- Rue89 revient sur le tour de passe des médias qui fait qu’aujourd’hui Nicolas Sarkozy passe pour celui qui a intégré l’enseignement de l’esclavage à l’école alors que cet enseignement a été introduit dans les programmes du primaires de… 2002
- L’Internationale Situationniste est considérée comme un des courants instigateurs, inspirateurs de Mai 68 en France. Les 12 numéros de leur revue (1958-1969) sont en ligne. Une bonne occasion de vérifier sur pièces…
- Dans son numéro de Novembre 1967, la revue de l’Internationale situationniste revient sur le «scandale de Strasbourg» résultant de la publication en 1966 de « De la misère en milieu étudiant… ».
- Le texte intégral de la brochure « De la Misère en milieu étudiant considérée sous les aspects économique, politique, psychologique, sexuel et notamment intellectuel et quelques moyens pour y remédier ».
- La mise en contexte de la brochure « De la misère en milieu étudiant ». Le texte intégral suit subdivisé en 4 parties ainsi que l’article du numéro de novembre 1967 de la Revue de l’Internationale situationniste.
- Dans le cadre de son cours, le professeur Jon Beasley-Murray, de l’université de Colombie-Britannique (ouest), a posé comme défi à ses étudiants de faire accepter leurs travaux comme « articles de qualité » par Wikipedia.
- Quelle est cette utopie ? Quel est le lien avec mai 68 en France ? Pourquoi celle-ci fut finalement vouée à l’échec? Ce billet tente d’y répondre.
Résultats de la recherche pour : esclavage
Atlas des esclavages (Editions Autrement)
Les Editions Autrement ont publié récemment, dans leur collection Atlas- Mémoires, un Atlas des esclavages. (Traites, sociétés coloniales et abolitions de l’Antiquité à nos jours). 80 Pages – 15.0€ ISBN : 2-7467-0878-7

La présentation de l’ouvrage par les Editions Autrement :
L’esclavage est la négation de l’être humain, réduit à l’état de force de travail brut. Il ne peut être ramené ni à une civilisation, ni à un espace géographique, ni à une époque donnée ; c’est l’une des formes les plus constantes de la domination d’hommes par d’autres hommes. La dispersion des nombreuses recherches érudites sur la traite négrière, les sociétés esclavagistes et les processus d’abolition rend difficile, voire impossible, une vision d’ensemble de ces phénomènes historiques de très longue durée. L’ambition de cet atlas est toutefois de présenter les grandes lignes des connaissances historiques actuelles sur ces sujets qui font débat.
Depuis l’Antiquité jusqu’au xxie siècle, toutes les formes d’esclavage et de traite sont ici prises en compte. L’expansion de la traite, de l’économie de plantation et l’internationalisation des échanges ont pour contrepartie l’essor d’un mouvement abolitionniste structuré sur le plan international. La législation abolitionniste est issue de la convergence des révoltes serviles, multiformes, inséparables de la condition servile elle-même, et de la prise de conscience qui se développe en Europe occidentale avec la pensée critique. Tous ces phénomènes font l’objet dans cet atlas de cartographies comparatives, donnant une vision spatiale de faits historiques trop souvent étudiés séparément.
Ainsi, à travers plus de 150 cartes et infographies, se déroule la longue histoire des pratiques esclavagistes et de leurs conséquences jusqu’à nos jours, faisant de cet Atlas des esclavages un instrument de travail novateur et efficace.
Compléments
Daniel Letouzey a mis en ligne sur son site clioweb la table des matière ainsi que trois cartes de l’ouvrage.
Deux sites francophones en rapport avec l’esclavage et son abolition :
• Les Anneaux de la mémoire
• L’abolition / Les abolitions de l’esclavage
Par ailleurs, le site anglophone de Sue Peabody, Professeur associée d’histoire Washington State University Vancouver recense une mine de ressources (textes, images, films) essentiellement issu du monde anglophone (référence via Daniel Letouzey).
Nos précédents billets ayant trait à l’esclavage et à la traite négrière:
• Journée de la mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions (10 mai)
• Enseigner les questions sensibles du XXe siècle
• La Suisse et l’esclavage
• Retour du bon temps des colonies
• Quelle Europe négrière ? (Eric Saugera:: Histoire Géographie Créteil)
Journée de la mémoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions (10 mai)
Le 10 mai est désormais en France la Journées de la mémoire de la traite négrière , de l’esclavage et de leurs abolitions.
Dès lors, du matériel et de la documentation sur ces sujets est mis à disposition des enseignants. Bon à savoir !
Voici une synthèse de ressources en ligne par le CNDP
CNDP – Actualités pour la classe
<http://www.cndp.fr/actualites/default.asp?page=/actualites/prof/rendezvous/rendezvous.htm>
Webographie
- La note du B.O. n° 16 du 20 avril 2006 www.education.gouv.fr/
– Les abolitions de l’esclavage TDC n° 663 du 15 novembre 1993
– La question de l’esclavage Mag philo n° 2, mai 2002
- Les pistes pédagogiques autour de l’émission Thalassa « Esclaves d’hier et d’aujourd’hui » du 5 mai 2006 proposées par Télédoc
- La sélection de sites réalisée par l’académie de Nice (www.ac-nice.fr/)
-
La sélection de sites réalisée par le CRDP de Nice (www.crdp-nice.fr/)
- La sélection thématique d’Educasources (www.educasources.education.fr/)
- Le dossier spécial du Café pédagogique (www.cafepedagogique.net/)
Rappelons également nos précédents billets sur ce sujet et sur http://histoire.lyonelkaufmann.ch:
– Quelle Europe négrière ? (Eric Saugera:: Histoire Géographie Créteil) (04.10.2004)
– Retour du bon temps des colonies (29.03.2005)
– La Suisse et l’esclavage (21.07.2005)
– Enseigner les questions sensibles du XXe siècle (14.06.2006)
Ils permettront notamment de replacer ce sujet en rapport avec le rôle de la Suisse dans l’esclavage et la traite négrière.
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La Suisse et l’esclavage
Depuis la parution d’articles en 2004 dans le journal Le Courrier et La Liberté relativement à la question du rôle de la Suisse dans l’esclavage, un livre est paru ce printemps aux éditions Antipodes & SHSR, dans la collection Histoire.ch. Il a été écrit par Thomas David ((professeur-assistant à l’Institut d’histoire économique et sociale de l’Université de Lausanne et parrain de ma fille.)), Bouda Etemad ((professeur d’histoire contemporaine aux Universités de Genève et Lausanne et directeur de mon mémoire de 1991 déjà)) & Janick Marina Schaufelbuehl ((assistante-doctorante à l’Institut d’histoire économique et sociale de l’Université de Lausanne)) et s’intitule La Suisse et l’esclavage des Noirs. Il s’articule autour de la participation de Suisses à la traite transatlantique et aussi des mouvements antiesclavagistes en Suisse.
La jaquette de dos présente l’ouvrage de la manière suivante :
En septembre 2001, à Durban, la troisième Conférence mondiale contre le racisme a reconnu que l’esclavage et la traite des esclaves constituaient un crime contre l’humanité. à cette occasion, la suisse soulignait par la voix de son représentant qu’elle n’avait « rien à voir avec l’esclavage, la traite négrière ou la colonisation ». cette déclaration résume parfaitement l’opinion qui a prévalu pendant plus de deux siècles : la Suisse n’a pas participé à l’esclavage des Noirs.
Cet ouvrage rejette cette thèse et révèle, Sur la base de matériaux originaux, que des marchands, des maisons de commerce et des financiers suisses ont participé à la traite des Noirs aux XVIIIe et XIXe siècles. il montre que des citoyens helvétiques ont exploité, aux Amériques, des esclaves sur leurs plantations et que des soldats confédérés ont pris part aux répressions sanglantes de révoltes d’esclaves.
Certains Suisses se sont toutefois émus de ces pratiques et engagés dans des mouvements antiesclavagistes apparus au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Ce livre lève le voile sur tous ces aspects méconnus de l’histoire suisse.
Comptes-rendus de l’ouvrage :
• Pages de gauche (mai 2005) : La Suisse et l’esclavage, par Chantal Peyer
• Largeur.com (mars 2005 ) : La Suisse et l’esclavage: le livre qui dérange par Gérard Delaloye
Georg Kreis, Blicke auf die koloniale Schweiz. Ein Forschungsbericht
Divisé en 10 chapitres, ce Rapport de recherche présente chronologiquement tout ce que la science historique suisse a écrit sur l’activité des Suisses et de la Suisse en contexte colonial au cours des dernières décennies, en remontant parfois jusqu’au XIXe siècle.

La présentation de l’éditeur (traduite)
Suivant une tendance transnationale, les activités coloniales et les participations de la Suisse à l’esclavage sont récemment devenues des sujets très médiatisés. Au cours des trois dernières décennies, de nombreuses études spéciales ont été publiées, qui ont reçu beaucoup d’attention par les médias. Il est temps d’avoir une vue d’ensemble de l’état actuel de ce domaine de recherche.
Les travaux montrent dans quelle mesure la Suisse, bien qu’elle ne soit formellement pas une puissance coloniale, a un passé colonial et continue d’agir sur les sites contaminés de cette période. L’auteur s’interroge sur les motivations qui ont déterminé l’étude de la problématique coloniale et donne un aperçu de la littérature publiée au cours des trois dernières décennies.
Lien : [Blicke auf die koloniale Schweiz][
Ein Forschungsbericht](https://www.chronos-verlag.ch/node/28545)
Extrait de compte-rendu réalisé par Filippo Contarini
Certaines voix critiquent l’approche postcoloniale comme étant simpliste (p. 12, 52). D’autres affirment qu’elle a un arrière-plan puritain (p. 55). Je pense plutôt que nous assistons à une certaine « juridicisation » de l’histoire (comme c’est également le cas avec le mouvement #MeToo). Le colonialisme est repensé comme une activité criminelle (p. 54, 184). Cela permet de distinguer clairement les rôles de victime et d’agresseur (p. 28). L’historienne n’agit plus comme un juge (Ginzburg), mais plutôt comme un procureur qui écoute la victime afin de débusquer le coupable. L’historiographie est ainsi légitimée, d’une part, pour enquêter sur les dispositifs mis en place pour oublier les méfaits, qui provoquent l’amnésie des événements coloniaux (p. 108, 113, 172), et d’autre part, pour s’opposer aux structures de pouvoir fondées sur l’héritage économique, en soutenant que l’héritage des crimes suisses désavantage toujours les victimes à l’intérieur et à l’extérieur de l’Europe (p. 108). Grâce à cette lecture, Kreis peut expliquer que la Suisse a une responsabilité historique, même si elle n’était pas une puissance coloniale : en tant qu’institutions étatiques, les cantons et puis la Confédération ont omis d’édicter des règles interdisant aux Suisses de perpétrer leurs crimes (p. 173).
Lien : Filippo Contarini, « Georg Kreis, Blicke auf die koloniale Schweiz », Revue de l’IFHA [En ligne], Date de recension, mis en ligne le 23 mai 2024, consulté le 06 juin 2024. URL : http://journals.openedition.org/ifha/13507 ; DOI : https://doi.org/10.4000/11pqs
Tags : #HistoireSuisse #colonialisme #esclavage
L’Université de Georgetown et son passé esclavagiste
Rachel Swarns, ancienne correspondante du New York Times écrivait sur l’héritage de l’esclavage lorsqu’elle a découvert quelque chose qui l’a choquée en tant que femme noire catholique : En 1838, l’ordre des Jésuites du Maryland – la première grande institution catholique des États-Unis – a vendu près de 300 esclaves pour financer sa nouvelle école, l’actuelle université de Georgetown, l’alma mater de plusieurs membres du Congrès, ainsi que de l’ancien juge de la Cour suprême Antonin Scalia et de l’ancien président Bill Clinton.

Ces dernières années, Georgetown et les jésuites du Maryland sont devenus un premier exemple d’institution tentant d’expier son passé dans la traite des esclaves. En 2019, l’école a annoncé qu’elle accorderait des admissions préférentielles aux descendants de personnes réduites en esclavage, et ses opérateurs jésuites ont annoncé des millions de dollars de financement pour des programmes de réconciliation raciale et d’éducation.
Alors que le système universitaire s’apprête à subir les retombées de la décision de la Cour suprême des États-Unis annulant la discrimination positive fondée sur la race dans les admissions à l’université – et dans le contexte d’un débat culturel latent sur la manière, voire l’opportunité, d’enseigner le type d’histoire que Swarns a mis au jour dans les écoles – Politicologies l’a interrogée sur les interdictions de livres, l’histoire de l’Église catholique (et son propre lien avec elle) et l’avenir de la diversité sur les campus.
Lire la suite : She Broke the News That the U.S. Catholic Church Sold Enslaved People. She’s Still Going to Mass | Politico
Image d’en-tête : Un dessin architectural présentant une proposition de conception pour le bâtiment Healy à l’Université de Georgetown, Washington, D.C., vers 1876 | Bibliothèque du Congrès
