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Histoire Lyonel Kaufmann

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Histoire savante

La Révolution vaudoise revue et corrigée

13 juin 2007 by Lyonel Kaufmann


Image de couverture de l’ouvrage : Montage à partir d’imageries révolutionnaires:
Eau-forte, de B.-A. Dunker (1746-1807), et sceau de l’Assemblée provisoire de 1798.

Envahi ou libéré, par les Français en 1798, le Pays de Vaud devint le canton du Léman de la République helvétique. Après l’Acte de médiation (1803), il devint un canton suisse à part entière.
Pour l’histoire officielle et l’imagerie scolaire, l’ordre politique induit par la Révolution vaudoise fut instauré sans les ruptures spectaculaires et violentes de la française qui l’inspira.
Deux étudiants en lettres de l’UNIL, Raphaël Rosa et Matthias Bolens, viennent de publier en un volume leurs travaux respectifs sur les artisans principaux de ce nouveau système républicain.
Dans Les représentations identitaires vaudoises sous l’Helvétique, Matthias Bolens centre son travail sur la refonte de l’identité vaudoise par l’élite bourgeoise. Soucieux de tempérer la démocratie, ils développent des mythes identitaires (les Alpes, Tell, Davel, etc.) afin d’insérer leur Révolution «dans le cours normal de l’histoire et du progrès». L’imagerie et les chants révolutionnaires sont également adaptés tels la Carmagnole, la Marseillaise. Tout ceci fonde un patriotisme cantonal.
Pour sa part, l’étude de Raphaël Rosa (Populace ou peuple souverain?) met en évidence la manière dont l’oligarchie bernoise est remplacée par une élite locale de notables qui occupaient déjà des fonction sous l’égide bernoise et qui ne souhaitaient nullement une remise en cause de l’orde social existant. En effet, s’ils ont oeuvré à l’abolition des droits féodaux, ils étaient, dit Raphaël Rosa, «issus de la bourgeoise urbaine, de l’artisanat et du négoce», mais leur idéal d’égalité et de liberté ne les poussa pas, par exemple à redistribuer les richesses notamment, comme ce fut le cas outre-Jura, dès août 1792.
Et leur tâche en fut facilitée, car les moins nantis des Vaudois ne criaient pas famine.

Raphaël Rosa (Populace ou peuple souverain?) et Matthias Bolens (Les représentations identitaires vaudoises sous l’Helvétique). Bibliothèque historique vaudoise, 2007, 320 p.

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

René Rémond, entre tradition, mémoire et histoire (1918-2007)

14 avril 2007 by Lyonel Kaufmann

René Rémond
L’historien et académicien René Rémond est mort dans la nuit de vendredi à samedi. Comme le dit Hugo Billard sur son blog, ça fait un peu beaucoup après les décès ces derniers mois de Pierre Vidal-Naquet, Jacques Ozouf Jean-Pierre Vernant et Lucie Aubrac. La communauté des historiens engagés et des témoins de l’époque contemporaine vient de prendre un nouveau coup.
Concernant le parcours de cet historien connu pour son travail sur les droites en France et plus largement pour son travail dans le domaine de l’histoire politique, Hugo Billard avec son Jardin des retours a très largement et suffisamment bien fait le travail pour que je vous y renvoie directement : René Rémond, entre tradition, mémoire et histoire. Merci à Hugo Billard.

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

BP110 – Compléments 4e séance

4 avril 2007 by Lyonel Kaufmann

Le billet suivant permet de faire le point sur vos questions de notre dernière séance :

  • la question du mythe de l’homme des cavernes

L’expression Homme des cavernes est elle-même erronée car les Humains préhistoriques n’ont jamais vécu dans les parties reculées des grottes et ont aussi habité dans des régions qui en étaient totalement dépourvues (Afrique de l’Est par exemple). Ils ont souvent mis a profit les abris-sous-roche et les porches de grottes pour implanter leurs habitats mais il ne faut pas perdre de vue que les sites archéologiques se sont mieux conservés dans de tels contextes et y ont également été recherchés préférentiellement. (article Homme des cavernes de Wikipedia).

On pourra compléter avec l’article Homme des cavernes du Dictionnaire historique de la Suisse (DHS) qui reconstitue l’origine moderne de ce mythe, les étapes de son développement ainsi que l’histoire de certaines découvertes propres à la Suisse.

A noter que comme indiqué lors du cours, hormis la localisation des premières découvertes permettant d’accréditer quelque peu ce mythe, les origines de cette mythologie est bien à chercher dans la tradition antique qui d’Homère à Lucrèce en passant par Platon consacre la caverne comme premier habitat de l’homme (primitif).

  • l’homme de Néanderthal chasssait-il l’ours?

La présence de l’ours, voire d’une espère de l’ours des cavernes, simultanément à l’existence de l’homme de Néaenderthal est établie. Mais l’homme de Neanderthal chassait-il l’ours? Probablement, mais certainement en évitant les ours adultes mâles de grandes taille.

Par ailleurs, un débat a-t-été initié pour déterminer si l’homme de Néanderthal avait ébauché un «culte de l’ours», car certaines structures de pierre comprenaient un ou plusieurs crânes d’ours et faisaient penser à des «sacrcophages». Aujourd’hui, cependant, la plupart des préhistoriens et des géologues estiment que la disposition de ces crânes est le fruit du hasard et des évolutions géologiques. (article Ours des cavernes de Wikipedia)

Par ailleurs, herbivores et bovidés sont les principaux animaux chassés par l’homme de Néanderthal. La pratique ponctuelle d’un charognage actif (accès primaire à la carcasse en écartant les prédateurs ou en recherchant les animaux morts dans des pièges naturels) a également été évoquée.

(article Homme de Néanderal de Wikipedia)

  • A-t-on retrouvé des habits en peaux pour l’homme de Néanderthal?

Formellement non. Par contre, la découpe de peaux est établie. A vous de voir…

  • L’homme de Néanderthal parlait-il?

Pendant longtemps, l’aptitude physique au langage articulé des néanderthaliens a été controversée. En 1983, la découverte d’un os hyoïde néanderthalien très semblable à l’homme moderne a été découvert en Israël à Kébara. L’os hyoïde est un petit os qui maintient la base de la langue et qui est indispensable à l’élocution.

D’après une récente étude de l’os hyoïde de Kébara, le larynx des Néandertaliens aurait été plus court que celui des hommes modernes. Le ton moyen émis par les Néandertaliens aurait donc été plus haut et plus aigu que chez Homo sapiens, à l’opposé des grognements simiesques que leur attribue l’imagerie populaire. (article Homme de Néanderal de Wikipedia)

Par ailleurs, l’article de Wikipedia présente l’état des hypothèses concernant l’extinction de l’homme de Néanderthal. Cet article peut être recommandé sur la base des notes et références qu’il comporte et du label «de qualité» qui lui est attribué.

Classé sous :BP110 - Faire de l'histoire aujourd'hui, Cours et séminaires, Histoire savante

Liens (03.04.2007)

3 avril 2007 by Lyonel Kaufmann

Les liens du jour contenteront plus particulièrement soit les étudiants du BP110-Faire de l’histoire aujourd’hui, soit ceux du M078-Transposition didactique en histoire. En effet, tant Marc Bloch que Langlois/Seignobos, nous éclairent sur le travail de l’historien à différentes époques et sur la signification du métier d’historien.

Pour leur part, les deux articles relatifs à des personnages figurant au Panthéon des Explorateurs, nous invitent à proposer des séquences d’enseignement où les certitudes d’un récit historique traditionnel font place à un véritable travail d’enquête historique fait d’hypothèses, de recherches et de débats. Ces deux articles sont évidemment à confronter avec d’autres articles et ouvrages à nature scientifique, mais ils permettent de poser les termes d’une problématique.

  • Marc Bloch (1939) La société féodale

    L’édition électronique du grand classique de Marc Bloch.

    (tags: histoire historien historiographie MarcBloch SociétéFéodale)

  • Charles-Victor Langlois (1863-1929) et Charles Seignobos (1854-1942), Introduction aux études historiques (1898).

    Le classique de la méthode historique selon l’école méthodique (dite aussi positiviste) au format électronique. Un must.

    (tags: histoire historien historiographie CharlesVictorLanglois CharlesSeignebos MéthodeHistoire Positivisme EcoleMéthodique)

  • Marc Bloch (1952) APOLOGIE POUR L’HISTOIRE OU MÉTIER D’HISTORIEN

    Autre classique numérisé de l’oeuvre de Marc Bloch. Ouvrage posthume de cet historien médiéviste et furieusement de son temps.

    (tags: histoire historien historiens historiographie MarcBloch Apologie)

  • Jacques Cartier est-il un imposteur?

    Jacques Cartier ne serait pas le célèbre explorateur que l’on pourrait penser. Dix ans auparavant, Giovanni de Verrazzano est débarqué en Amérique du Nord, mais il se serait fait voler tout le prestige par Cartier.

    (tags: histoire GrandesDécouvertes JacquesCartier)

  • Amérigo Vespucci : démystifier l’usurpateur

    Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique. Ce serait plutôt un Italien du nom d’Amérigo Vespucci qui est à l’origine de cette grande découverte. Enfin, c’est ce qu’on raconte au 16e siècle !

    (tags: histoire GrandesDécouvertes AmérigoVespucci)

Classé sous :Annuaire de sites, BP110 - Faire de l'histoire aujourd'hui, Histoire savante

Enzo Traverso : « Renvoyer dos à dos le nazisme et le stalinisme est un anachronisme »

28 mars 2007 by Lyonel Kaufmann

A feu et à sang. De la guerre civile européenn
En complément à un précédent billet Publications, un extrait de l’interview accordé par Enzo Traverso à la revue Politis du 22 mars 2007. Cet interview fait suite à la publication de son ouvrage À FEU ET À SANG. De la guerre civile européenne (1914-1945) Stock, « Un ordre d’idées », 370 p.

Dans cet extrait, Enzo Traverso revient sur la question du fascisme et de l’anti-fascisme dans l’entre-deux-guerres :

Cette guerre civile se poursuit avec l’avènement des fascismes. Or, le regard sur l’antifascisme fait depuis l’objet de débats importants…

J’appartiens à cette catégorie d’historiens pour lesquels le fascisme et l’antifascisme ne sont pas seulement des catégories historiques mais aussi un héritage actuel et vivant pour la définition des démocraties dans lesquelles nous vivons. Je pense en effet qu’une Europe démocratique qui n’aurait pas tiré les leçons de l’anéantissement de la démocratie par le fascisme serait bien fragile. Récuser l’antifascisme, comme le font certains historiens d’orientation libérale ­ par exemple François Furet ­, fragilise donc nos démocraties, qui ont trouvé leurs raisons d’être dans le combat contre le fascisme. Mais cela implique aussi pour les historiens une réflexion et un travail d’historicisation critiques sur cette expérience historique, visant à reconnaître les contradictions et les limites de l’antifascisme. Une de ses limites a bien sûr été sa relation de complicité avec le stalinisme, qui fut le fait parfois d’une simple incompréhension de la véritable nature de ce dernier, parfois d’une complicité assumée, parfois encore d’une attitude de complaisance avec lui, considérée comme un prix à payer en dépit de tout ce qu’on pouvait connaître.

Une autre limite se trouve dans l’incompréhension de la nature exterminatrice de l’antisémitisme nazi, même si cette incompréhension a frappé la culture européenne dans son ensemble. Il faut ajouter que cela ne permet en rien de plaquer sur le conflit entre fascisme et antifascisme des lectures rétrospectives projetant des catégories de notre temps. Je ne crois pas non plus qu’on puisse analyser ce conflit à la lumière de la notion de totalitarisme, en y plaquant l’opposition totalitarisme/antitotalitarisme. En effet, si on contextualise les postures de l’époque, on voit bien que les (rares) « antitotalitaires » qui renvoyaient alors fascisme et stalinisme comme deux visages d’un même totalitarisme se condamnaient non seulement à l’isolement mais aussi à l’impuissance. C’est pourquoi je parle dans mon livre d’anachronisme vis-à-vis de ceux qui tentent de défendre aujourd’hui cette thèse. Les figures les plus lucides de la culture libérale de l’époque ont en effet fait un choix : Raymond Aron a décidé d’aller à Londres et de rejoindre le camp allié à l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie…

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

Publications récentes

8 février 2007 by Lyonel Kaufmann

Dieu versus Darwin : les créationnistes vont-ils triompher de la science ? de Jacques Arnould, Albin Michel, 318 pages

"Dieu versus Darwin. Les créationnistes vont-ils triompher de la science ?", de Jacques Arnould. Albin Michel, 318 pages, 20€. | DR.

A lire devant les délires créationnistes (qui n’ont rien à voir avec la foi).

A lire par tout enseignant-e de CYP2 ou de CYT en histoire ou en science. Un jour où l’autre vous pourriez avoir affaire à des parents qui vous demandent d’enseigner le créationnisme (théorie l‘ »Intelligent Design » traduit en français par dessein intelligent) autant que la théorie de l’évolution.
A lire aussi parce que Jacques Arnould est tout à la fois dominicain, théologien et historien des sciences.

À FEU ET À SANG. De la guerre civile européenne (1914-1945) d’Enzo Traverso, Stock, « Un ordre d’idées », 370 p.

Extrait du compte-rendu fait par Le Monde des Livres.
Relecture d’une époque qui plongea l’Europe dans le chaos, A Feu et à sang fait partie de ces livres sur le XXe siècle dont on devrait encore débattre dans les années à venir, à l’instar du Passé d’une illusion, de François Furet (1995), ou de L’Age des extrêmes, d’Eric Hobsbawm (1999).

Enzo Traverso, né en Italie en 1957, entend montrer que, derrière l’imaginaire de l’horreur aujourd’hui associé au siècle écoulé – des tranchées à Auschwitz -, se dissimule un univers fait d’expériences sociales, de visions du monde, d’idées, de combats et d’émotions – ainsi du sentiment d’apocalypse qui s’empare de la culture européenne après 1918. Le livre explore donc cet univers à travers le concept de « guerre civile », ici employé pour rendre compte des déchirures engendrées, à l’échelle du continent, par un enchevêtrement inédit de révolutions, de contre-révolutions et de génocides. Pour l’auteur, on ne comprend précisément rien à la « brutalisation » des sociétés européennes de l’entre-deux-guerres, abstraction faite de cette « symbiose entre culture, politique et violence » qui en façonne en profondeur les mentalités ; rien non plus à projeter les catégories de notre démocratie libérale sur un siècle qui aura produit Ernst Jünger et Antonio Gramsci, Carl Schmitt et Léon Trostki.

Par ailleurs, l’auteur en vient à récuser une autre lecture a posteriori qui tend à faire de l’antifascisme un « mythe ». A lire François Furet ou Annie Kriegel, l’antifascisme des années 1920 et 1930 se réduirait ainsi à une pure entreprise de propagande visant à élargir l’influence du régime soviétique et à cacher sa nature totalitaire. Si ce tableau contient une part de vérité, il n’en reste pas moins simpliste. D’abord parce que, « en se débarrassant de l’antifascisme, on risque d’effacer le seul visage décent que l’Italie a su donner d’elle-même de 1922 à 1945, l’Allemagne de 1933 à 1945, la France de 1940 à 1944 ». Par les temps qui courent, il n’est pas superflu de le rappeler.

Fondation et Fondation foudroyée d’Isaac Asimov. Traduction collective. Denoël « Lunes d’encre », 2 tomes, 960 p. et 1084 p., 29 € chacun.

Vers fondation Traduction collective. Omnibus, 896 p., 21 €.

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Les livres d’anticipation d’Isaac Asimov ont bien plus bercé mon adolescence que la saga des Star Wars (Guerre des étoiles) de Georges Lucas ou du Seigneur des Anneaux de Tolkien.

En même temps, la série des Fondations est une magnifique Histoire du Futur, un monumental roman historique, qui commence dans un avenir très lointain.

Isaac Asimov invente d’ailleurs un intéressant concept, celui de a psychohistoire, qui prétend s’appuyer sur l’étude du passé pour prédire mathématiquement le sort de l’Univers à partir de la loi des grands nombres. Son personnage Hari Seldon, scientifique et père de cette discipline, fait ses calculs et arrive à la conclusion que l’Empire se meurt, et il n’est plus possible d’enrayer sa chute. S’écroulant sous son propre poids, il va immanquablement sombrer, ouvrant à l’humanité trente mille ans de ténèbres avant l’avènement d’un nouvel empire. Il fait alors établir aux confins de la galaxie une colonie de scientifiques, la Fondation, appelée à devenir le ferment de la renaissance. Au même moment, il fonde une deuxième Fondation, qui doit veiller, dans le plus grand secret, à l’exécution du Plan.

Le cours de l’histoire semble irréversible et le Plan infaillible… Jusqu’à l’irruption du Mulet, aberration génétique aux pouvoirs terrifiants, dont Seldon lui-même ne pouvait prévoir l’avènement. Un homme seul peut-il changer le cours de l’histoire ? Même mariée aux mathématiques, l’histoire du futur n’est pas une science exacte…

Délices :  le cycle est traversé d’analogies et de réjouissants clins d’oeil historiques : ainsi, l’ultime sursaut de l’Empire est le fait d’un général surnommé « le dernier des Impériaux » qui finit éliminé par un empereur méfiant, lointain écho à Aetius, le Dernier des Romains, vainqueur d’Attila, qui mourut assassiné sur ordre de Valentinien III, jaloux de son prestige. Plus loin, la description d’une Trantor retournée à l’âge agraire, où des moutons paissent paisiblement au pied des ruines, rappelle furieusement les descriptions romantiques de la Rome du haut Moyen Age.

Pour rédiger cette saga, Asimov a transposé dans un futur lointain la Chute de l’Empire romain. Et le bougre connaît ses classiques : il révère Hérodote et, surtout, a dévoré plusieurs fois Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, l’oeuvre fondatrice d’Edouard Gibbon, à qui il multipliera les emprunts.
Les éditions Denoël ont l’heureuse idée de republier cette saga en deux volumes.  A lire autant pour se remettre des AD d’histoire que pour être transporté dans une histoire mélangeant futur et passé !

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