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Histoire Lyonel Kaufmann

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Histoire active

Dans les camps. Archéologie de l’enfermement | Laténium

3 octobre 2024 by Lyonel Kaufmann

Jusqu’au 12 janvier 2025, le Laténium présente une exposition temporaire à propos des fouilles archéologiques réalisées dans différents camps en France, en Pologne et en Allemagne (camps de concentration, camps de travail forcé, camps de prisonniers de guerre) de la Deuxième Guerre mondiale. Géraldine Delley (Directrice adjointe du Laténium) et Virginie Galbarini (Responsable communication du Laténium) ont rédigé un billet de blog à ce propos dans infoclio.ch. Leur billet donne notamment des clés de compéhension relativement à la scénographie adoptée. Il fait également partie d’une série consacrée à la mémoire de la Deuxième Guerre mondiale en Suisse, produite à l’occasion du colloque infoclio.ch 2024 «Deuxième Guerre mondiale. Une mémoire en mutation». La série présente divers projets récents, signale des ressources accessibles en ligne et propose des réflexions historiques sur le sujet.

Si certains camps de la Seconde Guerre mondiale sont devenus emblématiques de la terreur nazie, quantité d’autres lieux d’enfermement se sont peu à peu effacés de notre mémoire collective. Depuis plus de trente ans, les archéologues documentent les empreintes discrètes que ces aménagements précaires ont laissées dans le paysage. Les objets présentés au Laténium au sein de l’exposition Dans les camps. Archéologie de l’enfermement proposent une perspective poignante sur le quotidien des camps et éclairent d’une autre manière cette période sombre de notre histoire.

Présentant 650 objets mis au jour lors de fouilles archéologiques de différents camps en France, en Pologne et en Allemagne (camps de concentration, camps de travail forcé, camps de prisonniers de guerre), l’exposition nous confronte de façon tangible aux efforts déployés par des millions d’individus pour s’adapter et résister à l’enfermement collectif, la pénurie, la déshumanisation, la brutalité, l’angoisse, l’ennui et l’arbitraire. Alors que la dernière génération des survivant-es de la Seconde Guerre mondiale s’éteint et que le vide laissé par le démantèlement de ces lieux de vie et de mort est progressivement rempli par de nouvelles constructions, vivre dans des camps marque encore l’existence d’innombrables êtres humains à travers le monde. C’est cette vie au quotidien, dévoilée par des objets infimes, que l’exposition veut faire découvrir.

Lire la suite : Dans les camps. Archéologie de l’enfermement | infoclio.ch

Quelques photos prises lors de ma visite de l’exposition en juin 2024

Arrivée à l’exposition temporaire
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Ce panneau qui signalait le « Bureau » du centre d’internement des prisonniers de guerre à Saint-Maurice (VS) et cette carte réalisée par un interné polonais sont parmi les rares témoignages matériels de l’histoire des camps en Suisse. Si les camps de travail étaient les plus nombreux, il existait également des camps d’officiers et des camps disciplinaires, dont le plus connu était celui de Wauwilermoos (LU). Y étaient internés des militaires coupables de tentatives d’évasion, de rentrées tardives ou de refus d’obéir aux ordres. Musée d’histoire du Valais. Reproduction, Archives privées
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Echiquier peint sur une bolte en carton recyciée qui contenait des brosses à dents. Pions de couleur en bois fabriques dans les ateliers de menuiserie dans lesquels travaillaient les prisonniers.
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Dans son travail scénographique, Adrien Moretti a conçu un espace évoquant l’organisation rigoureuse du camp dont la particularité est d’être éphémère. En guise de plafond, une grande structure en forme de croix, symbole d’exclusion, suscite un sentiment d’oppression et rappelle les conditions de vie des interné-es. Le public déambule sur ce qui ressemble à un sentier de terre battue, à travers quatre espaces thématiques séparés par des parois semi-transparentes qui créent des jeux d’ombre et évoquent l’absence d’intimité et la promiscuité vécues dans les camps.
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Dans la dernière partie de l’exposition, une série d’interviews, accessibles en ligne, réalisées par le vidéaste Philippe Calame aborde l’archéologie des camps sous différents angles. Comment les fouille-t-on ? Devons-nous les restaurer ? Qu’est-ce que l’archéologie apporte de nouveau à la connaissance ? Pourquoi les objets que l’on y découvre nous touchent autant ?

Classé sous :Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

La « Voie du Sonderbund », un parcours pédestre dédié à l’histoire de la dernière guerre civile de Suisse

17 septembre 2024 by Lyonel Kaufmann

Premier projet des «Voies vers la Suisse», la « Voie du Sonderbund » est un parcours pédestre de 13 kilomètres à travers trois cantons, consacré à la guerre du même nom qui s’est déroulée en 1847. Elle reconstitue la guerre du Sonderbund et son époque sur 13 postes entre Sins (AG), Rotkreuz (ZG) et Gisikon (LU). La « Voie du Sonderbund » est désormais traduite en français.

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Ouvert en juillet 2023, le parcours pédestre « La Voie du Sonderbund » propose de découvrir une reconstitution de la guerre du même nom et de son époque à travers treize postes répartis sur un tracé de treize kilomètres, entre Sins (AG), Rotkreuz (ZG) et Gisikon (LU).

Traduit en français depuis le 1er juillet, le parcours traverse ainsi trois cantons pour présenter ce conflit s’étant déroulé en 1847 et propose, au travers de la découverte de celui-ci, d’interroger le passé pour mieux comprendre la Suisse actuelle. Ce n’est cependant pas le seul parcours proposé dans le cadre du projet « Voies vers la Suisse », qui a pour but d’aborder l’histoire avec légèreté et d’inciter à la curiosité grâce à diverses promenades du même type, qui s’adressent à toute personne s’intéressant à l’histoire, et ce dès 15 ans.

Individuellement, en famille ou au cours d’une excursion scolaire ou associative, les « Voies vers la Suisse » sont donc ouvertes à toutes et à tous et vous offrent un temps de partage, de réflexion et de questionnement autour de la grande histoire, mais aussi des petites histoires qui composent de tels événements.

Le parcours

Description: facile | 3 h | 13 km | dénivelé ↑ 568 ↓ 409

Départ/arrivée: gare de Sins ou de Gisikon-Root
L’accessibilité individuelle aux personnes à mobilité réduite, aux seniors et aux familles avec enfants en bas âge n’est pas garantie sur tout le parcours (dénivelé important, cailloux ou gravillons).

Diverses possibilités de restauration à Sins, Rotkreuz et Gisikon. Aires de pique-nique le long de la Reuss

Liens

Lien vers le site et la page consacrée au parcours « La Voie du Sonderbund » :
https://www.wege-zur-schweiz.ch/fr/voies-vers-la-suisse/la-voie-du-sonderbund/
Lien vers le dépliant :
https://www.wege-zur-schweiz.ch/wp-content/uploads/2024/07/VvS_depliant_F.
pdf

Crédits photographiques

Schweizerische Nationalmuseum, LM-144936, “Schlacht bei Gislikon den 23ten November 1847”.

Classé sous :Histoire active Balisé avec :19e siècle, Guerre, Sonderbund, Suisse

IA : création d’un quizz sur la question de l’esclavage, la colonisation et le canton de Neuchâtel

25 janvier 2024 by Lyonel Kaufmann

Le 8 février prochain, j’anime à Neuchâtel un atelier en histoire sur l’IA dans le cadre d’une journée pédagogique dans un lycée. J’y serai en excellente compagnie puisque Isaac Pante interviendra également.

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© Getty – JDawnInk

Alors je bricole un peu avec ChatGPT (et je m’amuse aussi ce qui est une des facettes fort intéressante et créative d’OpenAI). Pour s’inscrire dans le terreau local, je me suis dis que traiter de la question de l’esclavage, de la traite négrière et de la colonisation européenne du 19e siècle en rapport avec le canton de Neuchâtel pourrait être intéressant et stimulant.

Le premier prompt réalisé avec ChatGPT 4.0 a été consacré à créer un quizz sur ces questions.

User
« Générez un quiz sur le rôle et la place de l’esclavage et de la colonisation dans la prospérité du canton de Neuchâtel pour une classe d’histoire de 3ème année de maturité. »

Pour en découvrir le résultat proposé par ChatGPT, puis la suite du prompt : Créer un quizz sur la question de l’esclavage, la colonisation et le canton de Neuchâtel

A vous de vous creuser les méninges !

Classé sous :EdNum, histodons, Histoire active, Histoire savante, Humanités Digitales, Outils enseignement

Enquête inédite sur le rôle de l’une des principales banques du Brésil dans l’esclavage

11 octobre 2023 by Lyonel Kaufmann

Une action en justice visant Banco do Brasil a été sollicitée par des historiens, qui ont étudié les relations entre la plus ancienne banque publique du pays et la traite négrière au XIXᵉ siècle. Selon eux, tout le système financier de l’époque profitait de l’esclavage.

blank Siège de la Banque du Brésil entre 1815 et 1829, la maison Leuzinger à Rio de Janeiro a été rénovée en 1860. Archives historiques du centre culturel de la Banco do Brasil

Le ministère public fédéral brésilien (MPF) a notifié à Banco do Brasil (BB), le mercredi après-midi 27 septembre 2023, l’ouverture d’une enquête civile publique visant à examiner l’implication de l’institution dans l’esclavage et le trafic de captifs africains au cours du 19e siècle.

Cette action, sans précédent dans le pays vise à lancer un mouvement pour demander des réparations historiques aux grandes institutions brésiliennes centenaires – tant étatiques que privées – qui ont participé d’une manière ou d’une autre à l’esclavage dans le pays ou l’ont encouragé.

L’enquête a été proposée par un groupe de 14 historiens issus de 11 universités, qui ont effectué des recherches et rédigé un texte sur ce que l’on sait des relations de la Banco do Brasil avec l’économie esclavagiste et ses négociants.

Ils ont découvert, par exemple, que parmi les fondateurs et les actionnaires de la BB se trouvaient certains des plus célèbres marchands d’esclaves de l’époque, dont José Bernardino de Sá, considéré comme le plus grand trafiquant d’Afrique de l’époque.

Trois procureurs ont accepté la suggestion et ont intenté une action en justice dans le but d’amener la banque publique à reconnaître et à prendre des mesures pour enquêter sur ses actions pendant l’esclavage et les rendre publiques. 

Dans le document envoyé à Banco do Brasil, le Ministère public fédéral fixe un délai de 20 jours au président de la banque pour répondre à une série de questions :

« la position de la banque sur sa relation avec le trafic de personnes noires réduites en esclavage », « des informations sur le financement effectué par la banque et sa relation avec l’esclavage », « des informations sur les trafiquants de personnes réduites en esclavage et leur relation avec la banque » et « des initiatives de la banque avec des objectifs spécifiques de réparation en relation avec cette période ».

Après la publication du rapport, la Banco do Brasil a envoyé une note indiquant qu’elle avait l’intention de collaborer avec le Ministère public:

« Banco do Brasil est à la disposition du ministère public fédéral pour continuer à jouer un rôle de premier plan et à impliquer l’ensemble de la société dans la recherche d’une accélération du processus de réparation »(Extrait).

Mais, après tout, comment la Banco do Brasil a-t-elle participé à l’esclavage ?

Lors de sa création, l’objectif de l’institution était de faire face à la pénurie de crédit et de monnaie dans l’Empire portugais, mais ses activités devaient se limiter au financement public. Toutefois, selon les historiens, une partie des fonds de la banque provenait des droits perçus sur les navires destinés au commerce africain.

« L’esclavage et le commerce des esclaves ont également financé indirectement l’établissement de la banque par le biais de souscriptions », écrivent les chercheurs.

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Ancêtres des billets de banque, les tickets BB ont commencé à circuler en 1810. Archives historiques du centre culturel de la Banco do Brasil.

En d’autres termes, le gouvernement impérial accordait des titres de noblesse aux esclavagistes et aux commerçants illégaux qui déposaient de l’argent à la banque.

En proie à des difficultés financières, cette première BB a été dissoute en 1829 puis refondée en 1833, mais cette phase n’a duré que peu de temps.

C’est lors de la refondation de 1853 que le lien entre la Banco do Brasil et l’esclavage s’est resserré, selon les chercheurs.

Ils ont découvert, par exemple, que d’importants marchands d’esclaves faisaient partie du groupe d’hommes d’affaires qui ont signé l’accord de refondation de l’institution.

Bien que renaissant sous la forme d’une banque privée, la BB avait des objectifs publics, tels que le contrôle du marché du crédit et le monopole de l’émission de la monnaie.

L’un des hommes d’affaires fondateurs de la BB est José Bernardino de Sá, qui en devient le principal actionnaire en 1853. L’un des hommes les plus riches de l’Empire, le magnat possédait des fermes, d’innombrables propriétés et même un théâtre au centre de Rio de Janeiro.

Mais son activité principale était la traite des Africains, explique l’historien Thiago Campos Pessoa qui étudie la vie du passeur depuis des années et qui, il y a quelques mois, a découvert son nom parmi les fondateurs de la Banco do Brasil.

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Hommes et femmes asservis travaillant dans les plantations de café au Brésil. NY Public Library.

Selon Pessoa, Bernardino de Sá disposait d’un hangar au nord de Luanda, la capitale de l’Angola, où il laissait les Africains kidnappés jusqu’à ce qu’ils soient embarqués. Ils arrivaient sur les côtes de São Paulo et de Rio de Janeiro et étaient ensuite laissés dans les fermes de l’homme d’affaires jusqu’à ce qu’ils soient commercialisés. On estime que le trafiquant a fait passer 20 000 Africains entre 1825 et 1851.

Au cours des années suivantes, la traite s’est intensifiée avec le consentement et la participation de l’Empire. On estime qu’environ 753 000 Africains ont été amenés illégalement au Brésil en seulement deux décennies, entre 1830 et 1850.

À titre de comparaison, pendant toute la période de l’esclavage au Brésil, qui a duré environ 300 ans, 5 millions de personnes ont été amenées au Brésil.

Les liens de la BB avec l’esclavage

Bien que la BB ait compté parmi ses fondateurs des marchands d’esclaves, dans quelle mesure la banque était-elle liée à l’esclavage et quelle part de son argent provenait de ce système ?

Pour Clemente Penna, chercheur à l’Université fédérale de Santa Catarina (UFSC) et également signataire du document, le système financier de l’époque « dépendait de l’esclavage », mais des recherches académiques sont encore nécessaires pour déterminer le rôle de chaque institution.

« C’était une économie où il y avait peu de monnaie officielle en circulation. Ce qui existait, c’était un système basé sur des obligations, des hypothèques, des lettres de change… Les gens qui avaient beaucoup d’argent liquide étaient les trafiquants. Ce sont donc eux qui ont financé l’État, les titres de créance et le capital des banques », explique-t-il.

Les recherches de l’historien, qui a analysé 3’000 saisies de dettes à Rio de Janeiro entre 1830 et 1860, montrent que les esclaves étaient même utilisés comme garantie pour rembourser des prêts.

Vers des réparations historiques ?

Pour le procureur Julio Araujo, l’enquête contre Banco do Brasil pourrait être le point de départ de discussions sur les réparations historiques dans le pays :

« Nous devons affronter cette discussion, car ce passé et cette mémoire font partie de notre présent et l’affectent encore, à travers les inégalités sociales et le racisme structurel. La société et les principales institutions brésiliennes doivent se regarder dans le miroir et affronter cette question ».

Sources :

  • Enquête inédite sur le rôle de l’une des principales banques du Brésil dans l’esclavage. Courrier international. Lien : https://www.courrierinternational.com/article/justice-enquete-inedite-sur-le-role-de-l-une-des-principales-banques-du-bresil-dans-l-esclavage
  • Exclusivo | Banco do Brasil é alvo de inquérito inédito sobre papel na escravidão e MPF pede reparação. BBC News Brasil. Lien : https://www.bbc.com/portuguese/articles/c89w05408pjo

Classé sous :Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Cinéma : “La Conférence”, un magistral et glaçant cours d’histoire sur la Shoah

19 avril 2023 by Lyonel Kaufmann

Le film de l’Allemand Matti Geschonneck, qui sort ce 19 avril en France, imagine ce à quoi a dû ressembler la conférence de Wannsee, en 1942, quand une poignée de dignitaires nazis se sont réunis pour organiser l’extermination des Juifs d’Europe. Le Courrier international a synthétisé dans un article ce qu’en ont pensé les médias germanophones.

LA CONFÉRENCE – bande annonce VOST

Le long-métrage dure aussi longtemps qu’a duré la conférence de Wannsee en 1942 : quatre-vingt-dix minutes à peine. Les préparatifs de la “solution finale” ont été rondement menés. “Il n’y a absolument aucun espoir, ni de moment de répit”, constate Der Standard devant le film.

“Il faudrait projeter ce film en cours d’histoire”, écrit le quotidien viennois Der Standard. C’est “un chef-d’œuvre tranquille, étouffant, captivant”, acquiesce le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung. Avant d’évoquer dans le même souffle “un film profond – calme, maîtrisé, ordonné. Terrifiant.”

Le Courrier international

Le metteur en scène a invité ses acteurs, impeccables, à ne surtout pas jouer des nazis. Pour la Süddeutsche Zeitung, cela rend leurs échanges d’autant plus glaçants. 

Source : En salle. “La Conférence”, un magistral et glaçant cours d’histoire sur la Shoah | Le Courrier International

Classé sous :histodons, Histoire active, Médias et technologies

Quel regard auront les archéologues de l’an 4023 sur notre époque? Musée romain Lausanne-Vidy

6 mars 2023 by Lyonel Kaufmann

L’exposition « Retour vers le futur antérieur » se met dans la peau d’un archéologue du futur. Au Musée romain de Lausanne-Vidy, les visiteurs peuvent découvrir des vestiges du 20e et 21e siècle, tels qu’ils pourraient être interprétés dans 2000 ans. C’est aussi une manière de sensibiliser le public à la complexité du métier et à la durabilité de nos objets.

Toute la complexité du travail des archéologues est mise en lumière à travers cette exposition imaginée il y a 20 ans par Laurent Flutsch, l’ancien directeur du Musée romain de Lausanne-Vidy.

L’exposition met aussi en lumière une constatation: très peu de matériaux utilisés aujourd’hui survivront ces deux prochains millénaires. En 4023, il ne restera qu’une infime partie de nos objets du quotidien.

Quand on visite une exposition d’archéologie, on n’a pas conscience que ce qu’on voit ne représente qu’une très petite proportion de ce qu’était la culture d’une époque. On a essayé de mettre en perspective le fait que tous les objets en plastique, en tissu etc. disparaîtront. Et il nous restera le métal, le verre.

Séverine André, conservatrice au Musée romain de Lausanne-Vidy.

L’exposition est visible jusqu’au 25 septembre 2023. Pour les informations pratiques : https://lausanne-musees.ch/fr_CH/exhibitions/retour-vers-le-futur-anterieur-tresors-archeologiques-du-21e-siecle.

Source : Quel regard auront les archéologues de l’an 4023 sur notre époque? – rts.ch – Arts visuels

Classé sous :Histoire active, Histoire savante

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