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Histoire Lyonel Kaufmann

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Didactique

Rififi dans les Humanités numériques :  les Archives d’État de Venise rompent avec l’EPFL

14 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

Les Archives d’État de Venise ont cessé, le 27 décembre 2019, unilatéralement toute collaboration avec la haute école vaudoise après sept années.

Dans leur communiqué, les responsables des archives vénitiennes dénoncent notamment des «erreurs méthodologiques» en matière de transfert et de conservation des données. Ils reprochent aussi à l’EPFL de vouloir mettre à disposition sur internet «une série d’images sans vérification scientifique».

Les Archives d’État disent également regretter le manque de transparence de l’EPFL, les relations entre les deux parties étant jugées «pas suffisamment exhaustives et claires». Le financement du projet, dont a bénéficié l’EPFL, pose également problème aux Italiens.

Malgré ce coup d’arrêt, l’EPFL assure que Venice Time Machine pourra continuer sans les archives de la ville, en «s’appuyant sur des collaborations avec d’autres institutions que les Archives», comme par exemple l’Université Ca’Foscari de Venise.

Source : https://24heures.ch/31434147

Dans un article daté du 30 décembre 2019, le journal en ligne Bon pour la tête (BPLT) nous en dit plus sur la nature du différent :

« Une des pierres d’achoppement reste l’accessibilité des données: la direction lausannoise de VTM souhaite une disponibilité sur le web en mode «open», Venise répond que c’est impossible et veut des accords spécifiques sur «quelles données et comment». »

Source : https://bonpourlatete.com/actuel/clap-de-fin-entre-l-epfl-et-les-archives-d-etat-de-venise

Auparavant, dans un interview de BPLT du 3 octobre 2019, Gianni Penzo Doria, directeur des Archives répondait de la manière suivante à la question « Quels sont les avantages du projet Time Machine pour la ville de Venise ou pour l’Italie? »

« Le projet scientifique est de nature strictement informatique, il n’est d’aucun apport historique ou archivistique. Ses retombées se bornent donc à la divulgation de milliers d’images, totalement dénuées de pertinence en termes de fiabilité et de conservation du patrimoine. De plus, il n’existe aucun plan de conservation à long terme pour les images. Qu’en restera-t-il dans 5 ou 10 ans? Et qui peut garantir l’exhaustivité de l’information fournie? »

On peut y lire une opposition épistémologique fondamentale entre les méthodes de travail des informaticiens et des archivistes.

La question financière apparaît également en filigrane dans ce même interview lorsque le directeur est interrogé sur le financement du projet :

« Le projet bénéficie d’un financement suisse et d’un financement européen. Pas un seul euro n’est allé aux archives de l’Etat de Venise. »

On assiste également à de nouvelles formes de captation patrimoniale, via les humanités numériques :

« Il est surprenant que le professeur Kaplan affirme avoir fourni des fonds indirectement, par le biais d’appareils – scanners et serveurs – et de reproductions numériques: ce matériel [était] utilisé pour le travail à Lausanne! Il n’apporte strictement rien aux archives d’État de Venise. »

Source : https://bonpourlatete.com/actuel/pas-un-seul-euro-n-est-alle-aux-archives-d-etat-de-venisem

A suivre puisque la direction du projet de Venice Time Machine promet d’annoncer «les prochaines étapes de son développement dans les prochaines semaines» (BPLT, 30.12.2019).

NB : il est à noter que la revue Passé simple, no 50, comprend également un article sur ce sujet et intitulé « À Venise, la machine à remonter le temps au point mort » (p. 22-23). 

Crédit photo : Grand Canal Venise (2015) © Lyonel Kaufmann

Classé sous :Humanités Digitales, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

Taner Akçam, auteur d’« Ordres de tuer. Arménie 1915 » : « Le déni du génocide des Arméniens est une politique d’Etat »

8 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

« Ordres de tuer. Arménie 1915. Les télégrammes de Talaat Pacha et le génocide des Arméniens » (Killing Orders. Talat Pasha’s Telegrams and The Armenian Genocide), de Taner Akçam, traduit de l’anglais par Gilles Berton, préface d’Annette Becker, CNRS Editions, 324 p., 24 €.

Taner Akçam est un sociologue et historien turc, professeur au Centre pour l’étude de l’Holocauste et des génocides de l’université du Minnesota, aux Etats-Unis, et auteur de plusieurs livres importants sur l’histoire turque contemporaine, en particulier Un acte honteux. Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque (Denoël, 2008). Dans son nouvel essai, Ordres de tuer. Arménie, 1915, il établit l’authenticité des télégrammes controversés par lesquels les plus hautes autorités ottomanes ordonnèrent, entre 1915 et 1917, la déportation et le massacre des Arméniens – on estime le nombre de victimes à 1,5 million. Sa parution, alors que le sujet continue de faire l’objet d’un déni officiel dans la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, est un événement.

Son interview par le journal Le Monde pour accompagner la sortie de l’ouvrage en français : Taner Akçam, auteur d’« Ordres de tuer. Arménie 1915 » : « Le déni du génocide des Arméniens est une politique d’Etat »

La présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

Dès 1915, le gouvernement jeune-turc à la tête de l’Empire ottoman a cherché à présenter l’annihilation du peuple arménien comme un simple projet de déplacement et de réinstallation. A cette fin, des documents accablants ont été très vite détruits et ceux qui ne l’ont pas été sont considérés jusqu’à aujourd’hui par les autorités turques comme des  » faux « . Parmi eux figurent des télégrammes de Talaat Pacha et les mémoires de Naïm Efendi, bureaucrate ottoman qui travaillait au bureau des déportations d’Alep pendant les années 1915-1916.

Ces documents ont longtemps été controversés, et les historiens, en l’absence de preuves suffisantes, évitaient de les citer. Ce livre rouvre le dossier. En véritable enquêteur, Taner Akçam s’est en effet lancé dans une minutieuse analyse de ces mémoires et des télégrammes qu’ils contiennent. En comparant les systèmes de codage de ces câbles avec ceux employés dans d’autres documents conservés dans les Archives ottomanes, en étudiant le papier utilisé et la datation de ces pièces à conviction, en regardant de près les signatures, et en confrontant les événements mentionnés par Naïm Efendi avec d’autres sources, Taner Akçam parvient à démontrer qu’il ne peut y avoir aucun doute sur l’authenticité de ces « ordres de tuer ».

Apportant ainsi de nouvelles preuves quant aux plans d’extermination de la population arménienne, ce livre rend aussi manifeste la politique de destruction systématique par le gouvernement ottoman de toutes traces relatives à ces atrocités.

Livre disponible à partir du 9 janvier.

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

L’esprit d’entreprise français en Chine (1890-1940)

6 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

La Chine est redevenue un enjeu de la compétition mondiale depuis les années 1980 en adoptant une stratégie de « croissance en économie ouverte ». Ce serait peu ou prou un retour à la situation d’avant l’étatiste communiste instauré dans les années 1950. Mais les rapports de force sont inversés : « les traités inégaux » des années 1840-1860, l’octroi de concessions, la colonisation de Hong Kong qui incarnaient l’impérialisme européen, puis aussi japonais et américain, ont rejoint l’histoire des « humiliations » étudiée aujourd’hui par l’enseignement chinois. Un capitalisme purement autochtone a pris corps, entraîné par l’esprit d’entreprise et d’innovation et une volonté de pouvoir au sein de l’économie mondiale.

Dans le cadre des études qui se multiplient sur les liens entre géopolitique et géoéconomie, la mobilisation des archives des banques ou aussi des consuls de France permet de déterminer la convergence des stratégies diplomatiques, financières, bancaires et commerciales afin d’affûter la compétitivité des intérêts économiques français face aux rivaux, notamment britanniques.

Cette convergence concerne globalement des rapports de force géopolitiques, sur le champ des territoires coloniaux au nom de l’impérialisme territorial (d’où l’Indochine et la Nouvelle-Calédonie), sur celui des accords commerciaux de fourniture d’armements (avec des seigneurs de guerre chinois, dans les années 1920-1930), sur celui des bases militaires navales (en Indochine) ou de la présence de navires de guerre (sur le cours du Yang Ze Kiang, notamment, jusqu’à Wuhan/Hankéou , sur le delta de la rivière des Perles, au sud de Guangzhou/Canton) pour assurer la sécurité de la navigation, notamment face aux pirates ou aux pillards. L’enjeu général est de maintenir la position de la France au sein des « Puissances », les pays qui ont mis peu ou prou la Chine sous tutelle financière, pour qu’elle paye les indemnités imposées après la révolte des Boxers ou qu’elle rembourse quelques emprunts internationaux.

Les rapports de force géoéconomiques s’insèrent dans ce cadre mais le dépassent largement puisque c’est la loi du marché qui s’applique. Dans ce contexte, l’économie des réseaux (guanxi) devient l’enjeu géoéconomique au sein de chaque système productif et marchand régional, au-delà de l’animation du capital de réputation et du portefeuille de savoir-faire.

Cette problématique de l’esprit d’entreprise et de compétition était bel et bien celle de la France des années 1880-1910. Elle subissait la domination thalassocratique, industrielle et commerciale du Royaume-Uni héritée de la première révolution industrielle ; elle voyait les firmes d’outre-Rhin se ruer sur la Chine, développant les concessions allemandes au tournant du xxe siècle. De leur côté, les concessions japonaises et les américaines étaient instituées elles aussi en Chine au fur et à mesure de l’insertion de ces pays parmi les Grands de la deuxième révolution industrielle. Une guerre géoéconomique accompagnait donc les enjeux géopolitiques. Préoccupés de ne pas laisser le champ libre à l’impérialisme britannique, les diplomates français ont donc mobilisé leurs réseaux politiques et patronaux afin que la France prenne sa part du « gâteau chinois » en cours de partage.

Bonin, H. (2019). French Banking and Entrepreneurialism in China and Hong Kong. From the 1850s to 1980s. Abingdon-on-Thames : Routledge.

Lire la suite : L’esprit d’entreprise français en Chine (1890-1940) | Mondes sociaux

Crédit image : Pixabay OpenClipart-Vectors

Classé sous :Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Publications

Etats-Unis : Pourquoi l’éducation sur l’Holocauste est si importante aujourd’hui

6 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

Article de Claudia Moscovici, auteure de Holocaust Memories: A Survey of Holocaust Memoirs, Novels, Histories and Films, dans History News Network.

Dans cet article, Claudia Moscovici présente le Never Again Education Act. Le Never Again Education Act est un effort d’un groupe bipartite de législateurs américains, tant à la Chambre des représentants qu’au Sénat, pour promouvoir l’éducation sur l’Holocauste.

Ce dernier paraît être d’autant plus important au moment où une enquête de février 2018, menée par Schoen Consulting à la demande de la Conférence sur les revendications matérielles des Juifs contre l’Allemagne, indique qu’il y a une grave lacune dans la connaissance de l’Holocauste chez les adultes américains et que moins de gens se soucient de l’Holocauste qu’ils ne le faisaient dans les années 1950 à 1990.

Selon les résultats de Schoen, un tiers des Américains, et un pourcentage de 40% des Millennials, croient que substantiellement moins de 6 millions de Juifs ont été tués dans l’Holocauste (ils considèrent à tort que le chiffre est plus proche de 2 millions). La moitié des personnes interrogées n’ont pas pu nommer un seul camp de concentration ou ghetto juif parmi les 40 000 camps et ghettos d’Europe. 41% des adultes et 66% des Millennials n’avaient pas entendu parler d’Auschwitz. Malgré ces graves lacunes dans leurs connaissances historiques, la grande majorité des personnes interrogées lors de ce sondage commandé par la Claims Conference, 93% des adultes américains pensent qu’il devrait y avoir un enseignement obligatoire de l’Holocauste dans les écoles et 80% estiment que l’éducation sur l’Holocauste peut aider à prévenir de tels génocides à l’avenir.

Concernant le Never Again Education Act, plusieurs sénateurs ont présenté un projet de loi qui contribuerait à financer et à encourager les programmes d’éducation sur l’Holocauste dans les écoles américaines. Le projet de loi prévoit de combiner les dons privés ainsi que le financement fédéral et celui des États pour le Fonds du Programme d’assistance à l’éducation sur l’Holocauste. Le programme aiderait à payer la formation des enseignants et des conférenciers invités sur l’Holocauste, à couvrir le coût des manuels scolaires, ainsi qu’à financer le transport et le logement des enseignants pour leur permettre d’assister à des conférences et à des séminaires sur l’Holocauste.

Proposé par le sénateur démocrate Jacky Rosen du Nevada en 2016, ce projet de loi a trouvé un soutien bipartite – rare dans le contexte politique américain actuel – au Sénat de la part des sénateurs républicains Ted Cruz (Texas), Marco Rubio (Floride), Kevin Cramer (Dakota du Nord) et des sénateurs démocrates Tim Kaine (Virginie) et Richard Blumenthal (Connecticut). Le projet de loi a également de solides partisans à la Chambre des représentants. Parrainé par la représentante Carolyn B. Maloney (démocrate, New York) et Elise Stefanik (républicaine, New York), le projet de loi a été présenté à la Chambre des représentants le 10 avril 2018 et a obtenu 209 soutiens bipartites.

Le Never Again Education Act financerait et faciliterait l’enseignement de l’Holocauste dans tous les Etats des Etats-Unis. Jusqu’à présent, plusieurs Etats ont déjà mis en œuvre certains codes ou directives locaux qui exigent que l’information sur l’Holocauste et d’autres génocides soit enseignée dans les écoles publiques, notamment la Californie (1985), l’Illinois (1989), le New Jersey (1991), la Floride (1994), New York (1994) et, plus récemment, le Maryland (2019).

Source : Why Holocaust Education Is So Important Today | History News Network

Classé sous :Didactique, Opinions&Réflexions, Outils enseignement

Le monde vu par « Le Monde » : quels pays ont fait la « une » depuis 1944 ?

2 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

DÉCRYPTAGESLes Décodeurs ont analysé les 23 315 « unes » du quotidien pour afficher, mois après mois, les pays qui ont le plus fait l’actualité, retraçant soixante-quinze ans d’histoire.

Il y a soixante-quinze ans, le 18 décembre 1944, paraissait le premier exemplaire du journal Le Monde, tout juste créé par Hubert Beuve-Mery sous l’impulsion du général de Gaulle. Un quotidien du soir résolument tourné vers la couverture des événements internationaux, comme la rédaction le montrera dès le premier numéro, sur lequel on lit que « la France et l’U.R.S.S. ont conclu un traité d’alliance et d’assistance mutuelle ».

Ce sont trois quarts de siècle d’histoire de la planète, de conflits, de soulèvements populaires et de politique internationale que le journal a quotidiennement raconté à ses lecteurs. L’infographie ci-dessous retrace, mois par mois et année après année, les pays les plus mentionnés dans les titres des 23 315 « unes » du journal publiées depuis ce 18 décembre 1944.

A voir : Le monde vu par « Le Monde » : quels pays ont fait la « une » depuis 1944 ?

Classé sous :Publications, sur le web

Restreindre les chercheurs à un article par an ? Pour une Science lente (Slow science)

30 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Une résolution pour la recherche scientifique en 2020 ? Lorsque de nombreux scientifiques à succès se vantent d’avoir publié des dizaines, voire des centaines de documents de recherche, les appels à une plus grande  » qualité sur la quantité «  dans la publication peuvent sembler plutôt creux.

Un ancien président de la British Science Association a proposé une solution radicale pour lutter contre ce problème : limiter les chercheurs à un seul article scientifique par an.

Appelant à une révolution de la « science lente » (slow science) Uta Frith, professeur émérite de développement cognitif à l’UCL, a déclaré qu’un nouveau consensus sur le fait de « faire moins mais mieux » était nécessaire pour s’attaquer à la « surcharge d’informations » créée par la pression incessante de publier.

Source : Restrict researchers to one paper a year, says UCL professor | Times Higher Education (THE)

Pour aller plus loin sur le mouvement de la « slow science » (science lente), deux ouvrages

Isabelle STENGERS. Une autre science est possible ! Manifeste pour un ralentissement des sciences, suivi de Le poulpe du doctorat de William JAMES

Comme le fast food, la fast science, c’est vite fait, pas bon et pas très digeste ! Une économie spéculative – avec ses bulles et ses krachs – s’est emparée de la recherche scientifique : les chercheurs doivent intéresser des « partenaires » industriels, participer aux jeux guerriers de l’économie compétitive. Conformisme, compétitivité, opportunisme et flexibilité : c’est la formule de l’excellence. Mais comment poser publiquement la question d’un désastre lorsque l’on ne veut pas que le public perde confiance en « sa » science ? Les mots d’ordre comme « Sauvons la recherche » font consensus, alors qu’ils ne posent surtout pas la bonne question : « De quoi faut-il la sauver ? »

Isabelle Stengers montre que les chercheurs doivent cesser de se prendre pour le « cerveau pensant, rationnel, de l’humanité », refuser que leur expertise serve à faire taire l’inquiétude de l’opinion, à propager la croyance en un progrès scientifique inéluctable capable de résoudre les grands problèmes de sociétés. Il s’agit pour eux de nouer des liens avec un public potentiellement intelligent et curieux, c’est-à-dire aussi de produire des savoirs dignes de cette ambition.

En 1903, le philosophe américain William James (1842-1910) publiait « Le poulpe du doctorat ». Il éprouvait une telle répugnance vis-à-vis de l’enseignement académique qu’il se présentait comme un outsider, voire un charlatan. Au regard des plus récentes inventions institutionnelles visant à évaluer les chercheurs, les examens auxquels James s’en prend apparaissent pourtant comme d’innocents archaïsmes… Le poulpe enlace les chercheurs plus puissamment que jamais.

Lien : https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Une_autre_science_est_possible__-9782359250664.html

Maggie Berg and Barbara K. Seeber. The Slow Professor: Challenging the Culture of Speed in the Academy

S’il y a un secteur de la société qui devrait cultiver une pensée profonde en lui-même et chez les autres, c’est bien le milieu universitaire. Pourtant, la corporatisation de l’université contemporaine a accéléré les choses, exigeant du corps professoral une rapidité et une efficacité accrues, quelles que soient les conséquences pour l’éducation et l’érudition.

Dans The Slow Professor, Maggie Berg et Barbara K. Seeber examinent comment l’adoption des principes du mouvement Slow dans la vie universitaire peut contrer cette érosion de l’éducation humaniste. En se concentrant sur le membre individuel du corps professoral et sur sa propre pratique professionnelle, Berg et Seeber présentent à la fois une analyse de la culture de la vitesse dans le milieu universitaire et des moyens d’atténuer le stress tout en améliorant l’enseignement, la recherche et la collégialité. Le professeur Slow sera un ouvrage incontournable pour toute personne du milieu universitaire préoccupée par le rythme effréné de la vie universitaire contemporaine.

Lien : https://utorontopress.com/us/the-slow-professor-3

Pour terminer, une petite mise en perspective du journal Le Temps : «Slow science», la recherche au ralenti

Crédit image : Photo de Linus Mimietz sur Unsplash.

Classé sous :Opinions&Réflexions, Publications

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