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Histoire Lyonel Kaufmann

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Histoire savante

«Thiel le Rouge, un agent si discret» @ Cinema Rex – Vevey vendredi 28 février 2020

26 février 2020 by Lyonel Kaufmann

A l’occasion de la sortie du film de Danielle Jaggi «Thiel le Rouge, un agent si discret», le cinéma Rex à Vevey propose une séance spéciale en présence de Danielle Jaggi, d’Alain Campiotti et de moi-même. A l’issue de la projection, nous aurons notamment l’occasion d’évoquer de la place du communisme et de la Guerre froide en Suisse dans les manuels scolaires vaudois et romands (Une histoire sans histoire? La Suisse et le communisme dans les manuels scolaires). La séance est à 18h30.

Toutes les séances de ce programme spécial
Toutes les séances de ce programme spécial

Concernant le documentaire et la personne de Reynold Thiel, voici quelques éléments issus d’un article du journal Le Temps :

Danielle Jaeggi retrace dans un documentaire à la première personne le destin d’un Neuchâtelois qui, aux côtés de son père, créera en pleine guerre froide une entreprise destinée à contourner l’embargo américain pour faire commerce avec le bloc de l’Est.

Mais qui est le mystérieux «Double-Mètre», ce citoyen suisse évoqué par le résistant et communiste français Jean Jérôme (1906–1990) dans ses Mémoires? Le journaliste Alain Campiotti a voulu le savoir. Après une longue enquête, il publiait dans les colonnes du Temps, en 2008, un feuilleton en 30 épisodes intitulé Thiel le Rouge. Il y retraçait le destin du Neuchâtelois Reynold Thiel, décédé à 53 ans, en 1963, dans le crash d’un avion Swissair au décollage de Kloten. Thiel était très grand, d’où son surnom de «Double-Mètre».

(…)

Un peu plus de dix ans après l’enquête d’Alain Campiotti, Thiel le Rouge est aujourd’hui un documentaire réalisé par… Danielle Jaeggi, la fille de François. Avant de se plonger dans le récit publié par Le Temps, elle n’avait que des connaissances limitées des activités de son père, un homme cultivant l’art du secret. S’il parlait volontiers du communisme de manière idéologique et théorique, pas question d’aborder au grand jour son engagement.

L’article : Cinéma: «Thiel le Rouge», à l’ombre du communisme

La bande-annonce :

A  signaler que le film est produit par une sympathique société veveysanne Louise productions.

Photo en-tête : Reynold Thiel et sa deuxième femme — © Louise Productions

Classé sous :Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

Public History : Désinformation, banalisation et plagiat

6 février 2020 by Lyonel Kaufmann

Résumé : Cette article de Public History Weekly traite des avantages et des inconvénients de la pratique de l’histoire publique, en particulier en ligne. Le thème sous-jacent est que les avantages de la culture numérique qui prévaut dans l’histoire publique peuvent finir par aller à l’encontre du « bien commun ». Une autre dimension est que les processus participatifs – qui prévalent également dans l’environnement Internet – limitent la paternité exclusive et facilitent le plagiat. Les chercheurs tentent d’historiser ces derniers phénomènes et d’évaluer si l’utilisation des médias numériques signifie une transition vers un nouveau paradigme de la propriété intellectuelle.

To conclude, we attempt to offer an account of the opportunities and the constraints provided by the relatively recent prevalence of public history. We think that because of the digital mass media and the internet the public role of historians has been augmented as compared with past periods. More people can therefore participate in sense-making processes as regards the past, and in public too. (…) People are having increased access to digital material – the question he asks is how many have real access to their meaning too? In the end, history is not about the sources but about making sense of them.

Référence : Apostolidou, Eleni: Misinformation, Trivialization, and Plagiarism. In: Public History Weekly 8 (2020) 2, DOI: dx.doi.org/10.1515/phw-2020-14894.

-À lire (abonnés) Misinformation, Trivialization, and Plagiais | Public History Weekly

Classé sous :Histoire savante, Opinions&Réflexions

Neandertal est en chacun de nous

4 février 2020 by Lyonel Kaufmann

Les métissages entre l’homme de Neandertal et « Homo sapiens » ont laissé des traces dans le génome de l’ensemble de la population humaine actuelle, et pas seulement chez les non Africains, comme on le supposait.

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Crânes de « sapiens » (à gauche) et de Néandertalien (à droite), exposés pour comparaison au Musée d’histoire naturelle de Cleveland (Ohio). MIKE BAXTER / CLEVELAND MUSEUM / CC BY SA 2.0

En 2010, l’ébauche de la séquence du génome de l’homme de Neandertal avait créé la surprise : l’analyse de l’ADN ancien de trois individus révélait que ce cousin disparu avait croisé Homo sapiens et que cette rencontre avait été féconde, puisqu’une partie du génome néandertalien se retrouvait dans celui des populations actuelles non africaines : de 1 % à 4 % de leur ADN était un héritage néandertalien. Cette estimation, qui s’est depuis affinée pour parvenir à une moyenne de 2 % d’ADN néandertalien, était en partie fondée sur l’hypothèse qu’aucun métissage n’avait pu intervenir avec des populations anciennes africaines, et que le génome de celles-ci pouvait servir de base de comparaison « neutre ».

C’était compter sans la bougeotte consubstantielle à Homo sapiens : cette hypothèse était erronée, et il y a bien aussi une part de Neandertal chez les Africains d’aujourd’hui, comme « dans chaque population humaine moderne étudiée à ce jour », conclut une étude qui sera publiée le 20 février dans la revue Cell. Joshua Akey (université de Princeton) et ses collègues ont développé une méthode probabiliste d’analyse génétique pour parvenir à cette conclusion et éclairer cette « histoire partagée » avec Neandertal. Elle leur a précisément permis de s’affranchir d’une des limites des comparaisons utilisées précédemment, dépendantes d’un génome africain « de référence » dans lequel l’héritage néandertalien était supposé négligeable.

Comment l’expliquer ? Pas par un croisement direct qui serait intervenu entre des Néandertaliens et des populations africaines, estiment les chercheurs, mais plutôt par le retour en Afrique d’Homo sapiens européens, qui étaient, eux, porteurs d’ADN néandertalien du fait de croisements intervenus antérieurement. Autre enseignement précieux : une première sortie d’Afrique d’Homo sapiens, il y a environ 200 000 ans, aurait donné lieu à des croisements avec des Néandertaliens. Mais pas à une descendance sapiens durable en Europe. C’est lors d’une sortie d’Afrique plus récente que notre espèce se serait vraiment répandue en Eurasie et à nouveau métissée avec Neandertal. Par le jeu de migrations ultérieures, cet ADN « néandertalien » serait parvenu en Afrique.

-A lire : Neandertal est en chacun de nous | Le Monde

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Taner Akçam, auteur d’« Ordres de tuer. Arménie 1915 » : « Le déni du génocide des Arméniens est une politique d’Etat »

8 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

« Ordres de tuer. Arménie 1915. Les télégrammes de Talaat Pacha et le génocide des Arméniens » (Killing Orders. Talat Pasha’s Telegrams and The Armenian Genocide), de Taner Akçam, traduit de l’anglais par Gilles Berton, préface d’Annette Becker, CNRS Editions, 324 p., 24 €.

Taner Akçam est un sociologue et historien turc, professeur au Centre pour l’étude de l’Holocauste et des génocides de l’université du Minnesota, aux Etats-Unis, et auteur de plusieurs livres importants sur l’histoire turque contemporaine, en particulier Un acte honteux. Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque (Denoël, 2008). Dans son nouvel essai, Ordres de tuer. Arménie, 1915, il établit l’authenticité des télégrammes controversés par lesquels les plus hautes autorités ottomanes ordonnèrent, entre 1915 et 1917, la déportation et le massacre des Arméniens – on estime le nombre de victimes à 1,5 million. Sa parution, alors que le sujet continue de faire l’objet d’un déni officiel dans la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, est un événement.

Son interview par le journal Le Monde pour accompagner la sortie de l’ouvrage en français : Taner Akçam, auteur d’« Ordres de tuer. Arménie 1915 » : « Le déni du génocide des Arméniens est une politique d’Etat »

La présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

Dès 1915, le gouvernement jeune-turc à la tête de l’Empire ottoman a cherché à présenter l’annihilation du peuple arménien comme un simple projet de déplacement et de réinstallation. A cette fin, des documents accablants ont été très vite détruits et ceux qui ne l’ont pas été sont considérés jusqu’à aujourd’hui par les autorités turques comme des  » faux « . Parmi eux figurent des télégrammes de Talaat Pacha et les mémoires de Naïm Efendi, bureaucrate ottoman qui travaillait au bureau des déportations d’Alep pendant les années 1915-1916.

Ces documents ont longtemps été controversés, et les historiens, en l’absence de preuves suffisantes, évitaient de les citer. Ce livre rouvre le dossier. En véritable enquêteur, Taner Akçam s’est en effet lancé dans une minutieuse analyse de ces mémoires et des télégrammes qu’ils contiennent. En comparant les systèmes de codage de ces câbles avec ceux employés dans d’autres documents conservés dans les Archives ottomanes, en étudiant le papier utilisé et la datation de ces pièces à conviction, en regardant de près les signatures, et en confrontant les événements mentionnés par Naïm Efendi avec d’autres sources, Taner Akçam parvient à démontrer qu’il ne peut y avoir aucun doute sur l’authenticité de ces « ordres de tuer ».

Apportant ainsi de nouvelles preuves quant aux plans d’extermination de la population arménienne, ce livre rend aussi manifeste la politique de destruction systématique par le gouvernement ottoman de toutes traces relatives à ces atrocités.

Livre disponible à partir du 9 janvier.

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

L’esprit d’entreprise français en Chine (1890-1940)

6 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

La Chine est redevenue un enjeu de la compétition mondiale depuis les années 1980 en adoptant une stratégie de « croissance en économie ouverte ». Ce serait peu ou prou un retour à la situation d’avant l’étatiste communiste instauré dans les années 1950. Mais les rapports de force sont inversés : « les traités inégaux » des années 1840-1860, l’octroi de concessions, la colonisation de Hong Kong qui incarnaient l’impérialisme européen, puis aussi japonais et américain, ont rejoint l’histoire des « humiliations » étudiée aujourd’hui par l’enseignement chinois. Un capitalisme purement autochtone a pris corps, entraîné par l’esprit d’entreprise et d’innovation et une volonté de pouvoir au sein de l’économie mondiale.

Dans le cadre des études qui se multiplient sur les liens entre géopolitique et géoéconomie, la mobilisation des archives des banques ou aussi des consuls de France permet de déterminer la convergence des stratégies diplomatiques, financières, bancaires et commerciales afin d’affûter la compétitivité des intérêts économiques français face aux rivaux, notamment britanniques.

Cette convergence concerne globalement des rapports de force géopolitiques, sur le champ des territoires coloniaux au nom de l’impérialisme territorial (d’où l’Indochine et la Nouvelle-Calédonie), sur celui des accords commerciaux de fourniture d’armements (avec des seigneurs de guerre chinois, dans les années 1920-1930), sur celui des bases militaires navales (en Indochine) ou de la présence de navires de guerre (sur le cours du Yang Ze Kiang, notamment, jusqu’à Wuhan/Hankéou , sur le delta de la rivière des Perles, au sud de Guangzhou/Canton) pour assurer la sécurité de la navigation, notamment face aux pirates ou aux pillards. L’enjeu général est de maintenir la position de la France au sein des « Puissances », les pays qui ont mis peu ou prou la Chine sous tutelle financière, pour qu’elle paye les indemnités imposées après la révolte des Boxers ou qu’elle rembourse quelques emprunts internationaux.

Les rapports de force géoéconomiques s’insèrent dans ce cadre mais le dépassent largement puisque c’est la loi du marché qui s’applique. Dans ce contexte, l’économie des réseaux (guanxi) devient l’enjeu géoéconomique au sein de chaque système productif et marchand régional, au-delà de l’animation du capital de réputation et du portefeuille de savoir-faire.

Cette problématique de l’esprit d’entreprise et de compétition était bel et bien celle de la France des années 1880-1910. Elle subissait la domination thalassocratique, industrielle et commerciale du Royaume-Uni héritée de la première révolution industrielle ; elle voyait les firmes d’outre-Rhin se ruer sur la Chine, développant les concessions allemandes au tournant du xxe siècle. De leur côté, les concessions japonaises et les américaines étaient instituées elles aussi en Chine au fur et à mesure de l’insertion de ces pays parmi les Grands de la deuxième révolution industrielle. Une guerre géoéconomique accompagnait donc les enjeux géopolitiques. Préoccupés de ne pas laisser le champ libre à l’impérialisme britannique, les diplomates français ont donc mobilisé leurs réseaux politiques et patronaux afin que la France prenne sa part du « gâteau chinois » en cours de partage.

Bonin, H. (2019). French Banking and Entrepreneurialism in China and Hong Kong. From the 1850s to 1980s. Abingdon-on-Thames : Routledge.

Lire la suite : L’esprit d’entreprise français en Chine (1890-1940) | Mondes sociaux

Crédit image : Pixabay OpenClipart-Vectors

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

L’ère anthropocène : pour en finir avec la fin de l’histoire

28 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Un article et un cours relativement à la question de l’anthropcène en histoire et dans nos enseignement. Histoire de partir en 2020 sur de bons pieds.

Résumé de l’article

L’article : Jean-Baptiste Fressoz et Muriel Louâpre, « L’ère anthropocène : pour en finir avec la fin de l’histoire. Entretien avec Jean-Baptiste Fressoz », 3Écrire l’histoire3 En ligne, 15 | 2015, mis en ligne le 08 octobre 2018, consulté le 28 décembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/elh/589 ; DOI : 10.4000/elh.589

De crise environnementale en prédictions anxiogènes, le discours apocalyptique est devenu un genre contemporain en vogue, non sans analogie avec ce qui a pu se passer au xixe siècle alors que s’imposait l’idée d’une autonomisation de l’homme vis-à-vis de l’histoire naturelle. Pour Jean-Baptiste Fressoz, historien des techniques, qui a réédité, avec François Jarrige, La Fin du monde par la science d’Eugène Huzar, la redécouverte de ces discours oubliés fait comprendre surtout les phénomènes qui ont permis l’occultation des donneurs d’alerte – et de questionner leurs avatars contemporains. La théorie de la modernité réflexive, en particulier, quand elle justifie la création d’une technonature, prolonge et célèbre cette séparation. Or si nous sommes bien entrés dans une ère postgéologique, l’anthropocène, dans laquelle l’action humaine transforme la planète à très longue échelle, reconstituer les « grammaires environnementales » du passé permettrait de mieux comprendre ce qui se joue dans la crise environnementale contemporaine, qualifiée ici de « fin du monde slow motion ».

Un entretien et une mise en perspective très stimulants.

Extrait : la notion d’anthropocène

« L’intérêt de la notion d’anthropocène est tout de même de permettre de sortir de ce discours apocalyptique : ce que nous vivons n’est pas la fin du monde, mais ce n’est pas non plus une simple crise environnementale après laquelle on pourrait passer à autre chose. C’est une révolution géologique d’origine humaine avec laquelle il va falloir vivre pour toujours ou presque. »

Extrait : Une histoire buissonnante des techniques, salutaire pour penser les questions environnementales

« C’est surtout en histoire des techniques que le rejet d’une histoire phasiste, c’est-à-dire conçue comme une succession de phases reliées par des transitions, est déterminant. Pour faire comprendre ce point très simple et très radical, je peux prendre l’exemple d’un chimiste qui s’opposait au gaz d’éclairage au début du xix siècle. Il proposait l’expérience de pensée suivante : imaginons que le gaz ait existé avant la lampe à huile. L’invention de la lampe à huile serait alors considérée comme formidable : plus besoin de tout ce fatras de gazomètres et de tuyaux, plus besoin non plus des ouvriers œuvrant dans les usines à gaz et susceptibles de saboter l’illumination des villes. Un ancien collègue, David Edgerton, a écrit un livre formidable sur ce point. Il montre parfaitement combien nous avons une vision excessivement « phasiste » de l’histoire des techniques. Or une technique n’en remplace pas totalement une autre, elles s’additionnent. L’infrastructure matérielle de nos sociétés est très ancienne : les objets qui nous entourent n’ont pas été inventés aujourd’hui, ils existent depuis des décennies. Mais la technique est obsédée par le futur et tend à négliger l’ancien, les structures, le rémanent. Au début du xix siècle, l’administration n’appréhendait pas la technique sous cet angle du progrès : la police ne voyait aucune difficulté à utiliser des ordonnances du xii siècle pour réguler des nuisances. L’idée d’un perpétuel perfectionnement s’installe au début du xix siècle : l’historicité de la technique s’impose à ce moment-là. Revenir sur cette vision de l’histoire des techniques est salutaire pour penser les questions environnementales. »

-Source L’ère anthropocène : pour en finir avec la fin de l’histoire. Entretien avec Jean-Baptiste Fressoz

Comment prendre en considération cette notion d’anthropocène dans l’enseignement de l’histoire ?

Si cette question vous intéresse, le Groupe d’étude de la didactique de l’histoire de la Suisse romande et italienne (GDH) propose, à l’occasion de son 23ème cours de formation, de mieux comprendre les problématiques environnementales ayant jalonné l’histoire jusqu’à nos jours. Ce cours aura lieu du 26 au 27 mars 2020 à la HEP-Valais à Saint-Maurice (VS).

Dans le cadre des réflexions contemporaines sur ce thème et son enseignement, plusieurs perspectives sont à mettre en évidence sur le statut et la place de l’histoire environnementale, ainsi que sur des difficultés qu’elle révèle quant à l’épistémologie, les concepts et les méthodes des historiens. L’étude des interactions qu’elle suggère entre les sociétés humaines et leur environnement, et les effets durables ou destructeurs qui résultent de leur gestion, amènent aussi à une interrogation dont la notion d’ « Anthropocène » est un des aboutissements.

C’est à partir de ce questionnement que le cours proposera des études de cas historiques, des réflexions didactiques et des pistes d’exploitation en classe.

Durant ces deux jours de formation continue, vous aurez l’occasion tant de vous familiariser avec l’histoire environnementale, par exemple en vous demandant quelles sont les sources qui peuvent être utilisées ? Quels sont les conclusions des chercheurs actuels ? Comment est-il possible de travailler sur ces aspects avec nos élèves et nos étudiant-e-s, tant d’un point de vue didactique, que durant des sorties ou à travers un jeu informatique ? Enfin, nous tenterons également de répondre aux questionnements de nos élèves et de nos étudiant-e-s sur les enjeux climatiques de demain.

Le délai d’inscription est fixé au 28 février 2020. Pour vous inscrire, envoyer un mail à Stéphanie Dubosson : stephanie.dubosson at gmail.com.

Crédit image : Image de Rilsonav sur Pixabay

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