique vous permettra d’admirer la ville de Grenoble bien assis et bien servi.

La nuit qui progressivement tombe sur Grenoble magnifie l’expérience du site. Dans tous les cas, si vous êtes à Grenoble, n’attendez pas votre quatrième séjour pour vous y rendre.

Une fois redescendu, l’animation du centre-ville avec ses terrasses toutes bien occupées et ses différents squares, places ou parcs, me happe. Grenoble mérite le détour sous bien des aspects.
Toute les informations sur le site actuel : http://www.bastille-grenoble.com
Histoire et géologie du site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bastille_(Grenoble)
Crédit image du plan du site : Wikipedia (voir l’article ci-dessus).
Écrire l’histoire pour la Bibliothèque du Congrès : un projet participatif (crowdsourcing)
Si vous êtes fasciné par l’histoire, la Bibliothèque du Congrès a un travail pour vous – c’est un travail non rémunéré, mais qui vaut quelques minutes (ou heures) de votre temps.
La bibliothèque demande à quiconque possède un ordinateur et s’intéresse aux documents historiques de se joindre à un projet de crowdsourcing appelé By the PeopleBy the People, dans le cadre duquel des bénévoles transcrivent plusieurs milliers de documents des coffres-forts de la bibliothèque. Selon le site, le but du projet est d’« améliorer la recherche, la lisibilité et l’accès aux documents manuscrits et dactylographiés pour ceux qui ne sont pas voyants ou qui ne peuvent pas lire l’écriture manuscrite des documents originaux ».
Source et lire la suite : Write history for the Library of Congress’ crowdsourcing project – The Verge
