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Histoire Lyonel Kaufmann

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Didactique

Actualité de Jean-Pierre Astolfi – Les Cahiers pédagogiques

12 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Jean-Pierre Astolfi a été l’une des personnalités marquantes de la rédaction des Cahiers pédagogiques. Proposer ce hors-série numérique dix ans après sa mort, c’est lui rendre hommage, mais c’est surtout offrir aux lecteurs l’occasion de découvrir ou redécouvrir une œuvre qui n’a ni la place ni la reconnaissance qu’elle mérite auprès d’un large public.
Sur des notions-clés comme la problématisation, le rôle de l’expérimentation, l’évaluation, les obstacles à l’apprentissage, ce dossier propose une vingtaine de textes de J-P. Astolfi qui n’ont rien perdu de leur saveur ni de leur pertinence, et sont écrits dans ce style clair et précis qui était le sien.
Des témoignages et analyses de chercheurs qui l’ont connu complètent cette présentation d’une figure majeure des sciences de l’éducation dont les apports décisifs peuvent aujourd’hui encore éclairer et inspirer les pratiques.

SOMMAIRE DE CE HORS-SÉRIE

Pourquoi ce hors-série ? Jean-Michel Zakhartchouk

1. ASTOLFI : UNE PENSÉE, UN STYLE

Un auteur très actuel Laurent Lescouarch
Jean-Pierre Astolfi, un didacticien pédagogue ? Jean Houssaye
Astolfi et Bachelard Michel Fabre
De l’idée d’erreur à la notion d’obstacle Michel Develay
On n’est pas obligé d’être illisible Jean-Michel Zakhartchouk

2. -LES SAVOIRS ET LES DISCIPLINES : QUELS ENJEUX ? – TEXTES DE JEAN-PIERRE ASTOLFI

La saveur des savoirs Entretien avec Jean-Pierre Astolfi
Si au moins je savais ce que tu veux me faire dire !
J’apprends, moi non plus
Ambigüités autour des savoirs
Écrire, c’est former et transformer sa pensée

3. -LES CONDITIONS DE L’APPRENDRE ET DE L’ENSEIGNEMENT – TEXTES DE JEAN-PIERRE ASTOLFI

L’important, c’est l’obstacle
Qu’est-ce qu’apprendre ?
Résoudre des problèmes ou apprendre à les poser ?
Le complexe de l’évaluation
L’œil, la main, la tête : expérimentation et apprentissages

4. DIFFÉRENCIER – TEXTES DE JEAN-PIERRE ASTOLFI

Questions de vocabulaire
Comment différencier sans réviser les contenus à la baisse ?
Les groupes d’apprentissage. Logiques et dérives
Différencier par les «  modes de pensée  »

5. INNOVATIONS ET RECHERCHES – TEXTES DE JEAN-PIERRE ASTOLFI

Innovation : de l’oxygène
Relancer les innovations pédagogiques
Recherche-action : l’inévitable logique floue
Interaction n’est pas confusion

6. -UNE INSPIRATION POUR LES PRATIQUES D’AUJOURD’HUI

Apprendre avec et grâce aux autres Sylvain Connac
Les savoirs de la compétence Jacky Wattebled
De la médiation à l’ajustement Éric Saillot
Saveur et valeurs Philippe Meirieu

Source et commande : Actualité de Jean-Pierre Astolfi – Les Cahiers pédagogiques

Classé sous :Didactique, Publications

Le Brexit est le produit de la désindustrialisation | Le Devoir

11 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Pour l’historien David Edgerton du King’s College de Londres, auteur de The Rise and Fall of the British Nation (Penguin), les racines du Brexit se trouvent moins dans les frictions historiques entre Londres et Bruxelles que dans les choix économiques faits par le Royaume-Uni depuis 40 ans. Le sentiment de dépossession ressenti par toute une partie de la population britannique, dit-il, n’a rien à voir avec la nostalgie de l’Empire, comme l’affirme une partie de la gauche, mais tout à voir avec la véritable disparition du capitalisme national, qui avait fait la prospérité de l’après-guerre.

« Depuis 40 ans, le Royaume-Uni s’est désindustrialisé à un niveau difficilement imaginable, dit-il. Dans les années 1960, il était aussi industrialisé que la France et l’Allemagne. Il y avait un capitalisme national britannique qui comprenait des industries automobiles, chimiques, pharmaceutiques et aéronautiques. Aujourd’hui, pratiquement tout est disparu. »

Pour David Edgerton, cette transformation radicale n’était pas inévitable. Ce fut d’abord un choix idéologique : celui de Margaret Thatcher.

Comme l’a fait avant lui le sociologue français Christophe Guilluy, David Edgerton compare Londres aux cités-États du Moyen Âge:

« Ce n’est plus la capitale d’une nation, mais une île, une cité-État mondialisée. Les Londoniens ont voté pour le Remain parce qu’ils sont engagés dans l’économie mondialisée européenne. Les Londoniens savent qu’ils se font soigner par des infirmières nigériennes et des médecins espagnols. »

Malheureusement, dit l’historien, ni les travaillistes ni les conservateurs ne veulent parler de ce qu’il faut bien appeler la disparition du capitalisme national en Grande-Bretagne.

-A lire : Le Brexit est le produit de la désindustrialisation | Le Devoir

Crédit image : Pixabay License. Free for commercial use. No attribution required

Classé sous :Opinions&Réflexions

Comprendre les troubles de l’information

8 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Claire Wardle, chercheuse et directrice de First Draft, propose une classification minutieuse de ce qu’elle appelle le « trouble de l’information ». Cette expression désigne toute sorte de contenu mensonger qui pullule sur la toile: un écosystème complexe que le terme « fake news » n’arriverait plus à capturer.

Pour Claire Wardle, le premier pas pour combattre la pollution de l’information est d’en comprendre la grande complexité. Tel est l’objectif de son guide « Understanding information disorder ».

Ne les appelez pas « fake news »

Sur toutes les lèvres depuis son apparition médiatique en 2016, le terme « fake news » « n’arrive plus à capturer notre nouvelle réalité », explique Wardle. Les contenus mensongers qui circulent sur internet sont trop différents pour être réunis sous ce terme générique.

L’âge du « trouble de l’information »

Claire Wardle propose d’utiliser le terme information disorder, ou « trouble de l’information ». Cette expression permet de désigner toute sorte de contenu mensonger qui pullule sur la toile : propagande, mensonges, conspirations, rumeurs, canulars, contenus hyperpartisan, mèmes, vidéos et médias manipulés.

Mésinformation, désinformation et malinformation. Source: First Draft (https://firstdraftnews.org/latest/information-disorder-the-techniques-we-saw-in-2016-have-evolved/)
Mésinformation, désinformation et malinformation. Source: First Draft (https://firstdraftnews.org/latest/information-disorder-the-techniques-we-saw-in-2016-have-evolved/)

Claire Wardle décline ces troubles de l’information en en trois catégories, classifiées en fonction de leur degré de fausseté et de volonté de nuire :

  • la « mésinformation » (misinformation),
  • la « désinformation » (disinformation)
  • et la « malinformation » (malinformation).

Désinformation et mésinformation peuvent être divisées en sept différentes sous-catégories :

Source : First Draft (https://firstdraftnews.org/latest/information-disorder-the-techniques-we-saw-in-2016-have-evolved/)
Source : First Draft (https://firstdraftnews.org/latest/information-disorder-the-techniques-we-saw-in-2016-have-evolved/)

Pour aller plus loin et source de cet article : Cinquante nuances de désinformation

Classé sous :Médias et technologies, Opinions&Réflexions, Publications

« Mussolini a aussi fait de bonnes choses », le livre qui casse la légende du bon dictateur

30 novembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Depuis le printemps, un petit livre caracole dans le peloton de tête des classements de ventes des essais dans la péninsule italienne. Son titre est sciemment provocateur : Mussolini ha fatto anche cose buone (« Mussolini a aussi fait de bonnes choses », Bollati Boringhieri, 12 euros, non traduit). Antienne de longue date martelée par la droite transalpine, cette phrase est devenue un lieu commun pour une bonne partie de l’opinion.

Son auteur, le jeune historien et archiviste Francesco Filippi, veut avant tout « dissiper les inepties qui continuent à circuler sur le fascisme », comme le rappelle le sous-titre de l’ouvrage. Il y réussit en 160 pages denses et percutantes sur le modèle du « fact-checking » des médias. « Le livre répond point par point, et de façon très pédagogique, aux idées reçues qui alimentent aujourd’hui, en Italie, la réhabilitation de la mémoire du fascisme », se félicite l’historienne Marie-Anne Matard-Bonucci, auteure de Totalitarisme fasciste (CNRS éditions, 2018).

-À lire : « Mussolini a aussi fait de bonnes choses », le livre qui casse la légende du bon dictateur | Le Monde

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Publications

Au-delà du fact-checking, cinq pistes pour renforcer l’éducation aux médias

28 novembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Suis-je le consommateur ou le produit ? Quels sont mes biais personnels ? Les jeunes doivent apprendre à s’interroger ainsi face lorsqu’ils naviguent sur Internet. Photo en-tête : Shutterstock

Article de Seth Ashley, Boise State University

Quand on parle d’éducation aux médias, on insiste souvent sur la vérification des informations et l’aptitude à détecter des canulars. Or il semble que les établissements scolaires devraient approfondir cette culture médiatique s’ils veulent aider leurs élèves à s’épanouir dans une société démocratique.

Départager faits et fictions est une compétence essentielle à l’engagement citoyen, mais les élèves ne peuvent être de bons « fact-checkers » que s’ils ont une compréhension plus large de la manière dont les informations sont produites et consommées à l’ère numérique. Voici cinq questions qu’il faut leur apprendre à se poser.

Qu’arrive-t-il aux médias traditionnels ?

Fort heureusement, les « fake news » ne représentent qu’une petite partie des informations que consultent la plupart d’entre nous.

Mais l’information en tant que telle (où des journalistes sont payés pour produire des reportages originaux sur les populations qui les entourent) disparaît, le déclin des revenus se combinant avec une réorganisation des entreprises de presse. Beaucoup de gens n’ont pas conscience de cette évolution. Des centaines de villes et régions ont perdu tous leurs médias locaux, et les journaux, imprimés ou numériques, font face à des licenciements et à des réductions d’effectifs.

Quel avenir pour les hebdomadaires régionaux ? (France 3).

La plupart des gens disent qu’ils s’informent à travers les réseaux sociaux même s’ils ne leur font pas vraiment confiance, et des sites comme Facebook et Google absorbent la majorité des revenus publicitaires sans produire le moindre contenu original.

Il est important d’éviter les fake news, mais il est plus important encore de rechercher les bonnes informations, de les lire et de les diffuser.

Cela signifie qu’il faut se passer de l’intermédiaire des réseaux sociaux et s’en tenir aux marques de presse établies qui font leurs propres reportages, peuvent répondre de leurs erreurs et réduisent le plus possible les conflits d’intérêts.

Comment l’information est-elle produite ?

Même à son meilleur niveau, l’information est une représentation de la réalité, et non la réalité en tant que telle. Les producteurs d’information qui s’efforcent désespérément de rendre compte des différents points de vue sur un sujet peuvent alors créer des équivalences trompeuses, comme c’est arrivé dans le débat sur le réchauffement climatique où seule l’une des parties s’appuie sur des preuves concrètes. L’obsession d’un équilibre de l’information sous-entendrait qu’il y a dans chaque histoire des positions antagonistes, qu’on peut mettre sur un pied d’égalité.

Les informations sont présentées de telle sorte qu’elles influencent la manière dont nous percevons les choses. Quand il s’agit d’élections, par exemple, la couverture du sujet fait en général la part belle à la compétition entre les candidats, presque sur le mode sportif. On se concentre beaucoup en effet sur les sondages et les scandales. L’attention portée aux politiques publiques réelles est souvent insuffisante. Les cadres du récit journalistique peuvent aussi fausser les représentations des minorités, ce qui peut créer et perpétuer des stéréotypes dommageables.

Quand on veut porter un regard critique sur l’information, on peut facilement se laisser guider par le désir d’éliminer les préjugés politiques. Mais pour acquérir un vrai recul médiatique, on devrait prendre plus en compte ces habitudes de production qui influencent le contenu même des informations diffusées.

Suis-je dans une « bulle de filtres » ?

Il est tentant de considérer les géants des médias numériques comme des services d’information neutres, donnant la priorité aux nouvelles les plus importantes. Mais c’est très loin de la réalité. Véritables codes secrets informatiques chargés de prédire ce qui va vous intéresser, les algorithmes sont automatiquement intégrés aux fils d’information, aux résultats de recherche, aux recommandations d’articles et aux sujets en vogue qu’on vous présente.

Les algorithmes basés sur la popularité peuvent amplifier des entreprises de désinformation de toutes sortes et une rhétorique extrémiste qui ne font qu’induire en erreur, semer la confusion, la colère et la division.

Les algorithmes reflètent aussi nos propres biais et peuvent renforcer nos préjugés – même ceux qui sont sans fondement – en nous présentant des discours plus radicaux que les nôtres. Les craintes au sujet des « bulles de filtres » créées par les algorithmes ont peut-être été exagérées, mais il est nécessaire de continuer à se méfier des biais de confirmation, où nous favorisons les informations qui correspondent à nos croyances.

Le web et la bulle de filtres (Reportage sur Arte Journal).

Suis-je le consommateur ou le produit ?

Dans l’économie numérique actuelle, la compétition pour attirer votre attention, la retenir et la convertir en argent se joue entre des entreprises valant plusieurs milliards de dollars, comme Facebook et Google. Vendre très cher de l’espace à des annonceurs est un modèle d’affaires centenaire, mais Internet donne un aspect pittoresque à la publicité de l’ère pré-numérique.

La traînée de données que vous laissez derrière vous en ligne et hors ligne vous rend aujourd’hui très précieux. Certains spécialistes du marketing numérique prétendent disposer de près de 5 000 données sur l’Américain moyen, comme nous l’a appris le scandale de Cambridge Analytica.

« Le business des données : combien vous coûterait Facebook sans publicité ? » (Les Echos).

On dit souvent que les données sont devenues une denrée bien plus précieuse que le pétrole et qu’elles sont utilisées pour manipuler nos comportements par le biais d’annonces commerciales ou de messages politiques.

Voilà qui est très loin des idéaux démocratiques des débuts d’Internet et une bonne culture des circuits de l’information implique de connaître ces coûts cachés, si l’on veut mûrir ses décisions et choisir à quoi nous accordons notre attention.

Comment contribuer à une société mieux informée ?

Comme me le demandent mes étudiants, pourquoi est-il si ardu d’obtenir des informations fiables ? C’est quelque chose qu’on a du mal à se représenter. Tels des poissons dans l’eau, nous sommes plongés dans un univers d’information, ce qui complique la simple réflexion à des alternatives. Mais avec un peu d’« imagination sociologique », nous pouvons faire un pas de côté et nous demander ce que nous voulons pour nous-mêmes et notre société. A quoi ressemblerait un environnement idéal à l’information ?

En considérant l’information comme un bien public, à l’instar de l’air ou de l’eau, on peut facilement voir en quoi nous pourrions tous bénéficier d’un écosystème d’information qui serait protégé, au moins en partie, des pressions commerciales toxiques. Investir dans des médias indépendants, publics et non partisans, ou à but non lucratif, concourt à une citoyenneté plus engagée. Beaucoup de gouvernements ont aussi accru leur surveillance des réseaux sociaux pour cibler la désinformation et protéger la vie privée.

L’éducation aux médias n’est pas la panacée mais, par quelques questions simples, nous pouvons déjà nous assurer que chaque citoyen dispose du bagage nécessaire pour naviguer dans le paysage médiatique et remplir ses missions de citoyen.


Traduit de l’anglais par Aurélie Djavadi.The Conversation

Seth Ashley, Associate Professor of Journalism and Media Studies, Boise State University

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

Classé sous :Médias et technologies, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

Maker Histoire : Projet Renaissance Giant Lego Figures

24 novembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Dans le cadre de mes réflexions sur la traduction d’une démarche « maker » en histoire, le site thingverse.com présente un certain nombre de projets réalisés par des enseignant.e.s. En voici un exemple en relation avec le thème de la Renaissance.

blankwww.thingiverse.com/thing:2561027

Il s’agit d’un projet pluridisciplinaire sur la renaissance qui inclut l’art, l’histoire et la littérature. Dans le cadre du projet, chaque élève a fait des recherches sur un personnage célèbre de la Renaissance. Ils ont créé une page « fake book » pour leur figure.

Pour la partie 3D du projet, les élèves ont créé une tête Lego et un accessoire pour leur personnage Renaissance. Les élèves peuvent utiliser le kit d’initiation Renaissance sur Tinkercad https://www.tinkercad.com/things/436loLDv7J3 Les corps des figures Lego ont été imprimés à l’avance.

Pour une liste d’autres projets en histoire : https://www.thingiverse.com/search?sort=popular&type=things&is_edu_approved=1&subjects=14&dwh=855ddafcd981f99

Classé sous :Histoire active, Outils enseignement

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