JON WIENER
on a lifelong Communist historian’s
reconsideration of the revolutionary project.Die Passion Eines Menschen [One Man’s Passion] Frans Masereel 1921
Courtesy of Spencer Museum of Art
Eric Hobsbawm
How to Change the World: Reflections on Marx and Marxism
Yale University Press, September 2011. 480 pp.He’s Back! cried the headline in The Times of London in fall 2008 as global stock markets crashed and banks failed. The “he,” of course, was Karl Marx, who had written 160 years earlier about the periodic “crises of capitalism.” President Sarkozy of France was photographed reading Marx’s Capital, as British Labor MP Tristram Hunt pointed out, and the German edition soon appeared on that country’s best-seller list. Even Pope Benedict XVI praised what he called Marx’s “great analytical skill.” This was the point at which Eric Hobsbawm set out to publish a new book about Marx with a putative call to action for a title: How to Change the World.
Hobsbawm, who lives and works in London at the ripe old age of 94, is probably the world’s best, and best-known, Marxist historian. His first book, Primitive Rebels, appeared in 1959, and his second, The Age of Revolution: 1789-1848, in 1962; both were widely read not only on the left but by generations of college students. The first provided an unforgettable account of “social bandits” in 19th- and 20th-century Italy and Spain, men the law regarded as criminals but who were seen as heroes in their peasant communities; the second conveyed the big picture of sweeping social transformation in Europe. He went on to write more than a dozen vivid and compelling studies of the politics and history of the capitalist world, making him one of the most recognizable Marxist icons today. Tom Stoppard’s 2006 play Rock ‘n’ Roll features a young Czech student at a British university arguing about Communist Party politics with his professor, an unrepentant party member who seems a lot like Hobsbawm.
(Full disclosure: Even though I grew up as part of the New Left that dismissed the CP as authoritarian, conservative, and out of touch, Hobsbawm himself has always been a hero of mine. I still remember him at dinner in my kitchen in 1981 after a conference at UC Irvine when the news came that Reagan had been shot. We gathered around the TV and Hobsbawm said matter-of-factly, “I hope it wasn’t a leftist.” Hobsbawm had returned to New York before we found out that John Hinckley’s motivation had not been fomenting revolution but impressing Jodie Foster.)
Blog
The New Deal : A Modern History | Michael Hiltzik
Tout d’abord laissez-moi affirmer ma ferme conviction que la seule chose que nous devons craindre est la crainte elle-même… une terreur sans nom, irraisonnée, injustifiée qui paralyse les efforts nécessaires pour la convertir et nous permettre d’avancer.
Discours d’inauguration de Franklin D. Roosevelt

1 million de kilomètres d’autoroutes, 8.000 parcs, le pont de Triborough : les conservateurs qui s’attaquent au New Deal ont-ils vraiment conscience de ce que le pays lui doit? La réponse est déjà dans la question posée par l’historien Michael Hiltzik lorsqu’il présente le New Deal dans un texte repris par Slate (« Ce que le New Deal a apporté aux Etats-Unis »).
Pour Hiltzik, une bonne partie de l’héritage de Franklin Roosevelt repose sur ces infrastructures nées du New Deal, mais
une autre partie, plus grande encore, est liée aux transformations qu’il opéra dans les structures sociales et économiques du pays.
Ensuite, «le New Deal a également concouru à instiller, dans l’esprit des Américains, la foi inébranlable dans la capacité du gouvernement à leur venir en aide en cas de crise. Pour le dire autrement, le New Deal a établi le concept de la sécurité économique par responsabilité collective.»
Enfin, «le New Deal a cessé de fait en 1939, alors que Roosevelt était contesté et que la menace de la guerre se précisait. A bien des égards, il demeure inachevé.»

La construction d’une route en 1933 / Franklin D Roosevelt Library and Museum, via Wikimedia Commons
Cet inachèvement peut s’apprécier à la lumière de la situation économique actuelle et de l’extrait suivant tirés de The Modern Corporation and Private Property (1932) écrit parAdolf Berle et Gardiner Means :
When nearly seventy per cent of American industry is concentrated in the hands of six hundred corporations; when more than half of the population of the industrial east live or starve, depending on what this group does . . . the individual man or woman has, in cold statistics, less than no chance at all. The President’s stricture on “regimentation” . . . is merely ironic; there is regimentation in work, in savings, and even in unemployment and starvation. . . . What Mr. Hoover means by individualism is letting economic units do about what they please.
Le problème mis en avant par Berle et Means reste entier et s’est largement amplifié alors qu’aujourd’hui la santé économique d’un pays, voire mondiale, dépend de la santé financière d’un nombre limité d’instituts financiers.
Sur la Grande Dépression et le New Deal, nous avons déjà publié les articles suivants en lien avec leur enseignement:
- Grande Dépression et New Deal : 1. Comment ce sujet est-il traité par l’histoire scolaire?
- Grande dépression et New Deal : 2. Que nous dit l’historiographie? (1)
- Grande dépression et New Deal : 2. Que nous dit l’historiographie (2)
- Grande dépression et New Deal : 3. Ressources en ligne
- Photographier une crise économique de 1929 à 2010
Le musée participatif : quelques initiatives | Knowtex
- Le musée participatif : quelques initiatives | Knowtex – Depuis quelques années et plus particulièrement depuis deux ans, plusieurs initiatives ont été lancées dans les musées autour de la notion de participatif. Pour Knowtex, Sebastien Magro et Omer Pesquer cite quelques exemples pertinents et qui posent une série de questions. Les auteurs ont également identifiés six tendances de ces initiatives muséales participatives.
Le web 2.0 dans la lignée des évêques du Moyen-Âge?
- Réseaux sociaux, influence et pouvoir : le web 2.0 dans la lignée des évêques du Moyen-Âge ? | Gouvernance Web – Y a-t-il un point commun entre les évêques médiévaux et le web 2.0 ? Contre toute attente, oui. Et même plus d’un. Et cet article en explique le pourquoi et le comment.
La menace d’un krach social planétaire | Mediapart
- La menace d’un krach social planétaire | Mediapart – «c’est un séisme social planétaire qui se prépare, généré par une crise économique historique. Un séisme dont on mesure la gravité au travers de deux documents: le dernier « Rapport sur le travail dans le monde en 2011 », que vient de publier l’Organisation internationale du travail (OIT), et les dernières statistiques sur le chômage en Europe, révélées par Eurostat.»
Léonard humaniste? | aggiornamento hist-geo
Alors que Les nouveaux programmes de 5ème et de Seconde accordent une place importante à l’étude d’un personnage emblématique de la période humaniste et de la Renaissance, Pascal Brioist (Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, Université de Tours) mène l’enquête : Léonard de Vinci est-il soluble dans l’humanisme?
En ces temps où l’adjectif « humaniste » redevient à la mode en politique, la question « Léonard de Vinci était-il un humaniste ?» peut sonner comme une provocation. Pourtant, elle est totalement légitime si on accepte de la relire au crible de la définition que Léonard de Vinci donnait de lui-même : un homme sans lettres « omo sanza lettere ». En effet, comment un individu ne parlant ni le latin ni le grec, qui n’avait pu fréquenter l’université en raison de sa naissance illégitime, qui par conséquent ne connaissait les grands auteurs antiques que de façon indirecte, aurait-il pu prétendre au titre d’humaniste ? Dans l’antiquité, le terme de studia humanitatis s’appliquait, chez Cicéron ou d’autres auteurs, à un cycle de disciplines littéraires et morales. Souvenons nous qu’au XVe et au XVIe siècle, le terme désigne, dans l’argot estudiantin, les professeurs de grammaire et de rhétorique et par extension les étudiants de ces matières. Rien à voir, donc, avec Léonard puisque l’humanisme a pour base une pratique des lettres antiques. Cependant, comme la plupart des penseurs sont formés à cette discipline, il en découle pour eux une nouvelle façon de sentir et de penser influencée par la philosophie classique et caractérisée par la conviction que la philologie critique et l’étude des langues anciennes permettra de libérer l’homme.
A partir de ce constat, Pascal Brioist pose la question suivante : Quand l’idée d’un Léonard porte-drapeau de l’humanisme est-elle née ?
Au terme de son enquête qui le mène de la Renaissance au 20e siècle, il en arrive à la conclusion que «Faire de « l’homme sans lettres » un humaniste relève au mieux de l’approximation.
L’enquête que je vous invite à lire : Léonard humaniste? | aggiornamento hist-geo.

Die Passion Eines Menschen [One Man’s Passion] Frans Masereel 1921