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Histoire Lyonel Kaufmann

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Nouvelles de l'histoire

Deux découvertes révolutionnent l’histoire de nos origines | Mediapart

5 mars 2015 by Lyonel Kaufmann

Deux découvertes presque simultanées montrent que l’émergence du genre Homo remonte à près de 3 millions d’années, plus de 400 000 ans avant la date admise jusqu’ici. Si le puzzle de nos origines se complète, le scénario exact de l’apparition des premiers humains reste énigmatique.

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Ce fragment de mâchoire inférieure, trouvé en Ethiopie, est le plus ancien fossile du genre humain © Kaye Reed

Une double découverte révolutionne l’histoire de nos origines : une mâchoire retrouvée en Éthiopie fait remonter l’émergence du genre humain à 2,8 millions d’années au moins, soit 400 000 à 500 000 ans plus tôt que ce que l’on croyait ; cette ancienneté est confirmée par la reconstruction numérique d’un fossile d’Homo habilis, qui montre qu’il y avait plusieurs espèces humaines il y a deux millions d’années, dont l’ancêtre commun est antérieur à 2,3 millions d’années, la date retenue jusqu’ici pour les premiers représentants du genre Homo.

Ce fragment de mâchoire inférieure, trouvé en Ethiopie, est le plus ancien fossile du genre humain © Kaye Reed La mâchoire remonte à une date proche de celle de l’extinction de l’australopithèque de l’Afar, l’espèce à laquelle appartenait la célèbre Lucy. Elle apparaît comme une sorte de chaînon manquant entre les australopithèques et le genre humain.

L’article conclut 

« Le passage de l’australopithèque à l’homme, grosso modo, marque une transition d’un mode de vie plus proche de celui des singes arboricoles à une existence plus dépendante de la viande, des outils et d’un grand cerveau », résume Brian Villmoare. Il souligne aussi que l’étude écologique de la zone de Ledi-Geraru fait apparaître, à l’époque où a été retrouvée la mâchoire, un changement climatique au nord de l’Éthiopie, qui a fait apparaître des animaux adaptés à des espaces ouverts, donc probablement a réduit l’espace couvert par la forêt. « L’apparition du genre Homo pourrait être lié à ce changement de climat », observe-t-il.

Le passage à une alimentation carnée a-t-il aidé nos ancêtres à s’affranchir de la vie arboricole ? C’est possible, mais l’histoire est sans doute plus complexe.

Lire l’article : Deux découvertes révolutionnent l’histoire de nos origines – Page 1 | Mediapart:

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire

Revue de Presse : Découvrir la Suisse comme un touriste du XVIIIe siècle

20 février 2015 by Lyonel Kaufmann

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« Vue de la chute du Rhin, près de Schaffhouse », de Johann Ludwig Bleuler, Aegidius Federle et Friedrich Salathé, 1836 [DR]
Une collection de plus de 1000 oeuvres mises en ligne par la Bibliothèque nationale permet de se plonger dans les circuits du tourisme suisse des XVIIIe et XIXe siècles.

Je note:
«Une collection de plus de 1000 oeuvres mises en ligne par la Bibliothèque nationale permet de se plonger dans les circuits du tourisme suisse des XVIIIe et XIXe siècles.
Le tourbillon des chutes du Rhin, le Léman vu de Lavaux ou la silhouette blanche de la Jungfrau. Ces paysages emblématiques de la Suisse séduisent les touristes depuis plus de 200 ans.
En témoignent les quelque 1000 oeuvres mises en ligne sur Wikimedia la semaine dernière par la Bibliothèque nationale suisse. Les tableaux, disponibles en haute résolution et libres de droits, offrent une plongée dans la Suisse des XVIIIe et XIXe siècles, au fil des paysages et de scènes de la vie quotidienne. Une oeuvre d’artistes baptisés « petits-maîtres » qui a largement contribué à l’essor du tourisme dans le pays.»

via Toute l’info – RTS Un / RTS Deux http://ift.tt/1zsoLGt

Classé sous :Annuaire de sites, Nouvelles de l'histoire

Revue de Presse : Auschwitz | Aggiormento

18 février 2015 by Lyonel Kaufmann

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Tal Bruttmann, Auschwitz, Paris, La Découverte, Repères, 2015, 128 p., 10€.

A partir de l’ouvrage de Tal Bruttmann, Samuel Kuhn présente la particularité des témoignages des survivants de l’univers concentrationnaire qui ne peuvent dire l’indicible qu’indirectement, soit le massacre de 6 millions de Juifs, majoritairement mort à leur arrivée et à la descente du train.

L’ouvrage de Bruttman est présenté de la manière suivante :

«Le texte, serré, est accompagné de 4 tableaux, 5 cartes et 22 encadrés. La cartographie est, à elle seule, une histoire d’Auschwitz qui permet de saisir aussi bien l’évolution des espaces des multiples camps qui composent l’ensemble, que de mesurer la complexité des politiques qui y furent à l’œuvre. Les tableaux donnent à voir en un coup d’œil les bilans chiffrés issus de décennies de travail par les historiens. Les encadrés, enfin, sont à la fois constitués d’extraits de témoignages et de développements qui permettent d’éclairer le contexte et les multiples dimensions du système concentrationnaire et génocidaire. La bibliographie, riche, actualisée et polyglotte (avec des titres en français, anglais, allemand, hébreux) laisse entrevoir l’importance du travail réalisé par Tal Bruttmann pour nourrir ce livre. Parmi les 121 titres qui composent ces « repères bibliographiques », l’auteur a sélectionné une trentaine de témoignages et les ouvrages les plus directement en prise avec le sujet. Deux index (noms de personnes et lieux) viennent compléter le tout.»

L’article présente également la place de l’enseignement du nazisme et de la Shoah dans les programmes fançais et met en évidence leur place considérablement réduite (4 à 5 heures au collège par exemple sous l’angle d’une «guerre d’anéantissement»). S’ajoute la difficulté pour les enseignants à maîtriser les ressources scientifiques propres à l’ensemble des périodes et sujets enseignés et celle de mobiliser correctement les ressources à la fois épistémologiques et didactiques pour construire leurs séquences d’enseignement.

En conséquence, l’enseignement du nazisme et de la Shoah est trop souvent abordé sous l’angle émotionnel (à ce sujet et pour rappel : Kaufmann, L. (2010). Enseignement de la Shoah : il est urgent de passer au devoir d’histoire. Le Café pédagogique, No 116, octobre) et en décalage avec l’historiographie récente. L’article poursuit en présentant des ouvrages et outils de connaissance en rapport avec Auschwitz. Dans ce cadre-là, pour Samuel Kuhn, l’ouvrage de Tal Bruttmann, n’ayant pas d’équivalent en français, prend tout son sens.

Présentant ensuite la spécificité d’Auschwitz en s’appuyant sur l’historiographie de la Shoah, met en évidence le côté atypique d’Auschwitz par rapport aux centres de mises à mort que furent Chelmno, Belzec, Treblinka, Sobibor, Majdanek. En effet, dans ces centres, l’assassinat des victimes intervient au plus tard quelques heures après leur arrivée alors qu’Auschwitz fut avant tout, et en premier lieu, un camp de concentration (KZ ou KL) et appartient donc du système concentrationnaire nazi. Dès lors,

«Auschwitz est […] un lieu atypique, le seul de tous les centres de mise à mort, où fut opérée la « sélection » (p.48-49). Quand les premiers convois arrivent d’Europe de l’Ouest, en premier lieu de France (convoi du 27 mars 1942) et de Slovaquie, ils arrivent au titre de main d’œuvre en fonction d’une décision prise par Himmler. Le 4 juillet 1942, un convoi qui arrive de Slovaquie subit sur la Judenrampe (voie ferrée à 500 m de Birkenau) la toute première sélection (p.44-46). A partir de l’été 1942 et les grandes rafles liées à la « solution finale », la sélection devient la norme à l’arrivée des convois et les Juifs représentent à partir de là la majorité des détenus. Si les uns sont sélectionnés et sont donc enregistrés dans le camp (ce qui représente 205.000 personnes dont 100.000 n’en sortiront pas vivantes), les autres sont immédiatement dirigés vers des espaces contigus où ils sont assassinés. Ceux-là, il est essentiel de le noter, sont la majorité. L’immense majorité. Ce sont en effet plus de 80% des déportés juifs (890.000 personnes) qui n’ont jamais franchi les portes du camp, qui n’ont été inscrits dans aucun registre et qui ont été gazés dans les heures qui ont suivi leur arrivée.»

Dans le processus d’extermination des Juifs, Auschwitz représente, de par son caractère concentrationnaire, une forme d’«anomalie», laissant accroître que les camps de concentration auraient jouer un rôle central dans la destruction des Juifs alors que moins de 5% des victimes de la Shoah en sont issus. Pour la majorité des victimes le furent dans

«les ghettos, les camps de travaux forcés, les centres de mise à mort régionaux, les chasses à l’homme, les fusillades perpétrées par les unités d’Einsatzgruppen avec le soutien actif et logistique de la Wehrmacht ou des bataillons de police ordinaire et la complicité de populations locales accueillant les Allemands comme des libérateurs et se livrant à d’effrayants pogroms.»

Par ailleurs, Auschwitz est un lieu complexe et multiple,

«A la fois camp de concentration et centre de mise à mort. Mais aussi un vaste complexe économico-industriel en lien avec le camp et la ville. Le seul endroit de toute l’Europe sous la botte nazie, où fut mis en œuvre simultanément une telle multitude de politiques.»

A lire donc : Auschwitz | aggiornamento hist-geo

En complément à cet article d’Aggiormento et à l’ouvrage de Tal Bruttmann, je vous invite à lire ma dernière chronique du Café pédagogique (La Chronique : de quoi Auschwitz-Birkenau doit-il être la commémoration ?) ainsi que l’ouvrage de Georges Bensoussan (2012). Histoire de la Shoah. Paris: Que sais-je ?

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Outils enseignement, Publications, sur le web

Revue de Presse : La mémoire filmée de la Shoah | CNRS le journal

16 février 2015 by Lyonel Kaufmann

L’exposition «Filmer la guerre : les Soviétiques face à la Shoah» qui se déroule en ce moment à Paris présente un point de vue poignant mais parfois insoutenable sur ce que l’on a appelé «la Shoah par balles». Valérie Pozner, spécialiste de l’histoire du cinéma russe et soviétique, en explique le caractère inédit au journal du CNRS.
 
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De nombreux documentaires et expositions ont déjà été consacrés à la destruction des juifs d’Europe entre 1940 et 1945. Pourtant, l’exposition (link is external) qui se déroule jusqu’au 27 septembre au Mémorial de la Shoah,  dont vous êtes commissaire scientifique, apporte un autre regard sur le génocide juif : quelle est la spécificité des documents présentés ?
Valérie Pozner1 : Nous avons croisé des archives filmiques, photographiques, avec la presse, la documentation judiciaire et administrative, afin de contextualiser précisément ces images. Il faut noter que 80 % des images de cette exposition sont inédites. Elles documentent les différents modes opératoires de la Shoah à l’Est : exécutions par balles, pendaisons, ghettos, camps, bûchers… dont les traces ont été captées à partir de la fin 1941 et jusqu’en 1945. Nous avons pu dresser une carte précisant, pour les principaux sites de massacres, ce qui a été filmé ou photographié, et à quelle date. Les premières questions auxquelles il faut tenter de répondre concernent cette fabrique soviétique des images : dans quelles conditions ces images ont-elles été captées ?  Avec quelles instructions ?  Comment ont-elles été montées, puis diffusées, ou non, à qui, dans quel cadre et surtout, dans quel but ? Mais aussi, pourquoi toutes ces images sont-elles inconnues à l’Ouest alors qu’une bonne part ont été rendues publiques à l’époque ?

Lire la suite : La mémoire filmée de la Shoah | CNRS le journal

 

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, sur le web

Revue de Presse : 1959 : le retour aux vérités des combattants

12 février 2015 by Lyonel Kaufmann

VieMortFrancais

André Ducasse, Jacques Meyer et Gabriel Perreux,
Vie et Mort des Français 1914-1918. Couverture. © D.R.

«Quarante ans après la fin de la Première Guerre mondiale, Hachette publiait Vie et Mort des Français, un livre qui racontait l’histoire de 1914-1918 en donnant une large place aux témoins. Les trois auteurs (André Ducasse, Jacques Meyer, Gabriel Perreux), s’ils n’étaient pas des historiens professionnels, faisaient cependant partie des anciens élèves de l’École normale supérieure et des agrégés de l’Université. Et ils avaient combattu pendant la Grande Guerre, ainsi que leur préfacier, Maurice Genevoix, de l’Académie française, lui-même auteur d’un précieux témoignage sans cesse réédité.

[…]

Le grand succès du livre tient à l’accueil des anciens combattants de 14-18 encore nombreux en 1959, et à ce que le public commençait à être sensible à la dimension humaine de l’histoire. Si bien que les éditions Hachette demandèrent à deux des auteurs de participer à la collection « La Vie quotidienne » avec des volumes sur les soldats (Jacques Meyer) et sur les civils (Gabriel Perreux) de la Grande Guerre. C’était en 1966, au cœur du cinquantenaire de la Première Guerre mondiale.»

André Ducasse, Jacques Meyer et Gabriel Perreux, Vie et Mort des Français 1914-1918, présentation de Maurice Genevoix, Paris, Hachette, 1959, 512 p.

A lire : 1959 : le retour aux vérités des combattants

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Publications Balisé avec :14-18, poilus, témoignages

Revue de Presse : Attentat de Charlie Hebdo: le pari de deux enseignants pour déconstruire en classe les théories du complot

9 février 2015 by Lyonel Kaufmann

EDUCATION – Selon un sondage réalisé deux semaines après les attentats survenus à Paris les 7,8 et janvier derniers, 30% des Français ne souscrivent pas à la version officielle, 2% étant même convaincus d’une manipulation. Dans certains établissements scolaires, défiance et provocations se sont mêlées à ces théories du complot entretenues dans les cours d’école et sur le web. « Un jeune sur cinq adhère aux théories du complot », déclarait Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale, peu après les événements.

Contre le poison du doute qui s’insinue jusque dans les classes, deux enseignants de Saint-Denis ont décidé de « prendre au sérieux » les théories du complot pour mieux les démonter. Leur objectif, développer l’esprit critique des élèves pour qu’ils ne soient plus la proie de manipulateurs de l’ombre.

Très vite après l’attentat contre Charlie, les élèves de cette classe de seconde du lycée Paul-Eluard à Saint-Denis ont émis des doutes sur la réalité de ce qui s’était passé le 7 janvier. « On a eu des confusions à cause d’internet qui transmettait de mauvaises informations ou qui donnait d’autres idées, qui nous faisait douter, explique Hanane, rencontrée dans le lycée par une journaliste de l’AFP. Il y a en qui disent que c’était un complot, que le policier à l’entrée de Charlie Hebdo, il n’a pas été tué ».

La suite :  L’actu sur Le HuffPost http://ift.tt/175icR9

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

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