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Histoire Lyonel Kaufmann

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sur le web

200 pays sur 200 ans en 4 minutes

24 février 2011 by Lyonel Kaufmann

Hans Rosling est l’inventeur de l’outil de visualisation Gapminder, qui autorise tous les croisements possibles et imaginables de données publiques à l’échelle mondiale, dans des graphiques dynamiques qui permettent de voir leur évolution dans le temps.

Ici, il nous présente l’évolution de l’espérance de vie et son écart entre pays riches et pays pauvres sur 200 ans de 200 pays. Le tout en 4 minutes chrono.

Bluffant…

200 Countries, 200 Years, 4 Minutes – Gapminder.org

Classé sous :Médias et technologies, Nouvelles de l'histoire, sur le web

Le copier-coller, clé de la productivité textuelle | Educpros.fr

7 février 2011 by Lyonel Kaufmann

Le copier-coller n’est pas uniquement l’opération qui permet aujourd’hui tous les plagiats littéraires et universitaires. C’est aussi la clé de la productivité textuelle et un texte qui n’est pas “copiable-collable” est un texte mort.

Tel est l’argument que défendait Steven Berlin Johnson voici quelques mois devant les étudiants en journalisme de l’université de Columbia et que Christine Vaufrey pour Educpros.fr nous présente en français.

Dans son texte, Steven Berlin Johnson renvoyait son lecteur à la pratique des commonplace book (carnets personnels) des intellectuels anglais du XVIIe siècle que Jonhson compare à la pratique actuelle des blogs.

Il en parle également comme d’un procédé de couper/coller auquel s’ajoutent les commentaires de l’auteur. Il s’agit aussi d’une pratique permettant la pollinisation des idées.

C’est également une manière de dire que l’idée d’être original tout seul est incongrue et que c’est de la circulation des idées, de leur confrontation que se crée une plus-value démocratique et intellectuelle.

Pédagogiquement, cela nous change du « copier/coller, c’est mal » et indique que c’est le commentaire individuel et personnel associé au couper/coller qui est ici important dans une perspective de formation.

Et que ceux qui n’ont jamais pêché par couper/coller me jettent la première pierre.

L’article : Le copier-coller, clé de la productivité textuelle (CCK11/2) | Les blogs Educpros.fr.

Classé sous :Opinions&Réflexions, sur le web

La Révolution française, Lady Gaga, le monde arabe et nous

6 février 2011 by Lyonel Kaufmann

L’actualité récente du monde arabe et celle de la culture web récente mettent la Révolution française à l’honneur. Mais si d’un côté, c’est plutôt le côté royaliste et le monde de la noblesse qui sont mis en avant, l’actualité ne manque pas de remettre la question citoyenne et du peuple au coeur de l’action. Mais en définitive que reste-t-il à l’Histoire?

Lady Gaga nous explique la Révolution française


La chaîne YouTube HistoryTeacher s’est spécialisée dans la réalisation de clips cherchant à retracer des grands moments de l’histoire grâce à la musique, en détournant les paroles de chansons très célèbres. Cette vidéo met en scène une Lady Gaga expliquant la Révolution française sur l’air de Bad Romance! ((Lady Gaga nous explique la Révolution française | Slate))

Lady Gaga en Marie-Antoinnet lors des Britt Awards (2010)

Pour sa part, Lady Gaga est une grande admiratrice de Marie-Antoinette au travers de ses coiffures décoiffantes et de ses tenues à plume d’autruche.

Pour ma part, j’en appelle volontiers à Mel Brooks ((« It’s good to be the King », est un titre issu de son film « La folle histoire du monde », sorti en 1981.))

Marie-Antoinette sur Nitendo DS

Marie-Antoinette est d’ailleurs fort tendance depuis 2006 et la sortie du film de Sofia Coppola. C’est une des références récurrentes dans la série pour ados Gossip Girl. ((Gossip Girl, la victoire du stupre | Slate.fr (http://www.slate.fr/story/31825/gossip-girl-luxe-d[…])). Lady Gaga et les ados trouveront donc certainement leur compte avec la sortie du jeu Marie-Antoinette sur Nitendo DS.

Ici, le petit robot Oscar, déjà au coeur des intrigues à déjouer au Moyen Âge, dans le Paris du Ier empire et à la cour de Versailles en compagnie de Louis XIV et de Vauban, se retrouve une nouvelle fois mobilisé pour déjouer les plans du diabolique Dr Du Noi. Cette fois, l’odieux personnage a remonté le temps jusqu’en 1781, en pleine guerre d’indépendance américaine. Pour avancer au fil de l’histoire, il faudra participer à des mini-jeux (le Pharaon, la bataille des frégates, le Trou-Madame…), résoudre des enquêtes, des problèmes de logique et des devinettes historiques… Les trois principaux thèmes proposés ont trait à Versailles, Marie-Antoinette et les moeurs de la cour, la Guerre d’indépendance américaine, et enfin les grandes inventions. ((Marie-Antoinette et la Guerre d’Indépendance américaine sur DS))

Du petit robot Oscar à Lady Oscar

Le petit robot Oscar ne peut que me renvoyer au dessin animé Lady Oscar et au manga dont il est issu (La Rose de Versailles). Pour rappel, le générique

Dans l’épisode 3, l’arrivée de Marie-Antoinette est organisé autour de l’affrontement entre Marie-Antoinette et la Du Barry.


Watch Lady Oscar episode 03 vf in Animation |  View More Free Videos Online at Veoh.com

Le «1789» du monde arabe?

Depuis les événements de Tunisie, puis leurs prolongements dans le monde arabe et plus particulièrement en Egypte, les références et les allusions à la Révolution française et à 1789 abondent dans la presse. Pour le meilleur ou pour le pire?

C’est ainsi que dans Mediapart (02.02.2010), Edwy Plenel ((Le « 89 » du monde arabe | Mediapart)) notait que

« Inaudible tant notre époque est affolée, une petite cohorte de chercheurs, de sociologues, d’anthropologues, de démographes, d’historiens, etc., ne cessait de nous expliquer que les peuples arabes, loin de vivre une grande régression, traversaient une difficile transition vers notre modernité commune – ce que Youssef Courbage et Emmannuel Todd nommèrent en 2007 « le rendez-vous des civilisations ». Les rues tunisienne et égyptienne, que d’autres relaieront peut-être, leur donnent aujourd’hui raison, reprenant le vieux flambeau des insurrections démocratiques, celui-là même qui, depuis 1789, nous a entraînés vers nos républiques, aujourd’hui lasses et usées parce que malmenées et confisquées. »

Pour sa part, l’historien, Pierre Serna ((Institut d’Histoire de la Révolution française – Pierre Serna sur la Tunisie)) ne manquait pas de relier les événements de Tunisie à l’historiographie de la Révolution française

«Ce que montrent les Tunisiens qui nous laissent quelque peu sidérés et pour le moins admiratifs est qu’une Révolution est possible. Que n’a –t-on dit, en France, sur la révolution comme objet froid, dépassé, historicisé, depuis 1977 et la parution de l’ouvrage de F. Furet « Penser la Révolution », remettant violemment en cause le catéchisme républicain et la mythographie d’une Révolution française qui était terminée, finie. Avec cette affirmation c’était l’idée en soi de révolution qui devait être discréditée, stigmatisée. La révolution, monde de violence, était désormais à éradiquer dans le futur.»

tout en ne manquant pas de nous mettre en garde devant le risque d’une lecture post-colonialiste insultante au pire, condescendante au mieux, de la situation tunisienne:

Non la Tunisie n’est pas en 1789 ! Par pitié que l’on cesse d’instrumentaliser l’Histoire en mesurant l’histoire du monde à l’aune de l’histoire de France. […] C’est nous qui devons apprendre des Tunisiens et non le contraire. Nous sommes restés dans un 1789 mental, mythifié et figé. Les Tunisiens eux sont bien en 2011 !

De leur côté, les manifestants tunisiens recyclaient les symboles révolutionnaires ((Les jeunes manifestants tunisiens veulent « démonter la Bastille » | AFP))

«La Kasbah, c’est la Bastille de la Tunisie et on va la démonter, comme les sans-culottes français ont fait tomber la Bastille en 1789»

Dans Culture visuelle, André Gunthert ((Rattraper la révolution | L’Atelier des îcones)) s’interrogeait, à propos de la Tunisie

«sur la traduction visuelle dans les médias français des événements tunisiens (“Une révolution sans images?“). L’évolution du traitement depuis la fuite de Ben Ali permet d’affiner le diagnostic. Plutôt qu’une “révolution sans images”, nous avons vu des images sans révolution.»

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Couverture de l'Express, 12/01/2011: "Maghreb, la jeunesse contre le pouvoir" (photo: AFP/Roger Viollet).

Alors que «en France, depuis Delacroix, le visage de la Révolution est féminin et renvoie au symbole de Marianne, incarnation de l’émancipation républicaine», André Gunthert note que

La comparaison avec les images publiées la semaine dernière est édifiante. Malgré un appel de Une intitulé “Maghreb, la jeunesse contre le pouvoir“, la photo retenue par L’Express du 12 janvier montre des jeunes encagoulés brandissant des projectiles face à une rangée de policiers abrités derrière leurs boucliers (voir ci-dessous). Si cette image nous est familière, ce n’est pas par son évocation des trois Glorieuses, mais plutôt par son rappel insistant d’une autre imagerie: la longue généalogie des désordres urbains, rixes et échauffourées qui, des Minguettes aux Tarterets en passant par Villiers-Le Bel, oppose régulièrement les “jeunes des cités” aux forces de l’ordre dans nos banlieues.

Mais pour certains Cassandre, après 1789 viendra 1793 ((Monde arabe: la montée de la troisième voix | Slate.fr))

On entend les Cassandre multiplier les appels à la retenue: le chaos va s’installer, les islamistes vont rafler la mise, le canal de Suez sera bloqué et Israël sera menacé par tous ses voisins. Souvenez-vous toujours que l’Histoire est tragique! 1793 suit 1789! On entend, plus fortes encore, les voix dire que la démocratie est une exception européenne, qu’elle est de surcroît récente et qu’il est illusoire et naïf de penser que le modèle des droits de l’homme va s’universaliser. Le déclin européen montrerait au contraire que cette idée est en voie de régression, du moins menacée. Ce sont les systèmes autoritaires qui ont l’avenir devant eux, regardez la Chine!

Et l’histoire dans tout cela?

En définitive, l’histoire n’est-elle nécessaire que pour lire la presse ou trouver des exemples d’hier pour les coller à l’actualité d’aujourd’hui? L’histoire est en quelque sorte instrumentalisée pour fournir  des exempla, commodes modes d’explication qui, comme dans le journalisme sportif, sont convoqués, puis révoqués, recyclés en fonction de l’évolution du direct ou de son inclinaison idéologique.

Dans le même temps, le nombre de périodes d’histoire tend à diminuer et/ou les programmes à concurrencer les quizz télévisuels. Que faire alors devant tant de concurrence et de récupération? Pour ma part, l’autre risque étant la construction de formes renouvellées du roman national, j’en appelle régulièrement à faire de l’histoire, objet de consommation dans l’espace public, un objet à interroger, éclairer et débattre en classe avec nos élèves pour en prendre la juste mesure.

Et, en conclusion, je vous invite à lire mes deux dernières chroniques publiées dans le mensuel du Café pédagogique. La chronique de janvier traite justement et bien modestement du traitement culturel actuel autour de Marie-Antoinette et de la Révolution française:

  • Dans ma classe : récit national ou pluralité des écritures de l’histoire ? | Café pédagogique, no 118, décembre 2010
  • Marie-Antoinette ? C’est hype ! | Café pédagogique, no 119, janvier 2011

Classé sous :Didactique, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions, Outils enseignement, sur le web Balisé avec :Egypte, Lady Gaga, Marie-Antoinette, Révolution française, Tunisie

Photographier une crise économique de 1929 à 2010

8 décembre 2010 by Lyonel Kaufmann

La crise économique américaine actuelle a conduit un groupe de photographes américains (Facing Change) à documenter celle-ci. Ce groupe reprend le flambeau des photographes engagés par la Farm Security Administration sous Roosevelt. Une occasion de réfléchir et de s’interroger sur l’emploi de la photographie en temps de crise.

Dorothea Lange est devenue l’icône des photographes ayant documenté les effets de la Grande Dépression américaine des années 1930. Elle avait été alors engagée par la Farm Security Administration (FSA) sous Roosevelt. ((Sur la Grande Dépression et le New Deal, nous avions consacré une série de quatre articles à l’été 2007. Vous pouvez retrouver cette série d’articles en débutant par celui-ci : Grande Dépression et New Deal : 1. Comment ce sujet est-il traité par l’histoire scolaire?))

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La photographie la plus emblématique du travail de Dorothea Lange

Pour le photographe et philosophe Jean-François Devillers ((Sa Biographie et son travail photographique sont consultables : http://www.jf-devillers.com)), Dorothea Lange produit des événements représentés sous forme de drames personnels et introduit

dans l’approche documentaire la narration, les hommes et la personnalisation des images et surtout la dramatisation. Elle va ainsi concourir à donner une nette inflexion au genre documentaire vers le reportage humaniste. Ses images donnent en effet une vision dramatique et émouvante de la condition des fermiers et des déplacés au détriment le plus souvent de la richesse informative. […], elle choisit de photographier des personnes en situation de détresse ou de tension que ce soit au travail, dans l’errance, l’abandon ou le désœuvrement. Et si dans la plupart des cas, les personnes photographiées ne peuvent pas ignorer qu’elles le sont, elles ne regardent généralement pas l’objectif de l’appareil photo et n’adoptent pas de pose photographique, ce qui n’exclut cependant aucune mise en scène implicite ou explicite. ((La question de la visibilité d’une crise))

En cela, Dorothea Lange rompt avec la photographie documentaire qui prévalait jusqu’alors et que défend à la même époque son collègue de la FSA Walker Evans qui «à partir des hommes qu’il photographie produit des types : la singularité des personnes et des lieux est effacée au profit de leur exemplarité, de leur valeur d’échantillon représentatif.» ((idem)) Pour celui-ci, nous dit Jean-François Devillers ((idem)),

le propre de la photographie documentaire est d’être une photographie impersonnelle, hostile à la narration, plus tournée vers les choses que vers les hommes et plutôt vers les choses insignifiantes et prosaïques. Ce qui donne lieu à des images nettes, statiques, au cadrage simple, avec des objets centrés et frontalement photographiés, sans marque expressive et sans contenu narratif. Ce style transpose la forme de la  photo d’identité – prototype du document – aux objets, aux lieux et aux monuments.

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Photographie de Walker Evans

Revenant sur son projet documentaire, Dorothea Lange précisait que

« Si vous ne voyez que la misère humaine dans mes photographies, alors j’ai échoué dans ma tentative d’éclairer les tenants et les aboutissants de cette situation, car le gâchis que vous avez sous les yeux est le résultat d’un désastre naturel, mais aussi social. » ((Cité dans Dorothéa Lange, Galerie municipale du château d’eau, octobre 1989))

Pour Devillers ((La question de la visibilité d’une crise)), au contraire d’Evans, elle aurait en grande partie échoué, car

Son style photographique en tant qu’il produisait non des documents, mais des évènements, style soutenu par l’impatience de son engagement politique, est venu mettre en échec son intention documentaire affichée.

Aujourd’hui, c’est au tour d’un collectif de photographes américains (Anthony Suau, Danny Wilcox Frazier, Stanley Greene, Brenda Ann Kenneally, David Burnett…) de reprendre le flambeau et de documenter la crise américaine actuelle.

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Une photographie de Facing Change consacrée aux expulsions en Floride

Pour le journal Le Monde, le nom du collectif, Facing Change semble dire que plus rien ne sera comme avant en Amérique, que même ceux qui se relèveront de cette crise ne seront plus les mêmes, car entretemps ils auront vendu leur maison ou seront passés par de longues périodes de chômage. ((Photo – Un collectif photo document les effets de la crise aux Etats-Unis))

Le travail d’analyse de ces photos documentaires reste à faire. A l’exemple de ce reportage de Anthony Suau sur les expulsions en Floride ((Florida Foreclosure Fraud Crisis 2010)). Ce travail paraît avoir intégré tant le regard d’Evans que de Lange comme peuvent l’illustrer les deux photographies suivantes.

1° Influence de la photo documentaire classique : «images nettes, statiques, au cadrage simple, avec des objets centrés et frontalement photographiés, sans marque expressive et sans contenu narratif.»

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Poinciana, Floride, 8 novembre 2010 © Anthony Suau

2° Le reportage humaniste : «dans la plupart des cas, les personnes photographiées ne peuvent pas ignorer qu’elles le sont, elles ne regardent généralement pas l’objectif de l’appareil photo et n’adoptent pas de pose photographique»

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St. Petersburg, Floride, 13 novembre 2010. Consultation juridique. © Anthony Suau

Cependant, le travail d’Anthony Suau présente aussi d’autres potentialités que l’auto-référentiation à ses deux illustres prédécesseurs notamment au moyen de ses cadrages où le décor et le vide prennent le dessus sur les personnes présentes:

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Orlando, Floride, 12 novembre 2010. L'officier du shériff, Stan Spanich, délivre un avis d'expulsion. Les personnes ainsi avisées disposent alors d'une heure pour prendre leurs affaires et quitter la maison. Le locataire jette un regard sur le salon et ses affaires.

C’est alors que l’idée d’un gâchis et de solitude, me semble-t-il, s’impose au spectateur. Les gens comme les choses paraissent broyés par une machine impitoyable qui les dépasse.

Classé sous :Didactique, Médias et technologies, Nouvelles de l'histoire, Opinions&Réflexions, sur le web Balisé avec :Anthony Suau, crise, CriseEconomique, documentaire, Dorothea Lange, Grande Dépression, Photographie, Walker Evans

Sommes-nous des influenceurs? : La longue traine m’a rattrapé!

16 septembre 2010 by Lyonel Kaufmann

Ou quand une série d’articles datant de l’été 2007 confirme la théorie de la longue traîne de Chris Anderson, fournit un aperçu du travail journalistique en 2010 et apporte un éclairage sur la notoriété à l’ère des reseaux sociaux.

En juillet-août 2007, je rédigeais une série de quatre articles consacrés à la Grande Depression et au New Deal. Deux articles traitaient plus particulièrement de la question historiographique. L’ensemble rencontra un joli succès d’estime. Une recherche sur Google le confirme puisque, en formulant la requête « crise economique 1930 new deal » ou « Grande Dépression new deal », l’un ou l’autre de mes articles figure dans les cinq premiers résultats. Fort bien déjà jusqu’ici.
Maintenant, en ce début septembre 2010, un économiste américain, Douglas Irwin, publie un article de recherche dans lequel il affirme que la crise mondiale du début des années 1930 serait davantage due à la France et à l’accumulation de ses réserves d’or qu’aux Etats-Unis. Sur la base d’une dépêche de l’AFP, le site de L’Expansion.fr publie alors le 14 septembre un article intitulé « La Grande Dépression des années 30 est-elle due à la France? » ((http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/la-grande-depression-des-annees-30-est-elle-due-a-la-france_238874.html))
Dans la foulée, L’Expansion confie à une journaliste, Laura Raim, le soin d’investiguer notamment sur l’apparent côté novateur de la thèse développée par Irwin. Elle part donc à la recherche autant d’un historien que d’économistes. Dans sa quête, les moteurs de recherche sont convoqués: aujourd’hui ils ont remplacé les carnets d’adresse des journalistes toujours plus contraints par le temps. C’est ainsi, via l’adresse mail indiquée sur mon site, que je reçois hier dans ma messagerie une demande de contact pour que je donne « mon éclairage sur le sujet ». Par mail, je lui retourne mes coordonnées téléphoniques.
A mon tour de consulter la toîle, je lis rapidement le prémier article de L’Expansion qui me renvoie à l’article d’Irwin en anglais. Je complète en lisant sa notice biographique sur Wikipedia. Tout cela me permet notamment de le replacer rapidement au sein de son courant de pensée. Il se situe très clairement dans les approches libérales et monétaristes popularisées par Milton Friedman ((pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article: https://lyonelkaufmann.ch/histoire/2007/08/03/grande-dpression-et-new-deal-2-que-nous-dit-lhistoriographie-1/))
Rapidemment le téléphone sonne et nous engageons une discussion d’une vingtaine de minutes. Au final je me retrouve en compagnie d’économistes et il s’agit maintenant de répondre à la question suivante

« La France a-t-elle vraiment provoqué la Grande Dépression? » ((http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/la-france-a-t-elle-vraiment-provoque-la-grande-depression_238997.html))

Une nouvelle problématique qui pourrait être utilisée en classe pour traiter ce sujet. Avis aux amateurs.

C’est ainsi qu’à l’ère des réseaux sociaux, on peut étre convoqué dans la posture de l’expert pour les médias et que se construit une notoriété « digitale ».

Classé sous :Ludovia, Opinions&Réflexions, sur le web Balisé avec :Crise économique, Grande Dépression, Ludovia, réseaux sociaux

En route pour Ludovia 2010

21 août 2010 by Lyonel Kaufmann

Toute la semaine prochaine, vous pourrez me retrouver ou me suivre à Ludovia 2010. En effet, j’y ai été invité officiellement au titre de « blogueur » pour rendre compte de la manifestation et faire la synthèse d’une des tables-rondes.

Mais qu’est-ce que Ludovia?

Ludovia est une Université d’été sur l’e-éducation et les applications Multimédia Ludiques et Pédagogiques. Elle regroupe des enseignants, des chercheurs, des entreprises actives dans le domaine, des collectivités publiques locales, des représentants de l’Education nationale française et des chefs d’établissements. Toutes et tous viennent faire part de leurs expériences en la matière. C’est déjà la 7e édition de cette manifestation qui est devenue un must dans le domaine.

Où est-ce? Quand? Quel est le sujet?

Ludovia se déroule à Ax-les-Thermes en Ariège. L’Université ouvre ses portes lundi soir 23 août et se termine le vendredi 27 août.

Le sujet de cette 7e édition est « Créativité et interaction ».

Qui sont les blogueurs invités?

Cette vidéo de Mario Asselin et Christophe Batier y répond:


Ludovia 2010 Les Blogueurs
envoyé par Batier. – Découvrez plus de vidéos de la vie étudiante.

Qui ferai-je?

Tout d’abord il me faut découvrir cette manifestation et son ambiance. Cela donnera peut-être lieu à des éléments insolites dont je rendrais compte. Je vais aussi rencontrer pour la première fois en chair et en os des amis blogueurs ou twitteriens que j’apprécie beaucoup. 😀

Ensuite, une chose est sûr, je suis le rapporteur d’une des tables-rondes. La première! Ma synthèse sera publiée sur le site de ludovia. Les synthèses seront présentées le jeudi après-midi.

Par ailleurs, je publierai ici un compte-rendu journalier (enfin j’espère…) de Ludovia où je serai jusqu’à jeudi soir, probablement quelques photos sur mon Café Blog et je gazouillerai (@lyonelkaufmann) en direct. Pour ceux qui veulent suivre en direct tous les contributeurs, le hashtag (mot-clé) choisi est #ludovia2010.

Je terminerai que en disant je suis à la foi très heureux d’avoir été invité parmi un panel de blogueurs de Français, Québécois et Belge que j’apprécie et un peu inquiet de savoir si je serai à la hauteur d’un tel événement.

Autrement excusez-moi, mais je dois encore préparer mes affaires…

Classé sous :Nouvelles de l'histoire, sur le web Balisé avec :2010, e-education, Ludovia

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