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Histoire Lyonel Kaufmann

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Outils enseignement

Sans empathie historique, point de salut !

5 décembre 2012 by Lyonel Kaufmann

Chantal Rivard nous narre son expérience avec une classe d’histoire de 3e secondaire avec laquelle elle aborde le Débarquement de Normandie :

«Dans mon grand enthousiasme, je me suis dit qu’afin que les élèves ressentent ce que les soldats impliqués dans le débarquement du jour J ont dû ressentir, je n’avais qu’à leur montrer les 20 premières minutes du film Saving Private Ryan.  Avec ça, ils devaient comprendre la peur, la trouille, l’angoisse, tout ce qu’ont ressenti ces héros qui n’en étaient pas.  Mais quelle erreur ai-je faite!  Des éclats de rire à la vue de ce soldat qui, victime d’un tir allemand, perd son bras et se met à le rechercher.  Aucune empathie envers ce « comédien » qui, dans la vie, n’a évidemment pas perdu son bras pendant le tournage.  Les élèves ont visionné ce film comme ils visionnent un film d’horreur : avec une peur diluée par le rire d’une situation qu’ils jugeaient impossible. Échec donc.  Pas d’empathie historique.»

Se basant ensuite sur les travaux de Forster, ((Foster, Stuart J. (2001). Historical Empathy in Theory and Practice : Some Final Thoughts. Dans O.L. Davis Jr., E.A.Yeager et S.J. Foster (dir.) Historical Empathy and Perspective Taking in the Social Studies (p. 167-181). Lanham, États-Unis: Rowman & Littlefield Publishers, INC.)) elle va modifier son enseignement :

«Foster (2001) le soutient, la compréhension du contexte est essentielle pour que les élèves puissent développer de l’empathie historique. Cette dernière implique une compréhension des actions des gens du passé. […] Le défi des enseignants est ici de fournir un environnement d’apprentissage dans lequel les élèves sont encouragés à examiner les actions et motivations passées (Foster, 2001). Voilà un aspect que je n’ai pas retenu.»

A vous maintenant de découvrir ce que Chantal Rivard a entrepris avec ses élèves pour développer leur empathie historique et les résultats obtenus : Sans empathie, il n’y a point de salut! | The History Education Network.

Classé sous :Didactique, Histoire active, Outils enseignement

Table ronde “Le numérique : de nouvelles façons d’écrire l’histoire?”

29 novembre 2012 by Lyonel Kaufmann

L’Assemblée générale de l’Association française d’histoire économique aura lieu le mercredi 12 décembre dans l’après-midi. Dans ce cadre-là, elle organise une table ronde intitulée “Le numérique : de nouvelles façons d’écrire l’histoire?”

Cette table ronde, organisée par Frédéric Clavert (Centre virtuel de la connaissance sur l’Europe, Luxembourg) et Claire Lemercier (CNRS, Centre de sociologie des organisations), proposera une discussion entre trois intervenant-e-s et avec la salle, centrée sur deux enjeux de l’histoire économique numérique :

  • la formation: quelle alphabétisation aux nouvelles pratiques numériques pour nos étudiant-e-s, mais aussi pour nous-mêmes? quelles relations entre historien-ne-s, informaticien-ne-s et autres spécialistes ?
  • l’écriture en ligne, particulièrement le “blogging scientifique” : quels apports pour l’enseignement secondaire et supérieur, la recherche et les circulations entre eux ? quels liens avec les formes plus classiques de publication et de discussion scientifique ?

Les intervenants seront:

  • Ingénieure de recherche, Martine Sonnet (Institut d’histoire moderne et contemporaine, CNRS), est spécialiste d’histoire des femmes et du genre. Elle anime notamment le séminaire « Femmes au travail, questions de genre XVe-XXe siècles », qui est associé à un carnet de recherche: http://fht.hypotheses.org/. Martine Sonnet tient également un blog personnel: « L’employée aux écritures » (http://www.martinesonnet.fr/blogwp/).
  • Doctorant à l’EHESS, Émilien Ruiz termine une thèse sur la question des effectifs de l’État dans la France du XXe siècle (dir. Marc Olivier Baruch). Avec Franziska Heimburger (EHESS), il anime « La Boîte à outils des historiens » (http://www.boiteaoutils.info/), blog créé pour accompagner et prolonger une formation de Master aux outils informatiques pour les historiens. En outre, Émilien a créé le carnet de recherche « Devenir historien.ne » (http://devhist.hypotheses.org) L’objectif de ce carnet est d’accompagner les historien-ne-s en devenir dans la découverte de méthodes de travail qu’il leur faudra maîtriser pour leurs premières recherches.
  • Enseignant en lycée, Benoît Kermoal mène une thèse sur le sujet: « Violences, guerre et paix dans les pratiques militantes socialistes (Bretagne, première partie du XXe siècle – dir. Christophe Prochasson) ». Pour accompagner ses recherches et l’écriture de sa thèse, Benoît Kermoal a ouvert le carnet de recherche Enklask (enquête) – http://enklask.hypotheses.org/

La table-ronde sera présidée par Claire Lemercier (Directrice de recherche, Centre de sociologie des organisations) qui travaille sur les institutions économiques et les relations entre régulations publiques et privées en France, XIXe-XXe siècles. Elle anime avec Claire Zalc le séminaire Quanti IHMC sur les méthodes quantitatives en sciences historiques (http://www.quanti.ihmc.ens.fr/).

La table-ronde sera animée par Frédéric Clavert (Docteur en histoire contemporaine), coordinateur du « Digital Humanities Lab » du Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (Luxembourg, http://www.cvce.eu) et organisateur de la série de conférences « Digital Humanities Luxembourg » (http://www.digitalhumanities.lu).

Le lieu : Au Centre de sociologie des organisations, 19 rue Amélie, 75007 Paris métro La Tour-Maubourg ; plan du quartier : http://www.cso.edu/contact.asp sonner à la porte ; la salle de séminaire est accessible par la première porte à gauche en entrant.

Classé sous :Histoire savante, Médias et technologies, Opinions&Réflexions, Outils enseignement

Toute commémoration est-elle une question sociale vive? | Chronique no 137

27 novembre 2012 by Lyonel Kaufmann

Que ce soit en France ou au Québec les dernières ou prochaines commémorations sont l’objet de controverses.  Un peu partout nous sommes en présence de la concurrence des mémoires. Avec en filigrane deux questions : toute commémoration est-elle une question sociale vive? Comment les aborder dès lors en classe? 


Au mois d’octobre, je me trouvais au Québec. Mon attention a été attirée par les controverses portant sur les commémorations de la guerre anglo-américaine de 1812.  De retour ici, la controverse porte sur une autre guerre : 14-18 en relation avec le prochain centenaire du début du Premier conflit mondial.

a) Les commémorations de la guerre anglo-américaine de 1812

En 1812, année de la campagne de Russie de Napoléon, la guerre éclate sur le continent nord-américain et oppose les États-Unis à l’Empire britannique entre juin 1812 et février 1815. Cette guerre est connue sous plusieurs noms : la guerre anglo-américaine de 1812, celle de seconde guerre d’indépendance, voire plus rarement de guerre américano-britannique. Alors que le Royaume-Uni devait fournir un important effort de guerre du fait de son conflit avec la France napoléonienne, les États-Unis lui déclarèrent la guerre le 18 juin 18128 pour envahir les territoires canadiens qui relevaient de l’Empire britannique, qui s’étaient peuplés d’anglophones depuis une quarantaine d’années, et entretenaient de nombreuses relations culturelles et commerciales avec les États-Unis. Cette guerre prend fin après la signature du traité de Gand le 24 décembre 1814. Le traité restaure alors les conditions d’avant-guerre par un status quo ante bellum. ((http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_anglo-américaine_de_1812))

En juin 2012, les commémorations du bicentenaire de cette guerre de 1812 sont officiellement lancées par le gouvernement canadien. Des moyens importants sont mis à la disposition de ces commémorations comme l’illustre cette vidéo publicitaire :

Cette publicité produite par le gouvernement du Canada a été diffusée tout au long de l’été 2012 sur les écrans de cinémas, à la télévision et sur le web. Un site web en anglais et en français accompagne les commémorations est fourni un abondant matériel pédagogique pour les enseignants. ((http://1812.gc.ca/fra/1305654894724/1305655293741)) Un matériel d’autant plus nécessaire pour le gouvernement conservateur que la guerre de 1812 occupe fort peu de place dans les manuels canadiens et plus particulièrement québécois.

Concrètement, le storytelling de ces commémorations s’appuie sur quatre personnages emblématiques, posés en héros de cette guerre, soit le Major général Sir Isaac Brock, le Lieutenant colonel Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry, Laura Secord et Tecumseh, chef de guerre shawnee. Ce storytelling développe une argumentation diffusée dès 2010 par Stephen Harper, le premier ministre conservateur canadien. Pour ce dernier, la guerre américano-britannique de 1812 a «contribué à façonner l’identité canadienne». A l’été 2012, ces propos sont répétés en boucle. Pour Josée Boileau, rédactrice en chef du journal Le Devoir,

L’idée, c’était de faire comprendre qu’en 1812, les Canadiens, sous la férule des valeurs britanniques, se sont battus ensemble pour résister à l’envahisseur américain, posant des premiers jalons d’unité nationale.

soit «une relecture historique qui n’allait pas tarder à être dénoncée par des historiens de toutes tendances, qui trouvaient que le gouvernement conservateur exagérait l’impact de cette guerre obscure.» ((Guerre de 1812 – Refaire l’histoire : http://www.ledevoir.com/politique/canada/352786/guerre-de-1812-refaire-l-histoire))

Le tout dans un contexte d’élections régionales toutes proches où le gouvernement libéral du Québec était en difficulté et où la possibilité d’un retour au pouvoir du Parti Québécois se profilait. Depuis lors, Pauline Marois du Parti Québécois est devenue première ministre du Québec et a rendu hommage début novembre à René Lévesque, chantre du Québec libre, à l’occasion des commémorations du 25e anniversaire de sa mort. ((http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/11/01/002-rene-levesque-anniversaire.shtml))

Signé Alan Grant pour le scénario et Claude St-Aubin pour le dessin, Les Loxley et la guerre de 1812 est produit par l’ONF, avec la collaboration du ministère du Patrimoine canadien. Photo : Onf-Interactif

Quasi simultanément, après les reconstitutions, les livres, les monuments et les gravures, la guerre de 1812 trouvait une énième incarnation dans une bande dessinée interactive spécialement conçue pour l’iPad par l’Office national du film canadien (ONF), en partenariat avec Patrimoine Canada. Un quart de millions de dollars a été injecté dans ce projet imaginé par la division numérique anglophone de l’Office et désormais livré dans les deux langues officielles. (((http://www.ledevoir.com/politique/canada/363560/la-guerre-de-1812-maintenant-disponible-en-bande-dessinee))

Mais l’arrivée au pouvoir du Parti québécois marque, au mois d’octobre 2012, l’ouverture d’un nouveau front et débat. En effet, la nouvelle ministre de l’Éducation, Marie Malavoy affirme lors d’une entrevue que les cours d’histoire au secondaire redeviendront comme ils l’étaient avant l’ère du premier ministre libéral Charest et redonneront une place à la nation québécoise. ((Pour une revue de presse détaillée concernant cette question de l’enseignement de l’histoire nationale québécoise et à la suite des propos de Mme Malavoy : http://www.histoirequebec.chaire.ulaval.ca/2012/11/04/courte-bibliographie-au-sujet-de-lenseignement-de-lhistoire-au-quebec/))

Toujours est-il que, dans les deux controverses québéco-canadiennes, l’histoire et son enseignement sont instrumentalisés à des fins essentiellement politiques et tant les enseignants que les élèves sont pris en otage.

b) Les commémorations du 11-novembre 1918 

Dans la foulée de la première commémoration par François Hollande de l’armistice du 11 novembre 1918, la presse se fait l’écho de la polémique déclenchée par la décision du gouvernement français du 3 octobre 2012 d’associer le centenaire de la Grande Guerre à la commémoration de la Libération de 1944. Pour le journal L’Humanité, on assiste à une régression mémorielle ((http://www.humanite.fr/politique/1914-2014-regression-memorielle-508269)) et à
«Un mélange des genres qui rappelle les grandes heures du roman national sarkozyste.»
De son côté, le Journal du Dimanche ((http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/11-Novembre-la-bataille-de-tranchees-pour-le-centenaire-574776)) rappelle ou nous apprend que, concernant les commémorations de 2014, «les Britanniques ont déjà débloqué 50 millions d’euros pour les commémorations» et que «les Néo-Zélandais ont déjà un long programme de cérémonies et de sites Internet.» 
Cependant, derrière cette polémique, comme au Canada et au Québec, pointe l’enjeu politique favorisé par un changement de gouvernement/majorité
«Attendue au tournant sur une nécessaire rupture idéologique avec le précédent quinquennat, la nouvelle majorité ne semble pas pressée de résorber les plaies des multiples instrumentalisations de l’histoire par le pouvoir sarkozyste pour remodeler la société française.»  ((http://www.humanite.fr/politique/1914-2014-regression-memorielle-508269))
Or, le précédent gouvernement avait comme idée générale de fêter tout 14-18 en 2014, exactement comme le bicentenaire de la Révolution avait été concentré en 1989. Le point d’orgue du projet résidait dans un grand défilé militaire, avec toutes les nations belligérantes, le 14 juillet 2014. ((http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/11-Novembre-la-bataille-de-tranchees-pour-le-centenaire-574776))
c)  Pour conclure
En définitive, tant pour l’enseignant québécois que français, les commémorations forment de redoutables pièges pour celles et ceux qui souhaitent sortir du récit national. Une majorité de commémorations comporte des caractéristiques propres aux questions sociales vives. Pour faire comprendre aux élèves les véritables enjeux de ces commémorations et l’utilisation de l’histoire à des fins politiques quelque soit le gouvernement en place, un décentrement paraît nécessaire et devrait passer par l’étude des commémorations des autres. Ainsi l’enseignant québécois se servirait des polémiques françaises autour des commémorations du centenaire de 14-18 et un enseignant français étudierait les commémorations de la guerre anglo-américaine de 1812 et la question nationale au Québec. De cette manière, les élèves développeraient leur pensée historique et leur réflexion citoyenne.

Cet article est la reprise de ma chronique mensuelle du Café pédagogique. (No 137, Novembre)

Classé sous :Histoire savante, Opinions&Réflexions, Outils enseignement

L'avenir des manuels scolaires numériques | Looking Up

11 novembre 2012 by Lyonel Kaufmann

Que devrait-être un manuel numérique ? Quelles en sont les les caractéristiques utiles? Comment pouvons-nous tirer parti au mieux des capacités des appareils et de leur connectivité pour en faire une ressource plus utile? Voici quelques questions auxquelles tente de répondre Andrew Campbell, enseignant, sur son blog.

Pour Campbell, six idées forces doivent présider au futur des manuels scolaires numériques. Ils devraient être

  1. Des dispositifs fiables et interconnectés : ainsi, par exemple, les manuels numériques doivent être accessibles sur des appareils fiables, interconnectés et faciles à utiliser.
  2. Leur contenu doit être personnalisable : le contenu des manuels numériques doit être ouvert pour permettre aux enseignants de les actualiser et d’en réécrire des parties en fonction des besoins évolutifs des élèves. Les élèves également doivent pouvoir ajouter du contenu.
  3. Leur interface doit pouvoir être personnalisée : car nos expériences numériques sont personnalisées à l’exemple de Facebook ou de Twitter.
  4. Ils seront Interactifs :  les étudiants publieront des commentaires et partageront du contenu et des idées sur ce qu’ils ont appris. Ces matériaux prendront des formes multiples (textes, podcasts, images, vidéos et autres multimédias) et pourront être ajoutées à distance via des appareils mobiles quand et où les étudiants sont inspirés.
  5. Ils faciliteront des liens personnels : les manuels numériques devront faciliter les connexions à des ressources externes à l’appareil.
  6. L’évaluation sera intégrée : l’évaluation est intégrée dans le contenu et le contenu s’ajuste en fonction des commentaires de l’évaluation. Les enseignants vérifient les progrès des élèves en temps réel, ajoutent des observations et des commentaires pour le portfolio de l’élève. Ils interviennent en cas de besoin et guident l’élève.

L’article complet : The Future of Digital Textbooks « Looking Up.

Classé sous :Didactique, Histoire active, Outils enseignement

Enseigner l’écriture collaborative dans le secondaire | WebTV UTC

3 novembre 2012 by Lyonel Kaufmann

Le projet PRECIP est un projet sur l’enseignement de l’écriture numérique, porté par l’UTC et financé par la Région Picardie. Le projet s’intéresse moins aux pratiques numériques pour l’enseignement qu’à l’écriture numérique comme objet d’enseignement. L’écriture numérique est l’écriture sur un support et avec des outils numériques. Cette écriture peut être multimédia, interactive ou encore collaborative. Ce projet propose un modèle pour appréhender l’écriture numérique. Ce modèle a fait l’objet de transpositions didactiques, en collaboration avec des enseignants du secondaire, dans des modules pédagogiques sur l’écriture numérique. Ce reportage rend compte d’une expérience d’enseignement de l’écriture collaborative dans un collège picard.

A voir !

La vidéo : WebTV UTC – Enseigner l’écriture collaborative dans le secondaire.

Classé sous :Médias et technologies, Outils enseignement, sur le web

Faut-il interdire le cellulaire à l’école ? | L'actualité

2 novembre 2012 by Lyonel Kaufmann

Dans de nombreuses écoles du Québec, la réflexion au sujet du cellulaire est à l’ordre du jour : doit-il être prohibé seulement en classe ou dans toute l’école ? La voie à suivre ne s’impose pas d’emblée : alors que certaines directions optent pour la tolérance, d’autres durcissent les règles par crainte des dérapages – cyberintimidation, triche aux examens, inattention en classe.

Je note en négatif :

Une enquête révèle que 30 % des élèves filment leur professeur en classe «de parfois à très souvent» et que des dérapages sont possibles. Ainsi à Gatineau, fin 2006, «Des élèves ont fait sortir de ses gonds leur enseignant, tout en le filmant à son insu. Les extraits ont ensuite été diffusés sur YouTube ; bouleversé, l’enseignant a été en arrêt de travail pendant des mois.»

Cependant, ces incidents sont rarement aussi dramatique. «Comme le démontre un sondage CROP réalisé auprès d’enseignants membres de la Centrale des syndicats du Québec en février 2011. Aucun des 55 enseignants victimes d’intimidation n’a déclaré d’incident de ce genre. En revanche, 27 % d’entre eux ont vu leur réputation salie sur Facebook, un phénomène en forte hausse, et 60 % par courriel.»

De plus, ces phénomènes de médisance et d’intimidation ne datent pas d’hier. Cependant, note Claire Beaumont, directrice de la Chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif, de l’Université Laval, à Québec

«une cyberagression laisse plus de traces. Un nombre illimité de personnes en sont témoins, et même si l’auteur efface les photos ou les commentaires, des copies subsistent. Une seule photo compromettante ou dénaturée peut causer des dommages graves.»

Je note en positif les propos de Benoit Petit, conseiller au RECIT

«On entend souvent dire qu’il n’y a pas suffisamment de technologie dans les écoles, mais c’est faux. C’est simplement qu’elle se trouve dans la poche des élèves et qu’ils n’ont pas le droit de s’en servir ! Un iPod Touch est un outil plus puissant que ne l’était un ordinateur de bureau il y a sept ans, mais les élèves n’en ont pas conscience, puisqu’ils l’utilisent seulement pour leurs loisirs.»

La fracture numérique n’est ainsi par forcément là où on l’attend. Les moyens de la résoudre se tient dans la poche de nos élèves.

Lire l’article en entier : Faut-il interdire le cellulaire à l’école ? | L’actualité.

Classé sous :Médias et technologies, Outils enseignement, sur le web

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