- La taxonomie de Bloom présentée et développée en relation avec l’utilisation des média et TIC (technologie) et comportant de nombreuses ressources avec un volet consacré au Digital Natives et au web 2.0.
- La taxonomie des objectifs de Bloom sous forme de cartes interactives. Cette taxonomie a été établie à partir de travaux de Bloom et leurs révision par Anderson en 2001 [Anderson, L. W., & Krathwohl, D. (Eds.) (2001). A taxonomy for learning, teaching and assessing: A revision of Bloom’s taxonomy of educational objectives. New York: Longman.]. Elle comporte donc les niveaux suivants: restitution, compréhension, application, analyse, évaluation, créativité. Après avoir présenté cette taxonomie de manière générale, une autre série de cartes interactives en propose sa traduction dans les activités réalisées à l’aide des médias et des TIC (technologie). En outre, une bibliographie est proposé au terme du parcours permettant à tout en chacun d’aller plus loin.
La carte du monde arthurien. Arthurian Period Map | King Arthur & The Knights of the Round Table
Préparez-vous! La Génération Y va grave vous secouer
La rentrée académique approche pour mes prochain-e-s étudiant-e-s et futur-e-s enseignant-e-s. Dans une semaine, ils débuteront leur formation et pour certains autres la poursuivront. Ils y entrent avec dans leur esprit tout un ensemble de représentations, d’attente, voire de certitude sur le métier qui les attend. Peut-être serait-il bon qu’ils perçoivent quelques incontournables de l’évolution en cours ou prochaine de leur métier? Peut-être également que pour les enseignant-e-s déjà en place est-ce également utile, voire encore plus nécessaire, d’appréhender ces nouvelles réalités?
Toujours est-il que les deux articles suivants méritent d’être lus. Ils illustrent bien, à mon avis, deux incontournables qui attendent nos institutions scolaires. De gré ou de force aurais-je envie d’ajouter.
Petite histoire d’une future agonie… « Veille et Analyse TICE
Malheureusement, l’agonie de l’Ecole telle que nous la connaissons risque d’être longue. A moins que le virus de la grippe ne vienne révéler que l’on peut faire autrement. A lire les récits d’établissements prêts à assurer la « continuité de service » même à distance, on peut faire l’hypothèse que cela va révolutionner la compréhension de l’ordre scolaire actuel, à défaut de sa forme (les choses rentreront vite dans l’ordre antérieur). Et pourtant ce qui risque d’être démontré, si cela se produit, c’est que la forme scolaire n’est pas aussi immuable que d’aucuns le pensaient. En instituant le CNED en chef de file, le ministère rassure, tout le monde sait ce que cela va produire sur le système. Par contre en voyant émerger les initiatives locales basées sur l’usage des TIC (mails, plateformes collaboratives etc…) il n’est pas impossible qu’une analyse fine de ces pratiques ne permette de faire émerger un modèle à partir duquel on pourrait tenter de reconstruire un système scolaire enfin «numérisé».
Bruno Devauchelle nous gâte en général et particulièrement ces deux derniers jours avec ces réflexions subtiles et stimulante. Hier, il nous entretenait de manuels numérisés (Faut-il numériser les manuels?). Aujourd’hui, il s’interroge sur le système éducatif dans son ensemble, ses rapports au numérique et à son basculement inéluctable (?) vers le numérique. Je me retrouve pleinement dans ces propos. Comme pour Bruno, le matériel mis en place par l’éducation nationale française pour la grippe A et son éventuelle utilisation à une échelle jusqu’alors jamais connue modifieraient, selon moi, instantanément les notions d’espace, de lieu, d’établissement et de classe. Plus particulièrement encore relativement à l’enseignement magistro-centré. Rarement, une instance a été aussi loin dans le replacement des enseignants en présentiel par des moyens et outils technologiques. Même si le cas de figure ne se réalise pas, l’ouverture est faite et les parents, les élèves comme leurs enseignant-e-s peuvent déjà s’y engouffrer…
L’accéléromètre du changement éducatif pourrait aussi venir par impact générationnel et les enseignant-e-s futurs, en formation ou actuels auront tout intérêt à lire l’article de ReadWriteWeb France consacré à la fameuse Génération Y.
La génération Y va tout changer « ReadWriteWeb
Une génération cauchemardesque probablement pour ceux qui ne manquent pas de cracher leur haine de Mai 68. Une génération comme Mai 68 la rêvait probablement si le portrait fait par ReadWriteWeb n’en est pas trop caricatural. Ainsi en reprenant les sous-titre de l’article, les caractéristiques de cette génération sont les suivantes:
- Ils sont branchés
- La télévision n’est plus le média roi
- Ils se foutent de la publicité et s’intéressent à ce que pensent leurs amis
- Le travail n’est pas leur vie
- Leur sens de la hiérarchie est différent
- Ils ont une conscience sociale
- L’actualité et la politique n’est plus la même
De ces caractéristiques et en se basant sur la deuxième partie de l’article dans le rapport de cette génération avec la technologie, le système éducatif devrait prendre les formes suivantes s’il ne veut pas disparaître à terme:
- ayant grandi avec internet, ils apprendront avec…
- ils n’apprendront pas de manière linéaire:
Leur façon de contrôler le déroulement du temps sur des programmes audiovisuels est aussi très particulière : ils ne cessent de naviguer – en avant ou en arrière – au sein d’un programme audiovisuel, la même chose est d’ailleurs valable pour la musique.
- La socialisation avec leur pair sera au dessus de tout, mais sous leur contrôle
Le partage est synonyme de pouvoir au sein de cette génération, quel que soit ce que l’on partage : connaissance, liens, compétences ou musique, au sein d’un cadre privé ou professionnel, le pouvoir s’acquière par le partage là où le fait de posséder sans partager était lié au pouvoir des anciennes générations, qui ont vécu dans une économie de la rareté et ne comprennent rien à l’économie de l’abondance propre au numérique.
- Les outils éducatifs devront s’inspirer des outils web
Pour ceux qui voudraient comprendre comment la génération Y voudrait voir son environnement d’apprentissage évoluer, le guide de Sacha Chaun sera une excellente introduction même si celle si est axée sur le monde professionnel:
The Gen Y Guide to Web 2.0 at Work
- Les scénarios pédagogiques devront faire avec une attention plus réduite
Ils passent d’un sujet à l’autre avec une facilité déconcertante, et non, ce n’est pas un drame ou la fin de l’intelligence, c’est juste différent.
- le mobile sera roi
En conclusion, comme le dit ReadWriteWeb:
Tenter de les forcer à adopter la culture de leurs ancêtres n’a pas plus de chances de réussir que de forcer les enfants des années 70 a adopter l’uniforme à l’école, ceux qui s’y sont essayé se sont cassé les dents. Il est encore temps de les accueillir plutôt que de les affronter […].
Reste la question suivante: êtes-vous entré-e dans la profession d’enseignant-e pour être confronté à cela? Si oui, je vous invite à lire les articles consacrés ici aux Elèves 2.0 et plus particulièrement cet article: Elèves 2.0 recherchent de toute urgence Professeurs 2.0.
Faut-il numériser les manuels?
- Bruno Devauchelle revient en ce début d'année sur la question des manuels scolaires et plus particulièrement sur leur déclinaison numérique, il s'interroger sur l'intérêt réel que peuvent avoir les enseignants à ne pas passer au numérique et également sur l'impact que pourrait avoir leur disparition relativement à l'autorité de l'enseignant. Et si les manuels scolaires n'avaient aucun sens désormais? Et si les enseignants décidaient de s'en passer pour utiliser directement les ressources en ligne? Et si les élèves composaient ou complétaient eux-mêmes les ressources à disposition? Bruno Devauchelle en termine en posant une dernière question: faut-il reproduire en numérique le modèle antérieur du papier sans réfléchir en terme de dispositif et de l'acte d'enseigner en 2009?
Puzzle and Game Maps | BibliOdyssey
- BibliOdyssey propose une présentation de jeux très anciens consacrés à l’apprentissage de la géographie. Jeux de l’oie et puzzle pour l’essentiel, ces jeux ont comme point commun d’avoir été publiés avant 1900. Les plus anciens remontent au XVIIème siècle. Les illustrations sont superbes.
"La Grande Peur de 1789" de Georges Lefebvre | Le webzine de l'histoire
- Compte-rendu de cet ouvrage publié en 1932 et qui n’a pourtant pas vieilli car ses conclusions n’ont pas été remises en cause depuis. C’est donc l’ouvrage de référence sur la Grande Peur. L’originalité du livre réside dans l’étude de la psychologie collective. Ce sont les représentations qui importent. Le complot, dans la réalité, n’existait pas. Mais ce qui importe, c’est que les contemporains, eux, y aient cru. Et cette idée de complot est cruciale dans la Grande Peur. La Grande Peur de Lefebvre s’inscrit dans l’étude des mentalités avec d’autres livres d’histoire très célèbres, comme Les rois thaumaturges de Marc Bloch et Martin Luther de Lucien Febvre.

