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Histoire Lyonel Kaufmann

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Lyonel Kaufmann

Vaincre le cyberharcèlement en cinq étapes par Nadia Naffi

4 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

Quelles solutions pour combattre le cyberharcèlement ? Comment former nos élèves pour contrebalancer la propagande dans les médias sociaux ? Comment passer de l’état de témoin passif à celui d’agent de changement ? Nadia Naffi a consacré sa thèse de doctorat à ces questions. Elle publiait en mars 2018 un article sur The Conversation relativement à des pistes d’action. A lire et à relire. 

Cyber harcèlement.

Nadia Naffi, Concordia University

À l’heure où plusieurs rédactions sont en ébullition suite aux révélations sur les agissements de la « Ligue du LOL », nous republions l’analyse de Nadia Naffi, qui offre des solutions pour combattre le cyberharcèlement.


Jamais le cyberharcèlement n’a été si inventif et donc destructeur. Les cyberharceleurs utilisent le Web sciemment et à répétition pour terroriser ou causer du tort à autrui. Ils harcèlent des personnes qu’ils jugent faibles et sans défense, les dénigrent ou entachent leur réputation, un comportement typique des propagateurs de discours haineux. Toutefois, bien que le cyberharcèlement semble incontrôlable, il existe des techniques pour le combattre.

Pris d’un sentiment d’impuissance et d’isolement face à de cruels cyberharceleurs, Megan Meier, Amanda Todd, Todd Loik et de nombreux autres jeunes se sont donné la mort pour fuir la douleur émotionnelle inhumaine qu’ils éprouvaient.

Ils ne sont pas les seuls. Les victimes du cyberharcèlement sont deux fois plus susceptibles de tenter de se suicider, surtout lorsque des témoins passifs assistent à leur souffrance et ne font rien. Certaines diffusent en direct leur propre suicide dans une tentative désespérée d’attirer l’attention.

La majorité des actes d’intimidation – 85 % – se déroulent sous les yeux d’autres personnes. Or, d’après un récent sondage Ipsos mené en août 2017 pour la Croix-Rouge canadienne, seul un tiers des Canadiens ayant été témoins de cyberharcèlement sont intervenus.

Ce chiffre est alarmant.

Les peuples autochtones, les groupes LGBTQ+, les Noirs, les adolescentes et les réfugiés comptent parmi les groupes les plus à risque de faire l’objet de cyberharcèlement.

Il y a peu de temps, le cyberharcèlement exercé par le président des États-Unis, Donald Trump, a motivé ses partisans à victimiser encore davantage les musulmans et les réfugiés en ligne. Il s’en est suivi une hausse de 600 % du discours haineux en ligne au Canada.

Tentatives pour arrêter le cyberharcèlement

Le cyberharcèlement ne se limite pas à un seul contexte. Lorsqu’il frappe, il détruit le potentiel humain, et nous en subissons tous les conséquences. Nombreux sont ceux et celles qui recherchent activement des solutions pour y mettre fin.

Et pourtant, il sévit toujours et encore.

Pour le combattre, certains proposent des politiques en milieu de travail, des codes de conduite et des outils de formation. D’autres soutiennent qu’il faut encourager les parents à nourrir l’empathie chez leurs enfants, ou encore fournir aux éducateurs des stratégies pour protéger les élèves du cyberharcèlement et aider les jeunes LGBTQ à se sentir en sécurité.

Le Centre de prévention du crime de la Gendarmerie royale du Canada propose une définition de l’intimidation et du cyberharcèlement, et explique comment intervenir si l’on est victime ou témoin de tels comportements. La Croix-Rouge canadienne offre quant à elle des conseils pour aider les jeunes à se protéger contre les cyberintimidateurs et à les affronter.

La Commission européenne a récemment présenté de nouveaux principes et orientations afin que les plateformes en ligne évitent les contenus incitant à la haine et à la violence. Sur le même plan, Twitter a commencé le 1er novembre 2017 à mettre en place de nouvelles règles pour combattre la haine.

Des campagnes contre l’intimidation et le harcèlement, comme #SpreadKindness, #ERASEBullying et #enoughisenough, encouragent les jeunes à entretenir des relations saines. Elles incitent également les victimes à dénoncer l’intimidation et le cyberharcèlement et à diffuser le récit de leurs victoires contre ces comportements.

Le 28 février, nombre de Canadiens et de Canadiennes ont porté un t-shirt rose où figurait le slogan « Bullying stops here ! Together we can make a difference » (« Le harcèlement s’arrête ici ! Ensemble, nous pouvons changer les choses »). L’objectif principal de la campagne contre le harcèlement de l’organisme Pink T-Shirt Day Society est d’amorcer des conversations.

Vaincre l’intimidation et le harcèlement est possible, comme en témoignent les récits de Kestrel McNeil, de Demi Lovato et d’Ed Sheeran. Mais malgré notre soutien, très peu de personnes à risque parviennent à affronter leurs harceleurs, et encore moins à raconter leur histoire. Elles demeurent à un clic d’être victimisées et cyberintimidées.

En tant que témoins, nous avons le devoir moral et éthique de les protéger contre le cyberharcèlement dont elles sont la cible.

Soyez prêts à agir

Les cyberharceleurs fourmillent dans des contextes d’inégalité de pouvoir réelle ou perçue. Pour enrayer le cyberharcèlement, nous devons donc assurer l’équilibre du pouvoir, ce qui nécessite l’intervention concrète des témoins.

Davantage d’entre nous devront agir lorsque nous sommes témoins de cyberharcèlement. Et les résultats de mon récent projet de recherche doctoral confirment que ceci est possible.

Les témoins passifs peuvent devenir des agents de changement, mais pas en un tournemain. Il faut réfléchir à ce qui nous empêche d’agir, et y remédier en nous équipant des outils et des compétences qui nous permettront de contrer la propagande diffusée dans les médias sociaux ainsi que le cyberharcèlement.

Le modèle que je propose, « Get ready to act against social media propaganda » (« se préparer à la lutte contre la propagande dans les médias sociaux »), se fonde sur les résultats de mes travaux et vise à faciliter ce processus.

Modèle « Get ready to act against social media propaganda » (« se préparer à la lutte contre la propagande dans les médias sociaux
Author provided

J’ai rencontré 42 jeunes âgés de 18 à 24 ans du Canada, du Royaume-Uni, de la France, de la Belgique, de l’Allemagne, du Portugal, de l’Italie, de la Pologne, de la Grèce et du Liban afin de discuter du cyberharcèlement de masse ciblant les réfugiés syriens et les musulmans.

Ces jeunes adultes étaient troublés par les propos violents qui se tiennent dans les médias sociaux. Cependant, ils s’en tenaient tous à un rôle de témoin passif, car ils ne croyaient pas que leurs actions pouvaient avoir une influence. Mais quand nous avons amorcé nos discussions approfondies, ils ont reconnu que leur inaction contribuait au triomphe du discours haineux.

Ils ont alors conçu des stratégies pour contrebalancer la propagande dans les médias sociaux. Ils ont réfléchi aux facteurs qui les incitaient à passer à l’action, et ont évalué leur capacité à agir.

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Des messages négatifs partagés sur Internet ont fait l’objet d’une évaluation et de discussions.
Nadia Naffi

Le modèle en cinq étapes

Voici les cinq étapes du modèle « Get ready to act against social media propaganda ». Chaque étape se fonde sur le résultat de la précédente.

  1. S’interroger : Quel est mon point de vue ? À l’étape S’interroger, nous cernons notre point de vue sur un sujet controversé faisant l’objet de propagande dans les médias sociaux et servant de prétexte au cyberharcèlement. Il faut se demander : Quel est mon point de vue et pourquoi ? En prenant conscience de nos croyances et en essayant de comprendre leurs origines, il devient plus facile d’analyser nos comportements.
  2. Analyser : Comment expliquer mes réactions ? À l’étape Analyser, nous prenons conscience des comportements de témoin passif que nous affichons en présence d’un cyberharcèlement dont nous ou d’autres personnes sommes la cible. Par la discussion, nous interprétons ces comportements et en expliquons les causes sous-jacentes. Nous analysons également les comportements des gens qui nous entourent et les réactions qu’ils suscitent chez nous. À ce stade, il faut se demander quels types de messages attirent notre attention dans les médias sociaux, et pourquoi. Il faut aussi examiner, remettre en question et expliquer nos réactions face au cyberharcèlement ainsi que notre interprétation des réactions de notre réseau social.
  3. Concevoir : Qu’est-ce que je veux faire ? Une fois notre point de vue défini et nos comportements analysés, il faut Concevoir nos propres stratégies pour intervenir en ligne contre la propagande et le cyberharcèlement. Ces stratégies se fondent sur nos compétences en médias sociaux et les comportements de cyberharcèlement cernés à l’étape Analyser. À ce stade, nous devons nous fixer des objectifs pour concevoir une campagne anti-intimidation et anti-harcèlement. Qui est mon public ? De quelles aptitudes ai-je besoin pour apporter de l’aide ? Quelles actions devrais-je entreprendre ? Pourquoi ?
  4. Se préparer : Qu’est-ce qui m’empêche d’agir ? Après avoir détaillé les stratégies à suivre, il est temps d’aborder les facteurs qui catalysent ou inhibent notre passage à l’action. Nous pouvons concevoir des stratégies, mais les mettrons-nous vraiment en œuvre ? À l’étape Se préparer, nous nous rappelons les facteurs qui nous motivent à prendre des mesures contre le cyberharcèlement, et nous maîtrisons les facteurs susceptibles de freiner nos interventions. Il faut se demander : À mes yeux, cette cause est-elle assez importante pour que j’agisse ? Il faut alors cerner ce qui nous empêche d’agir et trouver un moyen d’éliminer ces obstacles pour passer à l’action.
  5. Évaluer : Suis-je prêt à agir ? L’étape Évaluer est indispensable avant de passer réellement à l’action. Elle permet d’évaluer notre capacité à agir. À ce stade, nous avons défini notre point de vue sur une question sensible et controversée ; nous avons pris conscience des raisons de notre comportement de témoin passif ; nous avons conçu un plan d’action clair ; et nous maîtrisons les facteurs susceptibles de nous freiner. Reste à savoir : Ai-je assez confiance en moi pour agir, ou ai-je besoin de retourner à une étape précédente ? Ai-je la confiance nécessaire pour mener à bien les actions que j’ai planifiées contre la propagande et le cyberharcèlement ?

Se poser les questions « Suis-je prêt à agir ? » et « Pourquoi ? » après chacune des étapes du modèle est aussi essentiel pour passer à l’étape suivante.

Agents de changement

Fondé sur les résultats de mes travaux, ce modèle part du principe qu’il est essentiel d’apprendre à se connaître et de comprendre son comportement dans le contexte du cyberharcèlement pour passer de l’état de témoin passif à celui d’agent de changement. Le modèle nous aide à aller au fond des problèmes et à faire face à ce qui nous freine.

Il pourrait offrir une solution pour enrayer le discours haineux et le cyberharcèlement. En outre, il s’adapte bien aux contextes où naît l’« altérisation », laquelle est fortement influencée et appuyée par les médias sociaux.

C’est dans de tels contextes que réfugiés, peuples autochtones, groupes LGBTQ+, Noirs et autres groupes sont victimisés dans les médias sociaux, et que nombre de personnes s’en tiennent à un état de témoin passif, alors que leur intervention pourrait sauver des vies.

Aujourd’hui, nos jeunes sont les mieux placés pour assumer ce rôle d’agents de changement, vu leur connaissance intime des médias sociaux. Mais pour que cela fonctionne, ils doivent acquérir une capacité de raisonnement civique appliqué au Web et trouver des moyens d’exploiter le potentiel des médias sociaux.

Beaucoup avancent que l’éducation ne suffit pas. Cependant, si on veut donner aux jeunes les compétences et les moyens de faire obstacle aux messages des harceleurs, il faut d’abord leur enseigner à se comprendre eux-mêmes.

Par conséquent, j’incite vivement les éducateurs civiques, les travailleurs sociaux, les élaborateurs de programmes d’études, les décideurs politiques, les parents et tous ceux et celles qui s’inquiètent de voir de plus en plus de discours haineux dans les médias sociaux, à utiliser le modèle « Get ready to act against social media propaganda » (« se préparer à la lutte contre la propagande dans les médias sociaux ») afin d’aider les jeunes témoins passifs à devenir des agents de changement prêts à agir et de mettre fin au cyberharcèlement.The Conversation

Nadia Naffi, Assistant Professor in the Education Department (Educational Technology), Concordia University

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

Classé sous :Nouvelles de l'histoire

Le monde vu par « Le Monde » : quels pays ont fait la « une » depuis 1944 ?

2 janvier 2020 by Lyonel Kaufmann

DÉCRYPTAGESLes Décodeurs ont analysé les 23 315 « unes » du quotidien pour afficher, mois après mois, les pays qui ont le plus fait l’actualité, retraçant soixante-quinze ans d’histoire.

Il y a soixante-quinze ans, le 18 décembre 1944, paraissait le premier exemplaire du journal Le Monde, tout juste créé par Hubert Beuve-Mery sous l’impulsion du général de Gaulle. Un quotidien du soir résolument tourné vers la couverture des événements internationaux, comme la rédaction le montrera dès le premier numéro, sur lequel on lit que « la France et l’U.R.S.S. ont conclu un traité d’alliance et d’assistance mutuelle ».

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Ce sont trois quarts de siècle d’histoire de la planète, de conflits, de soulèvements populaires et de politique internationale que le journal a quotidiennement raconté à ses lecteurs. L’infographie ci-dessous retrace, mois par mois et année après année, les pays les plus mentionnés dans les titres des 23 315 « unes » du journal publiées depuis ce 18 décembre 1944.

A voir : Le monde vu par « Le Monde » : quels pays ont fait la « une » depuis 1944 ?

Classé sous :Publications, sur le web

Restreindre les chercheurs à un article par an ? Pour une Science lente (Slow science)

30 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Une résolution pour la recherche scientifique en 2020 ? Lorsque de nombreux scientifiques à succès se vantent d’avoir publié des dizaines, voire des centaines de documents de recherche, les appels à une plus grande  » qualité sur la quantité «  dans la publication peuvent sembler plutôt creux.

Un ancien président de la British Science Association a proposé une solution radicale pour lutter contre ce problème : limiter les chercheurs à un seul article scientifique par an.

Appelant à une révolution de la « science lente » (slow science) Uta Frith, professeur émérite de développement cognitif à l’UCL, a déclaré qu’un nouveau consensus sur le fait de « faire moins mais mieux » était nécessaire pour s’attaquer à la « surcharge d’informations » créée par la pression incessante de publier.

Source : Restrict researchers to one paper a year, says UCL professor | Times Higher Education (THE)

Pour aller plus loin sur le mouvement de la « slow science » (science lente), deux ouvrages

Isabelle STENGERS. Une autre science est possible ! Manifeste pour un ralentissement des sciences, suivi de Le poulpe du doctorat de William JAMES

Comme le fast food, la fast science, c’est vite fait, pas bon et pas très digeste ! Une économie spéculative – avec ses bulles et ses krachs – s’est emparée de la recherche scientifique : les chercheurs doivent intéresser des « partenaires » industriels, participer aux jeux guerriers de l’économie compétitive. Conformisme, compétitivité, opportunisme et flexibilité : c’est la formule de l’excellence. Mais comment poser publiquement la question d’un désastre lorsque l’on ne veut pas que le public perde confiance en « sa » science ? Les mots d’ordre comme « Sauvons la recherche » font consensus, alors qu’ils ne posent surtout pas la bonne question : « De quoi faut-il la sauver ? »

Isabelle Stengers montre que les chercheurs doivent cesser de se prendre pour le « cerveau pensant, rationnel, de l’humanité », refuser que leur expertise serve à faire taire l’inquiétude de l’opinion, à propager la croyance en un progrès scientifique inéluctable capable de résoudre les grands problèmes de sociétés. Il s’agit pour eux de nouer des liens avec un public potentiellement intelligent et curieux, c’est-à-dire aussi de produire des savoirs dignes de cette ambition.

En 1903, le philosophe américain William James (1842-1910) publiait « Le poulpe du doctorat ». Il éprouvait une telle répugnance vis-à-vis de l’enseignement académique qu’il se présentait comme un outsider, voire un charlatan. Au regard des plus récentes inventions institutionnelles visant à évaluer les chercheurs, les examens auxquels James s’en prend apparaissent pourtant comme d’innocents archaïsmes… Le poulpe enlace les chercheurs plus puissamment que jamais.

Lien : https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Une_autre_science_est_possible__-9782359250664.html

Maggie Berg and Barbara K. Seeber. The Slow Professor: Challenging the Culture of Speed in the Academy

S’il y a un secteur de la société qui devrait cultiver une pensée profonde en lui-même et chez les autres, c’est bien le milieu universitaire. Pourtant, la corporatisation de l’université contemporaine a accéléré les choses, exigeant du corps professoral une rapidité et une efficacité accrues, quelles que soient les conséquences pour l’éducation et l’érudition.

Dans The Slow Professor, Maggie Berg et Barbara K. Seeber examinent comment l’adoption des principes du mouvement Slow dans la vie universitaire peut contrer cette érosion de l’éducation humaniste. En se concentrant sur le membre individuel du corps professoral et sur sa propre pratique professionnelle, Berg et Seeber présentent à la fois une analyse de la culture de la vitesse dans le milieu universitaire et des moyens d’atténuer le stress tout en améliorant l’enseignement, la recherche et la collégialité. Le professeur Slow sera un ouvrage incontournable pour toute personne du milieu universitaire préoccupée par le rythme effréné de la vie universitaire contemporaine.

Lien : https://utorontopress.com/us/the-slow-professor-3

Pour terminer, une petite mise en perspective du journal Le Temps : «Slow science», la recherche au ralenti

Crédit image : Photo de Linus Mimietz sur Unsplash.

Classé sous :Opinions&Réflexions, Publications

L’ère anthropocène : pour en finir avec la fin de l’histoire

28 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

Un article et un cours relativement à la question de l’anthropcène en histoire et dans nos enseignement. Histoire de partir en 2020 sur de bons pieds.

Résumé de l’article

L’article : Jean-Baptiste Fressoz et Muriel Louâpre, « L’ère anthropocène : pour en finir avec la fin de l’histoire. Entretien avec Jean-Baptiste Fressoz », 3Écrire l’histoire3 En ligne, 15 | 2015, mis en ligne le 08 octobre 2018, consulté le 28 décembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/elh/589 ; DOI : 10.4000/elh.589

De crise environnementale en prédictions anxiogènes, le discours apocalyptique est devenu un genre contemporain en vogue, non sans analogie avec ce qui a pu se passer au xixe siècle alors que s’imposait l’idée d’une autonomisation de l’homme vis-à-vis de l’histoire naturelle. Pour Jean-Baptiste Fressoz, historien des techniques, qui a réédité, avec François Jarrige, La Fin du monde par la science d’Eugène Huzar, la redécouverte de ces discours oubliés fait comprendre surtout les phénomènes qui ont permis l’occultation des donneurs d’alerte – et de questionner leurs avatars contemporains. La théorie de la modernité réflexive, en particulier, quand elle justifie la création d’une technonature, prolonge et célèbre cette séparation. Or si nous sommes bien entrés dans une ère postgéologique, l’anthropocène, dans laquelle l’action humaine transforme la planète à très longue échelle, reconstituer les « grammaires environnementales » du passé permettrait de mieux comprendre ce qui se joue dans la crise environnementale contemporaine, qualifiée ici de « fin du monde slow motion ».

Un entretien et une mise en perspective très stimulants.

Extrait : la notion d’anthropocène

« L’intérêt de la notion d’anthropocène est tout de même de permettre de sortir de ce discours apocalyptique : ce que nous vivons n’est pas la fin du monde, mais ce n’est pas non plus une simple crise environnementale après laquelle on pourrait passer à autre chose. C’est une révolution géologique d’origine humaine avec laquelle il va falloir vivre pour toujours ou presque. »

Extrait : Une histoire buissonnante des techniques, salutaire pour penser les questions environnementales

« C’est surtout en histoire des techniques que le rejet d’une histoire phasiste, c’est-à-dire conçue comme une succession de phases reliées par des transitions, est déterminant. Pour faire comprendre ce point très simple et très radical, je peux prendre l’exemple d’un chimiste qui s’opposait au gaz d’éclairage au début du xix siècle. Il proposait l’expérience de pensée suivante : imaginons que le gaz ait existé avant la lampe à huile. L’invention de la lampe à huile serait alors considérée comme formidable : plus besoin de tout ce fatras de gazomètres et de tuyaux, plus besoin non plus des ouvriers œuvrant dans les usines à gaz et susceptibles de saboter l’illumination des villes. Un ancien collègue, David Edgerton, a écrit un livre formidable sur ce point. Il montre parfaitement combien nous avons une vision excessivement « phasiste » de l’histoire des techniques. Or une technique n’en remplace pas totalement une autre, elles s’additionnent. L’infrastructure matérielle de nos sociétés est très ancienne : les objets qui nous entourent n’ont pas été inventés aujourd’hui, ils existent depuis des décennies. Mais la technique est obsédée par le futur et tend à négliger l’ancien, les structures, le rémanent. Au début du xix siècle, l’administration n’appréhendait pas la technique sous cet angle du progrès : la police ne voyait aucune difficulté à utiliser des ordonnances du xii siècle pour réguler des nuisances. L’idée d’un perpétuel perfectionnement s’installe au début du xix siècle : l’historicité de la technique s’impose à ce moment-là. Revenir sur cette vision de l’histoire des techniques est salutaire pour penser les questions environnementales. »

-Source L’ère anthropocène : pour en finir avec la fin de l’histoire. Entretien avec Jean-Baptiste Fressoz

Comment prendre en considération cette notion d’anthropocène dans l’enseignement de l’histoire ?

Si cette question vous intéresse, le Groupe d’étude de la didactique de l’histoire de la Suisse romande et italienne (GDH) propose, à l’occasion de son 23ème cours de formation, de mieux comprendre les problématiques environnementales ayant jalonné l’histoire jusqu’à nos jours. Ce cours aura lieu du 26 au 27 mars 2020 à la HEP-Valais à Saint-Maurice (VS).

Dans le cadre des réflexions contemporaines sur ce thème et son enseignement, plusieurs perspectives sont à mettre en évidence sur le statut et la place de l’histoire environnementale, ainsi que sur des difficultés qu’elle révèle quant à l’épistémologie, les concepts et les méthodes des historiens. L’étude des interactions qu’elle suggère entre les sociétés humaines et leur environnement, et les effets durables ou destructeurs qui résultent de leur gestion, amènent aussi à une interrogation dont la notion d’ « Anthropocène » est un des aboutissements.

C’est à partir de ce questionnement que le cours proposera des études de cas historiques, des réflexions didactiques et des pistes d’exploitation en classe.

Durant ces deux jours de formation continue, vous aurez l’occasion tant de vous familiariser avec l’histoire environnementale, par exemple en vous demandant quelles sont les sources qui peuvent être utilisées ? Quels sont les conclusions des chercheurs actuels ? Comment est-il possible de travailler sur ces aspects avec nos élèves et nos étudiant-e-s, tant d’un point de vue didactique, que durant des sorties ou à travers un jeu informatique ? Enfin, nous tenterons également de répondre aux questionnements de nos élèves et de nos étudiant-e-s sur les enjeux climatiques de demain.

Le délai d’inscription est fixé au 28 février 2020. Pour vous inscrire, envoyer un mail à Stéphanie Dubosson : stephanie.dubosson at gmail.com.

Crédit image : Image de Rilsonav sur Pixabay

Classé sous :Cours et séminaires, Didactique, Histoire active, Histoire savante, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions

Mener l’enquête sur 14-18 à l’aide d’un jeu sérieux et d’un weddocumentaire proposés par Arte

26 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

La découverte d’un jeu sérieux « La Machine à remonter le temps 14/18» et celle d’un webdocumentaire « Des Armes et des Mots » présentent d’intéressantes potentialités pour que les élèves mènent l’enquête à propos de la Première Guerre mondiale. Cela permettrait également aux élèves de développer leur agentivité historique.

Le jeu sérieux : « La Machine à remonter le temps 14/18»

« La Machine à remonter le temps 14/18» est un « sérious game » conçu par Arte. Il propose aux plus jeunes un voyage dans le temps vers la première guerre mondiale. Quelle aurait été ma vie il y a cent ans ? Qu’aurais-je vu, entendu, senti ou encore ressenti ? Avant de le savoir, le « joueur » choisit sa nationalité, son âge et son sexe. Il peut incarner au choix un protagoniste du conflit, civil ou militaire, français ou allemand, enfant, femme, homme ou vieillard, afin de se familiariser avec un pan de son quotidien. Chacun des 28 personnages est représenté dans une saynète illustrée par Cyril Bonin ; des pictogrammes permettent d’accéder à des ressources écrites ou à des photographies. Entre faits historiques et anecdotes, on est tour à tour ce soldat dans les tranchées de Verdun ou devant un peloton d’exécution, une septuagénaire en exil, une jeune femme employée d’une usine d’armement, ou encore cette infirmière d’un hôpital de campagne. Les documents sonores ne sont toutefois plus accessibles…

« La Machine à remonter le temps 14/18 », was-waere-wenn.14-tagebuecher.de/index

-Source : Avant l’Armistice, trois idées pour revivre les tranchées

Le webdocumentaire : « Des Armes et des Mots »

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Présentation de la question « En quoi la guerre a-t-elle changé le rôle des femmes ? »

Ce jeu sérieux s’ajoute au webdocumentaire réalisé par Arte et intitulé « Des Armes et des Mots ». Cette documentaire franco-allemand présente quinze protagonistes du conflit, quatorze lieux et quatorze questions telle « En quoi la guerre a-t-elle changé le rôle des femmes ? ». Chacune de ces questions est reliée à plusieurs des protagonistes du conflit figurant en vis-a-vis de la question et de son développement.

La présentation de Louis Barthas par des “Armes et des Mots”
La présentation de Louis Barthas par des “Armes et des Mots”

Chaque protagoniste, à l’exemple de Louis Barthas, est brièvement présenté par rapport au conflit et par rapport à l’ensemble de sa biographie.

Louis Barthas relié aux débuts de la bataille de Verdun par l’entremise de deux artefacts consultables en cliquant directement dessus.
Louis Barthas relié aux débuts de la bataille de Verdun par l’entremise de deux artefacts consultables en cliquant directement dessus.

Il est également relié à une frise chronologique globale du conflit. Lorsque des éléments rattachent le protagoniste à un des éléments de la frise, ceux-ci sont ajoutés à cette dernière sous la forme d’artefact que le lecteur peut consulter ainsi que les éléments de contextualisation de l’événement.

Le tout forme un ensemble riche et complexe. Le grand mérite est de ne pas se limiter à la France ou l’Allemagne et de présenter un choix de protagonistes, hommes et femmes, de différentes nationalités et origines sociales.

« Des Armes et des Mots » : http://www.14-des-armes-et-des-mots.fr/page/fr/

Ébauche d’une enquête historique à mener par les élèves

Ce document concernant l’écossaise Sarah Macnaughtan fournit des indices relativement à la question “En quoi la guerre a-t-elle changé le rôle des femmes?”.
Ce document concernant l’écossaise Sarah Macnaughtan fournit des indices relativement à la question “En quoi la guerre a-t-elle changé le rôle des femmes?”.

Devant cette richesse et complexité, une des manières d’envisager l’enquête en classe consisterait de partir d’un choix de questions proposées par le site. Les élèves seraient mis à contribution en choisissant quatre ou cinq questions parmi les quatorze proposées par le site. Chacune des questions serait ensuite attribuée à un groupe d’élèves.

A l’intérieur de chaque groupe, les élèves se répartiraient le rôle de l’un.e ou l’autre des protagonistes et répondrait à la question en endossant le point de vue de son protagoniste. 

Par groupe, les élèves devraient déterminer la forme d’une mise en commun permettant de répondre à la question dont ils et elles ont la responsabilité (débat télévisé, podcast, forum, sketchs, poster, etc). Il s’agirait de présenter les différents points de vue.

Les autres élèves auraient la responsabilité de relever les éléments et les arguments les plus pertinents de chacun.e des protagonistes.

Pour sa part, le jeu sérieux servirait d’amorce à la séquence.

Classé sous :Didactique, Histoire active, Histoire savante, Humanités Digitales, Outils enseignement

« Famine rouge. La guerre de Staline en Ukraine » (Red Famine. Stalin’s War on Ukraine), d’Anne Applebaum

22 décembre 2019 by Lyonel Kaufmann

L’historienne Anne Appelbaum revient sur une famine de mieux en mieux connue, mais qui reste difficile à définir sur le plan juridique. Holodomor, l’extermination par la faim est cette famine rouge résultant d’une politique délibérée par laquelle Staline a décimé l’Ukraine entre 1931 et 1934.

Anne Appelbaum livre une brillante synthèse permise par la publication d’une partie des archives ex-soviétiques. L’ouvrage n’est pas le premier sur le sujet mais il constitue une synthèse utile.

Crédit photo : Paysans ukrainiens fuyant la famine, vers 1932-1933. akg-images/Pictures From History
Crédit photo : Paysans ukrainiens fuyant la famine, vers 1932-1933. akg-images/Pictures From History

Quand, en 1937, l’Union soviétique entreprend un recensement de sa population, la presse officielle n’attend pas ses conclusions pour célébrer un formidable essor démographique. Mais, alors que les statisticiens tablaient sur 170 millions, le chiffre se révèle catastrophique : 162 millions. On constitue une nouvelle équipe, dont les résultats, l’année suivante, ont le bon goût de se confondre avec l’objectif. Commentaire de Staline : « Sous lesoleil de la Grande Révolution socialiste se produit une augmen­tation de la population (…) encore jamais vue. »

C’est, bien sûr, le contraire qui est vrai : des millions de personnes font défaut. Mais que s’est-il passé ? Une part décisive de la ­réponse, démontre Anne Applebaum dans Famine rouge, est à chercher en Ukraine où, entre 1932 et 1934, la faim a ravagé les campagnes, comme elle l’a fait, de manière moins intense, à travers d’autres régions d’URSS. Des études démographiques qui font désormais autorité établissent à 3,9 millions, durant la période, les morts « en excédent » en Ukraine, auxquels s’ajoute presque 1 million d’autres à travers le reste de l’Union soviétique.

-Compte-rendus :

  • « Famine rouge », d’Anne Applebaum : Lénine et Staline, affameurs | Le Monde
  • L’Ukraine affamée par les autorités soviétiques | nonfiction.fr

L’ouvrage : « Famine rouge. La guerre de Staline en Ukraine » (Red Famine. Stalin’s War on Ukraine), d’Anne Applebaum, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat, Grasset, 532 p., 26 €.

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Ludovia#CH (21-22-04.2026) : deux jours pour repenser l’apprentissage à l’ère de l’IA et de l’innovation

Les 21et 22 avril 2026, la sixième édition de LUDOVIA#CH revient à Yverdon-les-Bains. Organisé conjointement par la Haute école pédagogique du canton de Vaud et de la Haute école ...

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How Teacher Evaluations Broke the University (Rose Horowitch)

Rose Horowitch is a staff writer at The Atlantic. This article appeared September 12, 2025. At the close of the fall semester, professors across the …How Teacher Evaluations Broke the University (Rose ...

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Entre-temps : Imaginer au Moyen Âge avec Francesco Montorsi

Chaque mois dans les Entre-vues, Entre-Temps échange avec une ou un invité•e pour discuter et débattre d’un ouvrage, d’un travail en cours, d’une œuvre en général, de la façon dont on fait vivre ...

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Exposition : La figure de la Terre. Un débat scientifique franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle)

L’Académie des sciences et la Royal Society présentent, du 1er avril au 20 juin 2026, l’exposition « La figure de la Terre. Un débat scientifique franco-anglais (XVIIᵉ-XXIᵉ siècle) », dans ...

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Conférence : Racisme et haute école : continuités historiques et stratégies antiracistes. Berne (27.03.2026)

Perspectives antiracistes sur la production de savoir Le 27 mars 2026 de 9h00 à 19h00, l’Université de Berne accueillera en ses murs la conférence Racisme et haute école : continuités historiques ...

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Laténium : Exposition L’île de sable (04.10.2025-10.01.2027)

L’exposition L’île de Sable au Laténium de Neuchâtel plonge au cœur de la période coloniale et présente de quelle manière l’archéologie permet d’étudier la thématique de la traite des esclaves et le ...

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Table ronde : S’appuyer sur le passé pour former les professionnel·l·es de demain – Hôtel de ville de Lausanne (12.03.2026)

Plus jamais ça! C'est ce que clament les victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance. Cette table ronde réunit 4 professeures de Hautes écoles du canton de Vaud autour de 2 ...

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Ludovia#CH (21-22-04.2026) : deux jours pour repenser l’apprentissage à l’ère de l’IA et de l’innovation

16 mars 2026 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Les 21et 22 avril 2026, la sixième édition de LUDOVIA#CH revient à Yverdon-les-Bains. Organisé conjointement par la Haute école pédagogique du canton de Vaud et de la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud et le soutien du Département de l’enseignement et de la formation professionnelle, l’événement proposera conférences, ateliers, colloque scientifique et dispositifs collaboratifs […]

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Héroïnes de la Révolution : une anthologie – Littérature et Révolution

4 décembre 2017 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Une très chouette initiative de ce carnet de recherche de nous présenter des ouvrages au sein desquels l’histoire des femmes pendant la Révolution occupent une place significative.  1. Les femmes du 14 juillet Et si le temps a gardé trace de centaines d’hommes, des femmes, en revanche, il ne nous reste que quelques noms: Marie […]

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Le site mégalithique de Rego Grande: le Stonehenge d’Amazonie | Les Découvertes Archéologiques

15 juin 2017 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

En tant que contremaître d’un éleveur de bétail dans les limites de l’Amazonie brésilienne, Lailson Camelo da Silva arrachait des arbres pour transformer la forêt tropicale en pâturage lorsqu’il trébucha sur un étrange arrangement de blocs de granites imposants. Après avoir mené des analyses au radiocarbone et effectué des mesures pendant le solstice d’hiver, des […]

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Des manuels scolaires au service du Sonderfall helvétique (1911-2011) | Revue des sciences de l’éducation de McGill

11 avril 2016 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans le cadre de mon travail de thèse, j’ai eu l’occasion en 2012 de participer à un colloque à l’Université de Laval consacré aux didactiques de l’histoire et de la géographie. Ce colloque a ensuite donné lieu à un appel à contribution auquel j’ai répondu (en 2014 si ma mémoire est bonne). L’article soumis a […]

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Wiki prof de raison | OWNI

30 octobre 2012 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Illustration par Loguy pour Owni. Wikipédia effraie les enseignants. Qui l’accusent de se tromper et de ne pas stimuler l’esprit critique. Comme si Wikipédia était une encyclopédie ! C’est d’abord un réseau social dédié au doute, pas aussi ouvert qu’il le prétend. Ainsi que l’expérimente dans sa classe le chercheur Antonio Casilli, chroniqueur ès-cultures numériques d’OWNI. J’aime […]

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L'Analyse de documents – l'Univers social

11 octobre 2006 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Dans le cadre de la préparation de son Congrès 2007 des 26,27 et 28 octobre 2006 Québec —intitulé Concepts et compétences, un pont à construire—, le Congrès de l’Univers social propose un certain nombre d’articles et de dossiers à l’intention de ses participants. Le troisième article concerne L’analyse des documents et la pensée critique. Dans […]

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Faire le point : Apprendre avec les serious games en classe d’histoire ?

15 août 2016 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

Les jeux sérieux ont-ils leur place dans la classe ? Et si oui à quelles conditions et pour quoi faire ? Le petit livre de Julian Alvarez, Damien Djaouti et Olivier Rampnoux, vous dit tout, ou presque, sur les jeux sérieux. C’est à dire qu’il parle des apports mais aussi des limites des jeux sérieux […]

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« Assassin’s Creed », toute une histoire à la Gaîté lyrique – LesInrocks

4 janvier 2019 Par Lyonel Kaufmann Laisser un commentaire

La célèbre saga d’Ubisoft est prétexte à une exposition immersive et éducative à sur la création des jeux vidéo. Centrée sur les deux derniers volets de la saga, le plus récent Odyssey (qui se déroule dans la Grèce antique) et Origins (dans l’Antiquité égyptienne), l’exposition fait écho au mode éducatif “Discovery Tour”, une extension active […]

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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons. Lyonel Kaufmann 2004-2026

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