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Histoire Lyonel Kaufmann

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Toute commémoration est-elle une question sociale vive? | Chronique no 137

27 novembre 2012 by Lyonel Kaufmann

Que ce soit en France ou au Québec les dernières ou prochaines commémorations sont l’objet de controverses.  Un peu partout nous sommes en présence de la concurrence des mémoires. Avec en filigrane deux questions : toute commémoration est-elle une question sociale vive? Comment les aborder dès lors en classe? 


Au mois d’octobre, je me trouvais au Québec. Mon attention a été attirée par les controverses portant sur les commémorations de la guerre anglo-américaine de 1812.  De retour ici, la controverse porte sur une autre guerre : 14-18 en relation avec le prochain centenaire du début du Premier conflit mondial.

a) Les commémorations de la guerre anglo-américaine de 1812

En 1812, année de la campagne de Russie de Napoléon, la guerre éclate sur le continent nord-américain et oppose les États-Unis à l’Empire britannique entre juin 1812 et février 1815. Cette guerre est connue sous plusieurs noms : la guerre anglo-américaine de 1812, celle de seconde guerre d’indépendance, voire plus rarement de guerre américano-britannique. Alors que le Royaume-Uni devait fournir un important effort de guerre du fait de son conflit avec la France napoléonienne, les États-Unis lui déclarèrent la guerre le 18 juin 18128 pour envahir les territoires canadiens qui relevaient de l’Empire britannique, qui s’étaient peuplés d’anglophones depuis une quarantaine d’années, et entretenaient de nombreuses relations culturelles et commerciales avec les États-Unis. Cette guerre prend fin après la signature du traité de Gand le 24 décembre 1814. Le traité restaure alors les conditions d’avant-guerre par un status quo ante bellum. ((http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_anglo-américaine_de_1812))

En juin 2012, les commémorations du bicentenaire de cette guerre de 1812 sont officiellement lancées par le gouvernement canadien. Des moyens importants sont mis à la disposition de ces commémorations comme l’illustre cette vidéo publicitaire :

Cette publicité produite par le gouvernement du Canada a été diffusée tout au long de l’été 2012 sur les écrans de cinémas, à la télévision et sur le web. Un site web en anglais et en français accompagne les commémorations est fourni un abondant matériel pédagogique pour les enseignants. ((http://1812.gc.ca/fra/1305654894724/1305655293741)) Un matériel d’autant plus nécessaire pour le gouvernement conservateur que la guerre de 1812 occupe fort peu de place dans les manuels canadiens et plus particulièrement québécois.

Concrètement, le storytelling de ces commémorations s’appuie sur quatre personnages emblématiques, posés en héros de cette guerre, soit le Major général Sir Isaac Brock, le Lieutenant colonel Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry, Laura Secord et Tecumseh, chef de guerre shawnee. Ce storytelling développe une argumentation diffusée dès 2010 par Stephen Harper, le premier ministre conservateur canadien. Pour ce dernier, la guerre américano-britannique de 1812 a «contribué à façonner l’identité canadienne». A l’été 2012, ces propos sont répétés en boucle. Pour Josée Boileau, rédactrice en chef du journal Le Devoir,

L’idée, c’était de faire comprendre qu’en 1812, les Canadiens, sous la férule des valeurs britanniques, se sont battus ensemble pour résister à l’envahisseur américain, posant des premiers jalons d’unité nationale.

soit «une relecture historique qui n’allait pas tarder à être dénoncée par des historiens de toutes tendances, qui trouvaient que le gouvernement conservateur exagérait l’impact de cette guerre obscure.» ((Guerre de 1812 – Refaire l’histoire : http://www.ledevoir.com/politique/canada/352786/guerre-de-1812-refaire-l-histoire))

Le tout dans un contexte d’élections régionales toutes proches où le gouvernement libéral du Québec était en difficulté et où la possibilité d’un retour au pouvoir du Parti Québécois se profilait. Depuis lors, Pauline Marois du Parti Québécois est devenue première ministre du Québec et a rendu hommage début novembre à René Lévesque, chantre du Québec libre, à l’occasion des commémorations du 25e anniversaire de sa mort. ((http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/11/01/002-rene-levesque-anniversaire.shtml))

Signé Alan Grant pour le scénario et Claude St-Aubin pour le dessin, Les Loxley et la guerre de 1812 est produit par l’ONF, avec la collaboration du ministère du Patrimoine canadien. Photo : Onf-Interactif

Quasi simultanément, après les reconstitutions, les livres, les monuments et les gravures, la guerre de 1812 trouvait une énième incarnation dans une bande dessinée interactive spécialement conçue pour l’iPad par l’Office national du film canadien (ONF), en partenariat avec Patrimoine Canada. Un quart de millions de dollars a été injecté dans ce projet imaginé par la division numérique anglophone de l’Office et désormais livré dans les deux langues officielles. (((http://www.ledevoir.com/politique/canada/363560/la-guerre-de-1812-maintenant-disponible-en-bande-dessinee))

Mais l’arrivée au pouvoir du Parti québécois marque, au mois d’octobre 2012, l’ouverture d’un nouveau front et débat. En effet, la nouvelle ministre de l’Éducation, Marie Malavoy affirme lors d’une entrevue que les cours d’histoire au secondaire redeviendront comme ils l’étaient avant l’ère du premier ministre libéral Charest et redonneront une place à la nation québécoise. ((Pour une revue de presse détaillée concernant cette question de l’enseignement de l’histoire nationale québécoise et à la suite des propos de Mme Malavoy : http://www.histoirequebec.chaire.ulaval.ca/2012/11/04/courte-bibliographie-au-sujet-de-lenseignement-de-lhistoire-au-quebec/))

Toujours est-il que, dans les deux controverses québéco-canadiennes, l’histoire et son enseignement sont instrumentalisés à des fins essentiellement politiques et tant les enseignants que les élèves sont pris en otage.

b) Les commémorations du 11-novembre 1918 

Dans la foulée de la première commémoration par François Hollande de l’armistice du 11 novembre 1918, la presse se fait l’écho de la polémique déclenchée par la décision du gouvernement français du 3 octobre 2012 d’associer le centenaire de la Grande Guerre à la commémoration de la Libération de 1944. Pour le journal L’Humanité, on assiste à une régression mémorielle ((http://www.humanite.fr/politique/1914-2014-regression-memorielle-508269)) et à
«Un mélange des genres qui rappelle les grandes heures du roman national sarkozyste.»
De son côté, le Journal du Dimanche ((http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/11-Novembre-la-bataille-de-tranchees-pour-le-centenaire-574776)) rappelle ou nous apprend que, concernant les commémorations de 2014, «les Britanniques ont déjà débloqué 50 millions d’euros pour les commémorations» et que «les Néo-Zélandais ont déjà un long programme de cérémonies et de sites Internet.» 
Cependant, derrière cette polémique, comme au Canada et au Québec, pointe l’enjeu politique favorisé par un changement de gouvernement/majorité
«Attendue au tournant sur une nécessaire rupture idéologique avec le précédent quinquennat, la nouvelle majorité ne semble pas pressée de résorber les plaies des multiples instrumentalisations de l’histoire par le pouvoir sarkozyste pour remodeler la société française.»  ((http://www.humanite.fr/politique/1914-2014-regression-memorielle-508269))
Or, le précédent gouvernement avait comme idée générale de fêter tout 14-18 en 2014, exactement comme le bicentenaire de la Révolution avait été concentré en 1989. Le point d’orgue du projet résidait dans un grand défilé militaire, avec toutes les nations belligérantes, le 14 juillet 2014. ((http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/11-Novembre-la-bataille-de-tranchees-pour-le-centenaire-574776))
c)  Pour conclure
En définitive, tant pour l’enseignant québécois que français, les commémorations forment de redoutables pièges pour celles et ceux qui souhaitent sortir du récit national. Une majorité de commémorations comporte des caractéristiques propres aux questions sociales vives. Pour faire comprendre aux élèves les véritables enjeux de ces commémorations et l’utilisation de l’histoire à des fins politiques quelque soit le gouvernement en place, un décentrement paraît nécessaire et devrait passer par l’étude des commémorations des autres. Ainsi l’enseignant québécois se servirait des polémiques françaises autour des commémorations du centenaire de 14-18 et un enseignant français étudierait les commémorations de la guerre anglo-américaine de 1812 et la question nationale au Québec. De cette manière, les élèves développeraient leur pensée historique et leur réflexion citoyenne.

Cet article est la reprise de ma chronique mensuelle du Café pédagogique. (No 137, Novembre)

Classé sous :Histoire savante, Opinions&Réflexions, Outils enseignement

Colloque infoclio.ch 2012: Accessibilité et droits d’utilisation des ressources historiques sur le web

6 novembre 2012 by Lyonel Kaufmann

Le colloque infoclio.ch 2012 s’est tenu vendredi 2 novembre au Kornhauforum de Berne, sur le thème « Accessibilité et droits d’utilisation des ressources historiques sur le web ». Vous pouvez dès à présent retrouver tous les enregistrements et les présentations des conférenciers sur cette page spéciale dédiée au colloque. Le thème de ce 4ème (déjà) colloque s’intitulait  «Médias numériques pour les sciences historiques».

L’objectif de ce colloque étail triple

  • éclairer le contexte international qui régit l’accès aux sources historiques sur le web et leurs conditions d’utilisation pour la recherche.
  • présenter les solutions légales adoptées par les institutions suisses pour garantir un accès le plus large possible à leurs ressources, notamment les licences Creative Commons.
  • réunir les différents acteurs impliqués pour engager un dialogue et esquisser une stratégie d’action coordonnée pour le développement d’un environnement numérique de recherche fonctionnel et durable.

Le programme et les interventions : Colloque infoclio.ch 2012: Accessibilité et droits d’utilisation des ressources historiques sur le web | infoclio.ch.

Classé sous :Histoire savante, Médias et technologies, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

Wiki prof de raison | OWNI

30 octobre 2012 by Lyonel Kaufmann

Illustration par Loguy pour Owni.

Wikipédia effraie les enseignants. Qui l’accusent de se tromper et de ne pas stimuler l’esprit critique. Comme si Wikipédia était une encyclopédie ! C’est d’abord un réseau social dédié au doute, pas aussi ouvert qu’il le prétend. Ainsi que l’expérimente dans sa classe le chercheur Antonio Casilli, chroniqueur ès-cultures numériques d’OWNI.

J’aime particulièrement la phrase suivante : «Wikipédia n’a pas vocation à atteindre une exactitude universelle, mais de parvenir à un consensus.»

Lire l’article :  Wiki prof de raison » OWNI, News, Augmented.

Classé sous :Médias et technologies, Opinions&Réflexions, Outils enseignement, sur le web

Humanités digitales à l'école : être googliser ou être acteur? | Chronique no 136

22 octobre 2012 by Lyonel Kaufmann

Lorsque le cinématographe, puis la télévision ont fait irruption dans nos vies, ces technologies n’ont pas manqué de susciter le ravissement et l’effroi au sein de l’institution scolaire. Ravissement de certains s’imaginant qu’en diffusant un film ou une émission de télévision, le savoir allait passer directement dans le cerveau des élèves. Effroi d’autres devant la débauche de moyens face auxquels l’enseignant seul dans sa classe ne saurait durablement régater.

J’y ai repensé tout dernièrement en accédant à la page d’accueil du Google Cultural Institute ((http://www.google.com/culturalinstitute/)) qui met en ligne des archives numériques sur les grands faits de l’Histoire du XXe siècle. Une plate-forme qui permet aux internautes de consulter librement quelque 6 millions de photos, documents textes, films, provenant de dix-sept musées et instituts culturels de différents pays. Comment réagir et se positionner face à cette puissance de feu ? Assiste-t-on à la googlisation de la culture?

Plus près de nous et plus modestement, le site suisse d’information Swissinfo.ch a publié fin août sur Internet plus de 16.000 manuscrits de programmes diffusés par le Service des ondes courtes (SOC) entre 1939 et 1945. ((http://archives.swissinfo.ch/article.php)) Ces archives du SOC ont également fait l’objet d’un premier travail d’analyse au sein d’un séminaire de 2e année organisé par la section d’histoire de l’Université de Lausanne (UNIL), dont l’un des pôles de recherche est l’Histoire audiovisuelle du contemporain. Réalisés sous la conduite de François Vallotton, professeur, et de Raphaëlle Coutaz, assistante, ces travaux de séminaires permettent notamment de mieux appréhender la politique d’information et la manière dont la Suisse a voulu présenter son image à l’étranger pendant la Seconde Guerre mondiale. Disponible sur le site de Swissinfo.ch, un article présente le travail réalisé par les étudiants de l’UNIL. ((http://www.swissinfo.ch/fre/culture/Informer,_une_mission_delicate_en_temps_de_guerre.html?cid=33122990))

Bien sûr, les expériences technologiques passées en milieu scolaire ont montré qu’il y a loin de la coupe aux lèvres tant dans le ravissement que dans l’effroi. Néanmoins, nous n’avons probablement jamais été si proche d’un basculement du monde en la matière. Le monde de la recherche universitaire l’a déjà compris lorsque l’on recense les avancées relatives aux humanités digitales formalisant la rencontre entre les Sciences humaines et l’ère technologique. Elles préfigurent la façon dont demain le savoir sera transmis.

C’est ainsi que l’Université de Lausanne et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) multiplient depuis une année les annonces et les initiatives dans le domaines des humanités digitales. En juillet, L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) confirmait la création d’un laboratoire d’Humanités digitales et annonçait la nomination, à sa tête, du professeur Frédéric Kaplan, spécialiste de l’intelligence artificielle.

A la rentrée universitaire, infoclio.ch ((http://www.infoclio.ch)), le portail professionnel des sciences historiques en Suisse, lançait en ligne à l’intention des étudiants son Guide de l’information numérique en histoire. ((http://compas.infoclio.ch)) Ce Guide en ligne est divisé en trois chapitres : « Créer sa propre infrastructure numérique », pour présenter les programmes qui contribuent à faciliter la planification de son travail pendant ses études ; « Recherche spécialisée », pour savoir où trouver des informations et comment s’en servir ; « Soigner ses contacts et être actif ou active sur Internet », pour s’informer sur les réseaux sociaux et les autres moyens d’entretenir des contacts et d’être actif ou active sur Internet. Chaque chapitre est introduit par un petit film.

Au niveau scolaire, un projet conduit par des enseignants et formateur de la HEP Vaud prévoit de concevoir et de développer de nouveaux outils numériques (enquête sur le terrain, par exemple à travers la réalité augmentée) adaptés aux besoins pédagogiques et aux contraintes de nos enseignements en histoire, géographie et éducation à la citoyenneté faiblement dotés à la grille-horaire.

Traversons l’Atlantique avec le numéro d’Octobre de Perspectives, le bulletin de l’American Historical Association. Ce dernier numéro comporte un dossier spécial sous la forme d’articles et d’un forum en ligne consacré à l’histoire à l’ère des images digitales. Le dossier comprend une série d’articles sur l’utilisation de la technologie pour la gestion de la recherche en histoire. C’est ainsi que Carl Abbott présente la manière qui a permis aux scanners de démocratiser l’histoire. À l’ère de la surcharge d’information et les progrès technologiques, nos méthodes de recherche sont en constante évolution et, dans un autre article, Rachel Leow nous présente sa gestion avec le logiciel DevonThink de ces différents fichiers numériques ((http://www.historians.org/perspectives/issues/2012/1210/index.cfm))

Face au déferlement du numérique jusque dans le cartable de nos élèves via leurs smartphones et tablettes, il nous reste maintenant à choisir notre posture : voulons nous être googliser ou voulons nous être acteurs à l’ère des Humanités digitales?

Cet article est l’adaptation de ma chronique mensuelle du Café pédagogique. (No 136, Octobre)

Classé sous :Médias et technologies, Opinions&Réflexions

No More Industrial Revolutions? | NYTimes.com

18 octobre 2012 by Lyonel Kaufmann

L’économiste Robert J. Gordon a récemment publié “Est-ce que la croissance économique américaine est terminée ?” – http://faculty-web.at.northwestern.edu/economics/gordon/Is%20US%20Economic%20Growth%20Over.pdf. Selon l’auteur, les innovations sont derrière nous. Pour lui, les 3 révolutions industrielles (la vapeur, l’électricité et l’ordinateur) ont engendré des périodes de croissances économiques de plus en plus courtes. En fait, estime-t-il, les 250 dernières années pourraient bien avoir été uniques dans l’histoire de l’humanité. La montée des inégalités, la mondialisation, la perte des avantages concurrentiels des Etats-Unis (éducation…) pourraient bien avoir raison de l’innovation.

A lire (en anglai) : No More Industrial Revolutions? – NYTimes.com. (via InternetActu)

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

L’histoire selon Dimitri Casali : entre le vide et le trop-plein | aggiornamento hist-geo

1 octobre 2012 by Lyonel Kaufmann

Introduction de la critique de l’ouvrage de Casali Dimitri (2012). L’Histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous pas plus fiers de notre histoire ? Paris :  JC Lattès,

Lire le dernier livre de Dimitri Casali, L’Histoire de France interdite. Pourquoi ne sommes-nous pas plus fiers de notre histoire ?, revient à suivre un chemin tortueux où les vides succèdent brutalement aux trop-pleins.  Cet ouvrage est saturé de lieux communs des plus droitiers, accumule les clichés néo-conservateurs, assemble hâtivement, et avec lourdeur, des éléments épars, saute avec assurance du coq à l’âne, se répète et répète les précédentes publications de l’auteur, est truffé enfin de phrases-alibis censées le légitimer comme un historien respectable.

Parallèlement, son argumentation ne s’appuie que sur quelques éléments indigents.  M. Casali ne maîtrise par les outils de l’historien, méconnait les avancées et les débats historiographiques des vingt dernières années. La vacuité atteint son paroxysme, lorsqu’il entreprend, fort de son expérience « d’ancien professeur en ZEP » et de chantre de « l’histo-rock »  (mâtin, quel homme !), d’intervenir dans le domaine de l’histoire scolaire.

Confrontés à tant de clichés éculés, de contre-vérités grossières et de considérations politiques inacceptables, il est impossible de recenser exhaustivement tous les problèmes de L’Histoire de France interdite mais nous pouvons en pointer les faits les plus saillants.

Ceci est donc une critique de combat, qui espère donner des armes pour lutter contre ceux qui instrumentalisent et dénaturent l’histoire à des fins ultra-nationalistes.

Lire la suite : L’histoire selon Dimitri Casali : entre le vide et le trop-plein | aggiornamento hist-geo.

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions, Publications

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