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Histoire Lyonel Kaufmann

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Lyonel Kaufmann

Repenser les Futurs de l’éducation : l’espace physique et social de l’école demeure crucial (UNESCO)

22 décembre 2021 by Lyonel Kaufmann

Face aux transformations de nos sociétés que provoquent la mondialisation, le défi climatique, la révolution numérique, ou encore la pandemie de la Covid, l’éducation se trouvent à un moment charnière, avec « un pied dans le passé et un pied dans le futur ».

L’UNESCO a publié cette année un rapport invitant à « Repenser les Futurs de l’éducation », notamment en réexaminant les rapports de humain à humain, de l’humain à son environnement, et de l’humain à la technologie.

Et si beaucoup de choses sont à revoir, l’espace physique et social de l’école demeure crucial, comme l’explique Sobhil Tawil, Directeur, Futurs de l’éducation et innovation à l’UNESCO.

Extrait sonore : https://news.un.org/fr/audio/2021/12/1111152?jwsource=em

Télécharger :  Télécharger

(Extrait sonore : Tawil, Directeur, Futurs de l’éducation et innovation à l’UNESCO; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Source : news.un.org

Classé sous :Opinions&Réflexions

« Envers et contre tout », d’Euphrosinia Kersnovskaïa : le goulag comme une danse macabre

18 décembre 2021 by Lyonel Kaufmann

Trente ans après la fin de l’URSS, paraît en français l’étonnant témoignage d’une rescapée du système concentrationnaire soviétique, le goulag. dessina ses années d’internement.

Extrait d’« Envers et contre tout », d’Euphrosinia Kersnovskaïa : « Quelle étrange impression produisent ces silhouettes irréelles tournant en rond au fond d’un puits de pierre ! Dire que cela s’appelle la « promenade » ! Et cette promenade, on l’attend toute la journée avec impatience. Dix minutes. On peut apercevoir le ciel, bien qu’il soit interdit de regarder en l’air sous peine d’être privée de ce droit à la promenade. Regarde par terre ! » IGOR TCHAPKOVSKI/CHRISTIAN BOURGOIS/INTERFÉRENCES

Post of Moldova, Public domain, via Wikimedia Commons
Post of Moldova, Public domain, via Wikimedia Commons


Eufrosinia (Euphrosyne) Kersnovskaïa est née à Odessa dans une famille de la noblesse russe. Pendant
la guerre civile russe, sa famille déménage en Bessarabie pour y exploiter ses terres. Peu après, la Bessarabie est intégrée à la Roumanie. En 1940, la Roumanie est annexée par l’Union soviétique et les membres de la famille Kersnovski (Eufrosinia et sa mère) sont réprimés en tant qu’anciens propriétaires terriens. Elle est alors exilée en Sibérie dans le cadre des déplacements forcés de population (en russe : ссыльнопоселенец, ssylnoposselenets) pour y travailler à l’abattage du bois. Elle tente de s’échapper, mais est prise et condamnée à mort. La sentence est commuée en dix ans de camp de travail, qu’elle passe au Norillag (Норильлаг), camp de travail de Norilsk, dans les mines.

L’œuvre laissée par Kersnovskaïa comporte, outre le texte autobiographique, 680 illustrations. Dotée d’une mémoire photographique, cette femme a retenu tout ce qu’elle a observé – pour, le jour venu, le coucher sur papier, au crayon de couleur et à l’aquarelle.

En 1990, certains de ses dessins et des extraits du texte paraissent dans des périodiques russes et étrangers, suivis un an plus tard d’un album intitulé « peintures rupestres » (non traduit). Les publications ultérieures se feront à titre posthume, tel l’album Coupable de rien (Plon, 1994).

Il faudra attendre 2006 pour que le texte et les dessins soient réunis dans leur intégralité. C’est sur cette édition russe que se fonde la présente traduction en français.

Livre : « Envers et contre tout. Chronique illustrée de ma vie au goulag » (Skol’ko stoit chelovek), d’Euphrosinia Kersnovskaïa, traduit du russe par Sophie Benech, avant-propos de Ludmilla Ouilitskaïa, préface de Nicolas Werth, Christian Bourgois/Interférences, 622 p., 29,90 €, numérique 20 €.

Sources :

  • « Envers et contre tout », d’Euphrosinia Kersnovskaïa : le goulag comme une danse macabre | Le Monde des Livres
  • Eufrosinia Kersnovskaïa | Wikipedia

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Publications

Édition : comment les textes de l’Antiquité sont-ils parvenus jusqu’à nous ?

18 décembre 2021 by Lyonel Kaufmann

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Rouleau imprimé, Cronica cronicarum. Paris, François Regnault et Jacques Ferrebouc pour Jean I Petit, 1521 – Vélin 55 x 531 cm. BnF, Réserve des livres rares, Rés. Vélins-15 et 16

Estelle Debouy, Université de Poitiers

À une époque où certains se demandent pourquoi il faut encore lire les textes de l’Antiquité, il ne me semble pas inutile de rappeler pourquoi il est encore possible de les lire. En effet, si rien ne s’interpose entre l’auteur contemporain et son livre, si le texte est celui que l’auteur a définitivement écrit, exception faite des fautes d’impression ou autres coquilles, des siècles séparent les éditions contemporaines du texte écrit par ces auteurs qui vivaient bien avant notre ère. Comment est-il donc possible de lire encore les textes de l’Antiquité aujourd’hui ?

Un changement… de taille

Le premier événement majeur pour la transmission des textes de l’Antiquité se produit entre le IIe et le IVe siècle de notre ère : le rouleau est abandonné au profit du codex, livre qui a à peu près l’apparence qu’on lui connaît aujourd’hui. Il est beaucoup moins volumineux que le rouleau, donc plus facile à manipuler –

Le Banquet de Platon devait tenir sur un rouleau de 7 m ! – et pouvait contenir davantage de texte. Voici ce qu’écrit à ce sujet le poète Martial dans ses Épigrammes (I, 2, 1-4) :

« Toi qui souhaites avoir partout avec toi mes petits livres et qui les veux comme compagnons pour un long voyage, achète ceux que le parchemin condense en de courtes pages. Réserve ta bibliothèque aux gros livres, moi je tiens dans une seule main. »

Mais le passage d’un support à l’autre signifie qu’il fallut transcrire toute la littérature ! Ce fut le premier filtre par lequel les textes classiques durent passer.

C’est entre le IXe et le Xe siècle qu’on trouve le deuxième filtre majeur par lequel la littérature classique est passée : il s’agit de la translittération, c’est-à-dire le passage de l’onciale (graphie créée à partir de la majuscule) à la minuscule. L’onciale, même si elle était d’un excellent effet, était si grande qu’une page ne pouvait contenir que peu de texte. Quand la matière première se fit plus rare, on adopta pour le livre l’écriture utilisée pour les lettres, documents, rapports, à savoir la minuscule qui présentait, en outre, l’avantage de pouvoir être écrite très vite, contrairement à l’onciale, longue à tracer.

Cette dernière fut progressivement abandonnée et, à la fin du Xe siècle, elle n’était plus utilisée que pour des ouvrages liturgiques particuliers ou pour le début des livres ou des chapitres.

En translittérant, le copiste faisait parfois des erreurs et, en de nombreux endroits, on trouve dans tous les manuscrits existants les mêmes fautes, qui semblent provenir d’une source unique : on admet donc qu’on ne faisait qu’une translittération d’un livre en onciale, mis ensuite au rancart, de sorte que le témoin en minuscule devenait la source de toutes les autres copies.

La transmission de certains textes ne tient qu’à un fil : si certains auteurs étaient si solidement ancrés dans la tradition littéraire et scolaire que leur survie ne faisait plus aucun doute (c’est le cas notamment de Virgile, Horace, Juvénal, Cicéron, Salluste, Pline l’Ancien, etc.), d’autres au contraire ne nous sont parvenus que de façon extraordinaire. C’est le cas, par exemple, du manuscrit du Ve siècle de la cinquième décade de l’historien latin Tite-Live qui parvint jusqu’au XVIᵉ siècle sans avoir même été copié.

Au XIIIe siècle, le patrimoine classique connaît de nouvelles avanies : on abandonne la fréquentation des Anciens pour des manuels plus pratiques qui n’en conservent que des extraits ou des exempla. Puis, avec la chute de Constantinople, la tradition philologique passe aux mains des humanistes italiens.

C’est l’époque de la redécouverte de la culture classique. L’érudit de la fin de la Renaissance avait accès à presque autant d’œuvres grecques et latines que nous aujourd’hui. Les traductions (du grec en latin, et du grec et du latin vers les langues nationales) avaient mis une bonne partie de la littérature antique à portée du grand public.

Depuis la fin du XVIIe siècle, rares sont les découvertes d’un texte ancien inconnu. Néanmoins au XIXe siècle une nouvelle série de découvertes s’amorça quand on comprit que des textes classiques étaient encore dissimulés dans l’écriture inférieure des palimpsestes. Du grec palin (de nouveau) et psao (gratter), ce terme désigne « ce qu’on gratte pour écrire de nouveau ». Ce sont donc des manuscrits dont l’original a été lavé pour faire place à une œuvre plus demandée. On découvrit ainsi sous le commentaire de Saint Augustin sur les psaumes le De Republica de Cicéron qu’on croyait définitivement perdu !

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Palimpseste du De Republica de Cicéron (IVᵉ siècle et VII–VIIIᵉ siècle). MS. Vat. Lat. 5757, Biblioteca vaticana, Author provided

Des copies médiévales aux éditions imprimées d’aujourd’hui

Comment passe-t-on des textes copiés et recopiés dans des manuscrits par les savants du Moyen Âge et de la Renaissance aux textes qui se trouvent sur les rayons de nos bibliothèques ? C’est là qu’intervient le travail de l’éditeur.

Éditer, c’est retrouver une tradition, c’est essayer de remonter de nos documents à l’original dont on est séparé par des intermédiaires plus ou moins nombreux, parfois perdus ou fragmentaires. Cette attitude « scientifique » du philologue est assez récente puisqu’il faut attendre le XIXe siècle pour voir apparaître, grâce à Lachmann, la critique des textes, c’est-à-dire la reconstitution des témoins perdus et le classement comparé des variantes. Il s’agit de reconstruire un texte ancien à partir de l’étude comparative de l’ensemble de la tradition manuscrite par laquelle il nous est parvenu.

Malheureusement, on ne peut jamais remonter à l’original, mais au terme d’une recherche qui s’apparente un peu à une enquête, on est en mesure de reconstituer ce qu’on estime être le texte original. Cette reconstitution se présente sous la forme d’un schéma qu’on appelle stemma, sorte de tableau généalogique des manuscrits sources d’une même œuvre. On distingue deux cas de figure quand on cherche à remonter à l’original d’un texte : ou bien il est possible de consulter les manuscrits qui contiennent l’œuvre de l’auteur (transmission directe), ou bien les manuscrits sont perdus et il faut aller à la pêche aux fragments disséminés çà et là (transmission indirecte).

À titre d’illustration, examinons pour terminer le travail de l’éditeur du texte de Tite-Live : il a pour tâche de consulter tous les manuscrits de l’auteur qui sont parvenus jusqu’à nous afin d’établir le texte qu’il estime le plus juste. Voici un manuscrit de Tite-Live (l. XXIII) du Ve siècle (planche XI), conservé à la BNF sous la cote MS. lat. 5730 (fol. 77v), et voici, en regard, le texte édité aux Belles Lettres (2003).

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Manuscrit de Tite-Live (l. XXIII) du Vᵉ siècle. MS. lat. 5730 (fol. 77v), BnF, Author provided

Comme l’indiquent les crochets droits, l’éditeur de Tite-Live, Paul Jal, ne conserve pas le premier mot Haec qu’on trouve pourtant dans le manuscrit.

Et comme l’indiquent les crochets pointus, Paul Jal ajoute le mot castraque qu’on ne trouve pas dans le manuscrit ; il suit en cela la conjecture de l’éditeur Valla (c’est ce qu’il note en bas de page dans ce qu’on appelle un apparat critique).

Le travail du philologue est donc le dernier maillon dans la longue chaîne de la transmission des textes antiques jusqu’à nous. Le défi qu’il doit relever aujourd’hui se situe dans le passage de l’imprimé au numérique. Les avantages d’une édition numérique sont nombreux : non seulement le texte lui-même peut être enrichi de commentaires, traductions multiples, annotations grammaticales, métriques, etc. mais, grâce à l’encodage TEI.xml (la Text Encoding Initiative a pour objet de fournir des recommandations pour la création et la gestion sous forme numérique de tout type de données créées et utilisées par les chercheurs en sciences humaines, comme les sources historiques, les manuscrits, les documents d’archives, les inscriptions anciennes, etc.), le texte et son apparat peuvent être transformés en une base de données complète consultable par le lecteur en fonction de ses besoins.

Or, il n’existe encore que très peu d’éditions critiques numériques qui présentent à la fois un appareil critique complexe et argumenté s’inscrivant dans la longue tradition philologique et un jeu de données permettant l’analyse et l’interprétation.

Estelle Debouy, Docteur en études latines, professeur agrégé de lettres classiques, Université de Poitiers

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Classé sous :Histoire savante

Et si l’avenir de l’école à distance, c’était la bonne vieille radio? | Heidi.news

17 décembre 2021 by Lyonel Kaufmann

Qui dit enseignement à distance pense ordinateurs et smartphones. Mais le confinement en mars 2020 l’a montré: l’accès à ces outils technologiques n’est pas réparti équitablement, y compris au sein des pays dits développés. Alors… la bonne vieille radio ne serait-elle pas une des clés de l’école à la maison?

En Sierra Leone surtout, l’un des pays les plus pauvres de la planète, le gouvernement a également misé sur la force de frappe de la radio. David Moinina Sengeh, ministre de l’éducation rencontré au Qatar à l’occasion du sommet WISE, s’est confié à Heidi.News sur les possibilités qu’offre cet outil, même hors Covid, dans son pays… et ailleurs. Extraits.

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David Moinina Sengeh, ministre de l’éducation de Sierra Leone. /WISE 2021

Wise se veut une plateforme de réflexion sur les façons de réinventer l’éducation, en temps de pandémie notamment. En Sierra Leone, vous avez fait comment?
Pendant Ebola en 2014, quand les écoles ont fermé, nous avons développé une radio scolaire et éducative. Lorsque le Covid est arrivé, nous l’avons réactivée. […] Nous avons aussi créé des contenus spéciaux pour ceux qui allaient avoir des examens, parce que nous savions que le risque qu’ils abandonnent l’école en cette période était encore plus important.

En Suisse, la crise nous a permis de réaliser que tout le monde n’avait pas forcément un ordinateur ou un téléphone portable pour l’enseignement à distance. Pensez-vous que ce système radio pourrait fonctionner dans davantage de pays?
Oui, je pense que ce que nous avons compris et ce que tous les pays peuvent apprendre de cette période, c’est qu’en matière d’éducation il faut adopter une approche inclusive dite «radicale», qui part du principe que tous les enfants, même les plus défavorisés et ceux qui ont des besoins spéciaux, doivent avoir accès au système mis en place. Il faut donc miser sur des technologies hybrides: si on développe des solutions pour les enfants, elles doivent être disponibles en ligne et hors ligne, à la radio, sur des ordinateurs, des téléphones mobiles mais aussi du papier… Il faut penser à toutes les personnes qui vont utiliser ces contenus.

Source : Et si l’avenir de l’école à distance, c’était la bonne vieille radio? | Heidi.news

Classé sous :Médias et technologies, Opinions&Réflexions, Outils enseignement

Des experts indépendants vérifieront la provenance de la collection Bührle, constituée pendant le nazisme

16 décembre 2021 by Lyonel Kaufmann

Le Kunsthaus de Zurich se défend d’avoir pêché dans la présentation de la provenance de la collection Bührle, qu’il abrite. Des experts indépendants vont vérifier si le traçage des oeuvres, réalisé et présenté par les responsables de ladite collection, a été accompli de manière correcte.

L’intégration de la collection Bührle dans le nouveau bâtiment du Kunsthaus, inauguré cet automne, a suscité la polémique sur la présentation de sa provenance.

La provenance de la grande majorité des 203 oeuvres concernées serait établie sans lacune (détenteurs successifs, lieux de détention et dates des reventes). Mais dans quelle mesure une partie de la collection pourrait être liée au vol d’oeuvres d’art par les nazis?

Pour en avoir le coeur net, la société d’art du Kunsthaus va mandater un groupe d’experts indépendants pour évaluer si les méthodes de recherches de la Fondation Bührle étaient à la hauteur de leur ambition et si la présentation de leurs résultats est correcte.

Le Kunsthaus répond ainsi aux exigences formulées récemment par le canton et la ville de Zurich.

Source : Des experts indépendants vérifieront la provenance de la collection Bührle, constituée pendant le nazisme

En avril 2021, Une étude confirmait qu’Emil Bührle a créé sa collection grâce aux armes

Les exportations d’armes ont permis à Emil Bührle (1890-1956) de constituer sa collection d’art controversée. Deux cents de ses œuvres seront exposées au Kunsthaus de Zurich, dès l’année prochaine. La Ville et le canton de Zurich ont mandaté une étude pour faire toute la lumière sur les liens entre les ventes d’armes et la collection d’art, dont les conclusions ont été présentées le mardi 30 mars 2021. L’historien Matthieu Leimgruber, de l’Université de Zurich, est l’auteur de l’étude.

La fortune personnelle d’Emil Bührle est passée de 8 millions de francs en 1938 à 162 millions en 1945. Il a utilisé une partie de cet argent pour constituer sa collection d’art, avec les premières œuvres achetées en 1936. A cette époque, les expropriations et et les persécutions raciales du régime national-socialiste avaient un grand impact sur le marché de l’art.

Au total, Emil Bührle a acheté 600 œuvres d’art pour 39 millions de francs. En 1960, les héritiers ont constitué la Fondation de la collection Emil Bührle qui en contient 200. Ce sont ces tableaux que le Kunsthaus de Zurich accueillera dès 2021.

Source : Une étude confirme qu’Emil Bührle a créé sa collection grâce aux armes | 1er avril 2021

L’exemple de la collection Gurlitt, à Berne

Le Musée des beaux-arts de Berne va conserver 1365 oeuvres sur les quelque 1400 héritées de la fameuse collection Gurlitt dont la provenance a pu être vérifiée.

En revanche, le Musée des beaux-arts cède 38 oeuvres. Neuf d’entre elles ont déjà été restituées par l’Allemagne à leurs propriétaires légitimes en concertation avec l’institution bernoise. Il s’agissait de toiles dérobées par les nazis. Sur les 29 restantes, cinq iront en Allemagne et deux autres à des familles juives.

Ce sont donc encore 22 oeuvres qui restent au musée bernois dans l’attente des résultats des recherches pour retrouver leur parcours

Source : Le Kunstmusueum de Berne renonce à 38 oeuvres de la collection Gurlitt volées par les nazis ou suspectes

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

Berlin : Exposition « Der Sprung – 1961»

6 décembre 2021 by Lyonel Kaufmann

A l’occasion de mon dernier séjour à Berlin dans le cadre de l’Online Éduca Berlin (OEB), j’ai eu le plaisir également de visiter l’exposition « Der Sprung – 1961 » qui se tient jusqu’au 30 avril 2022, après le Deutsches Historisches Museum , dans l’espace Vis-à-vis de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ). Une excellente entrée en matière pour se plonger dans le contexte de la Guerre froide à Berlin au travers de trois points de vue.

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Crédit photo: Peter Leibing / Library of Congress / Chronos Media GmbH / Getty Images.

Dans cet article, je me propose d‘aborder les points suivants :

  • L’exposition Der Spung (Le Saut) – 1961
  • Mon avis sur l’exposition
  • L’histoire de la photo
  • Un grand embarras en République démocratique allemande (RDA)
  • La triste fin de Conrad Schumann (1942-1998)
  • Le combat de Peter Leibing pour obtenir les droits de la photo
  • Prolonger la visite en se rendant sur les lieux
  • Informations pratiques pour la visite de l’exposition
  • Liens, sources et documents

L’exposition Der Spung (Le Saut) – 1961

Der Spung (Le Saut) – 1961 est une installation de réalité virtuelle à 360°. Après une première étape au Musée historique allemand (DHM), c’est désormais à l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) que le réalisateur Boris Hars-Tschachotin nous propulse en 1961 à l’aide d’une installation de réalité virtuelle à 360°.

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Le dispositif de l’exposition. © Lyonel Kaufmann 2021

À l’aide de lunettes VR, il est possible de se projeter dans trois récits vidéo différents : celui du déserteur Conrad Schumann en uniforme de l’armée est-allemande (Anton von Lucke), celui du photographe Peter Leibing (Max von der Groeben) et celui d’un policier fictif de Berlin-Ouest Manfred Klumm (Daniel Axt). Grâce à un espace ouvert à 360° et en couleur, le moment historique de ce saut est détaché pour la première fois de sa célèbre photographie en noir et blanc, et il est entrelacé de plusieurs perspectives. Le public peut ainsi revivre les événements à partir de ces vues subjectives – tantôt depuis Berlin-Ouest, tantôt depuis Berlin-Est.

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La photo du soldat est-allemand Conrad Schumann – prise en 1961 alors que celui-ci prend la fuite – est devenue une image marquante du XXe siècle. Le magazine TIME la considère comme l’une des cent photographies qui ont changé le monde. Aujourd’hui, elle est inscrite au patrimoine documentaire mondial de l’UNESCO.

Mon avis sur l’exposition


Pendant une demie-heure, vous êtes plongé et immergé dans le Berlin de 1961et dans le contexte de la Guerre froide. Le dispositif est réussi. Vous êtes tour à tour Conrad Schumann, le fugitif, puis dans le personnage fictif d’un policier de Berlin-Ouest, dénommé Manfred Klumm et synthèse de plusieurs témoignages de policiers de cette époque et enfin dans la perspective de Peter Leibing, le photographe.

Vous disposez d’une vision à 360° de la situation et des actions ou réactions des personnes présentes près de vous. Après chaque mise en situation, vous disposez d’un résumé et d’une mise en perspective pour chacun des acteurs.

De la sorte, vous êtes immergé très simplement et de manière convaincante dans la position de témoins de l’histoire. Pour être complet, il serait probablement utile de pouvoir également d’endosser le point de vue des policiers est-allemands.

Ce dispositif offre une très intéressante porte d’entrée relativement à la Guerre froide à travers l’histoire de Berlin. Il peut être prolongé en se rendant sur les lieux et ses abords. En effet, la Bernauer Straße offre un parcours en plein air sur un kilomètre intitulé le Mémorial du Mur (voir ci-dessous Prolonger la visite en se rendant sur les lieux).

Au niveau du plan d’études romand, le dispositif proposé par Der Spung – 1961 peut être travaillé avec les élèves sous deux dimensions des démarches historiennes.

La première est celle des représentations de l’histoire qui propose de faire identifier et analyser aux élèves différents éléments d’un documentaire ou d’une fiction (témoignages, archives, reconstitution, interventions d’historiens,…) en travaillant le média en fonction des trois temps suivants :

  • le temps représenté : époque historique représentée
  • le temps représentant : moment de la production de l’œuvre
  • le temps de visionnement : moment de lecture ou de visionnement par l’élève

Dans ce cadre, il sera possible d’utiliser trois vidéos réalisées par la société de production relativement à Der Sprung – 1961 (https://www.liquid-blues-production.com/films/the-leap-1961).

Les deux premières forment un making-off de la production :

La troisième est un reportage de la chaîne de télévision ZDF1 :

La deuxième entrée est celle de la démarche Histoire et mémoire. En premier lieu, les élèves peuvent identifier les différences les récits des trois témoins proposés dans le dispositif et l’histoire savante. Il pourrait s’agir aussi d’intégrer le point de vue est-allemand de la situation présentée par Der Spung – 1961. Pourquoi cette dimension n’est pas présentée, par exemple dans le dispositif de l’exposition.

Il s’agirait également de travailler sur la réception de cette photo en 1961 et à d’autres moments de l’histoire de la Guerre froide ou post-guerre froide. Comment est-elle utilisée ? Est-elle de l’ordre de la constitution d’un mythe, est-elle fondatrice d’un élément emblématique d’une socité à une époque donnée. Conrad Schumann peut-il être considéré comme un héros, comment a-t-il vécu cette notoriété, qu’est-il devenu ?

Dans le cadre de ce travail, on pourra par exemple utiliser l’archive de l’INA du journal de France 2 du 9 novembre 1999 commémorant les dix ans de la Chute du Mur de Berlin (20 heures le journal : émission du 9 novembre 1999). En effet, cette photo est reprise décontextualisée à partir de 12:32 :

Le 9 novembre 1999, lors du 10e anniversaire de la chute du mur de Berlin, la chaîne France 2 montre lors d’un reportage une image immobile du soldat est-allemand. Ce dernier a en effet essayé de fuir l’Est (figure 1). Il s’agit d’une photographie prise le 15 août 1961 et le garde-frontière s’appelle Conrad Schumann. France 2 ne mentionne ni son nom, ni la date de la photographie. Le commentaire qui se greffe sur l’image ne dit rien non plus sur le contexte de cette dernière : « Ce soldat est-allemand qui franchit le mur, son dispositif effroyable avec fils de fer barbelés et grillages électronique […] ». France 2 montre ensuite une personne assise devant un écran de télévision sur lequel le téléspectateur peut apercevoir la scène intégrale sous forme d’une image en mouvement ; Schumann exécute le saut (figure 2).

Source : La photographie du saut de Conrad Schumann à la télévision

Vous trouverez à la fin de cet article quelques ressources et documents pour construire votre séquence.

L’histoire de la photo

Berlin-Est, 15 août 1961. Depuis deux jours, la direction du SED a mobilisé des policiers du peuple, des armées populaires et des groupes de combat d’entreprise aux frontières du secteur soviétique. Ils arrachent les pavés, ferment les rues avec des rouleaux de fil de fer barbelé, murent les fenêtres. La ville est comme en état de choc.

Au carrefour Bernauer Straße/Ruppiner Straße, les riverains et les reporters du côté ouest observent avec stupeur comment la ville est découpée. Vers 16 heures, le soldat volontaire Conrad Schumann saute par-dessus la clôture de barbelés et s’échappe vers Berlin-Ouest, dans la zone d’occupation française. Ce moment a été immortalisé par le jeune photographe Peter Leibing.

Né à Zschochau, en Saxe, au milieu de la Seconde Guerre mondiale, Conrad Schumann s’est engagé dans la police d’État est-allemande après son 18e anniversaire. Comme il s’était toujours montré un jeune citoyen loyal et travailleur de la République démocratique allemande, les responsables militaires locaux lui ont offert un poste d’élite dans la Bereitschaftspolizei paramilitaire ou BePo (« police anti-émeute »), qui avait été spécifiquement conçue pour réprimer la rébellion.

Le 15 août 1961, Schumann, âgé de 19 ans, est envoyé à l’angle de la Ruppiner Strasse et de la Bernauer Strasse pour surveiller le mur de Berlin au troisième jour de sa construction. À cette époque, le mur n’est qu’une clôture basse en fil de fer barbelé. Au même endroit, à Berlin-Ouest, se tenait le photographe Peter Leibing, âgé de 19 ans.

Ce qui se passe à Berlin est tellement incroyable que Contipress, une petite agence de photographie de Hambourg, a envoié son stagiaire Peter Leibing à Berlin. Leibing a 20 ans, les cheveux coiffés en une touffe insolente et porte ce qu’on appelle aujourd’hui des lunettes Harry Potter. Jusqu’à présent, à Hambourg, il a surtout photographié des courses de chevaux et des tournois. Son appareil photo – ironie du sort – est un « Exacta », fabriqué en Allemagne de l’Est, avec un téléobjectif de 200 mm.

Pendant plus d’une heure, Leibing observe le jeune sous-officier nerveux qui va et vient, son PPSh-41 en bandoulière, fumant cigarette sur cigarette. « Viens, viens ! » (Komm’ rüber !) scandait la foule de la Bernauer Strasse à Berlin-Ouest. « Il va sauter ! », fait remarquer un passant.

Et à 16 heures, ce 15 août 1961, Leibing a eu de la chance. Schumann jette sa cigarette, puis se retourne et court vers la bobine de fil barbelé qui marque la frontière entre l’Est et l’Ouest. Il a sauté, jetant son arme au loin, et Leibing a déclenché l’obturateur. Un caméraman d’actualités voisin a filmé la même scène.

Pendant la fraction de seconde où Leibing a appuyé sur le déclencheur, Conrad Schumann a donné un coup de pied au fil de fer en sautant. « Aucune photo n’aurait pu être plus symbolique », écrit l’historien de la culture et auteur Dirk Schindelbeck. Le message de la photo était clair : maintenant, même les propres troupes de la RDA s’enfuient.

Quelques heures plus tard, la photographie paraît dans le journal populaire Bild, avant de faire le tour du monde et de devenir l’une des plus célèbres images de la guerre froide.

Un grand embarras en République démocratique allemande (RDA)

Pour la RDA, cette photo a été un immense embarras. Le jour même de la fuite, la police anti-émeute de la RDA commença à faire de la contre-propagande. Dans une lettre interne du commandant de la 1ère brigade motorisée, on peut lire : « Le 15.08.1961 vers 15h40, le camarade Obwm. Schumann … au croisement de la Bernauerstrasse et de la Ruppinerstrasse, a été emmené de force à Berlin-Ouest par la police, par-dessus le barrage frontalier (rouleau de barbelés). Le camarade Schumann se tenait le dos appuyé contre le coin de la maison … Soudain, plusieurs policiers se sont emparés de lui à l’angle de la maison et l’ont traîné par-dessus le barrage de fils de fer dans le secteur ouest ». C’était la version officielle. En guise de dissuasion, le procureur militaire de la RDA a ensuite émis un mandat d’arrêt contre Schumann.

La triste fin de Conrad Schumann (1942-1998)

Quand le mur tombe, Conrad Schumann déclare « Ce n’est que le 9 novembre 1989 que je me suis senti vraiment libre ! ». Jusqu’à cette date, il avait toujours vécu dans la peur de représailles de la Stasi, la police secrète de l’Allemagne de l’Est. Schuman tente alors de revenir chez lui, à Leutewitz. Il découvre que ses amis et le village en général l’ont rejeté, le considérant comme un traître plutôt que comme un héros, lui reprochant son geste. Il sombre dans une dépression et se pend le 20 juin 1998 dans un verger près d’Ingolstadt.

Pour Peter Leibing, il était inconcevable que Schumann se suicide neuf ans après la chute du mur, en juin 1998, à l’âge de 56 ans. Les deux familles avaient prévu de se rendre visite peu de temps auparavant. « J’ai perdu un ami », a écrit Leibing dans sa nécrologie publiée dans le Abendblatt. Lui-même a pris sa retraite en 2001 et s’est installé à Oerel, près de Bremervörde. C’est là que Peter Leibing est décédé en 2008. Il n’a pas vu le récent triomphe de sa photo : depuis mai 2011, elle fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le combat de Peter Leibing pour obtenir les droits de la photo

Peter Leibing, photographe à succès à Hambourg, a rejoint en 1970 la rédaction photo du Hamburger Abendblatt. Il n’y avait qu’un seul problème : ce n’était pas lui qui détenait les droits de sa célèbre photo, mais l’agence Contipress. Et lorsque celle-ci a fait faillite dans les années 1980, le stock de négatifs de Contipress a été placé dans le coffre-fort de l’administration fiscale, raconte l’archiviste Joachim Frank des archives d’État de Hambourg. A la fin des années 80, les archives d’Etat ont acquis l’ensemble des négatifs pour 25 000 marks. Après un litige, Leibing et les archives d’État ont trouvé un accord : Les deux avaient depuis lors un droit d’utilisation sur le négatif. Jusqu’alors, Leibing a déclaré qu’il n’avait « pas gagné un centime de plus » sur sa fameuse photo.

Prolonger la visite en se rendant sur les lieux

Sur la Bernauer Straße en plein air et sur un kilomètre, tout un dispositif est à votre disposition et s’intitule le Mémorial du Mur.

Vous pouvez en premier lieu vous rendre au carrefour Bernauer Straße/Ruppiner Straße. Cependant, il ne reste rien de cette période :

R0032404

Vous disposerez cependant de photos prises à différentes époques en lien avec le Mur de Berlin:

R0032405

En redescendant la rue et à un croisement suivant, vous disposerez de la photo du fameux saut sur une façade d’immeuble :

R0032409

A un autre croisement, le saut est illustré par une installation contre le mur d’une maison.

R0032410

Plus bas encore, il subsiste un morceau de mur qui permet de se rendre compte de la nature de ce mur et du dispositif de surveillance :

R0032420
R0032421

Informations pratiques pour la visite de l’exposition

Dans le cadre des 60 ans de la construction du Mur de Berlin, l’OFAJ souhaite que cette exposition soit ouverte à un public jeune. Le matin, les classes (30 personnes maximum, élèves à partir de 14 ans) peuvent visiter l’exposition sur rendez-vous, l’après-midi, elle est ouverte aux particuliers (sur réservation). Le fait que le jeune soldat fuit vers la zone d’occupation française pose également la question de la réception de cette photo en France. Le concept dépasse ainsi les trois perspectives du film et il permet de replacer la partition des deux Allemagnes et la guerre froide dans un contexte franco-allemand.

Der Sprung est une production Liquid Blues Production.
Plus d’informations ici : https://www.liquid-blues-production.com/films/the-leap-1961

Coordonnées pour visiter l’exposition :

Vis-à-vis
dans l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ)
Molkenmarkt 1
10179 Berlin-Mitte
Téléphone : +49 30 288 757 50
vis-a-vis@ofaj.org

Dans le cadre des mesures sanitaires actuelles, il est nécessaire de réserver en ligne pour visiter l’exposition. Le lien : https://www.ofaj.org/vis-a-vis.html

La page permet aussi d’obtenir la carte et les moyens d’accès à l’espace Vis-à-Vis

A propos de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ)

L’OFAJ est une organisation internationale au service de la coopération franco-allemande implantée à Paris, à Berlin et à Sarrebruck. Il a été créé par le Traité de l’Elysée en 1963. L’Office a pour mission d’encourager les relations entre les jeunes des deux pays, de renforcer leur compréhension et, par là, de faire évoluer les représentations du pays voisin.

Liens, sources et documents

Voici une liste d’articles et de ressources pour organiser son enseignement sur la thématique de Der Sprung – 1961 et plus largement sur le Mur de Berlin

Der Sprung – 1961:

  • Conrad Schumann defects to West Berlin, 1961
  • Peter Leibing – Ein Hamburger schreibt Fotogeschichte
  • https://www.ofaj.org/vis-a-vis.html
  • Conrad Schumann | Wikimonde
  • Saut vers la liberté | Wikipedia
  • „Sprung in die Freiheit »: Die Flucht des DDR-Grenzpolizisten Conrad Schumann, 15. August 1961 | Chronik der Mauer

Le Mur de Berlin:

  • Chronik des Mauer (en allemand): http://www.chronik-der-mauer.de/
  • Pages sur le Mur de la ville de Berlin (en français) : http://www.berlin.de/mauer/index.fr.html
  • Kaufmann, L. (2019). Berlin, 30 ans après la Chute du Mur. Le Café pédagogique, No 188, octobre
  • Kaufmann, L. (2009). Une ville dans le siècle (1): Berlin et la chute du Mur (1989-2009). Le Café pédagogique, No 106, octobre 2009
  • Kaufmann, L. (2009). Une ville dans le siècle (2) : BERLIN 1914-1989. Le Café pédagogique, No 107, novembre.
  • https://berlinwallmap.info/map/ :
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  • [Berlin : a cold war map showing the Berlin Wall as a bricked-up barrier and barbed wire surrounding West Berlin. Published in 1963. Verso of map in comments 5700 x 4109]https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/58xtgw/berlin_a_cold_war_map_showing_the_berlin_wall_as/ from r/MapPorn :
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