• Passer à la navigation principale
  • Passer au contenu principal
  • Passer à la barre latérale principale
Histoire Lyonel Kaufmann

Histoire Lyonel Kaufmann

  • Blog
  • Mes Publications
  • Cours
    • BPSHS13 – Enseigner l’histoire au cycle 2
    • BP22SHS – Dispositifs didactiques en sciences sociales
    • BP43MEP-9 «Comment penser le monde d’aujourd’hui et de demain, par l’intermédiaire des disciplines des sciences humaines et sociales ?»
    • MSHIS11 – Didactique de l’histoire II
    • MSHIS31 – Didactique de l’histoire I
    • IP Génération Y 2014
    • Cours (Supports)
  • Planifier
    • Concevoir une «situation d’apprentissage ou d’évaluation authentique»
    • Histoire et pédagogie différenciée
    • Travaux de groupe : Check list
  • Film&Histoire
    • Réflexions : Histoire des technologies à l’école
    • Cinéastes & Historiens
    • Education médias
    • Films & Périodes
    • Vocabulaire filmique
    • Bibliographie cinéma
    • Filmographie
  • A propos

Didactique

Enseigner avec le numérique : l’histoire des femmes

7 septembre 2017 by Lyonel Kaufmann

A l’occasion de le rentrée scolaire, le bulletin Édu_Num Histoire-géographie, No 38 propose une certain nombre de ressources en ligne en relation avec les programmes du cycle 4 invitant à enseigner une histoire mixte. Des ressources sont également proposés pour les Lycées professionnels.

Les programmes de cycle 4 invitent, en introduction, à enseigner une histoire mixte : « une approche globale des faits historiques doit éclairer à parts égales la situation, la condition et l’action des femmes et des hommes à chaque moment historique étudié ». Ils proposent deux moments forts pour cela. En classe de 4e, il s’agit pour le XIXe siècle, d’étudier les « conditions féminines dans une société » en mutation (voir le document d’accompagnement Éduscol) que l’académie de Lille propose de travailler à travers un EPI. En 3e, c’est avec la thématique « Femmes et hommes dans la société des années 1950 aux années 1980 : nouveaux enjeux sociaux et culturels, réponses politiques » que le sujet est à nouveau abordé (voir le document d’accompagnement Éduscol). Sur cette dernière, l’académie de Créteil propose un travail de groupe (avec l’outil Cacoo qui permet une collaboration en temps réel) sur les transformations sociales et culturelles en France et les réponses politiques apportées. L’académie de Lille s’appuie sur la figure de Gisèle Halimi en utilisant cartes mentales et écriture collaborative. À Versailles les collègues ont conçu un EPI en classe de troisième (histoire, français, EMC) dont la réalisation finale est un entretien radiophonique sur le modèle de l’émission 2000 ans d’histoire (France Inter) sur une femme engagée du XXIe siècle.

L’histoire des femmes peut-être convoquée à d’autres moments comme lors de l’étude des Lumières (scénario sur Émilie du Châtelet en 4e) ou de la Première Guerre mondiale (scénario sur la main d’oeuvre féminine dans les usines d’armement en première). L’histoire des femmes se retrouve également au lycée avec la question sur « La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XXe siècle » en classe de première. L’académie de Créteil fait construire aux élèves la notion de « Résistance(s) » en s’appuyant sur l’exemple des femmes résistantes. Enfin, le récent décès de Simone Veil a été l’occasion pour le portail national de présenter trois scénarios pédagogiques qui étudient son parcours et son engagement pour la légalisation de l’avortement.

Le site Musea, présenté par l’Université d’Angers et l’Université Virtuelle en Pays de la Loire, vise à promouvoir les recherches qui intègrent la dimension du genre et tout particulièrement l’histoire des femmes. On y trouve de nombreuses expositions virtuelles richement documentées, notamment sur le suffragisme français, les immigrées, Jeanne d’Arc, etc. Signalons aussi le numéro de février 2017 de la revue Dr@kk@r (lettre d’information à destination des professeurs de l’académie d’histoire et de géographie de l’académie

Pour les lycées professionnels : plusieurs propositions en première baccalauréat professionnel autour du deuxième sujet d’étude d’histoire (« Les femmes dans la société française de la Belle Époque à nos jours« ). Proposition des académies de Nantes, Poitiers et Lyon.

Source : Lettre ÉduNum Histoire-Géographie N°38 — Histoire-Géographie

Légende photo : Usine «La poudrerie nationale» à Toulouse

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Outils enseignement, Publications

Comment transmettre la mémoire de la Shoah? | Réformés.ch

5 septembre 2017 by Lyonel Kaufmann

Tout au long de l’été, l’agence de presse Protestinfo et Réformés.ch ont effectué une plongée dans les enjeux de la transmission de la mémoire de la Shoah. Alors que les derniers rescapés, témoins de ces heures obscures disparaissent, quels sont les enjeux liés au passage d’une mémoire biographique portée par des témoins à une mémoire plus culturelle, tributaire de la politique? Ce dossier ne manquera pas d’intéresser les enseignant.e.s d’histoire.

La liste des articles du dossier :

  1. Transmettre la mémoire de la Shoah : Laurence Villoz et Guillaume Henchoz publient une série d’articles concernant les enjeux liés à la transmission de la mémoire de la Shoah. Ce dossier est le fruit de leurs investigations et de leurs rencontres.
  2. Pourquoi la Suisse n’a toujours pas digéré le rapport Bergier : La Suisse est-elle correctement outillée pour gérer sa mémoire ?
  3. Un jour, nous devrons raconter l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en nous passant des témoins directs : Quelles conséquences la disparition des rescapés peut-elle avoir sur l’enseignement de l’histoire en Suisse romande? Peut-on se priver de leur témoignage pour enseigner ce qu’a été la Shoah?
  4. «Il y a une compétition entre les différents visiteurs sur les lieux de mémoire» : Entre le touriste en short et le vendeur de glaces, quelle place donner à la commémoration dans les mémoriaux modernes? Spécialiste de la mémoire de la Shoah, Brigitte Sion pose un regard critique sur l’évolution de ces lieux de pèlerinage.
  5. La figure du bourreau dans les crimes de masse : Décideurs, propagandistes, organisateurs et exécutants, tous sont des bourreaux. Mais rares ceux sont qui racontent leurs crimes. Et quand ils le font, ils les nient ou se victimisent.
  6. Quand le négationnisme, la banalisation et la concurrence victimaire font le buzz : La banalisation de la Shoah se retrouve dans les discours de certains politiciens et personnages publics. Entre la volonté de choquer l’opinion publique et celle de se déculpabiliser, quelles sont les conséquences de ce genre de propos sur la transmission de la mémoire de ce génocide?
  7. Les Eglises protestantes suisses dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale : Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les institutions ecclésiales protestantes se sont montrées pour le moins discrètes. Si certains s’engagent personnellement et soutiennent l’arrivée des réfugiés au cours du conflit, les organes décisionnels— à l’instar de la Commission synodale de l’Eglise nationale vaudoise— font preuve d’un «ouragan de prudence».
  8. «On savait qu’on était fichues et qu’on nous enverrait à Auschwitz» : Paulette Angel, née Rosenberg, est une rescapée. Un témoin. Originaire d’une famille juive de Metz, elle tente de gagner la Zone libre en 1942. Dénoncée par ses passeurs, elle sera emprisonnée par les Allemands et déportée à Drancy.

Source : Comment transmettre la mémoire de la Shoah? | Réformés.ch

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, Publications

Le Québec et l’industrie du jeu vidéo : l’exemple d’Ubisoft

2 septembre 2017 by Lyonel Kaufmann

L’annonce vendredi par Ubisoft de son plus important plan de croissance au Québec en 20 ans permet de le remettre en contexte par rapport au développement de l’industrie du jeu vidéo au Québec, l’importance des revenus générés par cette industrie, la place et le rôle des soutiens gouvernementaux à la création d’emploi et de la formation attendue des élèves (secondaire et universitaire).

Image accompagnant l’annonce de la conférence de presse d'Ubisoft Québec Studio (http://quebec.ubisoft.com/fr/annonce-dubisoft/)
Image accompagnant l’annonce de la conférence de presse d’Ubisoft Québec Studio (http://quebec.ubisoft.com/fr/annonce-dubisoft/)

Vendredi après-midi, Ubisoft a annoncé qu’elle dévoilerait à Saguenay les détails de son plus important plan de croissance au Québec en 20 ans.. L’annonce serait de plus de cent millions de dollars canadiens pour le Saguenay (Source : http://www.lapresse.ca/le-quotidien/actualites/economie/201709/01/01-5129846-ubisoft-sinstalle-a-saguenay-plus-de-100-emplois-crees.php).

L’entreprise fondée en 1988 par les frères Guillemot est devenue un leader mondial du jeu vidéo avec un chiffre d’affaires qui a atteint pendant l’exercice 2016-2017 quelque 2,2 G$ (de 1 459,9 M€).

Les studios québécois d’Ubisoft dirigent le développement de certaines des plus grandes marques du groupe, dont Assassin’s Creed, Far Cry, WatchDogs, For Honor et Tom Clancy’s Rainbow Six. Ils permettent de tirer des revenus représentant 44,5 % du chiffre d’affaires d’Ubisoft.

Assassin’s Creed Origins – Trailer de gameplay : Jeux de pouvoir. Gamescom 2017 OFFICIEL. Assassin’s Creed Origins sortira sur Xbox One, PS4, PS4 Pro et PC le 27 octobre et dès la sortie de la Xbox One X.

Le journal Le Quotidien indique que les dirigeants d’Ubisoft Québec se sont déplacés en décembre dernier dans la région afin de rencontrer des représentants des cégeps de Jonquière, Chicoutimi et de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Selon les informations recueillies par le journal, les représentants de l’entreprise se sont intéressés aux programmes de formation existants dans la région dans le secteur informatique, en production ou postproduction audiovisuelle, programme d’études de cycles supérieurs en informatique, etc., ainsi que le nombre d’étudiants formés annuellement dans ces domaines spécialisés.

Au plan mondial, Ubisoft compte environ 12 000 employés répartis dans 98 pays, selon les données fournies dans le dernier rapport financier annuel.

Le gouvernement du Québec offre un crédit d’impôt qui peut atteindre 37,5 % des coûts de main-d’oeuvre pour la création d’emplois dans l’industrie des jeux vidéo, une mesure contestée au fil des ans et dont profitent des entreprises comme Ubisoft et Warner Bros, en outre. Le salaire moyen d’un travailleur de l’industrie se situe entre 80 000 $ et 120 000 $.

Ainsi en juillet dernier, Éric Boyko, PDG de Stingray, critiquait le soutien à l’emploi à des entreprises internationales au détriment de l’industrie numérique locale :

Le PDG Eric Boyko a lancé un cri du coeur hier en annonçant la création de 400 emplois d’ici cinq ans. « Est-ce qu’on peut arrêter de donner des crédits d’impôt multimédias à des entreprises étrangères ? »

La majorité des postes qui seront créés chez Stingray sont destinés à des ingénieurs en informatique. Or, il y a pénurie, souligne M. Boyko.

« Stingray se bat sans subvention contre des entreprises étrangères subventionnées qui font pression à la hausse sur les salaires et qui peuvent offrir plus de jours de vacances », lance Eric Boyko.

L’entrepreneur montréalais d’origine ukrainienne croit que le moment est venu pour le gouvernement du Québec de revoir sa stratégie.

«On n’a plus besoin des crédits d’impôt. C’était bon il y a 20 ans pour avoir un pôle. Mais là, le pôle est créé et il faut s’ajuster.»

Les emplois ainsi créés se feraient au détriment des industries locales, car le nombre de jeunes formés ne permettraient déjà pas de répondre aux besoins locaux de main-d’oeuvre (Source : http://affaires.lapresse.ca/economie/technologie/201706/17/01-5108505-recrutement-le-patron-de-stingray-denonce-le-credit-dimpot-pour-le-multimedia.php). Cet élément explique probablement les campagnes d’Ubisoft cherchant à attirer des professionnels formés au Québec ainsi que le montre la vidéo suivante de présentation de Québec et sa région et le texte qui l’accompagne:

Québec : Ville et région

Pour te convaincre de venir travailler chez Ubisoft Québec, on peut te parler de nos projets AAA d’envergure mondiale, notre grande famille de 450 experts ou bien nos espaces de travail déjantés! Par contre, si t’es pas encore convaincu, prends trois minutes pour découvrir la ville qui nous a vu grandir ⚡ Découvre nos postes à combler : http://bit.ly/Ubi-Career

Publié par Ubisoft Québec Studio sur lundi 24 avril 2017

Concernant le crédit d’impôt remboursable pour la production de titres multimédias, celui-ci a été instauré en 1996 afin de favoriser l’émergence et le développement de l’industrie du jeu vidéo au Québec. Aujourd’hui, le Québec est devenu le troisième plus important pôle de production de jeux vidéo au monde. Selon les chiffres du gouvernement québécois, l’industrie québécoise du jeu vidéo compte sur une main-d’oeuvre d’environ 11 000 personnes réparties dans près de 140 entreprises.

En 2014, Warner Bros. employait 400 personnes à Montréal et Ubisoft environ 2 900 (Source : http://fr.canoe.ca/techno/jeuxvideo/actualites/archives/2014/06/20140605-164210.html). Pour Ubisoft s’ajoute encore les 450 employés de leur studio de la ville de Québec fondé en 2005.

En juin de cette année, les calculs effectués par le journal La Presse mettaient toutefois en exergue à quel point les subventions du gouvernement canadien sont d’une importance critique depuis plus de 10 ans dans les bilans financiers de la compagnie.

Grâce aux indications des relevés financiers annuels d’Ubisoft, La Presse a établi que la compagnie d’Yves Guillemot n’aurait pas généré le moindre profit depuis plus de 10 ans sans le crédit d’impôt distribué par les gouvernements du Québec, d’Ontario et de Nouvelle-Écosse. Depuis l’exercice 2005-2006, Ubisoft a reçu dans les 545 millions d’euros à titre de crédit d’impôt, alors que le bénéfice net cumulé par l’entreprise depuis cette période s’élève à 434 millions d’euros. Autrement dit, son bilan lorsqu’on supprime les aides du Canada se transforme en une perte nette de 111 millions d’euros sur la décennie (Source : http://affaires.lapresse.ca/economie/technologie/201706/22/01-5110283-ubisoft-plus-de-credits-dimpot-que-de-profits.php).

Si le Québec n’est pas le seul à proposer des crédits d’impôts, ceux-ci jouent un rôle dans la concurrence fiscale internationale au plus grand bénéfice des multinationales du secteur. Ainsi, en France, l’Assemblée nationale a voté en novembre 2016 pour le relèvement du crédit d’impôt jeu vidéo de 20% à 30% et pour l’augmentation du plafond de 3 millions d’euros à 6 millions d’euros par entreprise.

Et à chaque fois, Ubisoft en bénéficie. Ainsi, l’entreprise touche des crédits de nature comparable en Ontario et en Nouvelle-Écosse, grâce à la présence de studios à Toronto et Halifax. Elle perçoit aussi des crédits d’impôt à la recherche et au développement. Ces derniers lui ont rapporté près de 10 millions de dollars en 2015-2016.

La décision française de novembre dernier confirmée en avril 2017, est à la base de la décision prise en avril par Ubisoft d’ouvrir d’ici ce mois un studio à Bordeaux, après Montreuil, Lyon, Montpellier et Annecy. Ce studio accueillera cinquante employés, dont dix seniors, en provenance des autres studios pour encadrer son lancement et son bon fonctionnement. La décision est d’autant plus significative qu’Ubisoft, 3e plus gros éditeur de jeux vidéo au monde, n’avait pas ouvert de nouveau studio en France depuis vingt ans.

Ce nouveau studio d’Ubisoft devrait profiter de sa proximité avec la formation aux métiers du jeux vidéo dispensée par l’Enjmin à Angoulême et de la nouvelle liaison TGV qui reliera Paris à Bordeaux en deux heures depuis juillet 2017.

Cette ouverture répond également aux critiques sur son manque de soutien à la production nationale. Après la décision prise par l’Assemblée nationale française en novembre 2016, Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft, avait déjà annoncé le recrutement de 500 et 1 000 personnes supplémentaires au cours des dix prochaines années en France (Source : http://www.lepoint.fr/pop-culture/jeux-videos/pourquoi-ubisoft-ouvre-un-studio-de-jeux-video-a-bordeaux-21-04-2017-2121473_2943.php).

Le crédit d’impôt est donc un jeu gagnant tant au Québec qu’en France pour Ubisoft.

Classé sous :Médias et technologies, Opinions&Réflexions

Les historiens français : la construction d’une discipline académique (1800-2005) | Ressources numériques en histoire de l’éducation

2 septembre 2017 by Lyonel Kaufmann

Voici une publication qui intéressera les personnes travaillant sur la communauté historienne en France

Les données présentées ici sont le produit d’un travail réalisé dans le cadre du programme de la European Science Foundation : « Representations of the Past: The Writing of National Histories in Europe » : http://ift.tt/2wq3Qsh(link is external)

Il s’agit, dans l’ensemble des pays européens, de procéder à une comparaison quant aux modalités d’affirmation des communautés nationales d’historiens, tant sur le plan intellectuel et scientifique, que sur celui des pratiques et des institutions.

Cette dernière dimension a été prise en charge par l’équipe n° 1, dirigée par Ilaria Porciani (Université de Bologne), autour du thème « Institutions, réseaux et communautés ». Afin de permettre la réalisation d’un atlas comparatif, un ensemble de bases de données ont été réalisées pour chaque pays européen. La compilation des  ainsi rassemblées sera mise en ligne sur le site de l’université de Leipzig, tandis que l’Atlas paraîtra en 2008 (Ilaria Porciani (University of Bologna) and Lutz Raphael (University of Trier) (eds), Atlas of the Institutions of European Historiographies 1800 to the Present, Mac Millan).
Nous vous proposons sur ce site les bases de données réalisées sur la France, dans une version synthétisée. Les données recueillies s’organisent autour de 5 thèmes principaux :
  • les historiens (positions institutionnelles)
  • les revues
  • les archives
  • les sociétés savantes et les académies
  • les associations
 Les modalités ayant présidé à la collecte des données sont expliquées dans la présentation de chacune des bases, mais également replacées dans le contexte plus général du projet, dans le texte de présentation paru dans Histoire de l’éducation, n° 113, 2007(link is external).
 Les bases de données sur les revues, les associations, les académies et les archives ont été réalisées par Emmanuelle Picard. Les bases de données sur les historiens (1800-1928) ont été réalisées par Anne-Françoise Pasquier-Loué ; les bases de données sur les historiens pour 1955, 1980 et 2005 par A.-F. Pasquier-Loué et E. Picard.
Pour citer cette ressource : Emmanuelle Picard (dir.), «Les historiens français : la construction d’une discipline académique (1800-2005)», mars 2009 [en ligne] http://ift.tt/2wpJwqS (consulté le 31 Août 2017)
Auteurs : Anne-Françoise Pasquier-Loué, Emmanuelle Picard
Droits d’auteur : Creative Commons by-nc-sa 3.0 FR

Classé sous :Histoire savante Balisé avec :Evernote, IFTTT

Qu’est-ce que l’Histoire publique (Public History) ?

17 août 2017 by Lyonel Kaufmann

Invité à l’occasion de la 4e Conférence annuelle la Fédération internationale pour l’histoire publique (FIHP) à Ravene, Benjamin Brillaud, le Youtubeur de Notabene, nous présente à la fois la conférence, ses intervenants et la démarche de l’histoire publique. La vidéo est une bonne introduction sur le sujet de l’histoire publique.

Sa présentation de la vidéo vous intéressera également :

Fort heureusement, vous vous êtes trompés 🙂

Si l’Histoire, en tant que discipline, peut souffrir d’une image parfois encore poussiéreuse, il y a néanmoins de plus en plus d’acteur du secteur de l’Histoire qui œuvrent collectivement pour transmettre l’Histoire de manière plus efficace au public sans sacrifier la rigueur qui lui est dû.

Dans cet épisode un peu particulier, je tenterai de vous montrer ce qu’est l’Histoire publique et pourquoi c’est important à notre époque. Nous verrons ensemble si elle peut trouver un écho en France et si les historiens français sont prêts pour ça.

Pour en savoir un peu plus sur la Conférence : 4th IFPH Annual Conference Program – Ravenna, Italy, 5-9 June 2017. Vous pouvez en apprendre plus sur la fédération internationale d’Histoire publique à travers son blog : http://ifph.hypotheses.org/.

Concernant une définition de l’Histoire publique, je vous invite à lire ce compte-rendu de Serge Noiret : Définir le champ de l’Histoire Publique Numérique, un atelier à THATCamp Paris 2015.

Je vous invite également à lire le blog Public History Weekly qui publie des contributions de divers horizons et de spécialistes internationaux relativement aux usages publics de l’histoire.

Concernant le premier master en Histoire publique ouvert récemment en France à université Paris-Est Créteil : http://www.u-pec.fr/pratiques/universite/formation/master-histoire-parcours-histoire-publique-644604.kjsp postuler : https://candidatures.u-pec.fr/ecandidat/#!accueilView. Vous pouvez aussi consulter le Carnet du master histoire publique de l’université de Paris-Est Créteil. Ce carnet présente les travaux des étudiants du master « Histoire publique » de l’université de Paris-Est-Créteil et interroge toutes les formes de savoirs historiques nées et diffusées en dehors du monde universitaire.

Source de l’image : http://www.sfasu.edu/publichistory/

Classé sous :Histoire active, sur le web

7 août 1945 – Journal d’Hiroshima de Michihiko Hachiya

7 août 2017 by Lyonel Kaufmann

Dans ce livre publié en 1955 qui fit grand bruit alors, réédité en 2011 en France, un médecin japonais, Michihiko Hachiya, raconte les différentes étapes de l’après Hiroshima: les douleurs après l’explosion, l’incompréhension, la sidération, et l’entrée dans l’ère atomique. Plus de cinquante ans après, ce journal garde tout son intérêt sur la manière dont l’événement fut vécu par les habitant.e.s, les équipes médicales sur place et un témoignage également sur la manière dont la capitulation a été vécue.

« Quelle sorte de bombe avait détruit Hiroshima ? Que m’avaient dit mes visiteurs au cours de la journée ? De toute façon, cela n’avait pas de sens.

Il ne pouvait y avoir eu qu’un petit nombre d’avions. Même ma propre mémoire en convenait. Avant l’alarme aérienne, on avait entendu le son métallique d’un seul avion, pas plus. Sinon, pourquoi l’alarme se serait-elle interrompue ? Pourquoi n’avait-elle plus retenti au cours des cinq ou six minutes précédant l’explosion ?

J’avais beau raisonner, je ne parvenais pas à concilier ces faits avec l’anéantissement qui s’en était suivi. Peut-être s’était-on effectivement servi d’une arme nouvelle ! Plus d’un de mes visiteurs avait vaguement parlé d’une « nouvelle bombe », d’une « arme secrète » ou d’une « bombe spéciale ». Quelqu’un avait même dit que cette bombe se trouvait suspendue à deux parachutes au moment où elle avait éclaté ! Quoi qu’il en soit, cela dépassait ma capacité de compréhension. À des dégâts d’une telle ampleur, on ne pouvait donner aucune explication. Nous n’avions à notre disposition que des histoires aussi peu substantielles que les nuages insaisissables.

Une chose était certaine : Hiroshima était détruite, et avec elle l’armée qui y tenait garnison. »

Un jour après le bombardement, le journal du docteur Michihiko Hachiya indique l’incompréhension par rapport à l’événement qui s’est passé et son caractère entièrement nouveau.

Document précieux et authentique, le Journal d’Hiroshima propose une plongée inédite dans l’enfer que fut cette ville martyre, la découverte des effets de la bombe et la manière dont sera vécue la capitulation du Japon.

« Journal d’Hiroshima, 6 Aout – 30 Septembre 1945 » de Michihiko Hachiya, Simon Duran – http://amzn.eu/h4bnzwL

Lire le début du journal : http://www.tallandier.com/pdf/9791021010772.pdf

Classé sous :Publications Balisé avec :39-45, Hiroshima

  • « Aller à la page précédente
  • Page 1
  • Pages provisoires omises …
  • Page 90
  • Page 91
  • Page 92
  • Page 93
  • Page 94
  • Pages provisoires omises …
  • Page 233
  • Aller à la page suivante »

Barre latérale principale

blankHistorien & Blogueur En savoir plus…

Derniers articles

blank

Conférence : Racisme et haute école : continuités historiques et stratégies antiracistes. Berne (27.03.2026)

Perspectives antiracistes sur la production de savoir Le 27 mars 2026 de 9h00 à 19h00, l’Université de Berne accueillera en ses murs la conférence Racisme et haute école : continuités historiques ...

Read More →

blank

Laténium : Exposition L’île de sable (04.10.2025-10.01.2027)

L’exposition L’île de Sable au Laténium de Neuchâtel plonge au cœur de la période coloniale et présente de quelle manière l’archéologie permet d’étudier la thématique de la traite des esclaves et le ...

Read More →

blank

Table ronde : S’appuyer sur le passé pour former les professionnel·l·es de demain – Hôtel de ville de Lausanne (12.03.2026)

Plus jamais ça! C'est ce que clament les victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance. Cette table ronde réunit 4 professeures de Hautes écoles du canton de Vaud autour de 2 ...

Read More →

blank

Appel à contribution : Didactica Historica N°13/2027 (jusqu’au 16 mars 2026)

L’appel à contributions pour le treizième numéro de la revue Didactica Historica est ouvert jusqu’au 16 mars 2026. Le dossier «histoire» de ce treizième numéro de la revue abordera le thème de la ...

Read More →

blank

EXPOSITION : Placés, internés, oubliés ? Musée Historique de Lausanne (jusqu’au 15 mars 2026)

Mise en place fin 2025, l’exposition itinérante Placés, internés, oubliés ? peut encore être découverte jusqu’au 15 mars 2026 au Musée historique de Lausanne, avant qu’elle ne soit déplacée au Museum ...

Read More →

blank

Appel à propositions: Living Books about History | infoclio.ch

Les Living Books about History sont une collection d’anthologies numériques sur des sujets de recherche actuels. Chaque volume est composé d’un essai original rédigé par les éditrices et éditeurs ...

Read More →

blank

Historiciser notre époque : Histoires des migrations et du climat dans l’espace numérique [Appel à contributions]

Ce projet concerne toute personne intéressée à explorer les liens entre changements environnementaux et mouvements de population au Canada, de 1850 à nos jours. Nous recherchons des contributions ...

Read More →

Recherche

Abonnez-vous à ce blog par e-mail.

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Archives

Tirés de nos archives

blank

Revue de presse : Pédagogie inversée avec Youtube : une vraie émulation en classe

13 février 2013 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Quel est l’intérêt pour les élèves ? Est-ce que la péda­go­gie inver­sée amé­liore leur réussite ? «J’enseigne en 7e année depuis 16 ans et je constate tous les jours que les élèves ont besoin de répé­ti­tion pour bien assi­mi­ler les notions. Avec la vidéo, ils n’hésitent plus à m’interrompre : dès qu’ils n’ont pas com­pris, […]

blank

Eduquer dans son temps : Nouveaux médias, nouveaux enseignements | La Fabrique de l’histoire

30 janvier 2019 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Comment le cinéma, la télévision puis aujourd’hui le jeu vidéo sont-ils intégrés en tant qu’auxiliaires pédagogiques par le système scolaire depuis les années 1950 ? Viviane Glikman, maîtresse de conférences à l’Institut National de Recherche Pédagogique (INRP), Frédéric Marty, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paul Valéry-Montpellier 3, et Laurent Tremel, chargé de mission […]

blank

M157 – Film & Histoire (7.11.2006)

7 novembre 2006 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Consignes Votre tâche consiste à réaliser une activité pour les élèves autour d’une séquence du film choisi. Cette activité s’attachera à travailler autour de l’image et du son (univers sonore) en priorité. Les consignes de l’activité sont à rédiger de telle manière à en faire des énoncés opérationnalisables permettant de développer des compétences c/o les […]

blank

L'évasion de Louis XVI suscite la polémique

23 février 2009 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Mardi 24 février , France 2 diffuse à 20h35 un téléfilm historique consacré à la fuite du roi Louis XVI à Varennes ; « L’évasion de Louis XVI » est le deuxième volet de la collection « Ce jour là, tout a changé » consacrée aux grandes journées de l’Histoire de France. “la famille des cochons ramenée à l’étable”, anonyme, […]

La Grande Guerre et le heavy metal par la BCU

11 juillet 2014 Par Lyonel Kaufmann 1 commentaire

Une entrée originale consacrée à la Première Guerre mondiale. La guerre est l’un des thèmes privilégiés dans le heavy metal et dans l’univers metal en général, et plus particulièrement les deux guerres mondiales qui ont influencé beaucoup de groupes dans le choix de leurs noms, dans l’écriture des textes, le choix des pochettes d’albums, du […]

blank

La BNF, son blog et ses futurs blogs

5 novembre 2008 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Buzzeum » La BNF, son blog et ses futurs blogs Buzzeum nous apprend que la BNF se met à l’internet social et participatif. D’abord en ouvrant une plate-forme de blog dont le premier est consacré aux expositions de l’institution. Ensuite, elle ouvre également sa page Facebook. (tags: Histoire MédiaTIC Musées BNF)

blank

Marie Antoinette en ado lassante (Zéro de conduite)

24 mai 2006 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

L’excellent site Zéro de conduite (L’actualité éducative au cinéma) propose son compte-rendu du film, attendu sur la Croisette, de Sofia Coppola consacré à Marie Antoinette. Le titre donne immédiatement le ton de l’article: Marie Antoinette en ado lassante Sur le plan historique, Zéro de conduite s’appuie justement sur l’analyse des films tournés par des Américains […]

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Lyonel Kaufmann 2004-2026

Creative Commons License Ce contenu est mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Lyonel Kaufmann 2004-2026.
Thème Aspire 2.0.1 de Genesis Framework · WordPress · Se connecter

  • Blog
  • Mes Publications
  • Cours
  • Planifier
  • Film&Histoire
  • A propos
 

Chargement des commentaires…